Le voilà le 2ème chapitre qui vous explique où est le changement ^^

Avec une joie enfantine, votre Sam


Je tente de soulever Gabin. Je lui mets sa tétine. Allison a vérifié sa couche. Rien à faire. Il pleure, pleure et pleure encore.

- Génius ; gémit mon presque frère

- Je sais pas quoi faire Scott ; je passe ma main dans mes cheveux trop longs que je n'ai jamais le temps d'aller faire couper

- Appelle le mec là

- Qui ? ; je fais mine de pas savoir alors que franchement je vois pas comment je pourrais oublier

- Celui qui m'a ramené Gabin. Tout le monde dit que c'est un magicien avec les bébés

- Et je fais comment ? J'sais même pas son prénom ; je me frotte la nuque en me souvenant de son sourire doux à l'idée de marcher sous la pluie

- Demande aux infirmières de nuit de le bipper ; Allison se joint à Scott ; J'en peux plus. Je sais pas… Peut-être que je suis une mauvaise mère ; elle se met à paniquer puis à pleurer

Je me lève de mauvaise grâce, lui embrasse le front et ferme la porte. J'apprécie une demi-seconde le calme du couloir, qui change des braillements de mon filleul dans la chambre. Je vérifie l'heure sur ma montre. Près de 4h du matin. Il va jamais accepter de venir ! Je marche sans volonté vers le bureau d'accueil des infirmières. J'espère qu'aucune ne va glousser bêtement ou me demander un autographe.

- Excusez moi

- Oui Monsieur ? ; ouf elle a l'air normale

- Je suis le frère des Mccall, chambre 214

- Je sais monsieur ; elle sourit gentiment, faisant plisser ses petites rides

- Ouais et donc… Mon filleul veut pas arrêter de pleurer. On a fait tous ce qu'on a pu mais…

- On va vous envoyer quelqu'un

- Non mais pas quelqu'un on veut le grand mec là ; elle rigole et moi je me sens ridicule

- Des « grands mecs » ; elle mime bien les guillemets ; J'en ai quelqu'un dans le service

- Ok… Assez grand, cheveux noir, yeux vert, barbe de trois jours et…

- Derek. Il est rentré monsieur, il a fait une journée entière donc…

- Ah merde ; je pose ma tête contre le rebord du bureau

- Vous ne voulez pas qu'on tente avec quelqu'un d'autre ?

- Si, comme vous voulez. J'm'en fous en faite ; je me laisse glisser jusqu'au sol.

- Ça va ? ; elle se penche au-dessus et je la voie à l'envers, ça me fait rire un peu

- Juste fatigué. Ça va passer ; je frotte mon visage

- J'envoie quelqu'un monsieur

- Merci. Je peux resté juste un moment ? C'est si calme ici ; je soupire

- Installez vous là ; elle pointe un fauteuil du doigt, je me relève et mon dos craque ; Hé ben ; elle rigole ; Besoin d'un coup de main ?

- Non, c'est habituel

Je m'écroule sur le fauteuil. Je suis jet-lagger au possible. J'étais à Sydney ce matin encore. Puis Mélissa m'a appelé pour me dire qu'Allison avait des contractions. J'ai pris le premier vol en direction de Londres. Résultat j'ai l'impression d'avoir la tête dans un bocal, mon cœur palpite de fatigue et je me suis fait allumé par mon agent parce que je n'ai pas de « jour de congé » de prévu. Quel milieu de con… Je vois une infirmière passer en direction de la chambre d'Alli. Elle en ressort au bout de 10 minutes. Une autre passe, encore une autre. Vers 4h45 l'infirmière du bureau décroche le téléphone avec des lèvres pincées. Je pose ma tête contre le mur. Je dois m'assoupir parce que je me réveille à cause d'une voix brisée.

- Le petit Gabin sérieux ? ; je me lève d'un bond et le mec se retourne vers moi avec un minuscule sourire ; Encore là vous ?

- Euh… Ouais ; je me frotte les yeux

- On a des salles de repos qui seraient peut-être plus adaptées que le fauteuil défoncé devant chez Elodie ; il presse la main de l'infirmière qui rigole en lui faisant les gros yeux

- Désolé de vous avoir demandé de revenir mais…

- Vous inquiétez pas. J'suis là pour ça. On y va ? Ou vous préférez rester dans ce fauteuil amoché?

- Direction la 214 ; j'avance la main pour lui demander de me précéder

Il est encore habillé en civil. Jeans levis bleu foncé, un grand pull en coton. Ses cheveux noirs ruissellent de pluie. Il doit donc encore pleuvoir. Il a des cernes mais ça n'atténue pas la beauté de ses yeux. Ils sont incroyables. A première vue on les dirait bleu mais ils sont vert très clair. Il avance une de ses longues mains et claque quelques coups à la porte. On entend déjà les hurlements du bébé. Il passe la tête par la porte et j'entends la compagne de Scott pousser un véritable soupir de soulagement.

- Ben alors bébé Gabin ? ; il se saisit du nourrisson et moi je retourne m'écrouler sur le fauteuil de la fenêtre

- Les infirmières ne comprennent pas. Elles parlent de lui donner du Nopron

- On ne drogue pas un aussi beau bébé ; il roucoule et moi je suis impressionné qu'il arrive à rester calme comme ça

Il frotte son nez contre la tête de l'enfant. Passe une main dans son dos. Soulève la couche. Puis il s'allonge sur le sol. Il redresse ses jambes et cale le petit contre son bassin, dans la même position que lui. Il se met à chantonner d'une belle voix grave, mais genre vraiment grave, et il lui frotte le ventre. Entre mouvement circulaire et petites pressions. Au bout de 30 secondes Gabin arrête de hurler pour geindre. Même pas 2 minutes et le petit se tait. Complétement. Il attrape son doigt, le porte à la bouche et se met à le téter. Il rigole doucement.

- Vous auriez une tétine plutôt ? ; il demande à mon amie

- Je… Oui ; elle ouvre le tiroir

- C'est pas possible. Vous avez un don ou quoi ? ; je me tourne vers lui, putain il est beau comme ça tout humide de pluie et allongé au sol et… Je me racle la gorge

- Non, il suffit de trouver ce qui ne va pas ; il me sourit encore avant de se retourner vers la maman du petit ; Vous l'allaitez ?

- Euh oui. Faut pas ? ; elle ouvre des yeux apeurés

- Si mais… Je vous explique. On a le cas de la maman qui allaite sans souci. Celle dont le lait n'est pas assez… Consistant on va dire à défaut de mieux ; il continue de frotter le ventre de Gabin ; Et d'autre, comme vous, qui ont un super lait. Donc pour lui c'est un peu dur à passer. Ça lui file mal au ventre.

- C'est ma faute ?

- Non madame, absolument pas ; il est calme, apaisant, je pourrais m'endormir en écoutant sa voix ; Maintenant que vous le savez il faut juste ne lui donner qu'une moitié de tétée et compléter avec du lait en poudre. Voilà il est endormi ; il se lève et repose le nouveau né dans le berceau

- Merci. Infiniment ; ma presque-sœur par alliance pose ses doigts sur la tête de son fils

- Je suis là pour ça madame ; il sourit imperceptiblement, en étouffant un bâillement

- Comment on peut vous remercier ? ; je demande et il se tourne vers moi

- Y a pas à me remercier. Je fais juste mon boulot

- Même à 5h du mat ? ; je penche la tête

- Même à 5h du matin, oui ; il sourit plus franchement et je remarque qu'il a des petites rides à côté des yeux et des creux dans les joues, pas des fossettes à proprement parler, mais pas loin

- Un café peut-être ? ; Allison pose une main sur son poignet ; Stiles va vous offrir un café. C'est la moindre des choses, on vous a fait sortir de votre lit !

- Ne vous inquiétez pas Madame, vraiment !

- Elle a raison. Café ; je me dirige vers la porte ; En route Monsieur le magicien ; je rigole

- Mais… ; il rougit et je trouve ça craquant

- On insiste ; elle le pousse vers moi

- Ok, merci

Il passe devant moi et se dirige vers une machine à café. Je l'arrête d'une main sur l'épaule. Ferme l'épaule. Carrée l'épaule. Virile l'épaule. On se reconcentre !

- Un vrai café. J'en ai besoin

- Comment ?

- Café. Croissant. Ce genre de chose quo ;i je regarde la confusion envahir ses beaux yeux ; La question se pose même pas en réalité

Je pivote sur mes talons et me dirige vers l'ascenseur. Il enfonce les mains dans son jeans, grommelle quelque chose et me suit dans l'ascenseur. Je m'étire de tout mon long, faisant craquer ma colonne vertébrale et ma nuque.

- Vous devriez allez voir un ostéopathe

- Pas le temps ; je réponds en baillant

- Quand vous serez plié en deux, incapable de vous lever, il sera trop tard ; il hausse ses épaules

- Et vous vous pencherez vers moi en disant « je te l'avais bien dit » c'est ça ?

- Presque ; il étouffe un rire et l'ascenseur s'ouvre, j'avance d'un pas mais il me retient en montrant l'étage qui n'est pas le bon, un grand mec rentre

- Salut Derek. Lydia est pas là ?

- Lyds est au lit à cette heure ci. Et après 42h de garde je pense que c'est son droit. Et toi Jacks ?

- Journée de merde soupire le grand brun ; Mais t'es déjà de retour ? T'as pas fini genre à…

- 18h30. Si mais j'ai eu… Une petite urgence ; il se tourne vers moi avec un air amusé dans les yeux

- Il me paraît un peu vieux pour faire parti de tes urgences ; rigole le médecin

- Hé oh ! ; il lui claque l'épaule ; Passe un de ces 4 à la maison

- J'le ferais ; l'ascenseur s'ouvre et le brun en ressort

- Oh Whittemore ! ; le brun se retourne ; Ne dit pas. Fais le ! ; l'ascenseur se referme avec un tintement ; Pardon, c'est un bon collègue

- J'ai cru deviner ; ma voix sonne assommée, même à mes oreilles, alors je me racle la gorge

- Et c'était pas méchant vis-à-vis de vous par rapport à l'urgence

- Je sais ; l'ascenseur s'ouvre à nouveau et je reconnais le hall

Je le suis sans un mot en direction de la sortie. Il pleut encore. Le climat de l'Australie me manque. J'enfonce mes mains dans les poches de ma veste. J'ai l'impression qu'elle a plus le temps de sécher.

- Vous avez un café de préférence ?

- Un café où on sert du café. Du vrai ! ; je me frotte le visage, l'air frais, même s'il est humide, me fait du bien

- Alors. Café italien ou français. Au choix ; d'une main il pointe la gauche et de l'autre la droite

- Vous reprenez le service aujourd'hui ?

- A 11h oui. J'ai donc le temps de boire beaucoup, beaucoup de café ; il me fixe calmement

- Alors français. Ça fait un moment que j'ai pas passé du temps dans cette partie de la ville. Vous allez pas avoir froid avec juste un pull ? On est en décembre quand même

- Vous inquiétez pas ; il chantonne

- Dites ; je m'adapte à ses longues enjambées ; Vous vous appelez comment ?

- Derek Sales Hale

- Pardon ? ; je rigole ouvertement avant de fermer ma bouche d'une main, putain ça se fait pas de se moquer du nom de quelqu'un, mais il sourit, loin de se vexer

- Derek Hale ; il répète et son accent me fait courir des petits frissons

- C'est pas très anglais tout ça

- Parce que ça ne l'est pas. Mère amérindienne et père allemand ; il traverse la route et je le suis sans même regarder où je vais

- Ben merde alors

- Et là la prochaine question « mais qu'est ce que vous foutez là ? », pas vrai ?

- Pas loin. Mais je prends aussi la réponse à cette question si vous me la donnez

- C'est pas gratuit hein ! ; il hausse les épaules 5 questions chacun ?

- Je prends ; il me détend, il m'apaise, ça fait du bien. Pas besoin de faire attention à ce que je dis, comment je le dis, rien.

- Bon comme je suis de bonne humeur et que j'aime bien le petit Gabin je considère que les premières questions ne compte pas ; du doigt il m'indique de tourner, je le suis comme un automate, il marche vite, je suis un peu essoufflée

- Vous voulez pas ralentir un peu ? ; je pose ma main sur mon flanc

- Hé ben ! Vous avez des longes jambes pourtant ! ; il s'esclaffe un peu moqueur

- Merci ; j'inspire une grande bouffée d'air qui est un peu mêlée de son parfum Alors Derek…

- Celui-là vous convient ? ; il pointe du doigt un café en me coupant

- Je vous suis ; j'hoche la tête

- Salut Malia ; il lance en pénétrant dans l'établissement

- Salut belle gueule… NOM DE DIEU

- Du calme Malia, on vient boire un café ok ?

- Mais…

- Non non. Juste café ok ?

- Installez vous ; elle répond la voix blanche en me suivant des yeux

Je le regarde se glisser sur son siège. Il tire le pull au-dessus de sa tête, exposant une partie de son ventre à la peau plus brune que la mienne. J'ai envie de me pencher pour y passer les doigts. Je me retiens à grand mal. Putain j'ai déjà flashé sur des mecs, mais jamais comme ça. J'suis trop con ! En plus Danny va gueuler si je fais des frasques ici ! Oh bordel ! Sa tête réapparaît, un peu ébouriffée. Il rabat son t-shirt sans dire un mot et la carte apparaît devant mes yeux, me sortant de ma contemplation. La serveuse n'en tend pas à l'homme en face de moi.

- Vous êtes un habitué ? ; je laisse mes yeux glisser distraitement sur la carte

- Plus ou moins. J'ai bossé ici pendant… 5 ans je crois ; il pose une jambe sur sa chaise ; C'était une autre vie ; il sourit nostalgique

- Monsieur Stilinski a trouvé ce qu'il prendra ? ; intervient la serveuse, j'ai envie de lui répondre « votre ami » mais…

- Je vais laisser Derek choisir pour moi comme il sait ce qui est bon ; je souris en coin et lui roule des yeux

- Tricheur. Alors… Bon moi tu sais et pour le jeune homme… ; il attrape ma carte, la retourne d'un mouvement vif ; Mets lui un double expresso macchiato caramel et… Un bonhomme. Merci ma belle

- Juste je te rappelle que l'express ; elle se dandine

- Marc est pas là ?

- Il est 6h Der'

- J'arrive ; il se lève ; Excusez moi. Mais l'expresso est là ; il indique une étagère et indique ensuite la vendeuse qui doit faire à tout casser 1m55

- Hey ; elle lui tape dans le ventre mais à côté de lui elle fait lilliputienne

- Pas de souci ; j'hoche la tête


Alors ne vous énervez pas... Derek est un prénom d'origine allemande qui signifie béni des Dieux donc son père est allemand dans cette fiction et si vous êtes pas content ben... Tant pis ^^

Secundo oui une mère amérindienne parce que de un ce peuple est juste trop cool, traité comme des bêtes et ça m'horripile donc voilà. Ça arrivera peut-être encore que je parle d'eux au détour d'une fic! Ensuite Talia pour moi ça sonne étranger, donc ça peut être amérindien. Et pour finir, ce n'est pas parce que je n'ai pas vu un épisode que je n'ai pas regardé qui joue qui et quels visages ils ont. Et l'apparence de l'actrice de Talia Hale ben peut être amérindienne. Tralalala c'est tout ce que j'ai à déclarer :D