Titre : Try to Escape From Reality
Pairing : Ed/Roy
Rating : T
Disclaimer : Tout appartient à Hiromu Arakawa - Gloire à elle !
Résumé : Le corps de son frère récupéré, Edward quitte l'armée. Si les raisons sont floues, sa disparition soudaine inquiète non seulement sa proche famille mais également ses amis.
~ /!\ YAOI /!\ ~
Merci pour vos reviews ! Voici la suite qui je l'espère, vous plaira :)
Chapitre 2
- POV Roy -
« Comment ?! Mais ... Il n'a rien dit à personne. C'est impossible ! » Dit Riza
Je commençais à me demander si c'était vraiment une bonne chose de leur mentir de la sorte, surtout en sachant pertinemment qu'on allait également venir m'interroger à un moment ou un autre. Et Alphonse, dans tout ça ? Depuis que le petit frère avait également rejoint les rangs de l'armée, ils ne se voyaient plus aussi souvent, puisque des missions différentes leurs étaient confiées. De mêmes, leurs manières de vivre étaient maintenant à l'exacte opposée l'une de l'autre. Si Edward ne rechignait pas à accepter toutes les missions qui se présentaient à lui et à vagabonder comme il avait pris l'habitude de le faire; Alphonse, lui, essayait de revenir à Central dès qu'il en avait l'occasion. En effet, en couple avec leur amie d'enfance Winry, ils s'étaient installés tous les deux en banlieue de Central, leur départ de Resembool ayant été grandement motivé par les allers-retours incessants qu'Alphonse devait faire pour le compte de l'armée. Ils ne partageaient aujourd'hui plus autant qu'avant, mais j'en étais certain, si Edward avait réellement pris cette décision, il avait dû en faire part à son frère. Fort de cette constatation, je me tournais vers Fuery.
« Essayez d'appeler cher lui. »
Il acquiesça silencieusement et se précipita vers le téléphone après avoir récupéré le numéro d'Edward. Combiné à l'oreille, il composa le numéro et nous attendions donc patiemment qu'il commence à parler pour confirmer qu'Edward était bien actuellement chez lui et non pas Dieu sait où. Cependant, les secondes passèrent et Kain finit par raccrocher le téléphone en secouant la tête.
« Personne ne répond. »
Bien. Dans ces conditions, il ne nous restait plus qu'une seule alternative. Je me tournais cette fois-ci vers Falman.
« Alphonse est revenu de mission hier, n'est-ce pas? Il pourra très certainement nous en dire plus sur cette histoire, allez donc me le chercher.
- Bien mon Génér ... »
La porte d'entrée du bureau s'ouvrit à la volée dévoilant un blond essoufflé. Ceci étant, ce n'était pas le blond auquel nous nous attendions à voir, mais simplement le petit frère de celui-ci; celui-là même que nous allions justement aller chercher. À la bonne heure ! Alphonse se planta devant moi et je pris le temps de détailler les changements qui avaient opérer en lui ces derniers mois. Décidément, ces deux-là n'étaient pas frères pour rien. Si Edward avait pris de la carrure, ce n'était rien en comparaison d'Alphonse qui rattrapait le temps perdu à une vitesse phénoménale. Il était pour ainsi dire même plus grand que son aîné, malgré les deux ans d'âge qui les séparaient. Contrairement à Edward, il avait les cheveux court, ce qui était aujourd'hui presque le seul moyen de les différencier l'un de l'autre. Coupant court à mes pensées, ses yeux semblaient lancer des éclairs. Il était visiblement furieux.
« Où est-il ? Où est mon frère ?! »
Hum, visiblement, j'avais fait une erreur de pronostique. Si Alphonse se pointait ici à son tour pour nous demander où était son frère, c'était précisément parce qu'il ne le savait pas lui-même. Venant d'Edward, c'était tout de même très étrange. J'avais vaguement l'impression que la situation était beaucoup plus compliquée qu'elle ne semblait l'être au premier abord. La dernière fois que j'avais vu Edward, c'était il y a trois jours. Alphonse était revenu hier de West City, alors ça laissait une marge de deux jours pendant lesquelles il aurait pu se passer n'importe quoi.
« Je vous ai posé une question, où est Edward ?! »
J'aimerais bien le savoir aussi, figures-toi !
« C'était justement ce que nous étions en train de nous demander. »
Je lui tendis l'enveloppe qui n'avait toujours pas quitté mes mains et il la prit, suspicieux. Retirant les deux feuilles qui l'a composait afin de les analyser, il semblait très surpris, et particulièrement choqué par ce qu'il lisait. J'attendais qu'il finisse pour lui demander.
« Tu étais au courant? »
Il releva la tête, et la secoua en signe de dénégation.
« Non ... Non, pas du tout, il ne m'a rien dit. »
Il reporta son attention sur la lettre de son frère, et semblait assez secoué par la nouvelle. Je crois que nous étions pour ainsi dire tous dans cette situation.
« As-tu des informations de ton côté? Si tu nous as demandés où il était, c'est que tu savais qu'il avait "disparu", n'est-ce pas?
- Pas vraiment. Nous avons juste reçu une lettre ce matin même, et je pensais que ça avait un rapport avec l'armée, c'est pour ça que je suis venu directement ici. Mais maintenant ... »
- Une lettre? Tu l'as avec toi? »
Fouillant dans la poche droite de son pantalon, il en sorti une feuille pliée en quatre. Alphonse me l'a tendit, et alla s'accouder à la fenêtre. Il avait visiblement besoin de réfléchir un peu à tout ça. J'analysais la lettre à mon tour, et après avoir lu les quelques lignes, je faisais passer la feuille aux autres, et une fois celle-ci passée entre toute les mains, je la récupérais de nouveau. Elle contenait un discours relativement différent de la lettre qu'il avait laissé à l'armée. Si celle que j'avais lu ce matin stipulait tout simplement qu'il mettait fin à tout ce qui le liait à l'armée; il avait écrit à son frère qu'il devait s'absenter pour une période indéterminée (il y faisait par ailleurs mention de recherches qu'il aurait effectué, et je gardais l'information en mémoire afin de savoir de quoi il était question exactement). Cela dit, le résultat était le même : il était visiblement parti. Aucune précision de l'endroit exact où il se trouvait, combien de temps il comptait y rester ni ce qu'il avait l'intention d'y faire. En somme, rien. C'était beaucoup trop vague pour n'être qu'un énième caprice de sa part. Quelque chose se tramait, mais quoi? À ce point-là, tout était envisageable.
« Breda, Falman et Fuery, vous partez chez lui. Trouvez-moi des indices, n'importe quoi. Ensuite, vous me faites le tour de la ville. Je veux savoir où et quand il a été vu pour la dernière fois. »
Ils se déplacèrent tous dans un même mouvement. Bon, s'il était à Central, nous n'allions pas tarder à mettre la main dessus. S'il n'y était pas, par contre ... Quelque part, j'espérais vivement ne pas avoir été le dernier à avoir croisé son chemin. Riza et Jean me regardèrent à tour de rôle. Ils étaient visiblement en attente d'un ordre quelconque. Je choisis de jouer la carte de la sûreté dans l'immédiat, prenons les problèmes un à un avant de s'en créer d'autres.
« Vous deux, vous me faites le tour du QG, mêmes ordres que pour les autres. Je veux des informations.
- Bien, mon général. » dirent-ils d'une même voix.
Pendant qu'ils passaient la porte d'entrée, je vis la main de Jean s'égarer légèrement sur la taille de Riza et j'en fus étonné. Mais j'avais d'autres préoccupations dans l'immédiat. Un certain petit blond par exemple. En parlant des frangins, j'avais présentement le deuxième sous la main et je voulais en savoir plus sur un sujet bien particulier; peut-être avait-il connaissance de quelque chose? Je profitais par ailleurs que ne soyons plus que tous les deux pour me lancer.
« Tu l'as vu quand, pour la dernière fois? »
Alphonse semblait réfléchir à la question.
« Hé bien ... Je dirais deux semaines. Nous nous sommes vus juste avant qu'il parte à Lior. Mais je sais que Winry l'a vue avant hier. »
Le lendemain du jour où il était venu me voir ici-même? Intéressant, très intéressant.
« Quand tu l'as vu, est-ce qu'il t'a paru ... Disons, différent? »
Il me fixa étrangement, sans dire un mot en premier lieu. Ce genre de regard ... J'avais l'impression qu'il essayait de sonder mon esprit. Pourquoi faire? Pas la moindre idée. Était-il en train de réfléchir à la meilleure façon de me mentir? De cacher quelque chose? Ou alors, peut-être ne voulait-il tout simplement pas répondre à mes questions? En règle générale, je n'aime pas trop qu'on me cache des informations, mais là ... Il n'avait plutôt pas intérêt à omettre quoi que ce soit concernant son frère. Oui, bon, je lui cachais des choses moi aussi, mais ce n'était pas du tout la même chose ! Il consentit cependant à me répondre.
« Pas spécialement. S'il devait vraiment y avoir une chose à retenir, ça serait qu'il était nettement moins loquace que d'habitude. Comme s'il y avait quelque chose qu'il ne voulait pas me dire. Ou plutôt, qu'il ne devait pas me dire. Je comprends maintenant pourquoi ... »
Tout cela ne ressemblait définitivement pas à Edward.
« Est-ce que tu penses que Winry pourrait venir nous en dire un peu plus sur sa rencontre avec lui d'il y a deux jours?
- Dans la mesure du possible, j'aimerais éviter qu'elle vienne ici. Mais je peux vous dire qu'elle ne sait rien de plus, étant donné que c'est également la première chose que je lui ai demandé quand nous avons reçu sa lettre. Pour elle, Ed était parfaitement normal.
- Je vois ... »
Logique. Si nous étions inquiets, que dire de l'état de son frère? Après ces quelques informations, j'espérais vivement que mes hommes allaient m'en rapporter un peu plus. Nous n'avions rien, alors n'importe quoi suffira. Je repensais moi-même à notre dernière rencontre, afin de déceler si quelque chose m'avait paru anormal. Au contraire d'Alponse, Edward m'avait paru particulièrement bavard, si l'on omettait le geste qu'il avait eu en mon encontre. Geste qui n'avait d'ailleurs toujours pas souffert d'aucune justification. Je me promettais par ailleurs d'aller trouver le Généralissime pour avoir une petite discussion avec lui. Grumman n'était pas un mauvais bougre, et j'étais certain qu'il pourrait nous donner les raisons qui l'avaient poussé à accepter la demande d'Edward. Chose que je ne comprenais d'ailleurs toujours pas. Edward était un excellent élément. Qu'il veuille s'en aller pour construire sa vie, je pouvais encore le comprendre. Il le méritait, sans doute plus que n'importe qui d'autre. Mais le fait qu'il n'en explique pas vraiment les raisons me pousse à croire qu'il n'y en avait peut-être tout simplement pas. Et c'était certainement ça, le plus louche dans l'histoire. Qu'est-ce que cela signifiait exactement? C'était incompréhensible. Partir de la sorte, du jour au lendemain, sans aucune explication? S'il avait été seul, pourquoi pas. Mais après tout ce qu'il avait vécu avec son frère, il ne fallait pas être particulièrement intelligent pour comprendre que cela n'avait rien de normal. Alphonse me tira de mes pensées en se décollant de la fenêtre et en se dirigeant vers la porte de mon bureau.
« Je rentre. Si nous avons du nouveau, nous vous en feront part.
- Merci. Même chose de notre côté. Tu n'as pas de mission de prévu ces prochains jours, n'est-ce pas? Reste dans le coin, je risque d'avoir besoin de toi.
- Compris. »
Puis il passa la porte. Je fis les cents pas dans mon bureau. En attendant que mes subordonnés ne rappliquent me faire leur rapport, je me remettais en tête les deux dernières semaines qui venaient de passer. Maintenant que j'y pensais, Ed m'avait paru relativement évasif juste avant de partir à Lior. J'aurais pensé qu'il m'aurait hurlé dessus pour l'envoyer à perpette pour une simple mission de surveillance (je savais qu'il avait horreur de ça), mais au lieu de cela, j'avais eu le droit à la partie la plus docile de sa personnalité. À ce moment-là, j'avais mis ça sur le compte de la maturité, où je prenais conscience qu'Edward prenait ses responsabilités comme n'importe quel adulte se devait de le faire. C'était également la pensée que j'avais eu quand il était venu me remettre son rapport il y a trois jours. Edward pouvait se montrer particulièrement agréable et de bonne compagnie quand il était dans ses bons jours. Et puis après, il y avait eu "ça" ... Dieu merci, Maes coupa court à mes pensées en passant la porte de mon bureau.
« Hey Roy ! Tu ne devineras jamais qui a eu les meilleures notes de sa classe ce trimestre ! »
Oh joie, ça faisait longtemps !
« Laisses-moi deviner, c'est haut comme trois pommes et ça porte des couettes.
- Sans compter que c'est incroyablement mignon ! Décidément, on ne peut rien te cacher à toi. »
Tu ne me croiras peut-être pas, mais visiblement il y en a un qui en était parfaitement capable, pensais-je avec amertume. Je soupirais. Entamons vite une conversation quelconque avant que l'envie de cramer quelque chose ne fasse irruptions dans mon esprit. Maes reprit son sérieux.
« Tu peux m'accorder deux minutes de ton temps? J'suis venu te demander ton avis au sujet d'un dossier un peu étrange.
- Eh bien, je vois que les nouvelles vont vite. Ça tombe bien, on manque un peu d'infos ici. »
Il parut relativement surpris de ma remarque.
« Attends, t'es aussi sur le coup? On ne m'a pas prévenu. »
Edward travaille ... Enfin, travaillait pour moi; bien sûr que j'suis sur le coup ! Il s'asseyait en face de mon bureau en déposant un dossier complet sur celui-ci. Je m'asseyais à mon tour sur ma propre chaise et attendais qu'il fasse le tri sur les quelques papiers que contenait son dossier. Je dois bien admettre que je ne comprenais pas tout. Edward n'était pas encore véritablement porté disparu à ce que je sache, alors pourquoi une telle chose? L'information officielle de son départ ne datait de même pas une heure ! Toute cette situation était vraiment tirée par les cheveux.
« Alors ... Le mec a été retrouvé dans le quartier commerçant, près de l'épicerie de la rue principale. Selon les premiers éléments de l'enquête ... »
Hein? Je le stoppais vivement.
« Une minute, de quoi tu me parles?! »
Maes releva la tête et fronça les sourcils. Visiblement, nous n'étions pas du tout sur la même longueur d'ondes.
« Eh bien, l'homme découvert mort ce matin. C'est un membre de la police militaire et ... »
Voyant que le dossier ne me disait absolument rien, de par la tête d'ahuri que je devais faire, il me demanda.
« Attends, tu parlais de quoi, toi? »
Ce fut à mon tour de lui tendre mon dossier. Enfin, les trois documents qui le composaient. Je me giflais intérieurement de n'avoir envisagé qu'Edward comme étant le motif de sa visite. C'est vrai, comment Maes aurait pu être au courant de quoi que ce soit avant moi sur le sujet. Je me retenais par ailleurs bien difficilement de lui faire remarquer que son dossier étrange, là dans l'immédiat, j'en avais rien à taper. Prenant connaissance des trois papiers en question, je ne m'attendais pas à une réaction différente de la nôtre et pourtant, Maes me surpris.
« Je ne comprends pas. dit-il, un peu perdu
- Et pourtant ... Les faits sont là. »
Maes secoua la tête en signe de dénégation.
« Non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. J'ai croisé Ed à son retour de Lior. Je passais par la gare en rentrant chez moi et j'ai discuté quelques minutes avec lui avant qu'il ne rentre au QG. Il n'a pas du tout fait mention de ... »
Puis il se figea et me regarda, puis regarda le papier dans sa main, puis me regarda de nouveau. Hey, tout doux, j'vais finir par avoir le tournis, moi, avec ces conneries. Avant que j'aie eu le temps de lui demander quoi que ce soit, il se redressa et se planta devant moi.
« Qu'est-ce que tu lui as dit?! »
Je clignais des yeux. J'eus soudainement l'horrible sensation que Maes était au courant d'un truc que j'aurais vaguement préféré qu'il ne sache pas.
« Ne me dis pas qu'il t'as fait part de ce qu'il comptait faire? »
Je savais très bien qu'il savait que je ne parlais pas de son départ.
« Il ... T'a fait quoi? »
Pitié Maes, ne m'obliges pas à le dire.
« Maes, je t'ai posé une question.
- Hey, je l'ai posée en premier ! »
Sérieusement? De mauvaise foi, je répondis.
« Ce que je lui aurais dit, par rapport à quoi? Il était venu parler boulot à la base !
- À la base? Mince Roy, il s'est passé quoi exactement? »
Et merde. Maes savait, alors? J'étais incapable de faire autre chose que rougir comme un idiot sous son regard insistant. Rougeurs qu'il lui aurait été impossible de louper, bien entendu, ça aurait été trop beau. Il écarquilla les yeux en signe de surprise évidente. Donc si j'ai bien saisi, il ne me dira rien sur Edward tant que je n'aurais pas satisfait sa curiosité? Très bien !
« On ... On était en train ... de parler de sa dernière mission et ... »
Bordel Roy, arrêtes de bégayer de la sorte, c'est pathétique !
« Et il m'a ... Il m'a ... »
La porte de mon bureau s'ouvrit de nouveau à la volée et je remerciais le ciel intérieurement. Jean et Riza déboulèrent rapidement pour venir se placer juste derrière Maes, qui lui, n'était pas très content de cette intrusion forcée. Riza lui lança un regard en biais et me demanda.
« Excusez-nous Général, pouvons-nous ... ? »
Pouvons-nous vous déranger alors que vous vous apprêtiez à parler d'un truc super embarrassant avec votre meilleur pote qui était toujours en attente du potin en question (ou plus vraisemblablement de sa confirmation)? Oh-que-oui !
« C'est au sujet d'Edward? » répondis-je plus sobrement
Riza acquiesça silencieusement.
« Nous vous écoutons. »
Un petit POV d'Edward au prochain chapitre :)
Édité le 31/05/15
