Hello ! Voici le second chapitre de l'histoire ! J'espère que son début vous a séduit, et je vous remercie de la suivre :)
Surtout n'hésitez pas à me laisser vos impressions, j'y répondrai avec plaisir
Dana2012 : Merci beaucoup je suis très contente que tu aimes le début, c'est vrai que j'essaie toujours justement de rendre la lecture le plus agréable possible, et que ce soit remarqué me rend très heureuse :)
Manoirmalfoys : Merci :) Oui Lucius ne fera rien pour se faire aimer des lecteurs dans cette histoire... Je m'excuse auprès de ses fans :p
Missfuruba : Ah ah oui Drago n'est pas épargné ici ! x)
Précédemment :
Une affreuse vision parvint à Drago, il vit son père s'en aller dans l'indifférence la plus totale... Non, ce n'était pas possible, jamais son géniteur n'aurait pu l'abandonner aux mains du seigneur et le laisser se faire torturer sans agir ! Et pourtant si, il l'avait fait, sans scrupule, sans la moindre expression sur le visage... Drago sentit ses yeux s'humidifier et tout en refoulant ses émotions, il se hissa avec beaucoup de mal pour se laisser retomber contre un des murs de la geôle. Il ne put se concentrer bien longtemps sur ses insoutenables visions et se rendormi, exténué, adossé au mur.
xXXx
" Tu es un Malfoy... "
Une voix connue avait prononcé cette parole. Elle était froide et semblait être dénuée de tout sentiment; cette voix, c'était celle de son père : Lucius Malfoy.
Que signifiait cette phrase ? L'encourageait-elle, au nom de cette noble famille, à se reprendre et à se révolter afin d'effacer l'humiliation qu'il subissait ? Tel fut le ressentiment de Drago lorsqu'il se réveilla toujours adossé au mur froid de sa cellule. Ce qu'il ne savait pas, c'est que son père avait véritablement prononcé cette parole au travers la grille du cachot, et, plongé dans son sommeil, il n'avait pu percevoir tout le mépris logé dans ces mots et dans son regard...
Le blond fut tiré de ses réflexions par un bruit strident de ferraille rouillée. Il leva les yeux et pu apercevoir entrer dans la salle un homme repoussant , dont la laideur fit grimacer le jeune homme. Son regard se fit de plus en plus méprisant tandis que ce dernier se rapprochait de lui, avec une sorte de gamelle rempli de nourriture écoeurante à la main, qu'il lui tendit. Par réflexe Drago chercha sa baguette des yeux, mais il comprit bien vite que celui-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom la lui avait retirée... Le mangemort prit la parole et sa voix grasse porta Malfoy au sommet du dégoût.
" Le maître est généreux de t'offrir cela, je ne suis pas sûr que tu le mérite. "
" Je ne suis pas sûr que tu mérites l'honneur que de te retrouver dans la même salle que moi, sors d'ici tu me dégoûtes " lança-t-il froidement.
Le mangemort se mit à rire, ce qui énerva profondément Drago
" Il va falloir que tu songes à revoir ton égo à la baisse petit, tu n'es plus rien désormais. "
Le regard du blond s'assombrit rudement, mais l'homme n'y porta pas cas et reprit :
" Je ne comprends même pas comment le seigneur des ténèbres a pu te garder en vie, elle n' est plus d'aucun intérêt après tarrrgh "
Sans plus attendre Drago s'était jeté sur l'homme, qui surpris, s'écroula au sol sous le poids du bond. Ce dernier abattit férocement ses poings sur cet homme méprisable sans la moindre retenue. Pour qui se prenait-il à l'insulter de la sorte ! Drago était affaibli mais le mangemort n'était pas robuste, et encaissa tout les coups. La haine du Serpentard était sans limite, si bien qu'il le frappait encore alors que l'homme avait perdu connaissance; le visage ensanglanté, l'arcade et le nez brisés.
Absorbé par la rage il n'aperçut pas les deux autres mangemorts arrivés sur les lieux qui le dégagèrent de sa victime d'un sort de répulsion. Lorsque Drago toujours essoufflé se redressa, les deux hommes venaient d'emporter leur odieux camarade et refermèrent la grille sans un mot.
Le sang de ce minable souillait le sol de sa cellule et Malfoy dut prendre sur lui même pour regagner son sang-froid. L'odeur de la gamelle toujours posée au sol le dégoûtait véritablement et il lui fallu à nouveau s'appuyer sur le mur sale de son cachot pour calmer ses vertiges.
xXXx
Drago avait perdu toute notion du temps depuis qu'il était retenu dans ce maudit cachot, mais à en juger par le peu de lumière que filtrait la lucarne, il devait être le soir. Puis il distingua le bruit de gouttes qui tambourinaient le sol à l'extérieur de sa prison, et pu ressentir une vague de fraîcheur humide sur sa peau qui le fit frissonner. Drago soupira, Mauvais jugement...
Il pouvait être n'importe quelle heure de la journée; la luminosité ne ferait pas figure d'horloge pour ce jour là.
Quelques instants plus tard un violent orage éclata. Le grondement des tonnerres semblait insidieusement prendre plaisir à faire ressortir toute le côté lugubre et sinistre de sa sombre cellule.
Il lui était impossible de dire le nombre d'heures, peut être même de jours, qu'il s'était écoulé depuis le début des intempéries, mais il n'eut plus de visite depuis l'incident. Son cachot était enfoncé dans un des étroits couloirs du manoir du seigneur des Ténèbres et il n'y avait plus le moindre signe d'activité apparente.
Le maître avait-il pris l'horrible décision de le laisser mourir enfermé comme un vulgaire prisonnier ?
Drago se releva brutalement et se jeta sur la grille de tout son poids, après l'avoir énergiquement secoué il entreprit de donner de violents coups dedans, mais rien à faire, elle semblait avoir été renforcée par un sort de protection. Il se laissa retomber abattu au pied de celle-ci, épuisé et haletant. Son estomac le faisait atrocement souffrir et il dut se résigner à manger l'horrible repas que lui avait servi l'homme qu'il avait tabassé quelque temps auparavant.
Chaque bouchée lui donnait un peu plus la nausée, il se sentait profondément humilié et cela lui était insupportable.
Une question revint alors dans son esprit : Comment son père pouvait-il le laisser ici, réduit à un tel statut ? Drago était parfaitement conscient de la lâcheté dont il avait fait preuve face à Dumbledore, mais il ne méritait pas un tel châtiment, c'était beaucoup trop ! Il avait tout de même été une aide primordiale pour faire pénétrer les mangemorts dans Poudlard ! Il s'était donné du mal pour parvenir à maîtriser cette putain d'armoire à disparaître !
Comment son père pouvait il oublier ça si facilement... L'oublier lui...
Se sentant soudainement trop fragile, Drago tenta de chasser ces nombreuses questions de son esprit et de se reprendre : s'il se laissait aller dans ce maudit cachot, il allait devenir fou !
A bout de force il s'endormit quasi instantanément.
xXXx
Une poigne de fer saisit Drago à la gorge l'arrachant violemment de son sommeil sans qu'il n'eut le temps de réaliser quoi que ce soit. Suspendu dans les airs et la vue encore brouillée il ne parvint pas à apercevoir qui se tenait en face de lui. Son coeur manqua de s'arrêter lorsqu'il pu distinguer Voldemort, le visage plus déformé que jamais par la haine.
" Je m'absente quelques jours et qu'est-ce que j'apprends ? Que mon détenu ne peut pas s'empêcher de causer des dégâts auprès de mes hommes ? "
A peine eut-il fini sa phrase que son bras s'enfonça dans le ventre de Drago qui étouffa un cri de douleur. D'un geste vif, il l'envoya s'écraser à l'autre bout de la cellule. Le jeune homme sentit quelques unes de ses côtes se briser sous l'impact du sol gelé et se mit à recracher du sang dans une quinte de doux douloureuse. Un sort de découpe vint craqueler le sol jusqu'à son dos que le Lord lacéra sans scrupule, malgré les lamentations de Drago.
" Arrêtez ça... ! " parvint-il péniblement à prononcer.
Le mage noir s'approcha et vint poser un genou à ses côtés, il saisit -ou plutôt broya- son épaule afin de le redresser :
" Ai-je bien entendu ? Te croirais-tu en posture de m'ordonner quoi que ce soit ? " Il resserra à nouveau l'emprise arrachant un gémissement au blond.
" Je vous en... " Il n'acheva pas sa phrase, c'était décidément trop lui demander que de supplier quelqu'un, tandis que ses yeux tentaient difficilement de refouler les larmes qui menaçaient de jaillir.
Un sourire en coin vint étirer les très fines lèvres de Voldemort, il vit Drago serrer les poings et comprit qu'il était sur le point de craquer. Epris de pur sadisme, il prit soin de redessiner les nombreuses ouvertures présentes sur le dos du blond à l'aide de sa baguette, avant d'y planter sauvagement l'extrémité. La douleur provoquée fut comme une décharge électrique et le hurlement du blessé fut si conséquent qu'il en perdit quasiment la totalité de sa la voix sur le coup.
Il n'en pouvait plus, il fallait que tout cela s'arrête.
" Je vous en... Supplie " Même presque inaudible cette phrase fut déchirante à prononcer. Entre deux sanglots il reprit :
" Je ferais.. Ce que vous voudrez, mais arrêtez ça... "
Satisfait de cette réponse, le seigneur des Ténèbres relâcha sa prise. Il se leva et fit apparaître au milieu du cachot des chiffons gris, semblables à ceux d'un elfe de maison, ainsi qu'une fiole sensée atténuer la douleur.
" Tu as dix minutes, salle de réunion. " ordonna-t-il avant de quitter la pièce.
Une fois seul et encore sous le choc, Drago évacua ses larmes librement; il avait honte de sa réaction, mais il trouvait dans cette faiblesse un certain soulagement.
