Apprendre le sexe...

Genre: Yaoi, Romance, Humour (l'auteur essai vainement)

Disclamair:S'il m'appartenait, ce regroupement de bishos partouzerait encore, et encore, et encore... (je suis choqué que mon ordinateur connaisse le mot « partouzerait » et je l'aime d'autant plus)

Raiting:M, oui mesdames !

Couple: Wolfyuu (j'en connais qui vont me pardonner le coup du Shibuyacest !)

Béta: Par encore bêta-lu.

Note: Voici venu le deuxième chapitre ! Ainsi que Mister-Smile, notre Conrad bien-aimé ! Ce gars est tellement louche avec Yuuri huhu (les regards tendres, les doux sourires, les déclarations de fidélité enflammées...).

Quant à l'attitude de Yuuri dans ce chapitre, je ne pense pas qu'elle soit si improbable: il a une confiance aveugle en Conrad, et celui-ci se propose de l'aider, sans agressivité (contrairement à d'autre à venir huhu) ou sans dépasser les limites (un peu tout de même, ha !). Notons tout de même la gêne de notre Maoh préféré et son inconfort.

Je remercie Yukimai-chan, la seule revieweuse du moment, qui m'a motivé pour la suite !

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Chapitre 2: Avec Conrad.

Conrad porta lentement sa tasse de thé à ses lèvres et ferma les yeux de contentement sous la douceur du liquide qui glissait sur sa langue. A ses côtés, Yuuri l'observait fixement, ne semblant ni décidé à le quitter des yeux, ni à ouvrir la bouche.

Il y a de ça quelques minutes, le jeune roi était venu trouver le soldat, installé sur l'une des nombreuses terrasses du château; et après s'être assis près de lui autour de la petite table blanche, il était resté ainsi, les yeux ouvert idiotement et la bouche plus pincée que celle de Gwendal dans ses grands jours. Sans oublier les occasionnels tortillements révélant sa gêne.

Le Maoh n'était plus aussi persuadé de sa bonne idée, et aurait presque envie de retourner s'enfermer dans la bibliothèque, s'il n'avait pas eu l'intime conviction qu'il ne servirait à rien qu'il se retrouve une nouvelle fois à observer stupidement les lieux en se demandant si oui ou non il pourrait ne serais-ce que toucher le livre démoniaquement pervers sans mourir d'une combustion instantanée.

- Un problème, Majesté ?

Conrad lui offrit un gentil sourire, attendant plus que patiemment que son roi ne prenne la parole; et Yuuri ne put que s'étonner, encore et toujours, de la patience et de la gentillesse de son interlocuteur... ça en était presque effrayant, tout en étant profondément réconfortant.

- J'ai besoin de ton aide, balbutia maladroitement le brun alors qu'il sentait ses joues le chauffer.

Une lueur étrange sembla éclairer le regard chocolat du guerrier l'espace de quelques secondes avant qu'il ne retrouve sa douceur habituelle. Reposant la tasse à moitié vide sur sa coupelle, le châtain observa son homologue avec chaleur, lui demandant muettement de continuer sur sa lancée. Ce que le brun ne se sentait pas du tout capable de faire.

Si demander conseils – ou plutôt, un enseignement détaillé – à Conrad lui avait paru une bonne idée, Yuuri se rendait à présent compte de la stupidité de la chose. L'homme devait probablement s'y connaître, sexuellement parlant, vu son succès avec la gente féminine, mais justement... A sa connaissance, le regard du soldat ne s'était jamais attardé plus que nécessaire sur une silhouette masculine; pas qu'il l'ait non plus déjà vu reluquer les femmes. Oh merde, il ne pouvait pas être puceau, n'est-ce pas ?

Une main chaude se posa délicatement sur son épaule, le sortant doucement de ses pensées, et le jeune homme avisa l'air inquiet ayant pris place sur le visage du guerrier.

- Est-ce que quelque chose de mauvais s'est passé, Yuuri ?

L'interpellé eut un sourire sous l'utilisation subite de son prénom, sourire qui sembla quelque peu rassurer Weller. Celui-ci ne retira pourtant pas sa main et se rapprocha de son roi, pressant gentiment l'épaule couverte de l'éternel uniforme scolaire. Pourtant, le Maoh resta silencieux, semblant réticent à aborder le sujet qui l'avait amené près de l'homme, ce qui décida celui-ci à prendre de nouveau la parole. Il avisa alors les pommettes toujours aussi adorablement roses du garçon.

- Yuuri, tu n'as pas à être gêné de quoi que se soit avec moi. Je ferais mon possible pour te venir en aide.

Yuuri ne fit que regarder les nuages avec un grand intérêt.

- Est-ce quelque chose d'intime ? Demanda doucement Conrad.

Il reçut pour toute réponse un timide acquiescement qui le fit sourire avec indulgence.

- Dîtes-moi Majesté.

Le Maoh observa le visage de Sir Weller l'espace de quelques secondes avant de retourner à sa contemplation de n'importe-quoi-sauf-Conrad; mais il prit finalement la parole dans un murmure, décidé à évoquer son problème. Il était là, face à l'homme, autant en profiter. De plus, il ne voyait pour le moment personne d'autre susceptible de l'aider, et il était persuadé que Conrad ne se moquerait jamais de lui.

- C'est... le s-s-sexe, chuchota-t-il si doucement que la soldat dût se pencher, et presque se coller à garçon, pour entendre le murmure embarrassé.

Une fois qu'il eut connaissance de la raison du trouble de son roi, il cilla, regardant l'adolescent avec une confusion qui fit se ratatiner Yuuri sur sa chaise; il se demanda ce que l'humain allait bien pouvoir lui répondre – une réponse évasive ? Peut-être même une blague ! - et fit tout son possible pour relever ses yeux onyx et paraître plus assuré qu'il ne l'était – son assurance s'étant fait la malle en compagnie de sa fierté et des trois-quarts de son courage.

Il fixa presque avec intérêt le guerrier qui clignait doucement des yeux, le visage impassible, quoi que teinté d'une légère sollicitude que le jeune homme ne comprit pas immédiatement.

- Votre pénis vous fait-il souffrir ?

Dire que le brun fut mortifié aurait été un euphémisme. Il écarquilla les yeux et ouvrit la bouche sous le choc, terrassé par la gêne, la honte, et la surprise quant à cette question incongrue.

- Qu... Quoi ? Bégaya-t-il misérablement.

- Votre pén...

- Ne le dis pas !

Yuuri hurla soudainement, s'attirant un regard un peu choqué du châtain, lui coupant ainsi la parole et l'empêchant de répéter une interrogation à laquelle il n'avait aucune envie de répondre. Il avait déjà assez de mal à parler de ça alors si Conrad lui compliquait la tâche... Et comment pouvait-il lui demander cela ainsi, et surtout, prononcer le mot p-p-p-p... ce mot sans même rougir ?

L'avantage de l'âge ? Preuve d'une certaine expérience ? Ou juste de son innocence de bonne sœur et de sa pitoyable ignorance ?

Yuuri remercia d'ailleurs Shinou que seul son ami soit présent et reste l'unique témoin de sa pitoyable candeur – et voilà qu'il était arrivé au point de l'auto-flagellation et apitoiement... qu'on le pende.

- Si ce n'est pas ça, qu'est-ce ?

Conrad le regardait avec un air perdu, complètement largué et dépassé par l'attitude du garçon. Il pencha doucement la tête sur le côté, étudiant l'expression nerveuse de son roi, qui le suppliait du regard., et semblait lui demander silencieusement de se démerder à trouver la raison de toute cette histoire. Prenant un air pensif, il tapota son menton de son index, étudiant l'autre avant qu'un énorme sourire ne vienne éclairer ses traits.

- Est-ce qu'il serait possible... commença-t-il, avant qu'un doux rire ne lui échappe. Cela aurait-il un rapport avec Wolfram, Majesté ?

A cet instant, Yuuri fut partagé entre le soulagement de ne pas avoir à le dire à haute voix, et l'embarras qui le pétrifiait presque sur sa chaise.

- C'était donc ça ! Ne m'inquiétez pas ainsi Votre Majesté ! Ricana presque joyeusement l'homme sous le regard étonné du brun.

- Désolé, bafouilla-t-il en réponse. Alors... peux-tu m'aider ?

- Certainement, même si je me demande la raison qui vous a poussé à venir me trouver moi. Votre frère est actuellement ici, de même que le Grand Sage, ou encore Gunther...

La voix du soldat s'éteignit doucement en avisant le visage horrifié que prenait le Maoh face à l'énumération de ces personnes. Conrad gloussa et adoucit encore d'avantage son ton, prenant plutôt la décision d'encourager le garçon à parler.

- Posez-moi vos questions, Majesté. Je vous écoute.

Yuuri gesticula un peu avant de se décider à bafouiller une réponse à peu près correcte.

- Je... ne sais pas quoi faire.

- A quel propos Yuuri ? Répondit doucement Weller, revenant au tutoiement afin de mettre le Mazoku plus à l'aise.

- De tout Conrad. Sur Terre, ces relations ne sont pas aussi courantes qu'ici, alors...

- Tu ne possèdes pas les connaissances requises... je me trompe ?

Une grimace éloquente étira le visage du brun, faisant doucement rire le guerrier. Celui-ci reprit pourtant vite son sérieux, transperçant Yuuri d'un regard d'une gravité étonnante.

- C'est une idée de Wolfram, n'est-ce pas ? Conrad n'attendit pourtant pas que son homologue lui réponde et continua rapidement. Es-tu d'accord avec ça ?

- Ça ? Interrogea confusément Yuuri en se redressant.

- Faire l'amour avec lui. La voix de Conrad avait subitement une intonation si chaude que l'adolescent en frissonna, sans pour autant savoir pourquoi; quand à ses yeux... ils possédaient à nouveau cette lueur indéfinissable, en plus d'une autre qu'il avait si souvent aperçu dans les yeux de son fiancé lorsque celui-ci voyait d'autres hommes ou femmes s'approcher trop près de lui... Il prit le parti d'ignorer tout cela, de même que la prise qui s'était resserrée sur son épaule que l'autre n'avait pas lâché.

- Si je suis d'accord... je le pense. Peut-être. Les joues rouges et la voix incertaine, le Maoh observa l'humain à la dérobé avant d'oser continuer. J'ai peur de... tout ça. Ce genre de contact...

- Cela... vous dégoute-t-il ?

Yuuri haussa les épaules, pas très sûr de savoir quoi répondre à ça. Les caresses échangées avec Wolfram n'avaient pas été assez poussées pour qu'il y réfléchisse vraiment. Il essaya de se souvenir des mains du blond chastement posées sur ses hanches, sa nuque, ou sa joue, mais ne put se faire précisément une idée. Conrad sembla comprendre son trouble et lui sourit avec bienveillance.

Le visage du jeune roi se tordit pourtant avec étonnement lorsqu'il sentit la grande main du châtain glisser de son épaule à son bras en une lente caresse, alors que les yeux chocolats se verrouillaient aux siens avec une telle intensité qu'il fut incapable d'en détourner son propre regard. La main continua son chemin, massant les muscles tendus sur son passage à travers le vêtement, avant de remonter tout aussi doucement, jusqu'au cou cette fois, où elle s'immobilisa quelques secondes.

- Con...rad ? Un murmure stupéfait s'échappa de la bouche de Yuuri, mais ne reçut pour réponse qu'une caresse sur sa nuque qui le fit inexplicablement frémir.

La pulpe d'un index taquin retraça sa jugulaire alors que la deuxième main de l'homme, jusque là inactive, se posait sur une cuisse tremblotante. Elle la malaxa doucement, tirant un soupir incertain au Maoh abasourdi, le tout toujours sous le regard perçant de Weller. Celui-ci ouvrit la bouche et laissa passer quelques mots dans un souffle, tout en se rapprochant si près du corps entre ses mains que son expiration fit doucement voleter les cheveux noirs du roi.

- Alors Majesté... êtes-vous dégouté ? Susurra-t-il sur un ton que Yuuri ne lui avait jamais connu.

- C'est... étrange. Comme sensation, murmura le garçon en réponse, ses yeux toujours plongés dans ceux de son homologue alors que la main sur sa cuisse remontait un peu plus haut, l'autre se faisant plus caressante encore au creux de son cou.

- Est-ce plaisant ?

Le souffle du soldat lui caressa l'oreille.

- Ce n'est pas... désagréable. Le jeune homme se tortilla sous les mouvements doux et précis; il est vrai que les caresses étaient apaisantes, et assez enivrantes, mais l'adolescent ne pouvait s'empêcher d'éprouver, plus qu'une gêne, une sorte de malaise alors que les grandes mains aux paumes délicieusement chaudes continuaient leur exploration.

Conrad dût noter son mal-être, car son visage se crispa confusément, alors qu'un sourire presque désabusé étirait ses lèvres. Il se recula alors, chatouillant une dernière fois le creux du cou et l'intérieur d'une cuisse, et remplaça son expression quelque peu sombre par un visage resplendissant.

- Je pense que vous pouvez à présent vous faire une idée de ce que peut apporter le touché d'un homme, votre Majesté.

Les pommettes de Yuuri se colorèrent un peu plus en même temps qu'une grimace assez confuse déformait ses traits; il pensait pouvoir comprendre où son ami avait voulu en venir avec tout cela, mais avait encore cette embêtante impression que quelque chose lui avait échappé et lui échappait encore... et devait-il remercier l'homme, ou simplement se sentir incroyablement inconfortable ?

Pourtant, l'air radieux et les yeux chaleureux le rassurèrent; le soldat n'était pas quelqu'un de mauvais, et même si sa manière de l'aider n'était très conventionnel, ça ne restait qu'une aide. Il ne pensait sûrement pas à mal; c'était Conrad après tout.

Le jeune roi offrit un petit sourire à son homologue, rosissant toujours malgré tout, et décida tout de même de prendre congé.

- Je... Merci Conrad. Je pense que ça m'a aidé... un peu. La voix du brun s'éteignit doucement; il savait à présent que ce genre d'attentions venant d'une personne de sexe masculine n'était pas si rebutant qu'il aurait put le croire. Bien. Mais il ne savait toujours pas le plus important...

- De rien Majesté. N'hésitez surtout pas.

Yuuri, ne se sentant plus trop apte à supporter d'autres bizarreries, même inconscientes, de la part du châtain, le salua et repartit de là où il venait afin de poursuivre sa quête première. Il tourna ainsi le dos au guerrier qui, dés qu'il fut assuré que le Maoh ne pouvait plus ni le voir, ni l'entendre, soupira avec force.

Il fixa son regard sur ses mains légèrement tremblantes et porta l'une d'elle à son visage; il respira profondément, semblant vouloir s'imprégner de l'odeur que le garçon aurait pu laisser sur sa paume, avant d'embrasser celle-ci avec tendresse, le souffle court.

- Vous me tuerez, votre Majesté, susurra-t-il.

A suivre...

Moi: Voilà une affaire rondement menée.

Yuuri: Je n'approuve pas.

Wolfram grogne: Pareillement.

Conrad: J'objecte aussi.

Moi, regard étonné envers Conrad: Pourquoi ça ?

Conrad grimace légèrement: Je ne suis pas quelqu'un qui profite ainsi. Et je ne suis pas pervers.

Wolfram rugit: Objection! Tu l'es! Avec tes regards sournois, tes enlacements, et tes sourires mielleux...

Alors que Conrad lance un regard choqué à son frère, Yuuri agrippe la manche de l'auteur et la secoue violemment.

Yuuri: Pourquoi je me laisse faire ?

Moi: Tu le laisse t'enlacer tout le long de l'anime, et tu lui fais une confiance aveugle. Pourquoi serais-tu choqué lorsqu'il te touche le cou, et te caresse la cuisse ? Tu lui fais tellement confiance... et il veut tellement t'aider... huhuhu...

Les KKM's boys lancent des regards dubitatifs à l'auteur, consternés par sa stupidité et sa logique quelque peu improbable. Ils décident pourtant de l'ignorer, alors qu'elle commence à brandir un panneau où les mots « Reviews = Conrad nu » sont inscris.