Petit message à une lectrice anonyme. Penses-tu réellement ce que tu as écrit dans ton speech de profil ou t'es tu contentée de faire un copier-coller parce que tu trouvais ça bien ? Parce que je me demande vraiment si tu as conscience de ce que ça veut dire...
Ou alors tu ne sais pas lire...
Bref...
Merci à Tiine pour sa review ! Même si je ne m'étale pas trop, j'ai beaucoup apprécié ton message !
Et désolée pour l'attente, mais j'ai eu un week-end chargé et de plus, je suis en arrêt de travail. Je suis complètement coincée du côté gauche et croyez moi, taper sur un clavier, c'est un calvaire !
Verdict de la radio : arthrose cervicale. J'vous jure, c'est pas beau d'vieillir^^
Merci pour votre patience et j'espère pouvoir respecter mon rythme de publication, maintenant.
oOoOooOoOooOoOooOoOooOoOo
Chapitre 2
Rodney commença donc par celle dont il avait lu le résumé l'après midi même à la bibliothèque.
L'auteur, comme elle osait s'appeler, n'était finalement pas trop mauvaise. Il restait quelques fautes d'orthographe et de grammaire, mais rien de trop dérangeant. Apparemment, elle aimait bien torturer un des personnages, John, parce qu'elle lui faisait toujours subir les pires choses qui pouvaient arriver à un être humain normal. Il se faisait tirer dessus, il avait des accidents qui bien évidement le laissait blessé, mais malgré tout, il s'en sortait toujours !
Rodney avait trouvé ça pitoyable. Jusqu'à ce qu'il arrive au moment du réconfort...
Et c'est à partir de là qu'il se retrouva scotché devant son écran. Il aurait voulu paraitre dégoûté mais même ça, son corps le lui refusait. Malgré lui, il ressentait presque toutes les sensations que la gamine décrivait. Car pour Rodney, il ne pouvait y avoir qu'une gamine qui pouvait écrire ce genre de "prose"...
Une femme n'aurait jamais osé le faire !
Il inspira à fond, se leva et tourna en rond pendant cinq bonnes minutes avant que son regard soit de nouveau irrésistiblement attiré par la page affichée sur l'écran de son portable, posé sur son bureau...
Son subconscient lui criait que ce n'était pas bien, qu'il ne devait pas. Mais il s'assit quand même et continua sa lecture...
Et Rodney ne bougeait pas. La respiration haletante, il fixait John de ses magnifiques yeux bleus voilés par le désir. Le même qui se reflétait à présent dans les prunelles vertes de l'homme qui pencha doucement la tête et...
Rodney sentit les lèvres chaudes de John sur les siennes et il s'entendit gémir...
La langue, humide et douce, força un peu le passage et envahit de sa présence sa bouche, qui ne lui refusa pas l'entrée. John se pressa encore un peu plus et rapidement, Rodney put sentir son désir. Leur bassin était l'un contre l'autre et nul doute que ce que Rodney "sentait", c'était le membre durcit de son amant...
-Amant ? Couina Rodney, mais ils ne vont quand même pas aller jusque là !
Deux mains coquines se frayèrent un passage sous la ceinture de son pantalon et Rodney rentra un peu le ventre, afin de laisser la place nécessaire aux deux exploratrices...
-Oh mon dieu... oh mon dieu... mais il se laisse faire !
Obnubilé par le texte, Rodney oubliait que ce n'était qu'une histoire, une simple fiction et non la réalité...
Le bouton fut rapidement détaché, la fermeture éclair fut baissée et John se retrouva à genoux...
-Non... Gémit Rodney, il ne va quand même pas faire ça...
Son membre fut doucement sortit de sa prison de tissu et John se lécha un peu les lèvres, très excité par l'idée d'engloutir une telle friandise. Après quelques caresses du bout des doigts, il ne tint plus et engouffra entièrement le sexe luisant de désir...
-Ouiiii... oh ouiiii... Murmura Rodney, en passant ses mains dans la chevelure brune de l'homme qui le suçait avec ardeur.
-Il laisse un homme le... non... j'y crois pas...
John leva ses yeux vers Rodney et il y lut tant d'amour qu'il voulut le voir jouir.
Alors il augmenta sensiblement la cadence.
Les rapides va et vient sur son sexe firent que Rodney ne put se retenir très longtemps...
Il se mit à gémir de plus en plus fort, ne pouvant empêcher ses hanches d'aller à la rencontre de la bouche si talentueuse, qui lui procurait tant de plaisir...
Et soudain, des picotements envahirent ses reins, sa respiration s'accéléra, ses doigts se crispèrent sur la tête brune de son amant et...
... Et un orgasme fulgurant s'empara de lui, le faisant gémir très fort...
Et Rodney haletait...
Il n'en revenait pas. Lui qui trouvait ça limite dégoûtant, remarqua qu'une certaine partie de son corps avait réagi à la lecture de ce passage...
Du coup, il éteignit rapidement le portable, décidant de ne pas terminer la lecture de cette lamentable parodie d'histoire d'amour. Il se leva de la chaise et constata avec déplaisir que la bosse déformant le devant de son pantalon n'avait pas disparu, malgré le fait qu'il restait persuadé que ce genre de relation était contre nature.
Et c'est en rageant qu'il se dirigea vers la salle d'eau.
Une bonne douche froide lui remettrait les idées en place !
oOoOo
Le lendemain, Rodney s'interrogeait encore sur ses réactions de la veille. Comment avait-il pu se laisser aller à lire ce genre de torchon ?
Il prit le temps de ranger son petit appartement, ce qui ne lui prit que peu de temps étant donné la taille de celui-ci, puis enfila son manteau et sortit s'acheter un sandwich qu'il décida de manger à la bibliothèque.
Il s'y sentait tellement mieux que chez lui, dans cet établissement...
oOoOo
Il s'obligea à mettre de l'ordre dans son bureau. Tout ça pour éviter de se focaliser sur l'engin de malheur.
De son malheur.
Mais pourquoi parlait-il de malheur ?
Après tout, ce n'était qu'un amas de fils et de composant électronique !
Ce n'était pas vivant !
Ça n'avait aucune conscience !
Tout ça n'avait aucun sens...
Pourquoi en voulait-il à une machine ?
Parce que celle-ci avait eu la mauvaise idée de lui faire prendre conscience que peut-être...
-NON ! Cria Rodney. Je ne suis pas... comme ça !
Il se leva, fit les cents pas en long, en large et en travers de son bureau, avant de se rasseoir et de se prendre la tête entre les mains.
-Je ne suis pas comme ça... je ne suis pas comme ça...
Et aussitôt après, il ferma les yeux et se frappa le front sur le bois dur de son bureau...
Non, il n'était pas comme ça.
Mais alors, pourquoi dans la douche il s'était caressé en pensant à ce qu'un homme pourrait lui faire ?
oOoOo
Il était l'heure d'ouvrir les portes et Rodney s'approcha d'elles avec appréhension. Peut-être qu'aujourd'hui pourrait-il voir celui ou celle qui s'était servi de l'ordinateur ?
Mais il n'y avait personne qui attendait. Un peu déçu, il entra de nouveau dans son bureau...
oOoOo
Rodney s'était octroyé un moment de détente en étant penché sur un livre qui traitait de la physique nucléaire, mais au bout d'un moment, un sentiment étrange s'empara de lui. Comme si il était épié...
Etonné, il se redressa et regarda autour de lui. Personne...
Puis son regard fut attiré par la porte entrebâillée. Il se leva, intrigué et là, son cœur se mit à battre la chamade. Un homme était assit.
Mais pas n'importe où. Il était LA. Assit devant l'écran.
Et sa tête était tournée vers lui...
Il remarqua le sourire doux qui éclairait le visage plutôt plaisant de l'homme, ses cheveux bruns qui partaient dans tous les sens et surtout, ses superbes yeux vert...
Tétanisé, il ne put baisser le regard ni faire un pas. Il se contenta de rester immobile, alors que l'homme se levait et s'approchait de lui...
-Bonjour...
Il avait une voix assez agréable, mais son accent trainant écorcha un peu les oreilles sensibles de Rodney.
-Excusez-moi... je peux vous poser une question ?
L'homme, voyant que Rodney ne bougeait toujours pas, répéta sa question...
-Excusez-moi mais... vous pourriez m'accorder quelques minutes s'il vous plait ?
La phrase parvint enfin au cerveau de Rodney, qui acquiesça d'un simple signe de tête.
-Euh... on peut discuter en privé ? Si cela ne vous dérange pas bien sûr... Insista l'homme.
Rodney leva la main et désigna son bureau, dans lequel l'homme le suivit.
Puis il resta debout, les mains croisés devant lui, ne sachant pas vraiment quoi faire.
Il se sentait bizarre, mais pour quelles raisons ?
-Je m'appelle John Sheppard...
-Rodney McKay... Répondit-il machinalement.
... Et il mit à pâlir soudainement. Il avait bien entendu ? L'homme qui se tenait devant lui s'appelait John ?
Comme dans l'histoire ?
... Celle où un Rodney et un John étaient ensemble ?
C'était juste une coïncidence, non ? Ça ne pouvait être que ça, de toute manière...
Même si il avait le même genre de "tignasse brune indisciplinée" et les yeux verts de "l'autre"...
Mais il devait y avoir des tas de Rodney et de John de part le monde de toute façon !
Tentant de reprendre contenance, il tendit quand même la main, espérant que son attitude n'avait pas éveillé de soupçon...
-Oui, je sais... bonjour Rodney... Continua John en lui serrant doucement, l'air de rien.
Mais comment un inconnu pouvait-il connaître son nom ?
Son étonnement amena un autre sourire...
-C'est inscrit sur votre porte... Répondit alors John, en indiquant celle-ci de la main.
Bien évidement !
Mais une autre chose intrigua quand même le conservateur. Il y avait effectivement son nom, mais aussi celui de son collègue. Alors comment savait-il qui était qui ?
-J'ai déjà discuté avec l'autre personne, c'est comme ça que je l'ai appris... Continua John.
Ah oui... bien sûr...
-Je voulais m'excuser...
-De quoi ? Réussit à articuler Rodney.
-De ne pas avoir éteint l'ordinateur, l'autre jour...
-C'était vous ? S'exclama Rodney sans réfléchir.
Et aussitôt, il se mit à rougir.
John sourit encore. Et Rodney se sentit tout bête. Maintenant, le brun savait qu'il avait dû voir ce qu'il y avait à l'écran.
Quelle andouille...
-Vous avez lu ?
-Ou... oui... mais je n'ai pas voulu... en fait, la souris a bougé un peu et... Tenta de s'expliquer Rodney.
-Ce n'est pas grave, vous savez... en fait, ça m'arrange un peu...
-Ah bon ?
Il s'en voulut de s'être écrié de cette façon, mais c'était sortit tout seul, sans qu'il puisse l'en empêcher...
-Oui, parce que je ne savais pas trop comment... enfin... je ne savais pas trop comment vous aborder...
-M'aborder ? Pourquoi ?
-C'est bête, mais ça fait un bout de temps que je viens ici... depuis que je vous ai remarqué...
Rodney déglutit. Et la "conversation" lui revint en mémoire...
Et plus particulièrement ce que l'homme qui se tenait en face avait écrit...
-Vous êtes "Captain Kirk" ? S'exclama t-il encore.
-Oui... Répondit John en souriant de plus belle, je sais que c'est stupide, mais c'est sous ce pseudo que je communique sur ce forum...
Un silence à couper au couteau suivit cette déclaration. Et John se rapprocha de Rodney, qui ne put s'empêcher d'avoir un petit mouvement de recul.
-Vous n'avez pas à avoir peur de moi vous savez, je ne vais pas vous faire de mal... bien au contraire... et si vous avez lu, vous avez sans doute compris...
-Euh...
-Vous avez compris que c'était de vous dont je parlais avec "Xéna la guerrière", n'est-ce pas ?
-Euh...
Rodney ne savait plus ou se mettre. Si il avait eu un quelque doute, là, ce n'était plus possible. C'était bien avec lui que l'homme qui lui faisait face voulait faire des "choses"...
Et il déglutit difficilement.
-Je suis attiré par vous... vous avez l'air de quelqu'un d'intelligent, vous aimez votre travail et vous avez toujours un air rêveur, quand vous regardez les livres... comme si vous aviez la garde de quelque chose de précieux...
Tout en disant cela, John leva la main et l'appuya doucement sur la joue de Rodney...
-Si vous saviez à quel point j'aimerai que vous me regardiez de cette façon... comme j'aimerai être à leur place et que vous preniez soin de moi autant qu'eux...
-Non...
-Non ?
Attristé, John laissa sa main retomber doucement.
-Je suis désolé, je n'aurais pas dû... mais je croyais que...
-Que quoi ? Que j'étais comme vous ? S'exclama Rodney.
-Comme moi ?
-Oui, vous êtes... euh... un...
-Vous n'arrivez même pas à le dire ? J'aurais cru que vous aviez l'esprit ouvert... Dit alors John tristement.
-J'ai l'esprit ouvert ! Je suis même très ouvert ! Rétorqua Rodney.
Et le sourire refit son apparition sur le visage de John.
... Et la rougeur revint de plus belle sur celui de Rodney.
Il venait de se rendre compte du double sens de sa réplique...
-Alors pourquoi être aussi vindicatif ? Vous êtes homophobe ?
-Pas du tout ! Mais...
-Mais quoi ? Vous savez, aimer un homme alors qu'on en est un n'est plus considéré comme une tare de nos jours. Et rien ne me ferait plus plaisir que de vous faire découvrir toutes ses merveilleuses sensations... Murmura John.
-Lesquelles ? Demanda Rodney.
Juste avant de se traiter d'idiot...
Mais pourquoi avait-il dit ça ?
-Celle la, pour commencer...
Et Rodney vit avec stupeur les mains de John se lever, se poser délicatement sur ses joues...
... Et une bouche chaude et douce se posa sur la sienne...
oOoOo
Immobile, le cœur battant à cent à l'heure, Rodney ne fit pas un geste. Les yeux grands ouverts, il laissa l'homme le caresser de ses doigts, qui parcouraient doucement son visage...
Puis il sentit quelque chose d'humide sur ses lèvres et les entrouvrit involontairement...
Aussitôt, une langue inquisitrice s'engouffra dans sa bouche.
Elle chercha la sienne et sans même s'en rendre compte, il pencha un peu la tête et ajusta la position.
Un gémissement sourd se fit entendre...
La douceur du baiser lui emballa les sens et sans vraiment chercher à comprendre le pourquoi du comment, ses mains se levèrent et se posèrent timidement sur le torse de John.
Il savait qu'il ne devait pas laisser un homme l'embrasser.
Il savait qu'il ne devait pas non plus répondre à ce baiser...
Il savait aussi qu'il ne devait pas, qu'il ne devait surtout pas le toucher...
Alors pourquoi Rodney se rapprocha t-il encore plus du grand corps musclé ?
Puis il se sentit libre...
La bouche l'avait lâchement abandonné, laissant ses lèvres humides et légèrement meurtries.
Mais il avait aimé... Bon sang ce qu'il avait pu aimer !
-Alors ? Demanda John d'une voix un peu tremblante.
Un bruit bizarre sortit de la bouche de Rodney, qui avait toujours les yeux fermés.
-Ça va ? Demanda encore John, inquiet de ce silence.
-Oh mon dieu...
-Rodney, ça va ?
-Partez... partez tout de suite... PARTEZ ! S'écria le conservateur en rouvrant brusquement les yeux, fichez le camp ! Je ne veux plus jamais vous voir ici, c'est clair ?
Blanc comme un linge, John se pinça les lèvres et fit rapidement demi-tour...
oOoOo
A suivre...
oOoOo
Voilà. Je m'excuse pour le retard, mais comme je l'ai écrit plus haut, la douleur est assez forte. De plus, taper sur un clavier tout en ayant une minerve et un bras coincé à partir de l'épaule, c'est pas génial !
Ne soyez donc pas trop impatient de recevoir les réponses à vos reviews, vous me connaissez, vous savez que je le fais toujours, seulement, en ce moment, ça me prendra certainement un peu plus de temps.
Merci pour votre patience et bonne journée !
Bizzz
Ticœur.
Et merci de me lire...
