Salut les gens!
Comme je n'avais pas fait d'intro à mon premier chapitre, en voici une petite maintenant!
L'ange et la mélancolie, c'est ma première fanfiction et même si je ne suis pas être la meilleure écrivain du monde, j'ose espérer que vous aimez mon délire ^^
N'hésitez surtout pas à me laisser une review, ça fait toujours plaisir :D
Bonne lecture!
Hi guys!
This is my first fanfiction and I'm not the best writer, but I hope you like it!
Let me a review, I'll always enjoy it :D
Enjoy your reading!
L'ange et la mélancolie
Chapitre 2
Driiiiiiiiiiiing
Enfin, le dernier cours de l'après-midi était terminé. Bien sur, il faudrait encore attendre quelques heures avant de pouvoir proclamer la fin officielle de la journée. Eh oui, le professeur d'anglais, Mr Bathowiz, décida à trois minutes de la fin de donner une rédaction de groupe à rendre pour le lendemain. Après avoir rappelé les binômes, il laissa les étudiants partir en avance, pour le plus grand plaisir de certains, même si ce plaisir était en partie gâché par ce devoir tardif.
Comme à son habitude, Amiastine alla ranger ses affaires dans son casier et se prépara à rentrer chez elle, lorsqu'elle remarqua une tache rouge dans le coin de son miroir. En se retournant, la lycéenne eut l'honneur suprême de se retrouver face à face avec son habituel «coéquipier», en ce qui concernait l'anglais, alors qu'elle avait pour habitude de faire le travail en solitaire, notant simplement le nom de Castiel sur la copie. Intriguée, Amiastine dévisagea le rebelle en cherchant la raison qui pouvait le pousser à venir la voir. Ses traits étaient tendus, sa bouche un peu pincée, comme s'il devait dire quelque chose de déplaisant, et ses yeux lançaient des éclairs : il était sûr qu'il ne venait pas pour lui proposer de l'aide pour la rédaction d'anglais.
- Alors il paraît que c'est toi qui remplace Lysandre pour les affiches de notre groupe, commença-t-il d'un ton énervé. Tu sais, ce n'est pas parce que tu nous fais de la pub que je vais changer de méthode, compris ?
Castiel voulait très certainement parler des devoirs qu'Amiastine avait dû terminer seule, pendant que l'ex-brun se fumait des cigarettes avec une canette de bière en accompagnement. Elle ne s'en était jamais plainte et n'avait jamais tenté de changer cette situation ; ça ne l'avait jamais dérangée de travailler dans l'isolement le plus complet, elle qui appréciait tant le silence et la tranquillité. La sortant de sa rêverie, Castiel explosa :
- Oh ! C'est pas parce que t'es muette que t'as pas à répondre quand on te cause !
- Qu'est ce qu'il se passe ?
Lysandre se dirigeait vers la sortie pour rejoindre son meilleur ami, Castiel, quand il le trouva avec Amiastine, les joues presque aussi rouges que ses cheveux.
- Oh, c'est toi, Lys'.
La jeune fille ne dit rien comme d'habitude, mais une étincelle dans ses yeux bleus montrait qu'elle avait été déstabilisée par Castiel, voir blessée. Personne ne savait grand' chose d'elle, mis a part qu'elle était muette, de naissance d'après la directrice, et d'une beauté timide, qu'on ne pouvait voir qu'en dépassant cette frange dissimulant une partie de son doux visage. Lysandre, lui, avait perçu ce charme, caché sous les taches de rousseur, et, à l'aide d'une empathie plutôt développée, commença à apprendre les réactions de la jeune muette, comment la faire pleurer ou sourire, sans jamais l'approcher. Mais il était maintenant clair que l'affrontement était inévitable.
- Tu sais Castiel, cela ne se fait pas d'ennuyer les demoiselles pour des broutilles pareilles, dit-il doucement en se tournant vers Amiastine. Excuse-le, il ne se rend pas toujours compte que les mots peuvent avoir une portée bien plus grande que ce que l'on imagine. Mais dis-moi, tu dois rendre une rédaction de groupe avec Castiel ? Tu n'as pas vraiment de chance… Ah ! J'ai une idée : comme tu me rends service en t'occupant des affiches des Burning Liars, je vais te renvoyer l'ascenseur en t'aidant pour ce travail d'anglais. Comme ça, cet exposé sera terminé en moins de deux et tu pourras prendre tout le temps qu'il te faudra pour terminer ces dessins. Viens, je te ramène chez toi, ça t'économisera du temps.
Amiastine n'eut pas même le temps de réagir que Lysandre l'entraînait déjà sur le parking du lycée, vers une moto Hyundai gris métallique. En voyant le jeune homme enfourcher le véhicule, elle hésita. Elle ne le connaissait pas et avait toujours eu peur de ces engins turbo, mais quand Lysandre lui tendit un casque et lui assura que ce n'était pas à cause d'une entorse qu'il ne savait plus conduire, elle prit son courage à deux mains, mit le casque et se positionna derrière lui, se cramponnant de toutes ses forces à son torse. Lysandre posa sa main sur celle d'Amiastine et se contorsionna pour la regarder dans les yeux.
- Fait attention, si tu me serre trop fort j'aurai du mal à respirer comme il faut et là ça deviendrait dangereux. Ne t'inquiète pas, tu n'as rien à craindre, Mia.
La jeune fille rougit soudainement en l'entendant prononcer son surnom et détourna la tête. Lysandre démarra et emporta la demoiselle loin du lycée, loin des problèmes, loin de ses préoccupations. Amiastine réfléchissait à mille à l'heure, à tout, sauf peut être au rebelle enragé laissé en plan dans les corridors.
X
- Et voilà. Lysandre se repoussa sur le dossier de sa chaise, un sourire satisfait aux lèvres. Fini en moins de deux heures. Et ce n'est pas du travail bâclé ! Je ne savais pas que tu étais si studieuse, Mia. Euh, je peux t'appeler «Mia» ?
L'intéressée hocha de la tête en rougissant. Mais pourquoi réagissait-elle de la sorte ? Il n'était pas le seul à l'appeler comme ça et elle n'avait jamais remarqué une quelconque ambiguïté dans l'attitude du jeune homme. Il était en fait le seul, elle l'avait remarqué lors de la rédaction du travail d'anglais, duquel Mia ne pouvait décoder les intentions à travers son comportement physique. Il était tellement maître de ses émotions et de son corps… Elle ne l'avait, pour ainsi dire, jamais vu en colère ou bien attristé, seule cette expression méditative, comme s'il était constamment ailleurs, perdu dans ses pensées. Amiastine se demandait d'ailleurs, comment un garçon comme lui pouvait avoir envie de gaspiller son après-midi à travailler pour des devoirs qu'il n'avait en aucun cas à faire, qui plus est avec une jeune muette incapable de s'exprimer autrement que par écrit ou en signant ?! Bien sûr, l'écrit prenait trop de temps et comme aucun élève du lycée ne connaissait la langue des signes, il ne lui restait qu'à tenter de s'exprimer à l'aide d'expressions corporelles compréhensibles de tous. Parfois, on lui disait qu'elle n'avait qu'à apprendre à parler comme tout le monde, mais ils ne pouvaient pas comprendre sa situation. Comment pourraient-ils ? Se rendaient-ils seulement compte de ce que cela représentait pour elle ?! Personne ne s'était jamais intéressé à elle et il n'y avait aucune raison que cela change.
Et pourtant, l'adolescent assis en face d'elle ne pouvait que lui prouver le contraire : pendant tout le temps qu'ils avaient passé à travailler, il lui avait posé des questions, du style «est-ce que tu aime ceci ?», «préfères-tu cela ?» et les avait toujours formulées de sorte à se qu'Amiastine puisse y répondre d'un signe de la tête. Et il continuait, sans montrer le moindre signe d'ennui. Au bout d'un moment, la jeune fille commença même à rédiger deux ou trois lignes sur une feuille de papier, afin de préciser ses réponses. Quand trop de temps se passa entre la formulation d'une question et l'arrivée de sa réponse, Lysandre regarda Amiastine dans ses yeux bleu nuit, étincelants, et lui demanda le plus sérieusement du monde :
- Mia… M'apprendrais-tu la langue des signes ? Ce serait bien plus simple pour moi de te comprendre qu'en attendant que tu ais terminé d'écrire et ça éviterait aussi du gaspillage de papier…
En voyant un sourire en coin se dessiner sur les lèvres du chanteur, la jeune fille tressaillit. Elle chercha en vain une explication dans les yeux vairons de Lysandre, une expression de détresse peinte sur sa peau pâle. Pourquoi ? Pourquoi voulait-il apprendre cette langue inutile ?! À quoi bon ! Finalement, il était comme les autres, avec leur pitié, leur cruauté, jamais il ne comprendrait ce qu'elle pouvait ressentir ! Et pourquoi cette vérité lui faisait-elle si mal ?! Il n'y avait aucune raison, ce n'était qu'un garçon comme les autres, il ne pouvait pas s'intéresser à elle, vouloir d'elle comme amie ou quoi que ce soit d'autre, il ne pouvait pas… à moins que ce ne soit qu'un autre moyen de lui montrer qu'elle n'était pas comme les autres et qu'elle ne le serait jamais, restant en marge de la société pour toujours ! Il ne pouvait pas y avoir d'autre raison, que cette haine douloureusement familière qui l'avait suivie depuis treize ans…
Lysandre la vit se torturer intérieurement, des larmes coulant le long de ses joues, se lever en renversant la pile de papiers rangée sur le bureau, tituber jusqu'à son lit et se coller à la paroi, se balançant d'avant en arrière, secouée de sanglots silencieux. Il ne comprit pas sa réaction et d'autres que lui auraient crû que cette fragile adolescente était dérangée et ils auraient prit la fuite. Au contraire, Lysandre rejoignit la jeune fille muette et la ramena doucement vers lui. Amiastine, sans se poser de questions, se blottit contre son torse et continua à pleurer, sans un bruit et fini par se calmer, réconfortée par ces deux bras enlacés autour d'elle. Seule la pluie les contemplait, toquant doucement contre le velux au dessus du lit. Ils restèrent ainsi un temps indéfini, mais quand ils se séparèrent, Amiastine se précipita vers son bureau, pris feuille et stylo et commença à écrire avec frénésie. Lysandre voulu se rapprocher, mais à peine eut-elle entendu les lattes de son lit craquer qu'Amiastine se retourna pour prévenir du regard le jeune homme qu'il ne devait plus avancer d'un centimètre. Intrigué, il capitula et se réinstalla sur les coussins, appuyé contre le mur, résigné à attendre un signe de la part de la jeune fille.
Quand cette dernière eut enfin parachevé son texte, elle se retourna vers Lysandre, une feuille recto-verso recouverte d'encre dans les mains. Elle hésita une seconde, puis lui donna son œuvre, sans savoir pourquoi elle faisait assez confiance à ce rêveur pour lui expliquer toute son histoire…
Oh-oh! Mais quel est donc ce secret si terrible? Bref je suis sadique d'arrêter ici, mais vous saurez la suite bientôt!
Je pense poster le prochain chapitre la semaine prochaine alors... Voilà!
à plus :D
