Il était amoureux. Lui, Draco Malfoy était tombé amoureux. Le jeune homme se demandait comme le prendrait son père si celui-ci venait à le savoir. Des images de tortures lui arrivèrent en tête, arf, finalement il ne préférait pas savoir.
Cela faisait trois semaines que les deux jeunes gens se fuyaient, trop effrayés parce qu'ils pourraient faire s'ils se rencontraient seuls à seuls à nouveau. Mais la présence de la rouquine manquait au jeune homme. Il ne savait plus quand est-ce que la jeune fille avait prit de l'importance. Il ne s'était pas rendu compte qu'au fur et à mesure de leur rencontre, elle lui était devenue indispensable. Durant ces trois semaines, il n'avait cessé de chercher des yeux la jeune fille, son cœur le pinçant lorsqu'il la remarquait et qu'elle ne levait pas ses yeux d'ambre vers lui. Il était devenu transparent, et il ne le supportait pas. Il avait essayé de l'oublier avec d'autres, mais les autres filles lui paraissaient si insipides face à la rouquine.
L'amour qu'il ressentait pour elle avait pris la place de la haine qu'il lui vouait, le rongeant peu à peu. Il était en manque, pire qu'avec les drogues moldues que son père ramenait parfois au manoir pour leurs « invités ». C'est fou ce qu'un sorcier est capable de faire pour reprendre une dose, certains vendraient père et mère pour cela. De la haine à l'amour, il n'y a qu'un pas et Draco l'apprenait à ses dépends, regrettant presque de l'avoir franchit. Parce que s'il ne l'avait pas embrassé ce jour là, leurs querelles auraient continués, et lui se sentirait encore vivant. Parce que c'était ces joutes verbales avec la rouquine, puis leurs baisers qui l'avait maintenu en vie jusqu'à maintenant. Il fallait qu'il la retrouve, juste une fois, juste pour se recréer un souvenir dans lequel il pourrait se replonger, juste pour sentir sa peau contre la sienne, son souffle dans son cou, juste pour être vivant à nouveau.
Un matin, alors que les septièmes années n'avaient pas cours, il l'a vit déambulait dans les couloirs, seule. Il ne résista pas à la tentation et lui saisit le bras afin de l'emmener dans une classe déserte. La jeune fille n'eu même pas le temps de protester que les lèvres de son ancien ennemi rencontraient les siennes. Il lui avait manqué, lui, autant que ces rencontres improvisées. Leur baiser fut passionné, pour la première fois ils ne s'imposèrent pas de barrières et leur baiser ce fit doux, presque tendre. Essoufflait, c'est lui qui rompit le baiser ce qui lui valut un gémissement de la rouquine. Il sourit, et le cœur de la jeune fille chavira, ils s'embrassèrent à nouveau forts de la présence de l'autre. De nouveau ils vivaient, par ses baisers le feu de leurs yeux se rallumaient, l'espoir renaissait dans leur cœur. Les jours passèrent et leurs rencontres se firent de plus en plus fréquentes, ils apprenaient à se connaître véritablement.
Draco se jura de se battre à ses côtés, parce qu'il voulait d'un monde où il pourrait vivre avec elle. Si on lui avait dit qu'un jour il tomberait amoureux d'une traitre à son sang, il aurait probablement rit au nez de l'inopportun non sans lui mettre son poing dans la figure pour oser prononcer de telles injures. De plus, même si Draco n'aimait pas particulièrement les moldus il ne voyait pas l'intérêt de les tuer. Il avait donné rendez-vous à la jeune fille dans la salle sur demande afin de lui apprendre la nouvelle. Ils en avaient parlé plusieurs fois ensemble, et chaque fois les yeux d'ambre s'assombrissaient, leur propriétaire étant inquiète d'être amant dans la vie et ennemi sur le champ de bataille. Lorsque la jeune fille entra dans la salle, que le blond avait souhaité sobre, elle sentit que quelque chose allait changer et si elle avait su elle serait probablement partie. Lorsqu'il lui apprit sa volonté de ne pas devenir mangemort, ou s'il n'avait pas le choix d'être un espion pour le compte de l'ordre, elle lui sauta au cou et leurs lèvres s'unirent d'un baiser plein de promesses.
Mais leur baiser se rompit par la plus désagréable des façons, par l'entrée d'un rouquin très en colère de savoir Malfoy seul dans une pièce avec sa sœur. Les deux amants se séparèrent précipitamment et lorsque la voix de Ron brisa le silence en demandant ce qu'ils faisaient là tous les deux, la jeune fille n'eu pas le courage qui faisait la fierté de sa maison et répondit, comme si c'était une évidence, qu'elle remettait cet énergumène à sa place de mangemort. Ron ne chercha pas à en savoir plus, au grand soulagement de la rouquine, et emmena sa sœur loin de cet être nuisible. Draco, lui, était resté abasourdit, il l'était l'illustration parfaite de l'expression « rester con ». Les mots qu'elle avait prononcé lui avait émiettait le cœur. Il venait de lui apprendre qu'il était prêt à renoncer à tout pour elle, à sa famille et à son argent, et elle n'était même pas capable de tenir tête à son frère.
Alors à quoi bon tenir tête à tout ce qui lui restait : sa famille ? A quoi bon se battre pour un monde meilleur auquel il ne pourrait pas appartenir, pas sans elle ? Lors de leurs rencontres futures, la rouquine n'osa jamais regarder le jeune homme dans les yeux, consciente d'avoir brisé leur relation par ses mots qui lui avaient couté.
Lors des vacances suivantes, Draco ne protesta pas quand le Lord lui apposa la marque sur l'avant bras, comme il l'aurait fait sur du bétail. Il ne résista pas lorsque le Lord lui lança un endoloris pour ne pas s'être prosterné suffisamment. Il obéit aux ordres du seigneur des ténèbres lorsque celui-ci ordonna l'attaque de Poudlard. Mais, lorsqu'il vit son père se battre contre la jeune Weasley, son sang ne fit qu'un tour et il ne prit même pas la peine de réfléchir avant de s'interposer entre l'avada kedavra de son père et le corps de la jeune fille. Il s'écroula d'un bloc sur le sol, sans la dignité des Malfoy, et ne vit pas la jeune fille s'effondrait de désespoir à ses côtés, protégée par le sacrifice qu'il avait fait. Il ne vit pas non plus un sort de la belette tuait son père, trop surprit par l'attitude de son fils pour se défendre. Il ne vit pas Harry mettre fin au combat en tuant Voldemort. Il ne vit même pas les larmes qui étaient apparues dans les yeux ambre qu'il avait appris à aimer.
A suivre…
Merci de m'avoir lu
Il ne reste plus que l'épilogue, déjà écrit mais à corriger.
