Allez, zou! Chapitre 2 en ligne. En fait, je l'avais déjà tapé depuis un bout de temps mais ça m'a fait plaisir de vous faire poireauter un peu.
Enjoy, donc!
Réponses aux reviews (si avec ça je suis pas une gentille fi-fille...) :
Tikasoft : Merci pour tes encouragements et, pour ce qui est du côté "OUAOO CELLE LA ON LAVAIT JAMAIS FAIT", ouais, je sais j'ai l'habitude (je suis du genre à écrire du Shika x Shino pour les fics sur Naruto, donc...). Et désolée que tu ai du mal à lire mais ça m'intrigue quand même, parce que j'ai écrit cette histoire pour ma soeur qui se pâme littérallement devant Sweets et elle n'a eu aucun mal à lire (bon, après ma soeur est bizarre, je te l'accorde...)
Ysialyse : Eh oui... En fait, je commençais un peu à saturer... "Booth x Brennan" tout le temps, c'est dur pour nous, pauvres petits amateurs de yaoi. Donc, en étant donné que je suis une âme charitable, j'ai décidé de mettre un peu de mon temps dans un OVNI parfait (et si vous êtes sages, je ferai même un Zack x Hodgins, un de ces jours (oui, je suis très axée Zack, pardonnez-moi.))
PS : Je tiens à souligner que, dans le domaine du "chapitre OVNI" on a rarement fait pire mais que voulez vous...
La fin de la journée vint plus tôt que Zack ne l'avait imaginé. Lui et Sweets s'évitaient soigneusement, se parlant à peine, se lançant parfois des regards : noirs de la part de Zack, peinés de celle de Sweets. Il était six heures du soir quand Zack quitta l'Institut Jefferson. Le crépuscule teintait les alentours de rose et d'orangé, une douce brise de printemps vint décoiffer le garçon. Il s'arrêta un instant, ferma les yeux, savourant ce moment de tranquillité offerte. Il se remit en route quelques secondes plus tard, dévala l'escalier blanc et se dirigea vers l'arrêt de bus, n'ayant envie de rentrer avec personne et surtout pas Hodgins. Il n'avait rien contre son ami mais il n'était pas d'humeur à subir un interrogatoire. Il n'avait qu'une centaine de mètres à parcourir pour arriver à destination mais il n'avait pas effectué la moitié de la distance que Sweets, appuyé nonchalamment contre sa voiture, l'interpella. Zack lui jeta un regard mauvais et s'éloigna, faisant comme s'il ne l'avait pas vu. Sweets se redressa d'un bond et rejoignit Zack, l'attrapant par le bras. Le garçon se retourna :
« Mais, qu'est-ce que vous me voulez à la fin? Cria t-il
-Juste vous parler. Mais comme vous fuyez sans arrêt, vous ne me facilitez pas la tâche...
Zack dégagea vivement son bras et s'éloigna. Il héla un taxi et s'y engouffra rapidement. Une fois installé, il donna son adresse au chauffeur et des larmes vinrent couler sur ses joues. Il ne savait pas pourquoi et il s'en fichait, ça lui faisait du bien de pleurer. L'homme au volant réajusta son rétroviseur, sans un mot.
Quand il se retrouva seul dans son petit appartement, les yeux embués de larmes, il se dirigea vers sa chambre sans même prendre le temps d'allumer la lumière. Là-bas, il s'allongea sur son lit, retira précipitamment sa veste, puis le T-shirt prêté par Sweets. Il étendit les bras, le regard vide avant de se recroqueviller, serrant le vêtement contre lui. Il porta le tissu à son visage et inspira lentement ; il portait l'odeur de Sweets, ce mélange un peu bizarre de lessive, de savon et d'après-rasage. Ses larmes étaient là mais refusaient de s'échapper. Il se sentait comme rassuré, comme dans les bras de celui qu'on aime. Il fut effrayé à cette pensée. Plus jamais, il s'était fait la promesse de ne plus tomber amoureux d'un homme. Il ferma les yeux et se rappela les événements de la journée passée. Il sentait à nouveau les mains de Sweets se mouvant sur ses hanches , le goût de ses lèvres lui revenait dans la bouche. Il poussa un soupir, voulait se convaincre que tout ça n'était qu'une vague impression mais non, il arrivait toujours au même résultat. Il resta une bonne demi-heure ainsi et finit par s'endormir, les larmes traçant un sillon sur ses joues.
Le réveil sonna à sept heures trente, trop tôt au goût de Zack. Il se leva péniblement, essaya de remettre de l'ordre dans ses cheveux mais en vain.. Il alla passer de l'eau sur sa chevelure pour essayer de la dompter quelque peu. Au quatrième essai, alors que ses épaules étaient complètement trempées et que des épis continuaient à rebiquer ça et là, il laissa tomber, se sécha rapidement. Son regard s'arrêta sur le miroir un instant. Ses yeux étaient rouges et cernés de bleu, il semblait épuisé. Il serra le poing et donna un petit coup dans son reflet. Il murmura pour lui-même :
-Plus jamais ça. Tu te souviens?
Il se releva, s'habilla sans trop faire attention à ce qu'il portait et fonça prendre le bus, pas vraiment d'humeur à se faire escorter. Finalement, il arriva un bon quart d'heure en avance à l'institut. Alors qu'il s'était changé et qu'il se dirigeait vers le labo, il croisa Angela. Celle-ci le dévisagea un instant, comme si un zombie en quête de chair humaine fraîche venait de surgir devant elle -ce qui était plus ou moins le cas. Elle bredouilla :
-Za...Zack? Tu as pleuré?
Il hésita un instant, puis, considérant qu'Angela était surement la personne la plus qualifiée pour parler de ça (l'autre étant justement la racine du problème), il lui avoua :
-J'ai... j'ai peur,Angela. J'ai peur d'être tombé amoureux... On s'est embrassés hier et ça prend des proportions trop importantes.
Angela réfléchit un instant.
-Tu sais, Zack, si tu as un problème avec une fille, tu ferais mieux d'en parler à Jack. Il te donnerait de meilleurs conseils...
Zack baissa les yeux, embarrassé :
-Ben, justement... C'est pas avec une fille que j'ai un problème...
Angela écarquilla les yeux :
-Tu... tu est tombé amoureux... d'un mec? Zack, tu est gay?
-Je pensais en avoir fini avec tout ça, fit-il en hochant la tête. Et puis, voilà qu'il arrive et qu'il bousille tout ce que j'avais fait...
-Et qui c'est? Pas Jack quand même?
Zack fit non de la tête :
-Mais on travaille avec lui quand même...
Angela porta un doigt devant sa bouche, perplexe. Elle essaya de visualiser l'équipe. Elle énuméra :
-Alors, on est : Brennan, toi, Jack, moi, Booth...
Elle lança un regard effaré à Zack :
-Non... Booth?
Zack éclata de rire :
-Non! T'imagines si ç'avait été lui...
Il se reprit :
-C'est Sweets...
-Ah, fit Angela pas plus surprise que ça. Remarque, il a « la tête de l'emploi » sans vouloir être vexante.
Zack acquiesça en riant. Angela l'observa quelques secondes et reprit, plus sérieusement :
-Enfin, il faut que tu lui parles. Dis lui ce que tu as sur le cœur. Il est psy, il devrait comprendre, non?
Zack hocha la tête, promit d'aller parler à Sweets et s'en alla en pressant le pas. Il emprunta un couloir, puis un autre avant d'arriver devant l'escalier du labo. Il passa sa carte magnétique dans la borne et gravit les marches. Il avait un instant aspiré à une journée calme, sans incident notoire mais la vérité s'imposa à lui quand il aperçut Sweets, appuyé contre une paillasse en pleine discussion avec le docteur Brennan sur l'utilité de la psychologie. Autant dire que c'était animé. Voyant que personne ne s'apercevait de sa présence, il toussota. Brennan lui adressa un bref signe de tête en guise de bonjour, regarda sa montre et prit un air un peu affolé en voyant qu'elle allait être en retard à une conférence qu'elle était censée donner. Elle s'éloigna rapidement. Zack lui répondit d'un signe de main qu'elle ne vit surement pas et se mit au travail. Il sortit précautionneusement le morceau de verre qu'il avait commencé à examiner la veille de la boîte où il avait été rangé. Tout en effectuant ce geste, il sentait une présence dérangeante derrière lui; il se retourna, fit face à l'intrus, Sweets en l'occurrence. Il lui lança un regard noir :
-Je vous avais dit de me laisser, non?
Sweets prit un air particulièrement peiné :
-Arrêtez ça Zack, s'il vous plait...
-Non, trancha Zack
-Juste une minute...
-J'ai dit non. Pourquoi devrais-je accepter de vous adresser la parole?
Sweets poussa un soupir excédé, saisit le poignet de Zack et le serra avec force. Celui-ci laissa échapper un petit cri de douleur :
-Vous me faites mal! Lâchez-moi!
-Arrêtez de faire l'enfant... Je veux juste discuter.
Sweets lâcha le poignet du jeune homme qui tomba mollement le long de sa hanche. Le regard de Zack s'adoucit et il soupira :
-Bon, très bien. Allez-y, je vous en prie...
Il avait prononcé cette dernière phrase sans trop de conviction dans la voix. En même temps que Sweets se lançait dans des grandes explications sur ce qui l'avait poussé à se comporter comme tel la veille, Zack se remit à sont travail, écoutant à peine ce que lui avouait l'autre. Il porta le morceau de verre devant son visage. Il était à peine plus grand qu'une paume de main et on pouvait distinguer des volutes blanches entre les deux couches de verre. Il examinait la pièce avec soin quand Sweets prononça une phrase qui, il ne savait pourquoi, attira son attention :
-Enfin, tout cela pour dire...
Zack haussa un sourcil interrogateur à la vue du visage rouge pivoine de son interlocuteur. Sweets déglutit :
-Tout ça pour dire... que je vous aime, Zack...
A cette dernière phrase, le jeune homme sembla pétrifié. Ce qu'il tenait dans les mains lui échappa. Il essaya de rattraper la preuve mais réagit trop tard. Le morceau de verre vola en éclat avec un son cristallin. Zack tenta de se protéger le visage mais plusieurs débris vinrent se ficher dans ses joues et ses lèvres, lui arrachant un cri de douleur. Sweets se précipita :
-Vous allez bien? Interrogea-t-il en avisant la lèvre sanguinolente du scientifique.
Zack, qui jusque là allait relativement bien, devenant soudain très pâle. Il sentit la tête lui tourner et un goût métallique s'imposa sur sa langue. Il se pencha en avant , fut pris d'un violent spasme et régurgita un bon litre de sang. Sang qui se répandit à ses pieds en une énorme mare rougeâtre. Il contempla un instant la flaque qui s'étendait lentement, lança un regard affolé à Sweets et ses jambes se dérobèrent sous lui.. Il se sentait partir, tomber à la renverse. Alors que ses genoux rencontrait brutalement le sol, il sentit un bras entourer ses épaules et quelqu'un allongea délicatement. Il entrouvrit les yeux : Sweets, son portable contre l'oreille, essayant de garder son calme, demandait une ambulance à l'institut Jefferson et au plus vite. Rassemblant ses forces, Zack leva péniblement la main, la posa sur la joue de Sweets et murmura :
-Merci... Lance...
Nouveau jet de sang. Et ce fut le noir complet.
Les secours arrivèrent quelques minutes plus tard. Deux hommes installèrent Zack, inconscient et maculé d'hémoglobine, sur une civière. A peine l'eurent-ils allongé qu'il fut pris de violentes convulsions. L'un des ambulanciers, le moins imposant des deux , indiqua à l'autre que Zack faisait une crise cardiaque et s'empara d'un défibrillateur. Il lui envoyèrent plusieurs décharges, sans succès. Au sixième essai le jeune homme se calma et les ambulanciers lui posèrent un masque à oxygène avant de le transporter, Sweets sur leurs talons. Ils ne lui posèrent pas de questions quand il s'assit à côté du brancard dans l'ambulance, ils se turent également quand Sweets saisit délicatement la main de Zack, la caressant doucement de son pouce. On ne dit rien dans ces cas là; on regarde, gêné mais on ne dit rien. Depuis les méandres où il se trouvait et presque inconsciemment, le scientifique referma le poing, enserrant les doigts de Sweets.
