"Auteur": Mackensy

Beta: PtiteNath92

Hello, tout d'abord 10 reviews pour le premier chapitre J'ADORE et en même temps ça me fait FLIPPER. ça met un peu la pression quand même. Mais j'espère que je serais à la hauteur de vos attentes.

PtiteNath92 qui vient de finir de corriger La Face Cachée a acceptée de corriger celle-ci aussi; Mais pour ne pas que vous deviez attendre trop, je les poste pas encore corrigé et dés qu'elle me les renvois, je les remplace. C'est comme ça que j'ai fait pour mon ancienne fic et personne ne c'est plaint donc je pense que ça ne pose pas de problème, sinon faites le moi savoir.

Rentrons dans le vif du sujet, nouveau chapitre, Spencer rencontre ses demi-frères.


"Tu ne m'impressionnes pas tu sais. Sous tes grands airs de j'ai tout vu, tout connu, rien ne m'atteint... Je pense que tu meurs de trouille. Je pense que tu vaux beaucoup mieux que ce que tu veux montrer." Ma première fois


Spencer tourna un regard las vers son réveil qui affichait 6 heures. Malgré sa fatigue, il n'avait pas réussi à s'endormir pour dire. Son cerveau peinait à se mettre en veille. De toute façon, il était trop tard pour penser à se rendormir. Il décida de se lever et d'aller prendre une bonne douche. Pendant que l'eau coulait sur son corps. Il essaya d'imaginer les différents scénarii de sa rencontre avec ses demi-frères. Il n'avait jamais été vraiment doué avec les enfants. Même s'il appréciait beaucoup être avec son filleul, c'était une tout autre responsabilité d'avoir des enfants à sa charge. Mais en même temps, il avait promis à JJ de veiller sur son fils s'il lui arrivait malheur à elle et à Will. Et là, c'était pareil, ces enfants avaient besoin de lui. Mais il espérait ne pas être une erreur pour eux. Peut-être que s'il ne les prenait pas, une famille d'accueil aimante les adopterait. Non et ça il le savait 85% des orphelins étaient séparés de leurs frères et sœurs. Et dans 66%, il y avait des complications. Même les statistiques ne l'aidaient pas en ce moment.

Il sortit de la douche encore plus confus qu'en y entrant. Il s'habilla, prit une tasse de café et regarda son téléphone portable. Il avait un message de Morgan.

« C'était qui cette belle brune hier ? »

Il sourit, son ami ne changerait jamais. Les agents étaient partis avant qu'il ne sorte de la salle de briefing. Il était presque sûr que c'était Hotch qui les avait fait déguerpir. Que devait-il lui répondre ? C'était l'assistante sociale qui m'annonçait que mon père était mort et que j'avais un demi-frère et une demi-sœur. Non, il préférait régler ça seul, c'était une décision qu'il devra assumer. Même s'il n'osait se l'avouer, il était complètement dépassé par la situation. Et s'il disait oui ? Et s'il disait non ? Le mal de tête était de retour.

A sept heures, il prit sa voiture, il s'était enfin décidé à passer son permis, et partit pour Washington. Heureusement il avait un jour de repos aujourd'hui mais pour la suite, s'il disait oui... Une chose à la fois, d'abord rencontrer les enfants. Le temps était maussade pour un jour d'été, un peu comme son humeur. En sortant de la voiture, il réalisa qu'il allait devoir également s'occuper de l'enterrement de son père. Son père était mort, il avait tellement pensé aux enfants qu'il n'avait pas encore réalisé. Il n'avait jamais été proche de lui, mais c'était quand même son père. Encore une fois il décida de remettre ça, à plus tard. D'abord, les enfants se répéta-t-il comme un mantra.

Le bâtiment était austère, il vit Amanda à l'entrée sous le perron, elle était parfaitement à l'heure comme lui. Il s'approcha, elle lui fit un mince sourire.

- Bonjour docteur Reid.

- Bonjour.

- Suivez-moi, on va rencontrer la directrice.

Cette fois-ci, c'est lui qui suivit la brune à travers les couloirs. L'intérieur ressemblait à un hôpital, rien de personnel. Ils croisèrent une femme de ménage, puis ils arrivèrent devant une porte, la femme frappa et une voix les invita à entrer. Ce qu'ils firent, la pièce était assez spacieuse, avec des bibliothèques soigneusement rangées, des photos d'enfants aux murs et derrière le bureau se trouvait une femme qui ressemblait à Strauss. Elle leur montra les sièges et ils s'assirent. Il y avait également un homme en retrait derrière elle, il était maigre et portait des lunettes rondes.

- Bonjour vous devez être Spencer Reid, je suis la directrice de cette établissement je m'appelle Chantal Jacob. Et voici Maitre Barreau, l'avocat de votre défunt père. Mademoiselle Monroe m'a déjà fait un rapport, alors vous n'avez plus qu'à signer ces papiers. Dit-elle sans préambule en lui tendant des feuilles et un stylo.

- Attendez, je devais seulement venir les voir. Dit-il légèrement affolé en regardant l'assistante social, la directrice fit de même et répondit calmement.

- Donc on s'est mal compris.

- Ecoutez, je ne les ai jamais vus, je n'ai pas envie de prendre de décision précipitée.

- C'est juste que le testament de votre père dit qu'en cas de décès, vous devenez leur tuteur. Intervint pour la première fois l'avocat.

- Oui sauf que mon père a oublié de me parler de ce petit détail. S'énerva légèrement le génie.

- Bien je devrais peut-être aller lui présenter Raphaëlle et Bobby. Intervint la brune et la femme acquiesça.

- Oui revenez me voir après.

Amanda se leva et Spencer fit de même, ils sortirent du bureau. Alors qu'ils marchaient, la brune reprit la parole.

- Elle est un peu trop directe mais c'est une bonne directrice.

- Si vous le dites.

- Vous en voulez à votre père ?

Spencer faillit s'arrêter de marcher tellement la question le prit au dépourvu. Pourquoi en voudrait-il à son père? Pour l'avoir abandonner avec sa mère malade ? Pour ne pas lui avoir dit qu'il était remarié et avait deux enfants et que s'il venait à mourir, ce serait lui leur tuteur. Non il n'avait aucune raison de lui en vouloir. Mais cette femme n'avait pas besoin de savoir ça.

- Ce n'est pas le problème. Dit-il fermement et elle ne parla plus avant d'arriver devant une série de portes brunes.

- Voilà nous y sommes c'est la première porte à droite. Vous êtes prêt ?

- Vous ne venez pas ?

- Je serai ici mais je pense que vous devriez le faire seul.

- Ok.

Il posa la main sur la poignée de la porte et remarqua qu'il tremblait légèrement. Il inspira un grand coup et l'ouvrit. Il se trouva dans une petite chambre avec deux lits, il vit d'abord une jeune fille brune, ses cheveux étaient attachés en queue de cheval, elle tourna son visage vers lui et il fut surpris par la dureté de son regard brun. Ensuite il vit, allongé sur le lit, une petite tête blonde endormie, il ressemblait un peu à Henry sauf que ses cheveux étaient coupé court. Voyant que c'était à lui de faire le premier pas, il s'avança vers eux et s'assit sur le lit. Il vit le livre que Raphaëlle avait certainement lu à son frère, c'était un livre sur Winnie l'Ourson.

- Je m'appelle Spencer.

- C'est vous notre demi-frère ? Demanda-t-elle. Le fils que papa a eu avant de rencontrer ma maman ?

- C'est ça.

- Pourquoi on ne t'a pas vu avant ?

- Je ne savais pas qu'il s'était remarié.

- Tu n'as pas cherché à savoir non plus.

- C'est vrai .

Un silence s'installa, il n'allait pas se fâcher avec une fille qui venait de perdre son père. Un père qui en plus semblait avoir mieux réussi la deuxième fois. Elle semblait vraiment attachée à lui, plus que lui en tout cas.

- On va habiter chez toi ? Demanda-t-elle finalement en regardant son frère endormi.

- Je ne sais pas. Répondit sincèrement le plus vieux et la jeune fille ferma les yeux comme si c'était la réponse qu'elle redoutait.

- Tu ne veux pas de nous, on va aller en famille d'accueil. Ils vont nous séparer.

- J'ai un boulot qui m'occupe beaucoup, je dois souvent partir en mission. Je ne saurai pas comment m'occuper de vous.

- S'il te plait. Supplia-t-elle en se tournant vers lui. Je ferai le ménage, je m'occuperai de Bobby, je pourrai trouver un boulot et quand je serai majeure, je partirai avec lui.

- Je suis désolé. S'excusa Reid en se levant, Raphaëlle le regarda avec les yeux embués.

- Non, tu ne peux pas nous laisser. Dit-elle et avant qu'il ne referme la porte, elle lui cria. Tu n'es qu'un lâche !

Les derniers mots lancés lui firent mal. Il avait toujours considéré son père comme un lâche. Il était parti et les avait laissés sa mère et lui. Il s'était juré de jamais devenir comme lui. Mais il fallait être réaliste, il ne pourrait rien leur apporter, jamais il ne saurait s'occuper d'enfant. Il vit bien le regard peiné de l'assistante sociale, mais il lui avait juste promis de venir les voir, c'était chose faite. Il retourna au bureau de la directrice suivi d'Amanda.

- Alors avez-vous fait votre choix ? Demanda-t-elle directement alors qu'ils venaient de s'asseoir.

- Que se passerait-il si je refusais la garde ?

- Nous trouverons surement une famille pour Bobby mais Raphaëlle ce sera plus dure.

- Ils seront séparés ?

- Il est presque impossible de trouver une famille qui acceptera deux enfants avec une si grande différence d'âge.

- Et si j'accepte ? Demanda-t-il la femme se tourna vers Barreau.

- Comme vous êtes sur le testament vous aurez la garde sans problème, mais mademoiselle Monroe viendra constater que tout se passe bien pendant les premiers mois. Monsieur Reid je sais que cette décision est difficile cependant votre père vous faisait confiance, il devait avoir ses raisons.

- Il n'avait que ce choix-là. Marmonna-t-il pour lui-même, la directrice le regarda fixement en croisant ses mains devant elle.

- Monsieur Reid ?

- Est-ce qu'il y a autre chose que je devrais savoir avant de prendre ma décision ?

- Votre père a légué la maison à vous trois. Il avait mis assez de côté pour payer les traites qu'il restait. Il sera sans doute préférable pour les enfants surtout pour Bobby, de rester dans un environnement qu'il connait.

- Vous voulez que j'habite là-bas ?

- Au début tout du moins.

- Et où est cette maison ?

- À cinq minutes de Woodbridge, ce n'est pas loin de votre travail, je pense.

- En effet.

Son père avait vécu à vingt-minutes de chez lui et il n'en savait rien. Combien de chose allait-il encore apprendre sur son père ? Bon, de toute façon sa décision était prise.

- Je les prends avec moi.

- Parfait.

Il ne savait pas dans quoi il s'embarquait mais une chose était sûr, il n'était pas un lâche.

Enfin une trentaine de minutes plus tard, il n'était plus si sûr qu'être un lâche était si mal que ça. Amanda lui avait prêté un rehausseur pour Bobby. Cependant le petit ange était devenu un petit diable au réveil et n'arrêtait pas de bouger si bien que le génie n'arrivait pas à attacher la ceinture de sécurité. Il était tête la première dans sa Ford Fusion bleu foncé entrain de tirer sur la ceinture pour la faire passer de l'autre côté.

- Tu pourrais arrêter de gesticuler ? Dit Reid et le garçon le regarda avec ses grand yeux bleus sans pour autant arrêter de bouger.

- Pourquoi ?

- Pour que j'arrive à attacher la ceinture.

- Pourquoi ?

- Pour ne pas que tu tombes.

- Ah…Dit-il et Spencer crut qu'il avait gagné avant que Bobby ne lâche un nouveau. Pourquoi ?

- Tu veux que je le fasse ? Demanda Raphaëlle qui était restée dehors les bras croisés à le regarder se démener.

- Je peux le faire. Marmonna Reid, il entendit enfin le clic significatif mais se redressa trop vite et se cogna la tête au plafond. Voilà. Dit-il en se frottant la tête.

- J'ai besoin de faire pipi. Dit le gamin avec un grand sourire.

- Ce n'est pas vrai, tu ne pouvais pas le dire avant. Demanda Reid dépité, mais Bobby lui répondit avec une moue adorable. D'accord, viens on y va.

- Non j'y vais avec Rapha.

Il le détacha, le gamin sauta presque dehors et prit la main de sa sœur. L'assistante sociale lui avait dit que Bobby n'avait pas encore réalisé que ses parents étaient morts. Elle lui avait expliqué mais c'était dur à comprendre pour un enfant de son âge. Spencer redoutait beaucoup le moment où il réaliserait que jamais il ne reverrait ses parents. Chaque chose en son temps, pour l'instant il devait essayer de maitriser cette maudite ceinture. Il avait plusieurs doctorats, il n'allait quand même pas se faire battre par un gamin de quatre ans. Quand ils revinrent, finalement il céda et la jeune fille attacha son frère en deux secondes. Raphaëlle fière d'elle monta à la place du passager, s'attacha et lança un regard supérieur à son demi-frère, qui au volant marmonna un truc qui ressemblait à un « bande de conspirateur ».


Voilou, alors j'essaye de garder le caractère de notre Spencer, mais j'avoue que j'ai un peu de mal. Parce que pour moi Reid est un perso très compliqué, c'est quand même un génie qui déteste les contacts physiques, qui n'a pas eut une vie facile mais qui tient beaucoup à son équipe bref il n'est pas comme tout le monde. Mode excuse bidon passée, je vous souhaite une bonne nuit les amis et au prochain chapitre en espérant que vous serez toujours là.