La fiancée du Kazekage

Et voilà chers lecteurs et lectrices ! Mon deuxième chapitre de ma deuxième fic en GaaHina ! Qui à la base devait être la première mais on se fiche des détails ! Bon, elle est encore méconnue du public, mais ce n'est pas grave, je suis certaine que j'aurais bientôt autant de reviews que pour "Les mots qui te toucheront" ! C'est malgré tout, triste que si peu de gens lisent le GaaHina ! C'est un si beau couple ! Enfin, assez de blabla, voilà ma fic ! Désolée ma Béta chérie d'amour, mais je le poste, parce que je pense que j'ai assez fait languir mes lecteurs !

Chapitre 2 : Problème de logement

Hinata suivit Temari à travers le village de Suna, c'était la première fois qu'elle y mettait les pieds. La première chose qui lui avait sauté aux yeux, c'était la quantité impressionnante de sable qui s'étendait à l'intérieur comme à l'extérieur de la cité, quoi de plus logique pour un désert ? Mais la jeune femme était tellement habituée aux immenses espaces de verdures et de forêts présents à Konoha, que ce paysage lui semblait invraisemblable.

_ Quelque chose ne va pas, interrogea la jeune femme blonde d'un air inquiet.

La Hyûga secoua la tête négativement et sourit.

_ Non, tout va bien, c'est juste que je visite votre village pour la première fois, c'est assez impressionnant.

_ Ah oui ? Mais moi j'ai tellement l'habitude, je ne fais plus attention, rit la sœur du Kazekage.

En apparence, cela semblait différent, mais au fond, c'était pareil, il y avait les mêmes enfants qui couraient et riaient dans les rues, les mêmes parents attentifs qui discutaient entre eux de l'avenir de leur progénitures avec un regard bienveillant, les mêmes anciens ninjas trop vieux pour faire ne serait-ce qu'une mission de rang D qui racontaient à qui voulait l'entendre leurs exploits passés.

Oui, tout restait similaire malgré la différence en surface. Seule une chose différait véritablement. Dans ce village, la personne qui protégeait tous les habitants, avait une apparence froide et dure, à l'opposé du désormais Hokage dynamique et survolté de Konoha.

En effet, depuis que la paix était revenue dans le pays du feu, tous les villageois avaient voté pour choisir le nouveau dirigeant, et Naruto avait été nommé Rokudaime. Ce titre qu'il avait tant espéré, on le lui avait offert, enfin.

Hinata était très fière de voir qu'il avait enfin atteint son rêve, et cela l'avait motivé pour réussir ses objectifs. Elle voulait que son père reconnaisse un jour qu'elle était digne du titre de chef du clan Hyûga. Durant des années, elle avait redoublé d'efforts, qui n'avaient pas encore payé, hélas...

Mais la jeune femme refusait de se décourager. De plus, on lui avait assigné une mission importante, il fallait qu'elle se montre à la hauteur. Même si pour le moment, elle était assez éreintée de son voyage. La brune tourna la tête vers Temari qui continuait à marcher le sourire aux lèvres.

_ Temari-san, sommes-nous bientôt arrivées ?

L'interpellée s'arrêta un instant et considéra la personne qui venait de prononcer son nom.

_ Oui, ce n'est plus très loin, encore, deux ou trois mètres, l'informa-t-elle en riant, désignant un immense bâtiment qui se trouvait au cœur du village.

Hinata demeurait perplexe.

_ Ce n'est pas un peu grand pour un logement de fonction ?

_ S'il s'agissait d'un logement de fonction, ce serait effectivement un peu trop grand, or ici, nous sommes devant le palais de Suna, expliqua la blonde avec un sourire en coin.

Les prunelles blanches s'écarquillèrent de surprise. La bâtisse lui sembla soudainement beaucoup plus imposante qu'elle ne l'était déjà quelques instants auparavant.

_ Le, le palais de Suna ? Mais pourquoi sommes-nous ici ?

Temari attrapa la jeune femme par le poignet et l'incita à entrer.

_ Parce que tous nos logements de fonction sont occupés, et que ta présence est capitale pour la mission, donc, nous nous sommes débrouillés pour te trouver une chambre.

Hinata n'en croyait pas ses oreilles, c'était la première fois qu'elle venait à Suna, et on l'invitait déjà à séjourner au palais !

_ Mais enfin, je ne peux pas accepter, c'est beaucoup trop...

_ Trop quoi, coupa la sœur du Kazekage, d'après ce que je sais tu fais partie d'un des clans, si ce n'est le clan, le plus important de ton village. Ce genre de choses doit être courant pour toi, non ?

La Hyûga se braqua instinctivement. Ce genre de choses était effectivement courant pour les personnes de son clan, surtout avec un statut comme le sien, mais ce n'était pas une raison, loin de là.

_ Oui, en effet, mais j'insiste toujours pour que l'on me traite comme n'importe quel ninja. Mon titre ne devrait pas me placer au dessus des autres, certains sont mêmes largement supérieurs à moi sans pour autant faire partit de clans. Naruto, par exemple, il était orphelin, haï de tous et le voilà Rokudaime.

La jeune femme blonde soupira et secoua la tête.

_ Bon, bon, très bien mademoiselle-je-veux-faire-comme-tout-le-monde, le problème c'est que je n'ai pas menti quand j'ai dit que tous nos logements de fonction étaient pris. Alors, soit tu dors ici, et tu rends service à tout le monde, soit tu essais de te faire héberger par un habitant et tu casses les pieds à tout le village. Ton choix, demanda-t-elle avec sarcasme.

Hinata la fixa d'un air blasé et soupira longuement.

_ Très bien j'ai compris.

_ À la bonne heure, s'exclama Temari en frappant dans ses mains avec satisfaction. Ah, j'ai une idée ! Allons d'abord dans ma chambre, on va boire un coup !

La brune la dévisagea d'un air dubitatif.

_ Euh, comme ça, soudainement ?

_ Oui, j'en ai envie ! Allez, viens j'ai un excellent saké que j'ai reçu hier, je ne l'ai pas encore ouvert !

La Hyûga était plutôt hésitante, la dernière fois que Kiba l'avait emmené boire pour fêter une mission, elle ne souvenait plus de rien le lendemain, et le jeune homme l'avait évité pendant une semaine après. Et à chaque fois qu'elle lui demandait ce qui s'était passé, il devenait livide et trouvait une excuse pour s'enfuir.

Autrement dit, mieux valait qu'elle évite de boire.

_ Mais je, je suis vraiment fatiguée, et je ne tiens pas bien l'alcool...

_ Tant mieux ce sera encore plus drôle, s'écria la blonde en poussant la jeune femme dans ses appartements.

Une fois qu'elles furent à l'intérieur, Temari ferma la porte à clef et installa Hinata devant la petite table basse avant d'aller chercher la bouteille et deux verres dans un placard. Elle revint le sourire aux lèvres, et s'assit tranquillement en face de la kunoichi qui n'était pas très rassurée.

_ Détends-toi, tu vas voir, ça va te requinquer, déclara la jeune femme en versant le saké dans le verre d'Hinata.

_ Je n'en suis pas aussi certaine...

_ Mais oui, mais oui, allez, santé, s'exclama-t-elle en levant son verre.

_ Santé, fit la Hyûga beaucoup moins motivée que la jeune femme assise en face d'elle. Euh, qu'est-ce qu'on célèbre au fait ?

Temari se mit à réfléchir en buvant le liquide alcoolisé, une fois qu'elle eut fini cul sec, elle posa son verre et le remplit une seconde fois.

_ Le fait que je sois toujours en vie !

Hinata la dévisagea avec incrédulité.

_ Pardon ?

La kunoichi blonde vida d'une traite son deuxième verre et soupira d'aise avec un sourire de soulagement.

_ Oui, le conseil a annoncé aujourd'hui à Gaara qu'il devait se fiancer, en tant que Kazekage, il a des responsabilités, le clan No Sabaku doit se perpétuer et ils comptent sur lui pour assurer une descendance. Autant te dire qu'il n'était pas enchanté mais bon, il n'a tué personne, que du bonheur...

En entendant le discours de Temari, Hinata s'assombrit. Sur le coup, elle comprenait parfaitement ce que pouvait ressentir le jeune homme. La Hyûga ne comptait même plus le nombre de prétendants que son père lui avait présenté ces dernières années, depuis sa majorité. Elle en avait plus qu'assez de s'entendre répéter qu'il fallait un héritier pour perpétuer le clan.

Maintenant qu'elle savait qu'il était dans la même situation qu'elle, le Kazekage lui paraissait soudainement beaucoup plus sympathique. Hinata attrapa la bouteille et se servit un nouveau verre, elle en avait bien besoin finalement.

_ Il a bien raison ton frère, on a le droit de décider si on veut ou pas, maugréa-t-elle d'une drôle de voix.

Elle voyait trouble, son regard était vitreux et une sensation de chaleur commençait en parcourir son corps.

_ Hinata ? Tu ne serais pas déjà ivre par hasard, demanda Temari légèrement perplexe.

_ Moiii, dit la jeune femme en se versant un quatrième verre, noon, poas du tout, qu'est-ce qui te fait dire çaaaa ? Et pis d'abord, pourquoua vous nous demandez jamaiiiis notre aviiis ? Moua je voulais me marier avec Narutooooo, mais cet imbécile il est devenu gayyyy ! C'est pas justeuuuh !

La soeur du Kazekage se mit à rire, elle avait eu raison de l'inviter à boire, la jeune femme était hilarante, une fois bourrée !

_ Te, te moques pas de moua, j'suis sérieuse d'abord ! Maintenant c'est sûr, j'vais rester célib' touteuh ma pauuuuuvre vie ! Parc'que tous les mecs qu'il me présente mon père, eh ben, c'est tous des crétins sans cervelle, moches et qui pensent qu'à me sauter dessus ! J'suis certaine que les filles quiii veulent être avec ton frèreuh, elles l'aiment même pas ! Elles veulent juste profiter de lui, c'est toujouuuuuuuuuuuurs pareil !

Temari s'arrêta brusquement de rire, même soule, cette fille disait des choses censées. Elle avait raison, toutes les prétendantes de Gaara ne recherchaient qu'une seule chose, le titre le plus important du village. Qui aurait cru qu'une étrangère comprendrait aussi bien la situation en arrivant le jour même de l'annonce ?

_ Pour mon père je suis juuuuste une machine à faire des gosses ! Il en a jamaiiiiiiiis riiien eu à faiire de moua ! Faaaaarpaitement, je sais trèèès biiiiien qu'il pense que je sert à rien ! Tout c'qui veut, c'est un héritier qui sera pas un boulet, comme son iiiiiidioooote de fiiiille !

Sur ce, elle prit carrément la bouteille de saké et la vida cul sec sous le regard ébahi de la kunoichi blonde. Puis, elle la laissa tomber sur le sol avant de frapper violemment la table avec son poing.

_ J'arrête paaaas de faire des effoooorts, maiiiis c'est jaaaamaiiiis assez ! Il veut toujouuuuurs pluuuuuuuuuus ! Pourquoua il peut poas se contenter d'être fier de ce que je fais déjà, comme un père normal... Moua, je veux juste qu'il reconnaisse que je suis là, c'est trop demander, dit-elle d'une voix tremblante.

Et soudain, elle s'écroula par terre. Temari fit rapidement le tour de la table pour la rejoindre et vit qu'elle s'était simplement endormie.

_ La pauvre gosse, fit-elle d'un ton compatissant en la relevant. Je vais l'emmener dans sa chambre, elle a vraiment besoin de repos.

Elle marcha dans les couloirs du palais avec la jeune kunoichi brune dans les bras. Sur son passage les gens se courbaient et la dévisageaient avec curiosité. En chemin, elle rencontra Baki qui ne se contenta pas de l'observer et vint lui poser la question que personne n'osait demander.

_ Qui est cette jeune femme, Temari-san ?

La soeur du Kazekage leva la tête et sourit.

_ C'est le membre de la famille Hyûga que Konoha nous a envoyé, elle s'appelle Hinata. Et si vous voulez savoir pourquoi elle dort, c'est simplement parce qu'elle n'a pas eu le temps de se reposer depuis sa précédente mission qui remonte à trois jours.

_ Vous voulez dire que...

_ Oui, vous avez parfaitement compris, coupa-t-elle, maintenant, je l'emmène dans la chambre qui lui a été assigné.

L'homme s'effaça pour la laisser passer, et Temari poursuivit son avancée dans le palais. Dix minutes plus tard, enfin, elle parvint à la salle en question. Elle ouvrit la porte et alla la déposer sur le lit.

_ Je devrais peut-être changer ses vêtements... Oui mais c'est pas sûr qu'elle apprécierait, je vais la réveiller, on ne sais jamais.

Aussitôt dit, aussitôt fait, elle posa une main sur l'épaule de la brune et la secoua légèrement. Quelques instants plus tard, Hinata ouvrit les yeux.

_ Qu'est-ce que... Où suis-je, demanda-t-elle en regardant autour d'elle.

Brusquement, elle prit sa tête dans ses mains, un mal de crâne incroyable la fit souffrir atrocement.

_ C'est ce qu'on appelle une gueule de bois, expliqua Temari avec un petit sourire compréhensif.

_ Temari-san ! Je, j'ai un peu trop bu c'est ça ?

_ Un peu trop bu ? Tu t'es sifflée toute la bouteille oui, s'exclama-t-elle les mains sur les hanches.

_ Oooh, ma tête, moins fort s'il vous plait...

_ Ah oui, pardon, s'excusa la blonde, en fait j'aurais pu te laisser dormir, mais je me disais que tu voudrais peut-être te mettre à l'aise avant. Tu devrais aller prendre une douche et te laver les dents, parce que ton haleine pue l'alcool à plein nez ! Ah et en attendant, j'ai des vêtements à ta disposition.

Hinata hocha faiblement de la tête et se leva en titubant, pour rejoindre la salle de bain pendant que Temari allait lui chercher une tenue plus confortable pour dormir. Lorsqu'elle revint, la Hyûga portait seulement une serviette.

_ Voilà, j'espère que ça t'ira, déclara-t-elle d'une voix gaie. Ah et en passant, un remède contre la gueule de bois.

La brune se saisit de la boisson que lui tendait la sœur du Kazekage et la but d'une traite. C'était drôlement efficace, quelques instants plus tard, son mal de tête avait disparu.

_ Merci Temari-san, et encore désolée de vous déranger, murmura-t-elle.

_ Penses-tu, c'est nous qui sommes désolés, dire que tu aurais pu te reposer tranquillement chez toi. Enfin, ici c'est la grande classe, je ne pense pas que tu risques de t'en plaindre, dit-elle en riant. Allez maintenant, tu vas te coucher !

_ Oui...

Une fois que la jeune femme fut partie, Hinata jeta un coup d'oeil aux vêtements qu'elle lui avait apporté et son visage devint écarlate. Bon sang, que des nuisettes décolletées, moulantes et transparentes ! Tant pis, elle dormirait avec sa tenue de ninja, il était hors de question qu'elle porte quelque chose d'aussi indécent ! Du moins, c'est ce qu'elle pensait lorsqu'elle se rendit compte que Temari était partie avec ses affaires !

_ C'est pas vrai, se lamenta-t-elle, on dirait qu'elle l'a fait exprès pour me faire porter ses fringues ! Maintenant c'est clair que j'ai plus le choix...

La jeune femme se pencha pour voir laquelle de toutes ces tenues étaient la moins extravagante, elle en choisit une noire qui arrivait à mi-cuisses, pas trop décolletée, mais en mousseline malheureusement...

Bah, de toute façon, personne ne la verrait, donc ce n'était pas bien grave. Elle jeta un coup d'oeil dans le grand miroir de la salle de bain, mon dieu ! Si on lui avait dit un jour qu'elle porterait une tenue pareille, la Hyûga n'y aurait jamais cru.

Elle alla éteindre les lumières avant de se diriger vers l'immense lit à deux places au milieu de la chambre et de se glisser mollement sous les couvertures. Le calme et la chaleur de la pièce ajoutés à sa fatigue achevèrent de l'endormir.


Gaara se baladait tranquillement dans les rues de Suna, il avançait sans vraiment savoir où il allait. Comme chaque jour, le soleil brillait haut et il faisait une chaleur étouffante dans le village. C'était le principal inconvénient de vivre dans un désert, ça et le fait que les nuits étaient aussi glaciales que les journées caniculaires...

Mais en vivant depuis la naissance dans le même endroit, on finissait par s'habituer. Le Kazekage décida d'aller se détendre à un bar, le plus proche ferait l'affaire, et vide si possible. Il s'assit au comptoir du premier qu'il vit, "L'Oasis", quelle originalité, pensa-t-il ironiquement. Le barman, un homme d'une vingtaine d'année, cheveux noirs fins et lisses lui arrivant aux épaules, un piercing à l'oreille droite et un autre à l'arcade gauche, ses prunelles d'un étrange vert pâle et le regard rieur vint le voir.

Lorsqu'il le reconnut, son visage s'illumina et il eut un grand sourire, à la fois commercial et sincère.

_ Maître Kazekage, quel honneur ! Qu'est-ce qui vous amène dans mon modeste bar ?

_ Le hasard, Ginji, répondit Gaara simplement.

Le dénommé Ginji se frotta les mains d'un air satisfait.

_ Un heureux hasard dans ce cas, qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?

Le roux prit le temps de réfléchir, une boisson alcoolisée ? Quelque chose de fort ? De doux ? Un remontant ? Un cocktail ? Il ne savait pas vraiment quoi prendre, n'ayant pas vraiment l'habitude de traîner dans les bars. Les rares fois où il y allait, c'était lorsque son frère ou sa sœur l'y emmenait.

Voyant son indécision et sa peine à choisir, le barman alla chercher un verre et commença une préparation avant de revenir le récipient plein et un sourire pour le jeune homme qui réfléchissait encore.

_ Tenez, c'est un cocktail dont j'ai le secret, je l'ai baptisé le soleil du désert !

Gaara jeta un coup d'œil au liquide dont les reflets dorés brillaient à la lumière du jour. Le soleil du désert, hein ? Pourquoi pas, se dit-il en portant le verre à ses lèvres. Il en bu une gorgée puis une deuxième, ce n'était pas mauvais du tout, légèrement acidulé à cause des agrumes mais adoucie par la mangue.

Il finit la boisson et reposa son verre en passant son pouce sur sa lèvre supérieure.

_ Alors, ça vous a plu apparemment, constata Ginji avec une certaine fierté. Dans ces conditions, je vous l'offre, c'était mon premier essai !

_ Ginji, tu sais parfaitement que je ne supporte pas les traitements de faveurs, marmonna le jeune homme. Donnes-moi ton prix.

Mais le brun secoua la tête d'un air négatif en souriant.

_ Non, non, j'y tiens, racontez-moi plutôt ce qui vous tracasse, proposa-t-il en le fixant avec sérieux.

Gaara eut un semblant de sourire résigné.

_ Rien ne t'échappe, pas vrai ?

_ Eh non ! Alors, allez-y, je vous écoute, c'est encore Temari qui vous fait des misères ?

Le Kazekage croisa ses mains sur le comptoir, reposa son menton dessus et soupira.

_ Non, pas du tout, enfin presque... Non, le conseil vient de m'annoncer que je devais me choisir une fiancée parmi les nobles familles de Suna, confessa-t-il d'un air sombre.

Le barman attrapa un verre qui traînait et commença à le nettoyer.

_ Ouais je vois, dur. Moi ça fait une paye que j'essais de mettre le grappin sur la fille du pharmacien, sans succès, se lamenta-t-il.

_ Chacun ses problèmes, moi j'en ai plus qu'assez des femmes... D'ailleurs, une kunoichi de Konoha vient d'arriver au village, une nouvelle source de soucis en plus, soupira-t-il avec exaspération.

_ Arrête de toujours prendre les choses du mauvais côté, Gaara, s'exclama une voix derrière lui.

L'interpellé se retourna pour faire face à un homme d'un vingtaine d'année, taillé comme une armoire à glace, des cheveux bruns courts et ébouriffés, de petits yeux bruns et le visage recouvert d'une peinture violette.

_ Va-t-en traître, comment as-tu osé me cacher ça, siffla le roux entre ses dents.

_ Oh, c'est bon, détend-toi, on t'emmène pas à l'échafaud non plus, marmonna Kankuro.

_ Non, mais c'est tout comme, répliqua le Kazekage avec sarcasme.

_ Maître Kazekage, vous n'êtes pas content de savoir que les plus belles femmes du village sont à vos pieds, demanda Ginji avec envie.

Le brun se mit à rire et s'assit à côté de son frère.

_ Non, il ne se rend pas compte de la chance qu'il a, se moqua le marionnettiste. En plus, une superbe jeune femme va devenir sa partenaire lors d'une mission et il la compare à une source d'ennuis...

Les yeux du barman s'illuminèrent subitement.

_ Une superbe jeune femme ? La kunoichi de Konoha, comment est-elle Kankuro-san ?

Gaara soupira, dès qu'on parlait de femmes, son frère devenait insupportable, en bon séducteur qui se respecte, il avait toujours son avis sur chacune d'entre elles. Et tous les hommes du village lui faisaient confiance sur ce point.

_ Magnifique, je l'ai connu lorsque nous avons passé les examens chunins, elle n'était qu'une enfant, mais le temps à fait son œuvre, et quelle œuvre ! Un vrai bijou ! De longs et lisses cheveux noirs aux reflets bleus, des pupilles nacrées qui scintillent comme des perles, des lèvres rosées et pleines, un teint pâle de porcelaine. Sans oublier sa généreuse poitrine et ses jambes galbées !

_ Ooooh Kankuro-san, vous me faites rêver, dire que Konoha possède de telles merveilles, quelle injustice, s'insurgea Ginji.

_ Je croyais que tu t'intéressais à la fille du pharmacien, rétorqua le roux avec cynisme.

Le barman prit un air offensé.

_ Bien sûr ! Mais quand on me parle d'une telle beauté, je ne peux pas rester insensible ! Je suis un homme après tout !

Le jeune homme en avait plus qu'assez, de tous ces commentaires, des responsabilités qui lui tombaient dessus. Comme s'il n'avait pas suffisamment de travail comme ça !

_ Alors quoi ? Parce que les femmes ne m'intéresse pas, je ne suis pas un homme, c'est ce que vous insinuez tous les deux, interrogea-t-il en fixant d'un regard sombre Kankuro et Ginji.

_ Non mais Gaara, c'est pas du tout ce qu'on voulait dire, mais...

_ Laisse tomber Kankuro, je rentre, cette journée m'a épuisé et j'aimerais bien dormir un peu...

Il se leva et partit dans les rues encore animées de Suna. Il déambula pendant quelques heures dehors, avant de rentrer au palais vers huit heures du soir. Gaara ne se présenta pas au dîner, il monta directement dans sa chambre. La lumière était éteinte, bah, tant pis, il voulait simplement prendre une douche et se coucher.

Il se glissa sous l'eau froide et fit le point dans le calme apaisant de sa chambre. Oui, il en avait marre des femmes, et le fait que l'envoyé de Konoha en soit une le rendait encore plus morne. C'était à croire que l'on s'acharnait sur lui. En plus, il ignorait tout de celle-là. Mais la seule chose qui le préoccupait était de savoir si elle aurait les capacités pour mener la mission à bien.

Apparemment, si elle était là, c'est parce que personne d'autre ne pouvait y aller à sa place... Et quand il repensait à l'examen, oui elle avait eu une certaine volonté, mais ce que certains ont prit pour du courage lui l'a senti comme une stupide témérité. Cela se voyait à des kilomètres qu'elle n'avait aucune chance. Il soupira en espérant que son niveau n'ai pas stagné depuis cette époque.

Gaara ferma le robinet d'eau, se sécha rapidement, enfila un boxer et se glissa sous les couvertures. Il ferma les yeux et se détendit, pouvoir dormir, enfin...


Temari était dans son lit, elle fixait le plafond, n'arrivant pas à trouver le sommeil. Quelque chose la dérangeait, mais elle ne comprenait pas d'où lui venait cet étrange pressentiment. Et puis soudain, elle comprit ! Oh mon dieu ! Oh non la gaffe ! La bêtise du siècle !

Si elle tenait à sa vie, il allait falloir faire vite ! La jeune femme sortit précipitamment dessous les couvertures, ne prit même pas la peine de chausser ses pantoufles et ouvrit la porte avant de la refermer en une fraction de seconde. Elle courut dans les couloirs sombres et se cogna contre quelque chose de dur.

_ Aïeuh, marmonna une voix qu'elle reconnut immédiatement.

_ Kankuro ? Mais qu'est-ce que tu fais dehors à une heure pareille ?

_ Hey, come on baby ! On t'a jamais dhips, que t'étais chaaaarmante, mademoiseeeelle ?

Oh le crétin, il était encore allé se bourrer dans un bar, ou faire la fête avec la première femme croisée dans la rue ! Temari lui remit les idées en place avec une bonne gifle.

_ Aouch ! Ça fait mal ! Mais merci Temari, au fait, qu'est-ce que toi, tu fais dehors à une heure pareille ? Je croyais que le sommeil c'était sacré ?

La kunoichi blonde se rappela soudain la raison qui l'avait poussé à sortir de son lit.

_ Merde ! Si je me dépêche pas le seul repos que j'aurais, ce sera celui des morts !

Elle s'apprêtait à repartir lorsque soudain...

_ KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !

_ Trop tard, soupira Temari en accélérant sa course sous le regard incrédule de Kankuro.


Quel ne fut pas le choc d'Hinata lorsqu'en ouvrant les yeux, elle se rendit compte qu'une personne dormait à ses côtés. Après avoir poussé un hurlement de terreur, elle s'était écartée précipitamment de la silhouette en question.

_ Qui êtes-vous ? Et qu'est-ce que vous faites dans mon lit ?

Ce ne fut qu'au moment où il ouvrit les yeux et se redressa que la jeune femme reconnut le Kazekage de Suna dans un rayon de lune filtrant par la fenêtre.

_ Je pourrais vous retourner la question, ici c'est ma chambre et mon lit de surcroît, répondit-il d'un ton las en passant une main fatiguée sur son visage.

Hinata ne comprenait plus rien. Comment était-il possible qu'elle se soit retrouvée dans le lit du jeune homme ?

_ Ce que je fais ici ? Mais c'est votre sœur qui m'a déposé ici, après que nous ayons bu quelques verres...

_ Vous avez bu, la coupa-t-il, décidemment, elle est incorrigible, pas étonnant qu'elle se soit trompée de chambre...

Puis il l'observa plus attentivement et une lueur de surprise apparut dans son regard.

_ Mais, c'est à Temari ça.

La Hyûga, comprenant qu'il faisait référence à sa tenue, rougit et agrippa rapidement le drap pour se cacher la poitrine.

_ C'est elle qui me l'a prêté, et croyez bien que si j'avais eu le choix, jamais je n'aurais porté quelque chose d'aussi indécent !

_ Ce n'est pas indécent, rétorqua la propriétaire du vêtement, vexée.

Hinata et Gaara tournèrent la tête pour voir la coupable essoufflée ouvrir la porte et la refermer aussi sec.

_ Je suis désolée, j'ai confondu les chambres, viens Hinata, je vais te montrer la tienne, la vraie cette fois-ci, s'excusa-t-elle en prenant la brune par le poignet.

Elles se dirigèrent ensemble vers la sortie, et la Hyûga était vraiment très embarrassée de se dire que le jeune homme l'avait vu dans cette tenue légère. Et qu'en plus elle avait dormi avec lui, oh mon dieu, la première fois qu'elle dormait dans le même lit qu'un homme ! Et elle ne s'en était même pas rendue compte !

Au moment où la kunoichi blonde allait refermer la porte, une voix grave s'éleva dans la pièce qu'elles venaient de quitter.

_ Attends Temari, je voudrais te parler une seconde.

Hinata vu la jeune femme se raidir subitement et marcher d'un pas peu assuré vers son petit frère qui l'appelait.

_ Oui, Gaara ?

_ Ferme la porte, ordonna-t-il calmement.

Elle s'exécuta et s'approcha de lui.

_ Ce qui vient de se passer, ce n'était pas un de tes coups fourrés pour...

_ Non mais tu plaisantes, s'insurgea la blonde en croisant ses bras sur sa poitrine. C'était une simple méprise, on a un peu trop bu, enfin surtout elle, d'ailleurs si tu l'avais vu la pauvre !

_ Quoi, soupira-t-il.

Temari repensa à ce que la jeune femme avait dit lorsqu'elle était ivre, et eut un regard touchant et reconnaissant envers elle.

_ Elle est admirable cette petite, et si vous vous connaissiez mieux je suis sûre que vous...

_ Temari, l'interrompit-il d'une voix menaçante.

_ Oui bon pardon, pardon, n'empêche que je maintiens ce que j'ai dit, elle est admirable, et puis, elle est plutôt pas mal foutue, tu trouves pas frérot ? Ça fait quoi de se dire que tu as dormi avec une femme, se moqua-t-elle en partant le plus vite possible vers la sortie avant que son frère ne la massacre.

À suivre dans le prochain chapitre :

« _ Faites moi voir ce que vous valez. »


Haruko : niarck, niarck, mon esprit pervers a encore frappé ! Muahahahahahah !

Hinata : *est allée se changer parce que cette tenue était vraiment trop indécente pour elle* tu n'as pas honte ? Me faire porter une chose pareille, à moi ?

Gaara : *un léger sourire pervers* il ne faut pas avoir honte, tu étais très attirante là-dedans...

Hinata *rougit en pensant qu'elle a dormi dans le même lit que Gaara* tu peux pas t'en empêcher, hein ? Il faut toujours qu'il y ait ce genre de scènes avec toi !

Haruko : *arbore son habituel sourire pervers ET sadique* que veux-tu très chère, j'écris pour mon plaisir avant tout... Enfin le mien, et celui de Gaara chéri d'amour que j'aime à la folie, aussi. Et peut-être un peu pour les lecteurs qui aiment ça (je sais que vous souriez vous aussi derrière votre écran), ils ne sont pas tous comme ça, mais je sais qu'il y en a pas mal qui aiment ! :D

Hinata : *commence à pleurer parce qu'elle en a marre des délires pervers de l'auteur qui lui retombent toujours dessus* mais que quelqu'un l'arrête, par pitié !

Naruto : *arrive un peu en retard pour des raisons que vous allez bientôt connaître* Hinata, voilà, j'ai pris une décision importante...

Hinata : *le regard plein d'espoir pour celui qu'elle croit être son héros, navrée de te décevoir chérie* oui, Naruto-kun ?

Naruto : *très sérieux* voilà, j'ai décidé... DE ME METTRE AU YAOÏ ! Sasuke m'a convaincu et puis j'en ai marre de devoir toujours me battre avec Gaara, c'est toujours lui qui gagne de toute façon !

Gaara, Sasuke et Haruko : *sourire de triomphe*

Hinata : *ne comprend plus rien* mais, mais, je, ce n'est pas possible, Naruto-kun !

Gaara : *s'approche lentement et vient la prendre dans ses bras, même si elle résiste au début* tout va bien se passer Hinata, c'était le destin...

Sasuke : *embarque Naruto avec lui dans leur chambre réservée pendant que Gaara finit par persuader Hinata de laisser tomber Naruto*

Haruko : *très satisfaite de la tournure des événements* que du bonheur chers lecteurs ! Voilà comment ça devrait se passer en vrai ! Alors, ça mérite bien une petite review, non ?