Chapitre 1 : Kidnapping ou sauvetage ?


La nuit était sombre, particulièrement sombre. De lourds nuages noirs cachaient la lune, et ce n'était pas pour déplaire à celui qui était en train de s'introduire par effraction dans l'aile médicale de la Nerv. Tout de noir vêtu, seul son visage pâle transigeait avec le reste de ses vêtements. Ses cheveux d'un noir profond encadraient son visage d'une blancheur immaculée.

Parcourant les couloirs, un revolver à la main, il s'arrêta devant l'une des chambres. Chambre 404, comme il l'avait dit. Pensa le jeune homme alors qu'il ouvrait doucement la porte.

Il ne fut pas étonné d'y trouver une adolescente d'environ quinze ans, inconsciente, étendue sur un lit d'hôpital. Ses constantes vitales étaient visibles sur l'une des machines l'entourant.

Se rapprochant sans faire le moindre bruit, il commença par ôter avec dextérité les perfusions qui pendaient à chacun de ses bras. On lui avait dit qu'elle n'était plus nourrie par perfusion depuis plusieurs jours, ce qui était perceptible au regard de son visage émacié, mais que les perfusions encore présentes n'étaient autres que des sédatifs permettant de la maintenir dans un sommeil profond. S'il n'était pas venu, la jeune femme serait décédée quelques jours plus tard, morte de faim dans son sommeil…

Se penchant en avant, il la prit délicatement dans ses bras tout en veillant à ne pas lui faire mal. Elle était si légère, si pâle aussi…mais il ne devait pas s'attarder là-dessus.

C'est alors qu'il entendit des bruits de pas qui se rapprochaient. A en croire leur allure, ils étaient probablement après lui…

N'y réfléchissant pas à deux fois, l'adolescent ouvrit la fenêtre et monta sur le rebord. Il esquissa un sourire en pensant qu'il se trouvait au moins au sixième étage et qu'il n'avait pas de parachute…

Lorsque les hommes de la section 2 de la Nerv pénétrèrent dans la chambre, vêtus de leurs habituels costumes sombres et discrets, ils ne purent que constater la disparition d'Asuka Soryu Langley…et la fenêtre ouverte qui laissait entrer une légère brise dans la chambre vide…


Des secrets…encore et toujours des secrets…Voilà peut-être l'une des dernières choses qu'auront partagées Misato et Ryoji avant la disparition brutale de ce dernier.

Depuis, le major de la Nerv passait tout son temps libre à pirater divers ordinateurs du QG, dans le but de connaître enfin la vérité. La vérité en ce qui concernait non seulement le Second impact, mais aussi les Evangelions, les pilotes et surtout sur les raisons de Gendo Ikari pour garder un géant crucifié dans le Terminal Dogma…

- Tu ne changeras jamais, Misato…

Faisant volte-face tout en dégainant son révolver, la jeune femme aurait tiré sans hésiter si la personne qui lui faisait face avait été une autre que sa meilleure amie depuis l'université, le docteur Ritsuko Akagi.

La scientifique aux cheveux blonds était seule, arborant toujours sa blouse blanche et ce petit sourire malicieux dont elle avait le secret.

Pas le moins du monde impressionnée par l'arme du major, Ritsuko avança vers elle, sortant un objet de sa poche…

- Range ça tout de suite ! S'écria Misato, tremblante.

- Calme-toi, ce n'est pas une arme.

L'objet en question s'avéra en effet être un disque. Misato abaissa légèrement son arme mais ne paraissait pas décidée à la ranger. La scientifique accentua son sourire et lui tendit le cd-rom, cd-rom que l'ex-petite amie de Kaji attrapa avec précaution.

- Ce disque contient un bon nombre de réponses à tes questions, où en tout cas à toutes celles auxquelles j'ai moi-même trouvé les réponses.

- Pourquoi fais-tu ça, Ritsuko ? Je te pensais fidèle au commandant Ikari. Demanda le major, déboussolée.

Suite à cette réplique inattendue, la scientifique se mit à rire, mais ce n'était pas un rire joyeux. Il s'agissait plutôt d'un rire amer et cynique, démontrant ce qu'elle ressentait à l'égard du Commandant Ikari. En l'observant d'un peu plus près, malgré la pénombre environnante, Misato put apercevoir les larmes qui s'écoulaient le long des joues de son amie.

- Tu veux savoir « pourquoi » ? Tout simplement parce que j'ai fait les mêmes erreurs que ma mère ! Je suis devenue le jouet du commandant, sa conseillère autant que sa maîtresse mais malgré tout ça… je sais qu'il ne m'a jamais aimé, et qu'il ne m'aimera jamais. Seule Yui a compté pour lui, le reste l'indiffère complètement !

- Ritsuko…

Misato avait rangé son arme et s'était rapprochée de son amie pour la serrer dans ses bras. Après quelques instants, la scientifique consentit à ne plus retenir ses larmes, laissant s'exprimer son chagrin.

- Je ne veux pas finir comme ma mère, Misato… Voilà pourquoi je veux t'aider à découvrir la vérité.

- Alors nous ferons ça ensemble, Ritsuko. En mémoire de ta mère, de Kaji et de tous ceux dont la vie a été brisée par Gendo Ikari.

A cet instant, la même flamme brûlait dans les yeux de ces deux femmes. Pourtant, elles ignoraient qu'à quelques pas d'elles, une personne les observait dans l'ombre…


- Que faisons-nous ?

C'était le vice commandant Fuyutsuki qui venait de poser cette question. Assis à son bureau, les bras croisés, Gendo Ikari avait le regard perdu dans le passé. Il pensait à sa défunte épouse, Yui, mais aussi à son fils qu'il laissait livré à lui-même.

- S'ils nous attaquent, nous riposterons. L'échec du dix-septième ange a prouvé à la Seele que nous n'étions pas sans défense. Répondit Ikari d'un ton neutre.

- Donc nous allons riposter. Traduisit Fuyutsuki.

- Rei est déjà prête pour aller à la rencontre de nos « visiteurs ». Dites au major Katsuragi d'amener le troisième élu.

C'est alors que le téléphone portable du vice commandant se mit à vibrer. Ce dernier prit l'appel, parût surpris l'espace de quelques instants, puis raccrocha.

- La seconde élue n'est plus à l'hôpital.

- Est-elle morte ? L'interrogea Gendo d'un ton dégagé.

- Non, il semblerait qu'elle se soit échappée.

Peu de gens auraient remarqué le léger tressaillement de sourcil du commandant Ikari. Pourtant, après plusieurs années passées à le seconder, Kozo Fuyutsuki avait appris à déchiffrer le moindre changement d'attitude de son supérieur. Ce tressaillement signifiait un événement imprévu par Ikari. Or, il était rare, voire même très rare que ce genre de choses arrive. C'est pourquoi il ne fut pas étonné par la question qui suivit.

- Après plus d'un mois sans bouger, elle aurait pu s'échapper sans se faire repérer ?

- Il y a fort à parier qu'elle ne s'est pas échappée seule. Les caméras de sécurité avaient été préalablement désactivées et tous les gardes ont été proprement liquidés. Ce sont les agents de la Section 2 qui se sont rendus compte de l'intrusion et sont allés intercepter l'intrus… sans succès.

Un silence pesant s'installa entre les deux hommes. Le vice commandant n'en était pas étonné et s'était même habitué à ce silence, en profitant la plupart du temps pour songer au passé, lui aussi, et plus particulièrement à l'une de ses anciennes et plus brillantes étudiantes, à laquelle il avait été particulièrement attaché…Ikari Yui.

- Pensez-vous qu'il puisse s'agir de la Seele ? Demanda finalement Fuyutsuki.

- Hm…

Se penchant en avant, le commandant Ikari posa ses deux coudes sur son bureau et joignit ses deux mains pour y poser son menton. Ses lunettes aux verres teintés cachaient toujours à la perfection ses yeux, seuls éléments de sa physionomie à peut-être pouvoir refléter ses pensées.

- Sachant que leur assaut à notre encontre est imminent, il pourrait paraître judicieux pour eux d'enlever nos pilotes. Toutefois, la disparition de la deuxième élue ne s'est pas faite en toute discrétion, bien que ses auteurs ne puissent être identifiés pour le moment. Ce genre d'actions est trop audacieux pour avoir été orchestré par les vieillards…

- Cela signifie-t-il qu'il existe d'autres organisations cherchant à nous nuire ?

- Cela signifie surtout que le troisième élu doit être ramené au QG dans les plus brefs délais. Je vous laisse vous en charger, Fuyutsuki.

- Je m'en occupe immédiatement. Termina le vice commandant.

Alors qu'il quittait le bureau du commandant suprême de la Nerv, Fuyutsuki se surprit à songer qu'il avait menti en toute simplicité à son vieil ami.

En effet, à l'intérieur de sa veste toujours impeccable, se trouvait un mini disque contenant l'unique exemplaire des vidéos de surveillance de l'hôpital le soir où Asuka avait disparu.

Lorsque les vidéos lui avaient été envoyées directement par le service de sécurité et qu'il avait reconnu la personne y figurant, il avait pris le plus grand soin à faire effacer les enregistrements originaux et toute autre copie qui aurait pu en être faite.

L'un des principaux traits de caractère de Kozo Fuyutsuki étaient sa mémoire infaillible, ainsi que son code d'honneur autrefois irréprochable.

Il savait qu'il connaissait le visage du jeune homme présent sur cette vidéo. Le garçon, âgé d'environ dix-huit ans, avait des traits très similaires à l'une de ses anciennes connaissances… non, à l'homme qui lui avait sauvé la vie huit ans auparavant.

Tout en se remémorant de multiples souvenirs, le vice-commandant de la Nerv avait quitté le Central Dogma, se dirigeant vers la surface. Ce n'était pas nouveau, chaque jour vers cette heure là, il quittait le QG et se dirigeait vers un café des environs. Il y dégustait une ou deux tasses de cappuccino avant de rentrer chez lui pour une bonne nuit de sommeil.

Sauf que ce soir là, il n'alla pas boire de café. Non, il se dirigea vers l'un des nombreux parcs de la ville forteresse et sortit un téléphone portable de sa poche. C'était un des avantages à être vice-commandant que de pouvoir posséder un téléphone satellite, impossible à tracer et surtout à enregistrer.

S'installant sur un banc près d'une fontaine, il composa un numéro qu'il n'avait pas utilisé depuis près de cinq ans. Il fut presque surpris d'entendre quelqu'un décrocher au bout de trois sonneries.

- Boulangerie Durand, j'écoute ?

- Fuyutsuki, numéro d'identification 15689, nom de code : Janus.

Il y eut un instant de silence. Le vieil homme commença à se demander s'il avait bien fait, si l'organisation qu'il essayait de contacter existait toujours. C'est alors qu'il entendit un léger bip, signifiant qu'on transférait l'appel. Il sursauta en entendant la voix qui lui répondit.

- Cela faisait très longtemps, Kozo. Que me veux-tu ?

- Je suis également ravi de t'entendre, Julian. Tu ne me croiras peut-être pas mais j'ai une vidéo de surveillance qui montre un gamin sensé être décédé depuis quatre ans. Tu peux m'expliquer ?

- Pas au téléphone, le brouillage ne durera pas assez longtemps. On se retrouve demain, sur le quai Yotsuba, à huit heures précises. Ne sois pas en retard.

Et il lui raccrocha au nez, ce qui eut pour effet de faire sourire le vieil homme. Il n'avait pas changé du tout.


Lorsqu'elle reprit conscience, l'adolescente sut qu'elle ne se trouvait plus à l'hôpital. L'ambiance de cette pièce n'avait rien à voir avec l'atmosphère aseptisée de sa chambre d'hôpital. Non, cet endroit était plus…vivant, habité en tout cas, même si ce n'était qu'occasionnel. Et puis, il y avait ce parfum…un parfum qu'elle connaissait bien…et qui faisait enrager Misato…

-Tu es sûr qu'elle va bien ? Elle est si mince, si pâle…mon dieu, si j'avais su…

Cette voix ! Elle connaissait cette voix ! Elle appartenait à un homme qu'elle appréciait…le seul homme qu'elle admirait et…qu'elle aimait. Son visage jovial et ses cheveux longs s'affichaient clairement dans son esprit mais elle n'arrivait pas à se souvenir de son nom…

-Cesse de te culpabiliser, Ryoji. Nous n'avons été avertis qu'il y a deux jours, comment aurais-tu pu deviner qu'ils la mettraient dans un tel état ?

La seconde voix lui était étrangère. Il s'agissait d'un homme aussi mais manifestement plus jeune. Asuka avait noté le nom qu'elle cherchait désespérément à se rappeler : Ryoji…Ryoji Kaji…qui était sensé être mort.

Sentant son cœur faire un bond dans sa poitrine, elle eut soudainement envie de le voir. Elle devait voir de ses propres yeux qu'il était en vie, que ce n'était pas un rêve…

- Ryoji…Prononça-t-elle faiblement.

- Asuka ?

Jamais ses paupières ne lui avaient semblé si lourdes…et pourtant, elle fit tout son possible pour ouvrir les yeux…Le revoir, rien n'importait plus que cela…il fallait qu'elle le voie !

Ses yeux s'ouvrirent alors et elle le vit. L'espion lui adressait un regard inquiet mais c'était bien lui. Ses cheveux longs, attachés en arrière, sa barbe de trois jours qui lui donnait un air cool, ses yeux noirs à présent embués de larmes…

-Ryoji…tu es…vivant…

Elle avait parlé d'une voix étrangement rauque, tout en se rendant compte que sa gorge la faisait énormément souffrir. Kaji attrapa un verre d'eau et la redressa doucement avant de le lui faire boire à petites gorgées.

-Oui, Asuka. Ça a été un peu juste, c'est pour ça que j'ai dû m'absenter mais… grâce à un très bon ami, j'ai pu avoir la vie sauve.

Et tout en parlant, l'agent double avait tourné la tête vers une personne se trouvant à quelques mètres de lui. C'était encore la nuit car la pièce était plongée dans une semi-obscurité. L'individu en question fit un pas en avant, son visage à présent éclairé par un rayon de Lune.

C'était un adolescent, vraisemblablement occidental à en croire les traits de son visage. Agé d'environ dix-sept ou dix-huit ans, ses cheveux étaient d'un noir profond et son visage, dépourvu de la moindre émotion, n'était pourtant pas semblable à celui de Rei. Ses yeux d'un bleu saphir n'avaient pas non plus la même expression que ceux de Ryoji. Non, son regard était insondable, tel le lit d'un lac profond. Elle se surprit à penser qu'en les fixant trop longtemps, elle pourrait s'y noyer…

-Ravi de vous rencontrer, Soryu-san. Déclara poliment l'adolescent.

-Qui…qui êtes-vous ? Où suis-je ? Je veux…

Mais elle était encore trop faible pour tant d'agitation et elle se rendormit presque aussitôt. Ryoji la réinstalla en position allongée alors que l'adolescent se tournait vers la fenêtre, le regard absent. L'espion s'assit sur une chaise à sa droite, fixant la ville du regard.

- Maintenant qu'Asuka est en sécurité, que fait-on ? L'interrogea Kaji.

- La Nerv ne doit plus être en mesure d'utiliser les Evangelions. La première qualifiée est probablement déjà au Central Dogma en compagnie d'Ikari. Demain, je vais essayer de me débrouiller pour récupérer son fils.

- Et…si Shinji refusait de te suivre ?

- Cela m'étonnerait. Il n'a pas beaucoup d'amis et je lui en ai justement ramené un du royaume des morts…n'est-ce pas, Kaworu ?

Le cinquième élu sortit de l'ombre, ses cheveux gris virevoltant au gré du vent qui s'infiltrait par la fenêtre ouverte tandis que ses yeux pourpres fixaient l'occidental du regard.

- En effet, je considère d'ailleurs que j'ai une dette envers vous, Goldsmith-san. Je n'ai pas d'autre souhait que d'aider Shinji.

- Arrête de m'appeler comme ça, s'il te plaît, j'ai l'impression d'être un vieux…et puis tu es libre à présent, aussi bien de ton devoir en tant qu'ange que de tes responsabilités vis-à-vis de la Seele. Tu es un être humain et en tant que tel, tu as droit à un véritable libre-arbitre.

- Je tâcherai de m'en souvenir… Jarod-san.

- Dois-je te rappeler que je suis européen ? Pas de « monsieur » ou de qualificatif qui s'y rapporte… Tu as pris énormément de risques pour permettre à Shinji de survivre et essayer d'empêcher le Troisième impact. Le fait que tu aies renoncé de ton propre chef à l'immortalité et à ta nature d'ange en dit long sur toi, Kaworu.

- Merci… Jarod. A vrai dire, je pensais véritablement mourir lorsque j'ai demandé à Shinji de me tuer…mais je pense que mon sacrifice n'a fait qu'ébranler davantage son équilibre mental.

- Cela le rend inapte à piloter une Eva, tout comme l'était Soryu-san. Avec un peu de chance, Ikari décidera de se passer de son fils. Dans le cas contraire…nous nous chargerons de le récupérer, par la force si besoin est.

C'est alors qu'une vibration se fit entendre dans la poche de sa veste, à la suite de quoi le jeune homme sortit son téléphone portable et le porta à son oreille.

- Qu'y a-t-il, Julian ?

- Le vice-commandant Fuyutsuki a pris contact avec nous via le code qu'il utilisait il y a cinq ans. Ses intentions sont inconnues mais il est en possession de la vidéo de surveillance de l'hôpital, et j'ai de bonnes raisons de croire qu'il ne l'a pas montré à Ikari.

- Etrange… cherche-t-il à se rallier à nous ? Au vu de la position précaire qu'il occupe actuellement, cela pourrait se comprendre.

- Hm… je pense qu'il songe davantage à vous rencontrer, monsieur… pour payer envers vous la dette qu'il avait à l'égard de votre père.

Jarod ne répondit rien pendant quelques instants, réfléchissant à la meilleure chose à faire. Kozo Fuyutsuki avait été un homme honnête avant que Gendo Ikari ne le recrute au sein du Gehirn. Le jeune Goldsmith savait que les seules raisons pour lesquelles le vieil homme avait accepté de rejoindre Ikari dans son projet étaient parce qu'il ne voulait pas « disparaître » comme l'avaient fait la plupart des autres personnes étant au courant de la véritable nature du Second Impact… mais aussi à cause de la participation de Yui Ikari, son ancienne protégée.

En somme, ce n'était probablement pas un homme mauvais, même s'il avait péché par faiblesse.

- Rencontrez-le. S'il nous pose problème, nous pourrons toujours nous en débarrasser plus tard.

- Bien. Ah, et concernant les membres d'Excalibur, l'unité d'élite que nous avons mise en place ?

- Faites-les venir à Tokyo-3. J'aurais très bientôt besoin de leurs services. Phénix, terminé.

- Charlie, terminé.

Replaçant le cellulaire dans sa veste, il s'avança vers la porte vitrée et observa la ville-forteresse, grouillante de vie et si insouciante de la mine prête à exploser à tout moment, sur laquelle elle se trouvait…

- Ils ne vont pas tarder à agir. Remarqua Kaworu en se plaçant à ses côtés.

- Nous saurons les en empêcher… Tel est le but d'Avalon, mon ami.

- Ah la la… Misato va me tuer quand elle saura qu'à peine revenu, je me lance dans une aventure aussi dangereuse. S'exclama Kaji d'une voix amusée.