Salut les petits amis ! *sors prudemment, très prudemment de son trou*

Pas de lancer général de tomates pourries pour célébrer ce chapitre qui a mis quoi, aout-septembre-octobre-novembre, quasi 4 mois à venir ? Chouette x)

Bon, logiquement vous avez oublié tout le début -logiquement, hein, sauf si vous avez une super mémoire comme Lexie dans Grey's Anatomy :3- bref. Je fais de gros efforts pour ne pas faire des phrases de trois mètres de long qui mélangent cinq sujets avec des tirets/paranthèses/etc, et dont la conséquence première est que tout le monde se retrouve plumé (= vous avez vu comme c'est nul le correcteur automatique ? A la base j'avais écrit ''perdu''. Mais bon, si vous voulez être plumés…) dans une marre d'incompréhension (par exemple, dans la phrase précédente, j'aurais pu continuer sur le fait que j'ai une mémoire merdique, puis sur le fait que ça me rappelle qu'il faut que je révise mon interro d'Anglais, et que comme disait mon prof d'Allemand de 6ème… Vous avez saisi l'idée de la phrase géante dans laquelle on se perd (autre exemple rajouté après-coup (ben oui, je me relis ! ) le truc du correcteur automatique - vous pigez pourquoi je me relis ? Sinon, je serais passée pour une folle qui veut plumer ses lecteurs dans, je cite ''une marre d'incompréhension générale (cherchez pas le ''générale'', je l'ai rajouté à l'instant pour pas que ça fasse trop ''copier-coller'' ou ''répétition''. Les profs de français, ils n'aiment pas les répétitions. C'est comme ma prof de Français de 6ème qui…)-)? Il parait que je gère dans ce domaine. Mais je me soigne.*sourire du genre ''Nespresso What Else :DD*)

Bref. (D'où les ''brefs''. Ça m'aide à me recentrer.) Maintenant, regardez bien ce qui est gras…sseyé ? Grasseyé, ça se dit pas, hein ? Quand on surligne, on dit ''surligné'', et quand on met en gras, on dit quoi ? Bref (encore un), regardez ce qui est mis en gras. VOILÀ pourquoi c'est pas bien de faire des phrases à rallonge ! Après, on se retrouve avec plein de signes côte à côte, et on se dit : «?».

C'est bon, ma petite, tout le monde a bien compris la saloperie que sont ces phrases. Abrège.

Ok.

Revenons donc au commencement. (Mais non, pas le commencement début-début, le commencement d'après… -_-')

Je disais qu'après ces longs mois d'attente, vous avez oublié ce qui c'était passé ''previously'' (j'ignore si ça s'écrit comme ça, mais bon… j'ai interro d'Anglais très très soon !), allez relire le chapitre un ! Ouais ! Et laissez une petite review ! Ouaiis !

Y'a toujours ce truc qui fait qu'on a le droit à un seul commentaire sur chaque chapitre ? Bon, dans le doute, balanceeeeeez touuuut !

Promis, je me fais interner bientôt. En fait, je crois que c'est l'effet vacances. Ouais, parce-que je suis[enfin ]en vacances, yahooou ! Plus pour longtemps, ok, mais bon, gâchez pas ma joie !

Sur ce, voilà ce chapitre taaaant attendu *frime un coup, se prend les pieds dans la poubelle, se viande un bon coup* x)

En espérant qu'il vous plaira !

Naaaaaan attendez ! J'ai oublié un truc ! Merci, un grand Merci (avec un M majuscule =D) à tout ceux qui ont reviewé le chapitre précédent, parce-que vraiment, ça m'a fait super plaisir ;P Et merci aussi à adrian009, parce-que tu m'as peut-être pas ramenée à la vie, mais au moins à la réalité ;) Une ovation, sans lui ce chapitre ne serait pas là ! (Maintenant je me mets à ''J'irai te chercher dans les entrailles de la Mort'' ! Il est un peu glauque ce titre, non ? )

Bon, voilà ledit chapitre, et on va faire à l'instant un trèèèès léger retour en arrière pour comprendre -essayer de comprendre- ce qui c'est passé entre K et R. Vous êtes déjà largué ? Relisez le chapitre d'avant, je vous dit :P


« Vous serez sages pendant mon absence ?

- On essayera de ne pas faire trop de bêtises, Maman. »

Kate tourna la tête vers Esposito, réprimant en sourire. Mais une pseudo-vague de culpabilité la submergea de nouveau.

« Je ne plaisante pas, répliqua-t-elle. Je n'ai pas l'habitude de m'absenter pendant une enquête…

- C'est prévu depuis un millier d'année, fit remarquer Ryan en arrivant à leur niveau.

- Deux mois, corrigea la jeune femme.

- C'est beaucoup. Vous ne pouviez pas savoir que nous serions en pleine… »

Son regard se plongea dans le tableau blanc.

«… mission pour sauver l'humanité. »

Javier lança un sourire narquois à son collègue, qui rougis aussitôt sous sa remarque ironique :

« On dirait Castle. »

Beckett lâcha sa lèvre inférieur qu'elle mordillait depuis dix bonnes minutes et jeta un regard circulaire autour d'elle.

« En parlant de lui, quelqu'un sait où il est passé ?

- Il ne s'est pas pointé aujourd'hui, répondit Kevin. »

Katherine soupira.

« Il me semble qu'il avait une première, hier soir, dit Esposito.

- Ah bon ? »

Et Kate lui en voulut de ne pas le lui avoir dit. Il aurait dû, non ? Elle avait quand même en certain rôle dans sa carrière d'écrivain… non ? Elle était sa muse. Il aurait dû lui dire. Et puis, ils se parlaient, ils n'étaient pas en manque de communication ! Ils étaient amis. N'est-ce pas ? Alors pourquoi est-ce-qu'il ne lui avait pas parlé de cette soirée ? Ce n'était pas qu'elle aurait aimé y aller, non, mais… Elle se sentit trahie. Consciente que sa réaction était légèrement exagérée, elle se força à changer de sujet.

« Bon, les gars, je veux un debriefing complet à mon retour, prévint-elle.

- Pas de soucis. L'affaire sera classée et le mec derrière les barreaux, se vanta Ryan en frappant dans la paume ouverte de son coéquipier.

- Vous me paraissez bien sûrs de vous, les enfants, se moqua la policière.

- Vous nous prenez pour des incapables ?

- Du tout, répondit-elle du tac au tac. »

Au même moment, l'écrivain pénétra dans les locaux, cherchant ses amis du regard. Il les aperçus et se dirigea vers eux, un grand sourire aux lèvres. Beckett l'ignora consciencieusement avant de poursuivre :

« Contentez-vous d'être sages et de ne pas chercher des poux à… »

Elle baissa la voix.

« G-A-T-E-S. Et tout se passera bien.

- Vous n'êtes pas irremplaçable, ricana insolemment Ryan. »

Elle lui adressa un regard incendiaire.

« Oui, Chef, s'empressa-t'il de rectifier.

- Détendez-vous et profitez, lui conseilla Esposito en posant une main sur son épaule. On ne fera pas flamber le commissariat en votre absence.

- Qui part ? intervint Castle en arrivant à leur hauteur. »

Javier désigna le lieutenant de police qui semblait absorbée dans la contemplation du mur d'un léger signe du menton, et Richard sonda son amie du regard avant de protester :

« Vous auriez pu me faire part de vos projets…

- Et vous des vôtres, rétorqua Kate sur le champs en relevant immédiatement la tête.

- Des miens ? répéta-t-il sans comprendre. »

La jeune femme le regarda d'un œil noir et jeta un coup d'œil insistant à sa montre.

« C'est à cette heure-ci que vous arrivez ? »

Il était plus de seize heure.

« Des bouchons, mentit Castle, ses deux éternels cafés à la main.

- C'est ça, grogna la jeune femme. Je suppose surtout que vous avez eu du mal à vous lever.

- C'était bien ? intervint Esposito.»

Castle plissa des yeux, tentant d'organiser ses pensées. Bon. A vue de nez, Esposito et Ryan avait légèrement balancé à Beckett son emploi du temps de la soirée précédente. Et alors ? Elle n'était pas sa mère ! Elle n'était pas sa femme non plus. Qu'est-ce qu'il aurait dû faire ? L'inviter ? Elle détestait ce genre de soirées. Et puis elle n'avait de cesse de repousser ses avances. Elle n'allait quand même pas lui taper une crise de jalousie au beau milieu du commissariat !

Et puis il comprit. Il fabulait. Il prenait ses désires pour des réalités. Ce n'était pas une crise de possession, elle faisait juste remarquer le fait qu'il était en retard. Plus de seize heures… Très en retard. Il lui adressa un sourire d'excuses qui ricocha sur elle comme un galet sur la surface de verre d'un lac, et il se tourna vers Javier.

« Sans plus. »

Kevin réagit au quart de tour :

« Oh, allez Bro ! Raconte ! Ça ne peut pas être ''sans plus'' quand il s'agit d'une première de Richard Castle !

- Du grand Richard Castle, renchérit Esposito. »

Remarquant sa muse qui le contournait en ignorant avec une pointe de dédain son café pour aller s'en chercher un en salle de repos, Rick leur promit rapidement de leur raconter sa soirée plus tard avant de se lancer à sa poursuite, abandonnant les deux gobelets sur le premier bureau qu'il rencontra.

Le lendemain matin 4:00

Un bruit sourd réveilla Alexis Castle en sursaut. Elle repoussa avec difficulté les couvertures qui manquaient de l'étouffer et lança un regard hagard autour d'elle. Il était à peine quatre heures. Pourquoi est-ce qu'elle s'était réveillée ? Le bruit lui revint en mémoire et elle se leva, le cœur battant. A l'étage, tout était éteint. Elle se dirigea vers les escaliers et aperçut une lueur, qui provenait du bureau de son père. Son père… Ça expliquait tout.

« Papa, ça va ? »

Pas de réponse. Elle descendit les marches prudemment, son regard balayant l'appartement. Pas un bruit, pas un mouvement. Tout était calme, presque désertique. Elle s'approcha de la porte de l'antre de l'écrivain, et hésita une fraction de seconde avant de frapper. Richard l'invita à entrer d'une voix rauque. En frissonnant malgré elle, elle poussa le battant de la porte et pénétra dans la petite pièce.

« Ça va ? s'inquiéta-t-elle. »

Il semblait aller bien. Un peu fatigué, certes, et pas tout à fait opérationnel, mais en parfaite santé…

Alexis regarda le verre qui trônait sur le bureau d'un mauvais œil.

…Bon, et un peu alcoolisé, aussi.

« Ça va, se contenta-t-il de répondre. Je n'arrivais pas à dormir, alors j'ai voulu écrire un peu… »

Il lui fit signe de se rapprocher, et il l'attira contre lui lorsqu'elle arriva à sa hauteur.

« En vain ? s'inquiéta la jeune fille. »

Elle avait beau avoir confiance en son père et en ses talents d'écrivain, et savoir qu'il avait retrouvé l'inspiration depuis qu'il côtoyait Beckett, elle appréhendait toujours le jour où il se retrouverait encore une fois à court d'idées. Démuni devant une feuille blanche.

« Non… Pas en vain, murmura-t-il en l'embrassant dans les cheveux. »

Mais il la relâcha, et un soupir découragé apparut sur son visage.

« J'ai écrit… »

Il se pencha vers l'écran, et compta mentalement pendant quelques instants.

«… dix-huit mots, compléta-t-il. Dix-huit mots… »

Il se laissa aller contre le dossier de son fauteuil, passa une main dans ses cheveux.

« Dix-huit mots, ça fait à peine deux phrases, déclara-t-il. C'est… déprimant. »

Il avait prit un air songeur.

« Oui… déprimant, répéta-t-il à mi-voix. »

Alexis soupira et tira une chaise pour s'asseoir à ses côtés. Elle s'accouda sur le bureau et plongea son regard dans le sien.

« Tu sais que tu as de beaux yeux ? réalisa subitement l'écrivain.

- Ouais, c'est grâce à Maman, lâcha négligemment l'adolescente. »

Ils se sourirent et Richard lui ébouriffa les cheveux. Le silence retomba dans la pièce, comme enveloppant chacun d'entre eux deux d'un emballage cotonneux. Alexis mit quelques minutes avant de se décider à rompre ce calme.

« C'est… C'est Beckett, n'est-ce pas ? »

Elle ne désignait rien en particulier. Juste l'insomnie de l'homme qui était son père, et la rage glaçante qui avait peu à peu cessé de l'étrangler au cours de la soirée. Castle fut prit de court.

« Oh, je… Si tu fais allusion à la… scène… dans l'ascenseur, je suis désolé. Je n'aurais pas dû m'emporter ainsi, j'ai…

- Ce n'est rien, l'interrompit-elle précipitamment en lui adressant un sourire rassurant. »

Il lui rendit son sourire et se replongea dans ses pensées, regardant par la fenêtre.

« Elle prend des vacances, reprit-il. »

Sa fille hocha subrepticement la tête avant de faire remarquer :

« Des tas de gens prennent des vacances. Tu la reverra lorsqu'elle reviendra, ne t'en fais pas. »

Il serra si fortement les lèvres qu'elles en perdirent leur couleur. Elle le regarda se crisper pendant de longues secondes, jusqu'à ce-qu'il relâche enfin la pression.

« Je ne pense pas, murmura-t-il alors dans un filet de voix. »

La jeune fille fronça les sourcils et secoua la tête, ne comprenant pas.

« Comment ça ? dit-elle. »

Il frissonna en secouant la tête.

« Laisse tomber.

- Non, dis-moi ! protesta la jeune fille. »

Il détourna le regard. Il avait tellement honte de ce qu'il avait fait… Il ne voulait pas lui dire, il voulait que personne ne sache, comme si cela pouvait non faire disparaître mais au moins atténuer sa faute. Alexis s'était aperçue que quelque chose n'allait pas. Elle se raidit imperceptiblement et se rapprocha de lui.

« Papa, ça va ? »

Oui. Oui, il allait bien, non ? Et brusquement, il se surpris entrain de refouler des larmes. Il n'allait plus jamais pouvoir ne serait-ce qu'approcher la femme de ses rêves. A moins de trois cent mètres du commissariat quelqu'un lui tirerait dessus, et il l'aurait mérité. C'était peut-être ça, le pire. Il l'avait mérité, amplement mérité. Alors que… Il ignorait s'il avait déjà prononcé ces mots en face d'elle, et le fait qu'il soit toujours en vie lui faisait fermement supposer que non, mais il avait promis qu'il la protégerait. Qu'il ne lui ferait jamais de mal. Il se l'était promis, il l'avait promis au Ciel. D'une certaine façon, il l'avait promis à Johanna Beckett.

Et aujourd'hui, il avait honteusement brisé sa promesse. Quoique, ce qu'il avait fait n'était pas si grave, si ? Il se reprit immédiatement. Bien sûr que si, c'était grave. Il n'aurait jamais dû. Jamais. Et la prochaine fois qu'il se retrouverait en face du lieutenant de police, elle lui infligerait une craniotomie pour le moins primaire, les instruments chirurgicaux se résumant en une balle de calibre 38 bien sentie.

« Papa ? s'enquit Alexis. Tu veux que… je te laisse ?

- Non… reste. »

Il fallait qu'il en parle à quelqu'un. Autrement, il allait devenir fou. Mais à peu près chaque personne qu'il connaissait - ou du moins celles qu'il pouvait considérer comme ses amis, et donc dont le principal intérêt n'était ni son porte-feuille, ni son succès - le traiterait de… d'imbécile. En probablement un peu plus vulgaire. Martha lui lancerait un regard excédé avant de décider que, oui, la malchance amoureuse qu'il subissait était une malédiction familiale, mais qu'il tirait ce manque de tact de son père exclusivement, ou peut-être d'une des nounous qui l'avait élevé - mais en tout cas pas de la grande actrice qu'était Martha Rodgers. Alexis… Elle serait à jamais persuadée que son père était un être infâme et indigne d'à peu près tout, mais… Sa fille donnait de bons conseils, après-tout. Et puis… il verrait bien.

« Elle… »

Il s'éclaircit la voix. Alexis avait tendu l'oreille.

« Elle m'a giflé. »

La jeune fille écarquilla les yeux.

« Sé…Sérieusement ? balbutia-t-elle.

- C'était mérité, prévint-il en baissant la tête. »

S'ensuivit un long silence, durant lequel Alexis tentait d'accuser le coup et Rick grattait scrupuleusement du bout de l'ongle le coin du bureau.

« Je l'ai traitée de garce, lâcha-t-il brutalement. »

Incrédule, Alexis mit plus de temps que nécessaire pour faire une phrase.

« Dis-moi que c'est pas vrai, lança-t-elle d'une traite.

- C'est pas vrai… »

La jeune fille ferma les yeux en une prière de soulagement silencieuse, et rejeta la tête en arrière. Qu'il était drôle, ce papa…

« Je l'ai traitée de sale garce, poursuivit Castle. »


Seule dans sa baignoire, Kate Beckett copinait avec le stade terminale de la congélation. Elle n'avait même pas senti l'eau se refroidir, plongée dans de profondes réflexions. Morose, elle se repassait en boucle sa dispute avec l'écrivain à succès qu'était Richard Castle.

Elle était déjà anxieuse à cause de l'absence qu'elle imposait à son équipe, et agacée que tout le monde en sache plus qu'elle sur celui qu'elle était censée superviser, et ladite personne s'était pointée en retard. Enfin, ''retard'' était un euphémisme. Est-ce que quelqu'un de sensé arrivait dix minutes avant la fermeture générale en prétextant des bouchons ? Un docteur, un pilote, un professeur, un commerçant ; personne ne se permettait ça. A moins d'avoir une excuse en béton. Et là, celle de Castle était plutôt en papier mâché, étant donné que la super-journaliste qui animait le TV-Trafic toutes les deux heures venait à la minute de s'extasier sur la ''brusque fluidité des routes New-Yorkaises, un première depuis des mois''.

Mais bon, Kate aurait dû le savoir, Castle n'obéissait qu'à ses propres lois, sur lesquelles on aurait pu disserter sur un timbre poste. Non, on aurait même pu le faire sur la mine de stylo qui permettrait d'écrire sur ledit timbre.

Ensuite, au lieu de faire profil bas, le pseudo-écrivain s'était intéressé d'un peu trop près à son programme de cette semaine de congé qu'elle s'offrait, faisant une fixation injustifiée sur le fait que c'était Josh qui lui tiendrait compagnie. S'il avait su que c'était… Bref. Les piques et le sarcasme avaient volés, assertis de pseudo-vérités qui n'auraient certainement pas dû être prononcées, chacun prenant comme meilleure arme de défense l'attaque. Et il l'avait traitée de sale garce ! Elle !

Bon, elle lui avait retournée une magnifique baffe, mais quand même. Ce n'était que partie remise. S'il s'avisait seulement de l'approcher… Elle lui ferait regretté d'être écrivain. Elle ne savait pas encore comment, mais elle en était persuadée. Elle lui ferait ravaler les mots qu'il lui avait crachés à la figure. En grelottant, elle se hissa hors de la baignoire.


Plutôt décontenancée par ce que venait de lui raconter son père, Alexis cherchait désespérément une solution pour que l'écrivain et la jeune policière se pardonnent, se marient, et vivent heureux avec tout plein d'enfants. Quoique, pour les enfants, elle verrait plus tard.

« Va la voir, dis-lui que tu es désolé, décida l'adolescente.

- Je suis désolé. Si elle n'est pas capable de le deviner toute seule, et bien…

- Non, mais tu le fais exprès ? s'exaspéra-t-elle. Tu es désolé, et elle le sait, tout le monde le sait, étant donné que ça se voit comme le milieu de la figure que vous… »

Le regard de son paternel fit changer brusquement la fin de sa phrase de trajectoire.

« … que vous êtes amis, improvisa Alexis. Mais ça arrangerait vraiment les choses si tu allait le lui dire en face. »

La jeune fille rousse fronça les sourcils et secoua la tête avant de déclarer :

« J'arrive pas à croire que je sois en train de te dire ça. N'importe qui irait s'excuser de lui-même.

- Pas ''n'importe qui'', protesta Richard d'une toute petite voix.

- Bref, reprit-elle, tu vas la voir, tu t'excuses, et…

- Et si elle le prend mal ? Si elle me met dehors ? s'inquiéta-t-il.

- Elle le prendra mal, et elle te mettra dehors, répliqua Alexis. C'est pour ça qu'après tu attendras quelques jours avant une seconde tentative… »

Il leva les yeux au ciel, démoralisé.

« Ça va être marrant, tiens, grogna-t-il.

- T'avais qu'à penser aux conséquences. »

10:37

Elle avait du mal à respirer.

C'est ce dont elle se se rendit compte lorsque son cerveau se reconnecta doucement au moment présent. Chacune de ses respirations lui arrachaient un sifflement paniqué. Elle avait l'impression qu'on lui avait bouché les voies respiratoires à l'aide de sachets en plastiques roulés en boules. Sa tête. Sa tête était sur le point d'exploser. La douleur qui lui fendait violemment le crâne en deux le lui affirmait.

« Caroline, lança alors une voix venue de nulle part. Cela faisait longtemps, ma chérie… »


Vous voulez une phrase hyper longue pour vous brouiller les neurones ? Non ? D'acc.