Eh bien voici le chapitre 2… Enfin, voici un long chapitre… Ou enfin, un chapitre un peu plus long que les autres…

Shadow Girlz : J'ai été surprise par tant d'enthousiasme de ta part, mais l'accueille avec un grand sourire. Oui, Zoro prends cher. Il souffre, il saigne, et on aime ! En espérant que la suite te plaise autant.
Nekojetto : Merci de ta review ! *Danse la salsa.. Non, je rigole, je ne sais pas danser… * Je suis désolé, pas encore trop d'action… Et oui, les combat et le sang c'est pour plus tard.. Moi aussi j'ai hâte, mais je dois suivre la trame… Et Zoro ne se ressaisira quand… Il en aura assez bavé ? Enfin, je vais écouter tes conseils même si pour l'instant ça ne se vois pas… Bonne lecture !
Fan nanonyme : Comment ça je suis en feu ? Bah oui, c'est dépressif, bizarre et étrange mais… Non, je ne dirais rien ! Heureuse que ça te plaise.

Je vous fais un menu ?
Alors : Un marimo au café amer, un flashback aux arômes divers, une rencontre amicale aux fruits d'été et un renne mariné au stress…
Bonne digestions.

Chapitre 2 : Je commence…

Regardant par une des fenêtres de la vigie, il vit le soleil poindre. Bon… Se lever même si c'était pour voir le crétin qui leur servait de cuistot, ou bien continuer à broyer du noir ?
Soufflant un bon coup, le vert se leva pour un aller simple à la cuisine. Le blond lui ferait oublier par ses bêtises son cauchemar. Poussant la porte en bois, il vit Sanji s'affairer aux fourneaux dans l'espoir de récolter des remerciements de la part de ses deux « Déesses ».
-Nami-swannn ?! Tu t'es réveillée ?
-Si tu continu a beugler comme un imbécile, elle sera réveillé. Et de mauvais poil en plus.
Se retournant, le blond dut bien constater qu'il c'était sévèrement gouré de personne.
-Le marimo… Toujours a me pourrir ma journée par ta sale tronche. T'es tombé du lit ?
-Tu fais tellement de bruit que c'est incroyable que personne ne t'ais entendu.
-C'est pas possible que tu fasses la gueule de si bon matin… Y a t-il un moment de la journée où tu es supportable ? Sale marimo !
-Pas quand t'es dans les parages, citron défraichi !
-Concombre des mers !
-Love cook !
Cependant, la magie du matin s'opère. Pas de bagarre. Trop fatigué, trop dans le gaz, et trop de boulot pour le réveil parfait des mélorines du bateau. Un tasse de café que le blond pose devant le vert. Quand il boit, café compris, le vert ne parle pas. Trois gorgées plus tard, Zoro repose la tasse. Il n'a jamais aimé le café. Mais ce n'est pas grave. Ca lui permet de rester éveillé pendant un moment, même si maintenant il peut dormir où et quand il veut. Une habitude ne se perd pas. Les deux protagonistes restent silencieux, écoutant le silence rare du bateau. Puis Luffy arrive :

-SANJI ! A BOUFFER !

Un coup de pied plus tard dans la tronche et le cri s'arrête. La scène suivante, une troupe de jeune gens arrive, baillant encore, avec dedans deux jeunes femmes. Les cibles du love-cook.

-NAMI-SWANN ! ROBIN-SWANN ! Je vous ai préparé un déjeuné d'amour pour que vous vous épanouissiez dans le soleil de cette journée !
-La ferme, Sanji ! Grommela Nami, se massant les tempes d'un air fatigué.
-Merci, cook-san.

A part le cri de joie de l'autre attardé, Zoro se leva pour fuir la cuisine. Cet air fatigué, le massage des tempes, le teint plus pâle que d'habitude… Il fallait éviter Nami qui semblait être emprise d'une migraine assez coriace. Ou autre chose que le vert ne veut pas savoir, et ce ne sont pas ses affaires de toute façon. Reposant la tasse dans l'évier, il se fit un planning de la journée pour éviter le blond. Si ça se trouve, celui ci fera un bon exutoire pour la furie rousse sans qu'il soit pris dans les tirs. Mais si lui était dans la bagarre, il se prendrait toute la rage de la dingue sur la tronche. Non merci ! Il tenait à sa boîte crânienne et à ses quelques neurones ! Aussi peu soient ils. Et après on s'étonnait de la débilité de Luffy et de Sanji, mais fallait voir les coups sur la tronche qu'ils se prenaient ! C'était encore incroyable qu'ils ne soient pas devenus aussi amorphes que des légumes. Quoique…
Filant au quatre vent, Zoro entendit juste Sanji crier après lui et se prendre un pain violement imposé à son lobe frontal par la rousse. C'est bon, le blond sera la victime du jour. Il pouvait se retirer tranquillement, rien de plus grave ne pourrait lui arriver. Zoro leva un bras pour protéger sa vue du soleil. Il était à l'aube du troisième jour. Zoro savait que son état allait peu à peu se montrer. Rien que cette pensée l'énerva d'avantage. Se frottant un peu les yeux, Le vert s'encouragea pour cette journée qui ne se révélera pas pire que celle qui aura lieu demain. Il le savait. Le schéma était classique, donc prévisible. Mais ce n'est pas pour ça qu'il allait arrêter son deuil et encore moins en parler à ses amis. Pas question qu'ils apprennent quoi de ce soit de cette affaire. Il s'installa dans la vigie, carnet en main. Il était temps de remonter le passé et d'enfin faire une croix définitive dessus.

000O000

Je suis parti au printemps pour la maison qui demandait mes services de bonne à tous faire. Je grinçais des dents face à ce déshonneur de servir des gens privilégiés juste par leur naissance. Mais je devais combattre mes envies de fuite et me concentrer sur mon but principal. Sauver le Dojo ainsi que la flamme d'apprendre a quelques élèves orphelins qui y étaient encore. Pour eux comme pour moi, le Dojo s'apparentait à un foyer et à l'emblème de notre passion pour le sabre. Tous faisaient des petits boulots pour garder notre maison hors de l'eau et loin des griffes des acheteurs. Bien que Koshiro ait repris ses forces, la remise total était encore loin. Mais je ne désespérais pas non plus. Assis dans la cale d'un bateau de marchand, je grignotais un morceau de pain trouvé au hasard, accroupis et les bras autour de moi, je devais faire pitié du haut de mes 11 ans. Je ne savais rien de ce genre de travail à part que c'était épuisant et que certains nobles avaient la main lourde, profitant de la situation difficile de son employé pour le faire taire. J'avais déjà reçut un paquet de claque dans ma vie d'enfant, mais c'était toujours pour une raison que j'ai assimilée que plus tard. Mais il y avait une raison...
Le bateau s'ébranla d'un coup m'envoyant contre un tonneau qui roula après m'avoir réceptionné douloureusement, me laissant choir sur le sol. Et dire que nous ne sommes qu'au début. Je m'étais remis debout quand un marin descendit dans la cale pour me prévenir de notre arrivé.
Comme si je ne l'avais pas remarqué, crétin !
Je le remerciais encore une fois de m'avoir transporté jusqu'ici, courbant poliment le dos, puis tourna les talons. Un pantalon long noir, un débardeur de la même couleur et ma besace sur ma hanche gauche mis en bandoulière avec mon sabre mis en travers, je mourrais de chaud sous le climat dont je n'étais pas habitué. Pourtant l'île n'était qu'à quelques centaines de kilomètre de la notre. Rien par rapport à d'autre. Mais la chaleur était celle de notre été. Il n'y avait donc pas de reste d'humidité et les plantes étaient déjà en partis desséché sous le soleil rauque. Sortant un papier de ma poche où y était inscrit le nom de mon nouveau « maitre » et de celui que je devais aller voir pour y aller, je parcourais de long en large le port. Voyant deux hommes sur les quais, j'allais à leur rencontre car je m'étais -encore une fois- perdu.
-Euh… Excusez moi. Connaissez vous un certain Hiru ?
-Hiru, l'vieux meunier ?
-Euh… Peut-être. Il dois me conduire à la villa des …
-Ah ! C'est toi l'nouveau majordome des aristos ! Bien, on va t'montrer l'vieux Hiru… T'es bin jeune pour faire t'ce métier…
-Disons que ma condition ne me permet pas de cracher sur ce poste.
Les deux me parlèrent avec un accent à couper au couteau. Je dus des fois les faire répéter plusieurs fois avant de comprendre ce qu'ils voulait me dire. Nous arrivâmes devant un bar où des cris de joie sortaient.
-C'est c'te vieux merlan qui fait encore le zing ?!
-J'pense bin ! Mais on va l'tirer de là pour qu'il accompagne le jeunot chez les autres !
Les deux pêcheurs me prirent les épaules pour me poser avec eux vers ce trou plein d'alcool et de gens pas très sobre. Un bar.
-EH ! HIRU ! T'AS UN GARS POUR TOI !
Le dit gars voulait pour l'instant disparaître sous terre après avoir été analyser par toute la populace du bar. Mais un homme se leva, les yeux partant un peu de traviole sous les vertiges alcooliques.
-J'en ai marre de faire la taxi…
Il arriva vers moi pour me toiser, comme moi je le dévisageais avec étonnement. Le visage ravagé par le soleil, les cheveux bruts et poivre sel, il semblait dans la cinquantaine. Le visage plein de crevasse du au maintes et maintes passages des jours et années…
-C'est toi le nouveau ? Et bin ! Ça change un peu ! Ils n'avaient jamais encore fait travailler les enfants.
Je baissais les yeux pour fixer ses chaussures quand celles ci prirent vie pour se diriger vers la porte.
-Aller viens je n'ai pas toute la journée.
Je relevais la tête pour me diriger vers mon conducteur. Il prit sa charrette et ses bœufs, une carriole pleine de foin ou il me proposa de m'installer. Je m'y allongeais pour faire cuire ma peau au soleil, pensant a ce qui m'avait fait arriver là. Dans le ballotement du chariot, je sentais mon sac se cogner contre moi dans un rythme régulier. Engloutissant le ciel, je restais à respirer cet autre parfum qui n'appartenait pas à mon île. Nous montions sur un chemin de terres perdues entre les bosquets virulents d'une forêt endommagée par l'attaque de bucheron et d'incendie.
Puis lentement mais surement, la carriole s'arrêta pour que je puisse descendre.
-Bon, tu suis le chemin en pierre ici, tu tombera sur une grille noire et tu entrera et là, tu seras sur le terrain des aristos.
-Merci…
-Bonne chance surtout.
Sa dernière réplique eut le chic de me glacer le sang. Etait-ce si dur de travailler pour eux ?
Je me tournais vers le chemin avant de déglutir bruyamment, plus le temps de faire machine arrière. Je remontais le chemin de terre en faisant attention à ne pas me perdre et de ne pas être attiré par la forêt qui bordait celui ci, m'encerclant d'arbres sombre. Mes pieds simplement bandés avec du tissu devenu gris et marron à cause de la bout et de la poussière, je traversais une bonne partis de la forêt, m'arrêtant un moment prés d'un petit lac à l'ombre des arbres, à l'écart de la grande route pour y prendre une douche. La chaleur en était tellement suffocante que moi même j'avais du mal à ne pas fondre sur le sol, terrassé par la simple chaleur du soleil malgré les ombres froides que les arbres étendaient sur ma peau. Je frottais énergiquement mon cuir chevelu de l'eau limpide et glaciale. J'avais la chaire de poule mais ça me faisait du bien. Je restais un moment dans cette eau qui m'apaisait de tous mon stress qui ne faisait que de me rendre fébrile et maladroit. Je faisais ça pour le dojo mais je ne pouvais m'en empêcher d'être inquiet pour ma personne. J'avais déjà vu des serviteurs pris comme des esclaves, traités comme des rebuts et des animaux enragés. J'avais vu leurs plaies ouvertes et la gangrène les amputer d'un bras ou d'une jambe… Mais avec ce genre de paye, je pourrais sauver le dojo en un an. Ou peut-être deux, mais c'était du pareil au même. Notre foyer, et surtout la bâtisse où Kuina avait vécu, serait debout prodiguant l'art dont moi et elle, ainsi que beaucoup d'autre, étaient tombés amoureux. L'art du sabre.
Alors que j'étais sortis de l'eau en train de renouer le bandeau noir qui me servais de ceinture, je vis un jeune garçon a moitié caché par un arbre me fixant. Sans prendre la peine de mettre mon T-shirt je dégainé mon sabre pour me mettre en position de défense. C'était une technique de certains bandits, d'envoyer des enfants en éclaireurs, et qui sait leurs nombres… Je pris une voix pas très agressive, tout au moins c'était mon attention car ça ne pouvait aussi être qu'un enfant égaré dans cette forêt.
-Qui es tu ? Et que fait tu ici ?
Il me répondit par une pierre qui me toucha à la tempe sans que je puisse la parer. Je touchais mon crâne apparemment entaillé par une arrête du projectile car je saignais.
-Part ! Ce n'est pas ta propriété ici !
-Enflure ! Je vais te faire passer l'envi de frapper les voyageurs !
Je m'étais élancé vers lui, toute lame dehors en criant comme un sagouin. Il avait fuit dés mes premiers pas et je ne prenais pas la peine de le poursuivre. J'avais d'autre priorité que de courser un gamin paumé et stupide. Limite, en y réfléchissant, il avait l'air plus grand que moi. Etait-il plus âgé alors ? Non… A un degrés de bêtise ça ne ce pouvais pas. Puis, il fallait l'avouer, j'étais un peu petit pour son âge. La plus part des enfants du Dojo me dépassait d'un tête alors que j'étais l'ainé… j'avais juste un petit retard de croissance c'est tout. Mais quand même, ça me foutait les boules d'être le nabot de la clique. Mais aussi le plus doué de l'école. Avec feu Kuina qui elle était, sans conteste, la meilleure. Enfilant mon T-shirt, je me bandais les pieds pour reprendre ma marche. Je retrouvais miraculeusement le chemin pour pouvoir poursuivre mon ascension dans la montagne. A force de marcher, je dû faire face a une grille rouillée et envahie par les plantes sauvages. Celles-ci avaient poussées au pieds de la porte, lui donnant a elle aussi, une appartenance complète à la terre. Je m'en approchais n'osant pas la franchir. Puis cette entrée ne devait pas être utilisée pour être dans cet état. La peinture noire et de la rouille s'accrochèrent à mes doigts quand je voulu la pousser… Sans aucun résultat. Je suivais des yeux le petit muret qui encadrait la grille pour voir une parti un peu effondrée ou il suffisait d'enjamber les débris pour passer de l'autre coté. J'empruntais ce passage pour tomber dans un jardin… Magnifique. Les fleurs de toutes couleurs et aux parfums enivrants ravivèrent mes sens, m'éblouissant de leurs parures au soleil d'été qui normalement aurait dût les cuire de ses rayons… Je m'approchais d'un taillis ou des fleurs bleues violettes s'épanouissaient en grappe. Je ne m'étais jamais intéressé à la botanique, mais à ce moment là je me trouvais idiot de n'avoir jamais vu la beauté de l'extérieur autre que les forêts pleines de ronces et les plaines désertes.
La pelouse était entretenue et un salon se tenait sur l'herbe de ce jardin… J'étais arrivé, mais par le fond du jardin et non par l'entrée de la maison ou je devais me présenter en tant que nouveau domestique de la maison. Je me crispais à l'idée, m'éloigna soudainement des fleurs comme si elles me dégoutaient à présent. La tête basse, je m'éloignais de ce coin paisible pour m'approcher de la maison… C'était une grande bâtisse dont le style m'échappait totalement. En pierre blanche, grande et imposante, elle était en totale contradiction avec les maisons en bambous et en bois dans lesquelles nous vivions sur notre île. Des structures de fleurs grimpant autours des portes ou fenêtre me laissait perplexe. A quoi cela servait-il ? Peu être un symbole de richesse ici ? Je m'approchais de la porte mais avant que je puisse atteindre la sonnette du palais, un homme habillé en noir et blanc avec un ruban autour du cou m'ouvrit pour me regarder d'un air surpris.
-Jeune homme ! Nous ne faisons pas l'aumône au manant. Veuillez repartir.
J'eus les yeux écarquillés par tant d'impolitesse. Je fis une moue rageuse pour lancer à l'homme la raison de ma présence.
-Bonjour. Je suis le nouveau domestique de la maison, et comme prévus j'arrive aujourd'hui. On ne vous a pas informé ?
-Oui… Monsieur en avait parlé. Mais je pensais à quelqu'un de plus grand…
-Arrêtez de penser. Ça ne vous réussis pas.
Je ne savais pas a qui je parlais mais mon stress augmentait mon agressivité. Mais apparemment, mon ton refroidit l'homme et ses remarques déplacés car il me fit entrer. J'entrais en essuyant mes pieds évitant ainsi de salir le sol que je devrais laver ces prochains mois. L'intérieur comme l'extérieur me laissèrent perplexe. Le sol était en carrelage noir et blanc, et les murs d'une couleur pourpre qui me fit mal aux yeux. Ils devaient être daltonien dans cette famille… Je fus présenté à une femme dont le ventre me laissait comprendre qu'elle attendait un enfant. Pourtant son visage était maigre, ses membres squelettiques… Pourquoi mettre autant de détails inutiles sur les murs alors qu'ils ne pouvaient même pas se payer à manger ? Ils sont un peu bizarre ici…
-Madame, voici le nouvel employé qui devait arrivé aujourd'hui même.
Elle me fixa d'un air dédaigneux alors que je me retenais de lui faire un regard noir. Elle se couvrit le nez d'un air offusqué pour déclarer.
-Oh mon dieux ! Je sens la pauvreté jusqu'ici…
A ton avis, pourquoi je cherche du travail, imbécile ! Je me contentais de baisser la tête et de regarder le sol avec rage.
-Mon garçon… Tu viens de Shimotzu ?
-Oui… Madame.
-Hm… Je vois que l'on t'a donné au moins un bonne éducation. Ça me plaît. Bastien, va lui chercher des vêtements. Qu'il soit plus présentable. En fait, quel est ton nom ?
- Roronoa Zoro… Madame…
-Hmm ! Un nom de paysan ! Mais c'est ce que tu dois être. Enfin, c'est la seule chose qu'il y a sur ton île. La pauvreté est un mal bien dur a surmonter.
Je grinçais des dents. Oui, mon île n'était pas riche, et alors ? Cette île ne comportait pas que des aristocrates, non ? Je baissais la tête alors qu'elle me répliqua un :
-Mais tu es assez intelligent pour quitter ton île miséreuse pour travaillé pour nous. C'est quelque chose qui me plais aussi. Quel âge as-tu ?
-11 ans, Madame.
-Hmm… Tu es très jeune. Et un peu petit et maigrelet pour ton âge. Mais je pense que tu ne te nourrissais pas à ta faim chez toi. Hm hm… J'espère que vous serez heureux chez nous. Vos taches sont le ménage, le service de table midi et soir. Puis vous devrez vous occupez de mon fils, Lihawn, et de mon prochain enfant. Vous devrez leur tenir compagnie et aidé a leur éducation. Vous devrez aussi aider en cuisine et a la laverie.
Je serrais des dents. Devenir le toutou d'une famille noble, devenir leur femme de ménage et leur bouffon… Je voulais lui fracasser la gueule a c'te bourgeoise ! On se calme… On respire. Pense au Dojo. Je n'ai qu'un an à tirer, et après je me barre…
-Bien Madame.
-Hm… Je pense que je vais être heureuse de vous avoir à mon service.
C'est pas réciproque… Je serrais des dents, et dût faire une révérence, courbant mon dos en deux, une main dans le dos et une sur l'avant, le bras plié en angle droit comme l'avais fait le domestique qui m'avait ouvert la porte. La femme me regarda, un air sévère sur le visage.
-On m'a dit que les gens de Shimotzu faisaient une révérence particulière. Fait le.
Je serrais des dents, la gorge prés à proférer des jurons a son égard. Le salut que je connaissais était celle que l'on faisait à son maître. Donc à Koshiro pour mon cas, et celle ci démontrait une admiration et une loyauté envers l'autre. L'effectuer face a cette… Garce me révulsait. Mais je devais jeter mon amour propre pour l'instant et le faire pour sauver le Dojo. Lentement, je me mis à genoux, les mains mises à plat sur le sol pour courber l'échine face à elle. Le front a quelques centimètres du sol, je fermais fortement les yeux pour rester calme, pensant toujours a mon but. La femme me fixa, me regarda sur plusieurs angles puis émis un gloussement.
-Quelle révérence originale ! Quel exotisme ! Je veux que vous fassiez cela comme salut à présent !
-…Bien, madame. J'y veillerais.
-Levez vous mon petit. Et allez en cuisine manger quelque chose. Le voyage est long depuis Shimotzu, et la nourriture en mer est non-comestible. Et souvent même donneuse de maladie…
Non mais elle vas pas me traités comme un pestiféré maintenant !
-Que madame se rassure, nous sommes habitués sur mon île à ne rien manger pendant des jours ou bien de se nourrir de racine. Alors je n'apporterais pas de maladie dans votre demeure.
Je lui fit un sourire et tourna les talons pour fuir vers les cuisines que je ne pus repérer qu'avec l'odeur. Je n'avais pas pus m'empêcher, mais il fallait que ça sorte. Elle en fera des cauchemars pendant plusieurs mois, vu comme elle avait peur de tous ce qui était « pauvre ». Ca lui fera les pieds, tient ! Au mieux elle me verra comme un malheureux, au pire comme un impertinent. J'entrais dans les cuisines et fus accueilli par une femme d'une corpulence assez… Importante. Comme si elle était le totale opposé de la noble, elle me vis et m'adressa un sourire.
-Tu es le nouveau, je me trompe ?
-Pas du tout, tu es bien la seule à le comprendre du premier coup d'œil.
-Je vois… Je m'appelle Aiko, je suis la cuisinière de la maison. Madame t'a envoyé ici pour manger un petit quelque chose ?
-Oui. A propos de nourriture, si elle te parle de racine, dit que tu as déjà entendu de ce genre d'histoire.
-Quoi ?
-Non rien. Laisse tomber. Je me contenterais d'un morceau de pain s'il te plait.
-Ah ! Première règle ! Tant que je suis la cuisinière de cette maison, personne ne mange rien ! C'est un plat chaud dont tu as besoin !
Je restais silencieux face à cette exclamation de mère poule. Elle commença a marmonner ce qu'elle pouvait bien me mijoter en moins de 30 minute quand le vieil homme de la porte vint me voir.
-Ton uniforme est prêt. C'est vraiment donner de la confiture a un cochon, sale comme tu es.
-Si vous aviez l'amabilité de m'indiquer où se trouve la salle de bain, il me serait possible d'être moins sale.
L'homme grimaça puis me conduisit poliment jusqu'à la salle d'eau. Il est vrai que mes pieds étaient toujours recouvert de boue séchée mais sinon ça allait non ? Mais un peu de savon serais la bienvenue… J'entrais dans une salle de bain simple avec une baignoire creusée dans le sol, aux parois carrelé de pierre rude. La diversité de style dans cette maison me laisser sans voix. Me déshabillant a nouveau, je plongeais dans l'eau qui se révéla tiède. La peau de mes épaules fut douloureuse suite à un coup de soleil qui se raviva sous l'eau. Le savon n'était qu'un carré blanchâtre coupé au rasoir. Je m'échapper de la couche de poussière estivale avant de sortir et de m'entortiller dans une serviette chaude… Un uniforme hein ? Prenant mes vêtements sous le bras, je les pliais lentement avant que l'on frappe à la porte. J'ouvrais pour tomber sur l'homme de la porte.
-Ton uniforme. Et met tes vêtement a la laverie, histoire qu'on les désinfecte.
Connard ! Je les lui tendais alors qu'il redonnait en échange mon futur habit.


Je descendais les escaliers en courant, luttant pour ne pas tomber des marches que je descendais trois par trois, ne pouvant pas faire quatre par quatre pour une raison qui me rendait fous de rage ! Faisant un dérapage contrôlé, je passais à coté de l'homme à la porte qui souriait sournoisement. Je m'arrêtais pour lui acérer un regard noir.
-Tu y es pour quelque chose toi !
-Non. J'ai juste glissé par mégarde à madame que c'était la tenue traditionnelle de votre pays…
Je grinçais des dents pour retournais a la cuisine. Il a osé ! Cette enflure ! Je retournais en cuisine pour retrouver mes affaires et Aiko. Celle ci avait mis sur la table un calamar grillé en brochette avec une petite portion de riz. Se tournant vers moi, elle s'exclama :
-Qu'est ce que tu es mignon, habillé comme ça ! Tu fais beaucoup moins vagabond maintenant !
Je fis une moue dégoutée, en rougissant malgré moi de honte. Même elle était contre moi. Elle était habillée d'une robe simple qui se serrait à la taille d'une couleur bleu pastel avec un tablier brodé à la taille. Une tenue simple et pratique en somme alors que moi… Je me retrouvais dans un kimono bleu nuit qui avait une coupe faisant plus penser plus à un yukata qu'à un vrai kimono. J'avais donc une ceinture large et blanche qui se terminait en nœud dans le dos. Le bas de ma tenue était serré, m'empêchant de me déplacer simplement. Je devais me contenter de faire de petit pas rapide. Mes manches étaient très larges, ce qui ralentissait mes mouvements et pouvait s'accrocher a n'importe quoi. En plus, des coquelicots en ombres chinoises naissaient au bas de mon kimono ainsi que sur le bord de mes manches, signe très féminin. Sauf que je suis un garçon ! Peut-être n'arrivait-il pas à faire la différence ? Idiot comme ils sont. Je restais renfrogné alors que Aiko me tendis mon plat.
-Allez fais pas cette tête et vient manger tant que c'est chaud… Je pris mon assiette et vis avec surprise que la table soit haute avec des chaises. Posant mon plat dessus, je dû m'asseoir alors que jusqu'à maintenant nous nous agenouillons toujours pour manger ou attendre… Je restais dans cette position inconfortable, jusqu'à ce que je n'y tienne plus et m'agenouilla sur la chaise, me donnant de la hauteur par rapport à Aiko qui s'était assis en face de moi, un thé à la main. Je fixais la tasse qu'elle tenait. Etrange. Elle n'était pas simple, cylindrique comme les nôtres. Des fleurs ornaient la surface lisse de l'objet et une anse très mince et fragile accueillait l'index et le majeur de la femme, le pouce posé contre le rebord du récipient. La théière aussi était étrange, ronde, sculpté, elle détonnait beaucoup par rapport aux nôtres, plates et faite de terre cuite… Elle s'asseyait sans problème dans la position adéquate des meubles.
-Tu t'assois étrangement… En fait, tu ne m'as pas dit quel est ton nom.
-Roronoa Zoro, je viens de l'île voisine… Pourquoi je n'ai pas le droit de porter un uniforme normal, mais cet habit de fête.
-Haha ! Ça, c'est surement une idée de Madame, suggérée bien sûr par le majordome. Bastien.
-Le vieil homme qui m'a ouvert la porte ?
-Oui, il a beaucoup d'autorité dans les domestiques.
-Il y en a combien.
-Il y a les saisonniers qui travaille les champs pour la famille Heito, puis après il y a les professeurs pour le jeune maître et après les laveuses qui font aussi le service de literie et enfin le jardinier.
-Mais… et le service de maison ?
-Bah… C'est pour nous trois.
-Tout ce boulot pour nous !
-Eh oui… Mange ça va être froid.
Je prenais la brochette entre mes deux mains et commençais à mordiller le calamar, débutant par les tentacules. Je grimaçais en sentais la morsure de la chaleur me prendre les lèvres. Je regardais le bol de riz avec les baguettes. Tiens, ils ont ça chez eux ?
-Madame a fait une fois un voyage sur ton île, et bien qu'elle ne voyait que la misère des honnêtes paysans, elle trouvait cela très exotique. Alors elle a ramené quelques objets dont elle ne s'est jamais servie. Comme le vêtement que tu portes. Ce devait être pour son fils, Lihaw, mais il a toujours refusé de le porter.
Et c'est normal. C'était chiant à mettre, à porter et à enlever. Je posais ma tête sur mon poignet droit en pensant à ce que les autres penseraient en me voyant fagoté comme ça. Mangeant le riz après avoir terminer le poisson, des bruits de pas surviennent. Quelqu'un qui coure.
-Aiko ! C'est quand qu'on goute ! J'ai faim !
-Jeune maitre… Vous ne mangerez qu'a 4h30 et pas avant, votre mère me feras des histoires sinon.
-Mais j'ai faim… Toi !
Je relevais la tête, la bouche en train d'avaler le riz du mauvais coté. Alors que j'essayais de ne pas mourir étouffé, je lui répondais de la même manière.
-Le sale gosse !
Devant moi se tenait l'enfant du lac. Je n'arrivais pas à croire que autre la femme squelette et le majordome coincé, j'allais devoir servir un gamin de son espèce. Le teint mate et doré, j'avais le teint un peu pâle et boueux a coté. Les cheveux rebelle et brun, lui donnant un air particulièrement turbulent et impatient. Il devait faire de prés une tête de plus que moi, et était habillé en garçon, lui ! Je devinais déjà que je n'allais pas le supporter. Il partis en courant, surement pour en informer sa mère. Je grognais et bondit de ma chaise pour le courser, malgré mes jambes ankylosées. J'arrivais a temps pour le voir se prendre un gifle de la part de sa douce et fragile image maternelle.
-Lihaw ! Ne criez et ne courrez pas dans la maison ! Ce ne sont pas des manières à avoir !
Devant le manque de réaction de l'enfant, genre chouinerie ou pleurs intempestifs, je compris qu'il n'était pas a sa première claque. La femme se tourna vers moi les lèvres pincées alors que je me remettais droit et lissais mon habit. Son visage se dérida brusquement, la faisant s'exclamer :
-Oh ! Comme c'est exotique et élégant. Dommage que mon idiot de fils n'a jamais voulu le mettre.
Je voyais sa main se serrer, prêt à remettre le couvert, quand je décidais de prêter main forte à la cause du gamin.
-Madame. Ces vêtements sont très difficiles à mettre et à porter. Il est normal qu'un enfant de cet âge ne puisse pas porter ce genre de vêtement.
Elle me regarda d'un œil particulièrement enflammé avant de me questionner :
-Vous avez bien 11 ans, non ?
-C'est cela madame.
-Eh bien, sachez que mon fils en a 12. Donc, il peut bien mettre ce genre de vêtement. A moins que vous ne sous entendez que mon fils est trop idiot pour pouvoir mettre un tenue de ce style.
-Non, ce n'est pas ce que je voulais dire, c'est que…
-Donc, vous pensez que je ne comprend pas ce que vous dites.
-Non. Je veux juste vous prévenir que Madame ne connait pas encore tous de ce pays et que le vêtement que vous avez pris est pour la gente féminine.
-Ohh… Mais alors pourquoi l'avez vous mis ?
-Parce que je n'avais rien d'autre à mettre. Cependant je ferais remarquer a Madame que ce n'est pas pratique pour des obligations physiques que vont être les miennes prochainement…
-Ce genre de vêtement ne seras que lors de votre service de table, et pour accueillir les invités. En parlant de cela, vous commencez à travailler ce soir, car nous avons la famille Joshiro pour le diner.
Je regardais d'un œil le gamin… Qui avais un an de plus que moi en fait, pour le voir droit et apparemment courroucé par le fait que je lui avais sauvé la mise. La femme vis mon regard et porta le sien sur son fils avant de me demander :
-Que regardez vous ?
-Absolument rien, mais peut-être que votre fils devrais prendre congé de vous pour se… Préparer a l'arrivé de vos invité.
-Désormais, vous devriez l'appeler Jeune maitre ! Est ce clair ?! Et puis, j'allais le faire, donc gardez vos remarques pour vous ! Je vous trouve bien impertinent !
-Mes excuses. Surement la chaleur et la longueur du voyage.
-J'en suis consciente, mais tachez de vous reprendre ! Car je n'hésiterais pas à vous renvoyer sur votre île perdue !
Je m'inclinais discrètement alors qu'elle me renvoyait dans les cuisines pour aider ainsi que son fils pour se sustenter et donc disparaître de son champs de vision. Marchant cote à cote dans les couloirs, je sentais son regard noir sur ma nuque alors que je me traitais de tous les noms. En un jour, j'avais réussie à lui faire dire qu'elle pourrait me renvoyer… En moins de 24 heures… Elle devait cependant avoir la menace facile. En plus elle était enceinte jusqu'au dents alors…
Je sentis une main sur mon épaule et lorsque je me retournais paré d'un regard morne et fatigué de cette journée vraiment trop longue, je me pris une gifle de la part du sale gosse. Il avait de la force le bougre ! N'ayant par l'habitude de porter ce genre de vêtement serré au niveau des jambes, je ne pus que m'étaler au sol, sur le carrelage parfaitement astiqué du corridor.
-T'es malade ou quoi !
Il me regarda d'un air glacial puis essaya de me donner un coup de pied que j'évitais de justesse en roulant sur le coté. L'habit n'étant pas pratique, j'avais du mal à me relever pour lui dire deux mots a ce connard d'aristo. Mais avant cela, il m'attrapa par le col et voulu me donner un coup de poing, que j'arrêtais bien que je dusse utiliser mes deux mains pour que mes poignet ne soit pas foulé par la forte de ce type. Comment un pareil gamin prétentieux, égocentrique et stupide avait pus acquérir une force pareille. Il devait faire de la muscu, c'est pas possible.
-Toi ! Tu m'as humilié !
-Je ne savais pas que aider quelqu'un était un acte punis par la loi.
-Tu devrais garder la place qu'ait la tienne, roturier !
Il tourna les talons, me laissant sur le carrelage complétement déboussolé par son agissement. Me voilà bien parti… Je me relevais après l'avoir vu disparaître dans le tournant d'un couloir, m'époussetant un peu, je trottais vers les cuisines, pensif. Alors que, les manches relevés grâce a un ruban qui passait dans celles ci, me permettant de les retrousser et de les garder ainsi en nouant le dit rubans dans le dos, j'essuyais lentement la vaisselle, Aiko vint me voir.
-Qu'a dit la patronne ?
-Rien d'autre que des remontrances envers mon comportement, et un menace de renvois…
-T'inquiète pas. Elle menace toujours les premiers jours.
Je soupirais.
-Et je me suis mis aussi le gosse sur le dos.
-Le jeune maître tu veux dire…
-Ouais, c'est ça. Il a voulu mettre un pain, ce crétin !
-Ce crétin comme vous le dites reprendra le domaine familiale a la mort de ces parents, donc je vous conseille de l'appeler dés maintenant Maître Lihawn ou bien Lihawn-sama… C'est bien comme ça que vous dites chez vous ?
C'était Bastien, le majordome. Me tournant vers lui, je m'essuyais les mains pour le détailler. Habillé d'un costume noir a cravate, il avait des moustaches blanches, larges et longues qui se recourbaient. Ses cheveux blancs tiraient en arrières avec deux mèches rebelles qui retombaient sur son front. Le nez pointu, remonté lui donnait un air méprisant. A moins que ce soit son tic de relever la tête pour baisser les yeux dans le seul but de vous descendre plus bas que terre. Grand, longiligne, il semblait suivre le régime de la femme noble. Tout le contraire d'Aiko qui respirait la bonne santé en laissant derrière elle des effluves de sucreries et autre mets bien plus appétissants encore.
-En effet, ce sont bien là nos manières d'appeler quelqu'un de supérieur hiérarchiquement, mais ça me surprend que vous sachiez tant de chose à notre sujet. Venez vous aussi de Shimotzu ?
-Moi ? Bien sur que non ! Enfin, écoutez mes conseils. Et désormais, vous devriez m'appeler Bastien-Sempaï.
-Pourquoi ? Ça flatte votre égo, ou votre âge ?
-Si vous ne voulez pas vous retrouver avec une tenue encore plus ridicule que celle-ci, je vous suggère de vous montrer bien plus respectueux envers ma personne.
Je grinçais des dents mais dû abdiquer ! Connard !
-Bien… Sempaï.
-C'est pas mal… Pour l'instant. Je suis indulgent pour votre première journée ici. Avant l'arrivée des invités, je vous propose de voir votre chambre.
J'acquièçais, et le suivait dans le dédale de couloirs. Puis nous arrivions au devant de fins escaliers en bois qui conduisaient sous le toit de la maison. Celui ci était face au jardin, et presque camouflé par les plantes grimpantes. Un endroit perdu de la maison. Une grange ré-emménagé peut-être… Les marches grinçaient bruyamment sous mon poids et celui de Bastien. Il ouvrit d'un coup la porte qui souleva un fin nuage de poussière, le faisant tousser en même temps que moi, alors que je portais ma main sur ma bouche. Bastien se retira en me laissant passer devant pour contempler mon nouveau chez moi. Un lit au sol. Un parquet vieux et sec, plein d'échardes. Les murs étaient blancs cassé… Il n'y avait au moins pas de trace d'humidité, ni de champignons… Une table basse en bois, un fenêtre a deux battants coulissante… Des volets dont la peinture s'écaillée… Une plante grimpante qui passait par un des carreaux brisés, se vautrant sur le sol, engloutissant heureusement peu de mur… Je faisait deux pas avant de m'arrêter, de poser mes sacs et de refaire un pas, pour voir de plus prés ce que je devais réparer.
-Bien… Je te laisse… apprivoiser ton nouveau logis.
Bastien disparu, laissant un nouveau pan de lumière arriver dans la chambre. J'arrivais vers la fenêtre et l'ouvrit après avoir tiré comme un malade sur la poignée pour la faire coulisser… Dans un grincement plutôt inquiétant, elle céda me laissant tomber sur le sol. Je toussais violemment à la nuée de poussière qui s'insinua dans mes narines et mes vêtements. Je grimaçais en sentant des démangeaisons parcourant ma peau. Je me relevais pour aller vers le futon, pour frapper la couette qui libéra un nuage de saleté. J'éternuais deux fois avant de me relever et de tituber vers la fenêtre pour ouvrir les volets et laisser la lumière engloutir la pièce et laisser la poussière s'en aller vers l'extérieur.
Bon, j'avais besoin de papier de verre, d'eau, d'un balai, de linge et de papier fin pour quelques décorations. Je descendais en bas pour trouver un balai et une serpillère. Mes pieds maintenant sur le gazon, je compris que j'avais une tonne d'échardes a présent dans le corps. Super… Alors que j'avais trouver quelques fournitures dans la grange, l'aristocrate m'interpella.
-Pourquoi prenez vous ces affaires ?
Je retins un juron. Elle ne pouvait pas me lâcher ? C'était mon premier jour et j'en avais déjà marre…
-Excusez moi Madame, mais je me permettais pour nettoyer ma chambre.
-Oui, je comprend cependant faites vite et soyez présentable lors de l'arrivée des invités.
-Oui, Madame.
Le balai dans la main droite, le seau d'eau remplie dans ma main gauche et un linge propre dedans, je grimpais les marches en crabe pour amener mes trouvailles… Au boulot.

00OOO00

Zoro se détourna de ses écrits quand l'appel du déjeuné se fit entendre. Le quatrième jour. Il passa une main sur son visage et soupira en sentant le creux de ces cernes, et ses pommettes plus visible qu'a l'accoutumé. Il fondait comme neige au soleil, mais grâce à ses exercices qu'il pratiquait malgré sa fatigue, il gardait une forme normale. Voilà pourquoi il s'entrainait même quand Chopper lui demandait de rester au lit. Pas qu'il aime contredire le renne, mais si il stoppait sa musculation ne serais ce qu'une semaine, il deviendrait une arrête. Ses muscles étaient secs, donc sa plus grandes force venait de muscle non voyant. Le reste n'était qu'une force superficielle mais qui faisait parti de son image. Image que l'équipage avait apprit à connaître et à apprivoiser. Alors le vert faisait tout pour la conserver. Rangeant son carnet dans son haramaki, il dût reconnaître que cette ceinture lui servait quand même a beaucoup de chose, comme cacher sa soudaine perte de poids. Encore deux jours et ou pourra voir ces cotes. Il le savait, mais a quoi bon. Il ne pouvait ingurgiter quelque chose de solide sans avoir envie de le vomir dans les secondes qui suivaient. Maintenant, il distribuait tous son déjeuné et en sautait la plupart. Ce n'était pas le plus discret comme méthode, mais il évitait ainsi le regard du blond, de la sorcière morbide et du renne bon samaritain. Ce dernier ne faisait que de lui jeter des regards inquiets, faisant grogner le vert. Mais qu'on le laisse en paix ! Il fut assis à la table et soupira longuement. Il ne mangerait encore rien aujourd'hui…

Le déjeuné terminé, Chopper s'assis dans son infirmerie après avoir donner ce qu'il fallait a la navigatrice qui souffrait encore de migraine. Prenant son menton entre ses sabots, il jeta un coup d'œil à la vigie. Le cas de Zoro l'inquiétait un peu. Ce n'était peut-être qu'un passage a vide… Peut-être. Mais si c'était plus grave ?! Il se remémora le peu de diner ou Zoro avait été présent ces derniers jours. Il avait toujours son air froid et un peu balourde, mais pourtant… Ce n'était pas la même distance que d'habitude. Normalement, il était comme un être silencieux, riant quand tout le monde riait et même, rarement, jetait de l'huile sur le feu. Il se disputait avec Sanji, puis finissait avec une esquisse de sourire aux lèvres, comme si il se souvenait d'une bonne blague que seul lui pouvait comprendre… Mais il était là. Pas comme maintenant.
Soit le vert était absent, soit son corps était a leur coté. Cependant son rire sonnait creux, ses yeux scrutaient le lointain durant tous le repas. Puis il y avait ce sourire… Ce sourire a présent triste et amer. Il pouvait de son imagination entendre le rire jaune qui devait résonner dans les oreilles du bretteur. Il semblait seul et son âme a des kilomètres de là… Pourquoi ?
Chopper pouvait faire une liste de tout les mal possible, mais ça ne mènerait nul part. Valait mieux demander a la source même… Cependant, le renne devinait bien le manque de coopération et l'aigreur du vert qu'il allait devoir combattre. Le renne jeta un regard a la vigie, n'entendant même pas le bruit des altères. Cette fois s'en était trop ! Prenant une petite fiche, il sauta de sa chaise tournante pour aller sur le pont et agripper les haubans. Il allait quand même le voir. C'était lui le médecin, zut alors ! Et au pire, il verrait juste l'état de santé du bretteur, et un check-up ne lui ferait pas de mal.
Arrivant enfin à la trappe, il n'entendit pas de signe de vie. Le vert devait méditer, peut-être. Entrouvrant la trappe, il tomba sur une pièce peu éclairée, propre et vide. Il n'était pas là ? Un fin rayon de soleil traversait entre les rideaux mal tirés, faisant apparaître un éclat doré dans l'ombre. Les boucles d'oreilles de Zoro. Il était dans cette pièce ?! C'est en forçant sa vision qu'il put le distinguer. Assis en lotus, a demi affalé contre le mur circulaire de la pièce, les bras entourant ses sabres posés contre son torse et le creux de son cou, la tête baissée, les yeux fermés. Il ressemblait plus a un guerrier mort au combat, se recroquevillant dans la douleur qu'a un dormeur en plein rêve. Sa respiration était difficile, hachée. Chopper ouvrit un peu plus la trappe, faisant entrer plus de lumière.
-Pourquoi tu es là ?!
La voix de Zoro était sèche, enrouée par un accent agressif. Ses yeux s'ouvrirent en un instant, fixant l'intrus. Inconsciemment, il reserra sa prise sur les trois lames. En même temps, même si c'était pour la bonne cause, le renne avait envahi son espace privé sans qu'il y soit invité. De prés, Chopper pus distinguer les perles de sueurs qui s'écoulaient de son front, les yeux embués par le stress. Il remarqua aussi sa maigreur qui s'installait de plus en plus dans ces chaires…
-Euh… Je m'inquiétais un peu pour toi…
-Je suis juste un peu fatigué. Il n'y a rien de grave.
-Tu… Tu veux que je t'ausculte ?
Zoro se referma d'avantage, présentant un visage chiffonné par le rejet de la proposition.
-Non. Je vais juste dormir.
Chopper s'en alla, sans dire d'avantage. Ce ne devait pas être grave si le vert disait se sentir bien… Limite les dernières fois qu'il avait assuré n'avoir aucun problème, ce n'était pas le cas… Il irait voir Sanji pour lui demander gentiment de faire des plats très vitaminé pour le vert. C'était peut-être parce qu'ils s'approchait d'une île estivale ? Cependant, Zoro n'avait pas semblait être dérangé par la froideur de Drum, ni par la chaleur d'Alabasta… donc ce n'était pas une brise un peu chaude qui allait le rendre patraque… Ne voyant pas ce qu'il pouvait faire autre chose que de supposer, Chopper cessa sa torture mentale d'essayer de deviner le mal de Zoro, au risque de ce faire exploser les neurones.
Il aurait bien voulu l'ausculter, rien que pour vérifier si tout allait bien, mais il ne fallait pas être un devin pour comprendre que le vert ne voudrait pas qu'on l'approche.
Zoro resta dans son coin… Bon, renvoyer le docteur de cette manière n'avait pas été le truc le plus intelligent de la semaine. Il pariait que le renne allait encore plus fouiner après cette altercation. Encore trois a quatre jours, puis il se sentirait mieux. Pour l'instant, le vert sortit le carnet une nouvelle fois. Il devait terminer le commencement de son histoire.

Hmmm… Je suis lente.. Enfin, voilà donc la suite ! Et encore un passé horrible pour notre bretteur ! Que ceux qui aiment le sang lève la main ! Non, ne vous levez pas ! Non ! Pa les parpaings ! Au plaisir de vous écrire, vous pouvez me laissez un p'tit mot, si le cœur vous en dit ! Tout est accepté, les déclarations d'amour comme de morts violentes…