Frieza n'avait pas trop modifié les lieux. Un univers froid, sérieux, bien rangé lui suffisait… tant qu'il y avait de la technologie de pointe…! Et toute la plomberie, le système électrique était d'un certain âge…! Il demanda donc à Nappa, le serviteur de Végéta, et donc, son serviteur, d'appeler les services d'un spécialiste pour rendre le domaine plus urbain.
Nappa, ne connaissant personne, alla voir Radish, alors que le prince s'entraînait furieusement avec Dodoria, qui se retenait de lui gifler les fesses, tellement il était fort et rapide comparé au Saiyan.
-… Pourquoi tu n'as pas été déranger Végéta sur ce sujet? Tu ne vois pas que je suis occupé?! répliqua Radish, cuisinant quelques mets de la planète d'origine de Frieza.
Rien des cuistots de l'endroit ne l'avait satisfait… Radish espérait, grâce à ses connaissances culinaires, ne pas faire tuer tous leurs chefs, étant ceux qui leur permettaient de voir la vie moins noire dans cet enfer, avec ces beaux mets de viandes rôties!
-… Il est… plutôt occuper… si tu vois ce que je veux dire…! commenta Nappa, gêné de penser que leur prince acceptait de recevoir un tel lessivage en acceptant de s'entraîner avec un monstre pareil.
-Quoi?! Encore cet entraînement avec la boule rose?! Mais qu'est-ce qu'il a dans la tête? Il est fou? Ou il veut mourir…?
-… Il m'a soufflé un mot comme quoi il faisait ça pour être… plus fort… Un Saiyan gagnerait de la force… à chaque fois qu'il frôle la mort…! expliqua faiblement Nappa, se grattant le sourcil, sans trop y croire.
Radish sentit son respect pour le prince monter… espérant qu'il trouverait le moyen de venger son père, leur ex-roi, en tuant son remplaçant, cet odieux gouverneur…!
-Bon, tiens… Le numéro du seul mécano assez fou pour se déplacer sur ce genre de planète pullulée de guerriers…! commenta Radish, lui tendant un bout de papier avant de se remettre à couper ses navets.
-… Bulma Brief…? Drôle de noms…! fit Nappa, s'en allant avec le minuscule bout de papier comparé à sa large anatomie.
La jeune mécano arriva deux heures plus tard, débarquant de son vaisseau, étonné que tout ne soit pas rouge, contrairement à ce que la stratosphère laissait voir…!
-… Ça me rappelle la terre… Mais bon, ça fait trop longtemps que je l'ai quitté pour bien me souvenir…! se dit-elle, actionnant son détecteur.
Pas de Dragon Ball sur cette planète là aussi…
-Et zut! Comment je vais trouver le petit ami idéal…? À ce train-là, ça me prendra des siècles pour toutes les rassemblés…!
-… Hum-hum… Vous êtes… le mécano? demanda Nappa, l'attendant et ne s'étant pas attendu que la fille avec qui il avait parlé était la technicienne…!
-Miss Brief! Il serait bon de me montrer où je dois réparer et installer les modules 4-GF…! fit-elle, amenant son boitier de capsule contenant toutes ses pièces.
-Oh là…! Avant la job… Ça ne te dit pas de jouer avec moi? demanda Nappa, ayant un petit sourire bête aux lèvres.
Bulma le dévisagea et sortit d'une capsule un pistolet.
-… Bon… Si vous faites le moindre nouveau sous-entendu louche, je vous promets de vous trouer le crâne!
-Ah ha ha! Ce que t'es mignonne…! Tu ne sais donc pas la résistance phénoménale des Saiyans aux balles…?
Bulma le dévisagea de nouveau, semblant réfléchir, avant de sortir d'une deuxième capsule une bombe lacrymogène.
-Cette bombe envoie une armée de poux féroces et affamés sur l'adversaire… et puisque que tu es chauve… tu sais où est-ce qu'ils vont allez piquer?
-Argh! Ma queue…! s'écria le Saiyan, s'enfuyant, sa queue pleine de poil entre les jambes.
Bulma eut de nouveau un visage surpris et gêné, réalisant soudain que les Saiyans avaient des queues de singes.
-… Mais c'est plus à mode, de s'accrocher une queue de singe…! commenta-t-elle, avant d'entré dans le palais, parcourant la grande salle d'apparat faisant office de vestibule et les nombreux larges couloirs.
Elle tomba par mégarde sur la salle d'entraînement et se cacha juste à temps, Végéta revola à l'endroit où elle se trouvait.
Il n'eut le temps que de percevoir un faible instant son doux visage et elle ses yeux tristes et furieux avant que le prince ne se fasse traîner par le pied par Dodoria, ricanant.
-Allons… Ce n'est pas ton genre, de t'enfuir de ton jugement dernier…!
Bulma resta tétanisée, suivant des yeux le beau jeune homme se faire maltraiter par l'odieux monstre, ne manquant pas de le relever en le tirant par les cheveux et frapper son ventre et son visage avec une infamie impossible.
La mécano se cacha dans le couloir, le dos contre le ciment froid, tremblante, respirant à grandes bouffés. Pourquoi ressentait-elle le besoin si pressant de défendre cet homme?! Elle ne le connaissait pas du tout…! Oui… mais ses yeux… ils avaient semblés lui parler et lui raconter une histoire si triste… Comme si cet homme n'avait jamais été aimé…! Oh, comme il lui semblerait doux de lui faire connaître le bonheur dans ses bras…!
« … Tu débloques ou quoi, Bulma? T'es ici pour travailler… pas pour t'amouracher d'un looser…! » se dit-elle… mais ne trouvant pas la force de bouger, surtout pas en montrant à cet homme qu'elle passait sans rien agir devant la violence qu'on lui faisait…
-Ça suffit, Dodoria! Amène Végéta à l'infirmerie… avant que je ne décide de t'imiter, avec toi comme punching-ball! s'écria Frieza, venant de l'autre côté du couloir.
-Bi…Bien, père! fit Dodoria, s'en allant, tout penaud, traînant encore sa charge, mais cette fois plus doucement, à travers la pièce jusqu'à la sortie du fond.
-…Bienvenue! À voir votre tenue, vous êtes une spécialiste de la mécanique…! Je suis le maître des lieux! se présenta le gouverneur, très affable, sans exagération.
-… En… Enchanté! C'est bien ça! C'est moi, la mécano, Bulma Brief! Dites… Merci d'avoir empêcher l'autre de continuer… C'était tellement barbare! commenta la jeune fille, pétrifiée par le regard amusé, moqueur et supérieur de Frieza.
-Alors, à vous aussi, il vous plaît? Je ne l'ai pas adopté pour le rien…! D'ici quelques mois, il sera un esclave soumis, comme les autres. Si vous voulez l'acheter…
-Mais ça va pas…?! s'écria Bulma, le trouvant toute suite dérangé.
Frieza lui jeta un regard de plus en plus noir et Bulma se mit à craindre pour sa vie.
-Je…Je m'en vais faire les réparations…!
« Cette fille… Quelle impertinente! » se dit le gouverneur, grimaçant.
Bulma réparait et améliorait à une de ses vitesses toutes les installations, jusqu'à ce qu'elle trouve, dans une vaste chambre à coucher pentagonale, sous un drap de lin, ces boules qu'elle cherchait tant…!
-Wah! Les dragons Ball! Moi qui les cherchais partout…! se dit-elle, tendant la main pour les prendre, ne se demandant nullement comment son détecteur n'avait pas réussi à les repérer.
Elle s'arrêta en se rappelant de la mine si effrayante du maîtres des lieux.
« … Bah! S'il découvre que je les lui ai empruntés, je convaincrais ce beau garçon, aux yeux tristes et fiers de me couvrir! » se dit-elle, les prenant et les mettant dans le top de sa salopette.
Soudain, des bruits de pas la figèrent puis la convainquirent de se cacher, remettant préalablement les boules à leurs places.
-… et avec ces boules, j'aurais l'immortalité! expliquait Frieza à un grand homme, cornu à la peau mauve et portant une toge bleu marine ouverte, montrant ses jambes musclées.
-Fantastique! Ne vous tracassez pas, maître…! Le Commando Magic Ginue vous trouvera les deux dernières boules! Oh… Pourrais-je voir celles que vous avez? Juste pour m'assurer du nombre…?
-Bien… Si tu insistes…! fit Frieza, soulevant théâtralement la serviette… et restant perplexe. Il n'y en a que 4… il en manque une.
-Non, trois! corrigea Ginue, indulgent.
-Non! Une des miennes! hurla Frieza, avant d'entendre les genoux et les dents de Bulma s'entrechoqués. Là-bas!
Aussitôt, Ginue vola à l'endroit indiquer, dévoilant Bulma de dernière une tapisserie. Il se mit à chanter des incantations en prenant des mimiques et poses si étranges que cela abrutissa la mécano… Mais quand il eut fini, POUF…! Elle tomba au sol, paf!, transformé en grenouille. De ses vêtements, à présent trop grand pour elle, s'échappa la Dragon Ball, roulant aux pieds de Frieza, trop abasourdis pour réagir.
-…Ah, chapeau! C'était la mécano! Qui va rendre de cette baraque une demeure acceptable? commenta le gouverneur, excédé par les agissements précipités de ses subalternes.
-Elle doit pouvoir parler… Elle pourra indiquer les choses à faire à d'autres travailleurs…! suggéra Ginue, gardant son sang froid.
-Hum-hum! Et le mieux, je n'ai pas à payer une grenouille! Tu n'es pas trop stupide, tu sais, Ginue?
Bulma, qui malgré son nouveau état, avait entendu toute la scène, fit des gros yeux. Comment?! Il n'allait pas faire en sorte qu'elle redevienne comme avant?
Oui, peut-être que ce n'était pas très intelligent de sa part de lui prendre une de ses Dragon Ball… Mais c'était pas une raison pour laisser un chaman fou se jeter sur elle, lancer des incantations en l'air et la transformer en lézard! À moins que les grenouilles soient des amphibiens?
« Peu importe! Je veux retrouver mon corps! » pensa la mécano de toute ses forces, tentant de se lever pour aller commander Frieza de la retransformer à son état initial.
Mais elle perdit pied. Certainement que les grenouilles ne marchaient pas sur deux jambes, contrairement aux bipèdes. Comme celle qu'elle était avant…!
Elle se remit sur ses quatre pattes, regardant partout autour d'elle, ayant déjà l'impression d'entendre une foule se moquer d'elle. Elle qui pourtant était une femme si intelligente…! Qu'est-ce qu'elle était rendue?!
Son état ne semblait plus vraiment préoccuper le gouverneur, ayant d'autres chats à fouettées. (Dans tous les sens du terme?)
Ce fut Ginue qui rappela la présence de la minuscule créature dont la peau avait garder la teinte de ses cheveux.
-Dites…! Vous pouvez me dire ce que j'en fais… pour le moment…? demanda le mage vaudou, Frieza terminant de remettre la couverture sur ses précieuses boules… de cristal!
-… Hum…! Amène-la dans le quartier des Sai…! Non, à l'infirmerie…! Qu'on voit si cette bestiole peut transmettre un virus ou germe, par quelconque moyens de transmission.
« Si c'est ce qui vous inquiète, jamais je ne vous embrasserais, espèce de sale petit lézard sans jugeote et sans virilité! » pensa de toutes ses forces la mécano, gigotant entre les mains mauves de Ginue.
Quand elle fut déposée dans un bocal rectangulaire, à l'infirmerie, elle crut qu'ils allaient l'oublier là. Ses yeux humides de larmes furent intéressés par la voix éteinte mais fier venant du lit à côté d'elle, semblant gigantesque à cause de sa petite taille.
-Qu'est-ce que tu fiches là, Ginue? Encore là pour te moquer d'un prince déchu…?! commenta l'homme aux yeux tristes que Bulma avait aperçus auparavant… en très de se faire battre.
« … Wah! Même avec tous ses bandages, il est si beau! » se dit Bulma, se jetant sur la vitre de sa prison pour mieux l'admirer.
-Cette idée ne me serait même pas venue à l'esprit, Végéta…! Non, j'amenais l'une de mes… victimes…! … à son nouveau bercail…! commenta l'affreux homme cornu, ayant un petit regard enchanté sur Bulma, cette dernière reculant, surprise, avant de lui faire une grimace.
-…Ah! Pour une fois que ce n'est pas un imbécile tremblant de peur…! Dit… Celui-là… Tu ne vas pas le manger…? demanda Végéta, sur un ton à moitié sérieux, jetant un coup d'œil au bocal pour voir la réaction sur sa prisonnière.
Bulma se raidit et grimaça, répétant muettement « Manger?! », avant de réaliser que le prince le regardait, amusé par tant de caractères faciaux. Elle redressa sa tête et se mit à le snober avec tant d'évidence que cela fit éclater de rire Ginue.
-Je crois que tu as trouvé ta parfaite compagne de cellule! Pendant ton rétablissement, trouve-lui un nom! En passant… c'est une fille! La « femme-mécano » que ton pote Nappa a appelé pour s'occuper de modernisé ses hécatombes…! expliqua le mage, avant de s'en aller.
« Oh non…! Qu'est-ce qu'il va penser de moi? Je ne voudrais surtout pas qu'il apprenne comment je me suis fait transformer bêtement par ce monstre chaman…! » se dit-elle, se couvrant le visage, avant de repointer son regard à l'extérieur de ses deux mains gluantes.
Végéta ne semblait plus rire d'elle, médusé.
-… Est-ce que… Tu serais la fille de cette après-midi…? fit-il, semblant se parler à lui-même tout haut.
Les yeux de Bulma se mirent à briller.
« Il… Il ne m'a pas oublié…?! » pensa-t-elle, émue.
-… Nah! Tu dois être une de ses idiotes qui a voulu piqué au lieu de travailler et que Frieza t'a puni à travaux forcés sous une forme humiliante…! Il a réussi son coup! commenta Végéta, rendant furieuse Bulma, qui sautilla dans son bocal.
Mais le prince changea sa tête de bord, restant droit dans son lit, regardant le plafond, songeur.
Bulma se calma, se mettant à observer le Saiyan avec une attention et un respect croissant.
Il avait l'air si vieux, si mature… Mais vu sa taille, il ne devait pas être bien plus âgé qu'elle…! Elle observa ses yeux noirs et sentit son âme touché la sienne… Seulement par son regard triste, si fier…! Ne semblant pas vouloir arracher la moindre grimace de souffrance, malgré tous ses bleus et ses contusions.
-… Courage…!
Végéta tourna sa tête autour de lui, étonné d'avoir pu entendre une voie si fine, clair et douce ainsi se faire entendre. Ça faisait des années qu'il n'avait pas entendu une femelle parler, face à lui. Son regard finit par sa posée sur la grenouille, rougissant, n'ayant pas voulu s'exprimer à si haute voix, de peur qu'il s'imagine quelque chose.
-… non… J'ai du rêvé…! se dit Végéta, avant de se tourner vers l'autre côté, son bras enroulé autour de sa tête, semblant près pour dormir.
« Les amphibiens ne parlent pas…! » se dit-il pour mieux se convaincre.
Bulma se fâcha, trouvant épouvantable qu'il continuât de l'ignorer, alors qu'elle l'avait encouragé à guérir!
(… Ce n'était pas bien évident!)
« Verra celui qui ignorera l'autre, à la fin! Tu vas vite réaliser que c'est moi, qui t'a parlé! Et tu t'en mordras les doigts de ne pas m'avoir considérer comme génial, dès le début! » se dit-elle, se frottant ses pattes avant avec une mine bien décidée.
