NOTE DE L'AUTEUR : D'abord, merci à Titi, ilai, atlante41, pitite BiBiche et poppy pour leurs rewiews…Ensuite, désolée pour l'attente

NOTE DE L'AUTEUR : D'abord, merci à Titi, ilai, atlante41, pitite BiBiche et poppy pour leurs rewiews…Ensuite, désolée pour l'attente ! voilà le chapitre 2, faites moi savoir si ça vous plait !

Chapitre2 : …I will tell you where is the dark.

« Je…veux…le…colonel… »

A nouveau cette impression qu'une armée au pas de charge avait envahi son crâne. Les mots qui s'échappaient de sa bouche en cascades incontrôlés étaient les résidus de ce qui c'était passé avant sa perte de conscience. Les souvenirs étaient flous mais assez précis pour qu'elle se rappelle la conversation étrange qu'elle avait eu avec ces hommes qui prétendaient être terriens. Elle ne voulait pas ouvrir les yeux, savait que si elle le faisait, tout recommencerait et qu'il lui faudrait faire face. Ne montrer aucun signe de faiblesse. Sinon, elle serait perdue. A la pensée de ce qui l'attendait, elle ne put retenir un long gémissement qui ressemblait à s'y méprendre à un sanglot. Mais elle mourrait plutôt que d'admettre que c'en était un. Elle était forte…Forte…

« Hum…Je suis là, Carter… »

Une main passa rapidement dans ses cheveux, le contact fut si léger qu'elle aurait pu jurer l'avoir rêvé, et elle ouvrit aussitôt les yeux. C'était sa voix. Sa voix. Assis sur le lit à côté d'elle se tenait le seul homme dont la simple vue la rassurait instantanément.

« Mon colonel ? »

Son regard détailla l'expression d'inquiétude rentrée qui déformait ses traits avant de sourire démesurément sans pouvoir se contrôler. Ils l'avaient trouvé et sortie de cet enfer pendant sa petite sieste.

« Ca va mieux, Sam ? »

Elle tourna la tête en direction de Daniel et nota chez lui aussi l'inquiétude grandissante. Son regard dévia assez rapidement vers un Teal'c plus stoïque que jamais, le Jaffa abaissa la tête en guise de salut et elle lui répondit par un sourire amical. C'était ce qu'il y avait de bien avec Teal'c, pas besoin de mots.

« Carter ? »

Le ton du colonel indiquait clairement qu'il attendait une réponse à la question que Daniel avait posée, mais pour l'instant, elle était trop occupée à détailler l'endroit dans lequel ils étaient. Une chambre, visiblement, au mobilier assez simple, rustique. Absolument pas terrien. Ses yeux se posèrent alors sur un homme qui se tenait jusqu'à présent dans l'ombre de la porte et une question muette se forma dans son regard.

« Vous vous souvenez de Djanov ? »

La jeune femme reporta son attention sur son supérieur. Le nom qu'il venait de prononcer ne lui était pas inconnu mais ça n'éveillait pas vraiment de souvenir. Exactement comme le médecin qui la détenait peu de temps avant. Elle secoua la tête en signe de dénégation et fronça les sourcils.

« Qu'est ce qui c'est passé ? Comment vous m'avez sorti de là ? Et, vous avez découvert qui était le goa'ould ? »

Le colonel et Daniel échangèrent un regard indéchiffrable.

« Quoi ?! »

Personne ne lui répondit. Seul Djanov s'avança.

« La Dwïewania est agressive, je vous avais prévenu. »

La colère commença à pointer son nez. Il y avait beaucoup trop de choses que Sam n'arrivait pas à comprendre ces derniers temps. Et, ça l'agaçait prodigieusement. Le soupir qu'elle poussa en attesta auprès de ses coéquipiers. Cependant, ceux-ci la connaissaient assez bien pour savoir quand il fallait cesser d'esquiver. Après un nouvel échange de regards, le colonel se tourna vers elle.

« Heu…Je ne sais pas trop de quoi vous parlez, Carter, mais il est très probable que ce n'ait été qu'une hallucination. »

Sam grimaça.

« Décidemment, c'est le thème du jour. »

Surpris par le sarcasme dans sa voix et n'en comprenant pas la cause, Jack s'arrêta et Daniel prit le relais, ne remarquant visiblement pas la mauvaise humeur soudaine de son amie.

« Nous sommes sur P2X-452, vous vous êtes fait piquer par une espèce de scorpion local…Vous avez perdu connaissance en quelques minutes, lorsqu'on a voulu retourner à la Porte, il s'est mis à pleuvoir et Djanov dit que les orages sont assez impressionnants sur cette planète, donc… »

« On a pas voulu courir le risque de finir en saucisse grillée. » compléta Jack.

Sam sourit, amusée malgré elle, par la blague. Cependant, il y avait autre chose qu'ils n'avouaient pas. Elle le voyait à la façon dont le colonel l'observait et à la manière dont Daniel triturait ses lunettes.

« Donc, tout ça… », elle fit un grand geste de la main pour illustrer ses propos, « …c'était une hallucination dû au venin de cette bestiole ? »

Jack fronça les sourcils et la dévisagea.

« Tout ça, c'était quoi ? Sans vouloir être indiscret… »

Elle hésita un instant. Ce n'était qu'une hallucination passagère, pas la peine donc de s'étendre. D'un autre côté…elle n'avait rien à cacher, ce n'était pas sa faute. Finalement, son instinct l'emporta et elle haussa les épaules.

« De toute façon, c'est fini. »

Sam se redressa avec un sourire et voulut se lever. Elle n'eut pas le temps de poser un pied sur le sol qu'une main saisit son épaule et la maintint fermement allongée. Surprise, elle dévisagea le colonel avant de se rendre compte que le plus étrange là dedans était qu'il n'ait pas retiré sa main. D'ordinaire, il évitait les contacts physiques avec elle comme la peste.

« Hum…Carter…Je suis désolé mais Djanov a été clair… » Sam ferma les yeux, devinant instantanément qu'elle n'aimerait pas la suite. « … les hallucinations continueront tant que vous n'aurez pas pris l'antidote. »

Elle expira, soudain soulagée. Elle avait envisagé pire que ça. Le poison aurait pu ne pas avoir d'antidote, elle aurait pu être condamnée à plus ou moins brève échéance. Djanov avança d'un pas, attirant par là même son attention.

« La Dwïewania est un venin puissant. Il est nécessaire pour l'antidote de décanter pendant trois jours. »

Aïe. Ca c'était déjà moins bon.

« Je regrette, major Carter, votre état va empirer tant que vous n'aurez pas pris la décoction. »

Evidemment. Elle jeta un regard blasé au colonel, il était clair à sa mine sombre qu'il s'était déjà fait expliquer tout ça et qu'il n'avait pas apprécié ce qu'il avait entendu.

« Empirer jusqu'où ? »

Elle fit le maximum pour avoir l'air détaché. Elle n'était sûre que d'une chose, elle devait rester professionnelle.

Djanov ouvrit la bouche mais aucun son n'eut le temps d'en sortir avant que le colonel ait repris la parole.

« Vous prendrez cet antidote dans trois jours et tout ira bien, major. »

L'ordre, nettement perceptible dans le ton, ne la formalisa pas. Elle n'avait aucun contrôle sur l'avenir. En fait, si elle ne le connaissait pas mieux que ça, elle aurait pu penser que c'était de la peur qu'elle distinguait dans sa voix.

« On ne peut pas rentrer à la base ? Peut-être que Janet aura une meilleure idée ? »

Une qui agirait plus rapidement et qui ne risquait pas de lui coûter la vie.

« La Porte est trop loin, Sam. La foudre nous frappera avant qu'on l'ait atteinte. »

Sam se tourna vers l'archéologue, passablement agacée.

« La foudre ne frappe que très rarement les humains, Daniel. Cependant c'est vrai que lorsque la foudre frappe la terre, les charges électriques se dissipent dans le sol et créent une tension électrique, plus ou moins importante suivant la nature du sol et de la distance à l'impact, pouvant alors passer dans les membres inférieurs. »

Elle avait débité son petit discours sans réel enthousiasme, son cerveau se contentant de régurgiter des choses emmagasinées depuis longtemps, et fit donc face avec un certain fatalisme aux regards perdus qui lui répondirent.

A nouveau son esprit s'enlisait dans un brouillard cotonneux. Elle était fatiguée et le bruit autour d'elle résonnait dans sa tête, parasitant sa réflexion et l'empêchant de trouver une solution acceptable. Parce qu'il était hors de question qu'elle replonge dans cette hallucination. Inenvisageable. Par un immense effort de volonté, elle tenta de se reconcentrer sur la conversation environnante. Daniel était en train de lui expliquer sa théorie selon laquelle la densité plus importante de la planète pourrait provoquer la puissance dévastatrice des orages. C'était censé, mais inutile pour le moment. Plus tard, peut-être. Le colonel cuisinait Djanov, essayant de déterminer s'il n'y avait pas une solution plus rapide au problème, ce qui n'était apparemment pas le cas, et Teal'c…Et bien, en bon Teal'c qu'il était, il observait attentivement la scène. Il suffit d'une micro seconde et d'un seul échange de regard avec le Jaffa, et sa voix puissante s'élevait dans la pièce, faisant taire tous les autres.

« Il serait certainement souhaitable pour le major Carter qu'elle prenne du repos. »

Le colonel et Daniel échangèrent un regard lourd de sens, se reprochant mutuellement de ne pas y avoir pensé le premier.

« Désolé, Sam. Vous devez être épuisée. »

Sam retint un soupir agacé. Elle n'avait pas couru un marathon et n'allait pas si mal que ça.

« Oui, Carter. Reposez-vous. »

Djanov fut le premier à quitter la pièce, suivit de près par Daniel qui le harcelait déjà de question sur le mode de vie de ce peuple. Lorsque le colonel fit, à son tour, mine de se lever, elle ne put retenir sa main. C'était un réflexe. Un réflexe stupide. Et pourtant, ses doigts étaient bel et bien enroulés autour de son poignet. Comment diable pouvait-elle expliquer ça ? Elle n'allait quand même pas lui avouer qu'elle avait peur ? Pas après lui avoir fait, plus d'une fois, tout un discours sur le fait qu'elle était parfaitement capable de se débrouiller toute seule. Oui, mais là, c'était diffèrent. Cette chose, qu'ils appelaient hallucination, l'avait terrorisée. Réellement. Ce n'était peut-être pas très rationnel, mais elle refusait d'affronter ça à nouveau. Pas toute seule. Et elle savait pertinemment que la seule personne avec qui elle voulait faire face était Jack O'Neill. Elle croyait fermement que c'était le seul homme au monde qui aurait le pouvoir de tenir tout ça à distance.

Le colonel la dévisagea un moment, sourcils froncés. Ce n'était pas très bon. Il la regardait comme si elle était devenue folle. Ce qui, à l'instant, n'apparaissait plus aussi impossible. D'autant plus, qu'elle avait beau se dire que c'était incorrect, ses doigts refusaient de relâcher leur prise.

« O'Neill, le major Carter ne devrait pas rester seule. Je demanderais à Daniel Jackson de vous relayer dans une heure. »

Sam soupira de soulagement et sourit avec reconnaissance au Jaffa. Une heure c'était peu, mais c'était déjà ça de gagné. Oh, elle était réaliste. La présence du colonel ne changerait rien à l'avancement de cette maladie, mais tant qu'il était là, les cauchemars auraient moins de prise parce qu'il la rassurerait. Peu à peu, ses doigts desserrèrent leur emprise et elle rendit sa liberté à son supérieur étrangement souriant.

« Alors, Carter, quoi de neuf ? »

Elle ne put rien faire d'autre que de sourire en retour.