Merci aux personnes qui prennent le temps de lire cette histoire. J'espère qu'elle vous plaît.
Merci également à celles qui l'ont mises dans leurs favoris ou leurs follows.
Merci enfin à LadyLayton, Nesple et PoildeCervelle pour leurs reviews.
- PoildeCervelle : merci beaucoup pour ta review, je suis contente que cette histoire ainsi que l'OS précédent t'aient plu ! J'ai adoré ce film et ses personnages, j'essaye d'être un maximum fidèle à leurs caractères d'origine, du coup ! ;-) Pour ce deuxième chapitre, ça va encore... c'est vraiment au troisième qu'il faudra prévoir un bon stock de mouchoirs !
Merci encore de votre passage par ici et bonne lecture !
LE DERNIER VOYAGE
2 – J'ai le droit d'aller là-bas
Vaiana avait parcouru tout le village sans trouver son père. Elle avait fini par se rendre au sommet de la montagne de l'île, sachant que s'il n'était nulle part, alors ce serait là qu'elle le retrouverait. Elle avait vu juste : debout près des roches empilées par ses ancêtres, les bras croisés sur son torse, le chef des Motunui observait avec bienveillance leur village situé en contrebas. Des lueurs orangées commençaient à y apparaître çà et là : bientôt, le soleil aurait totalement disparu derrière l'horizon, et l'obscurité prendrait le dessus. Le village ne serait plus éclairé que par la lueur des flammes dansantes.
Entendant marcher dans son dos, Tui se retourna. Il se doutait bien que c'était sa fille qui le rejoignait : après tout, le sommet de cette montagne était un lieu réservé uniquement aux chefs, et considéré comme sacré par le reste de leur peuple. Aucun d'entre eux n'oserait monter ici sans y être invité. Il adressa un sourire à Vaiana. La jeune femme le lui rendit.
« J'étais sûre de te trouver là. »
Elle s'approcha de son père et observa comme lui le paysage en contrebas. Mais tandis que Tui admirait avec sérénité l'organisation rassurante du village sur lequel il s'efforçait de veiller depuis tant d'années, le regard de Vaiana était quant à lui encore et toujours attiré par les flots mouvants et imprévisibles. L'Océan l'appelait. Elle devait repartir… elle serait incapable de passer encore plusieurs journées à terre.
Une ombre les survola. Vaiana lui jeta un bref regard, instant qui suffit amplement au faucon géant pour lui adresser un clin d'œil complice et encourageant. Elle se retourna à moitié pour le suivre du regard et constater qu'il s'enfonçait dans la forêt située un peu plus loin. Il la laissait seule avec son père. Celui-ci fit justement demi-tour dans le but de redescendre le chemin jusqu'au village. Il lança à sa fille un regard interrogateur.
« Tu viens ? »
Alors qu'elle s'apprêtait à le suivre, elle s'arrêta soudainement, hésitante.
« Papa, je… »
Elle prit une profonde inspiration.
« Il faut que je te parle. »
Surpris de la solennité avec laquelle sa fille s'adressait soudainement à lui, Tui se retourna vers elle.
« Oui Vaiana, qu'y a-t-il ?
- Je… je vais repartir. »
Le chef des Motunui fronça les sourcils.
« Partir ? Mais pour aller où ?
- Je ne sais pas, je… il faut que je retourne sur l'eau, papa. »
Tui revint vers sa fille, doucement, son incompréhension se lisant dans son regard.
« Nous repartons en expédition dans un mois, comme d'habitude… » lui rappela-t-il doucement.
« Je sais, mais… je ne pourrai pas attendre tout ce temps. J'ai besoin d'être avec l'Océan, tu le sais bien. » murmura-t-elle en caressant du bout des doigts le nacre du coquillage rose qu'elle avait posé quelques années plus tôt sur l'empilement de pierres des chefs de Motunui.
« Vaiana…
- C'est toi qui m'as dit quand j'étais petite que je devais apprendre où était ma place. » le coupa-t-elle en fronçant les sourcils. « Je sais où elle est, désormais. L'avenir de notre peuple est peut-être ici, comme il l'a toujours été selon toi. » poursuivit-elle en désignant leur village. « Mais ma place, à moi, elle n'est pas là. Elle est là-bas… » souffla-t-elle en remontant son bras pour désigner la mer aux reflets rougeoyants.
Elle s'était détournée de son père en prononçant ces mots. Après un long silence, elle sentit finalement sa main chaude et puissante se refermer sur son épaule.
« Je le sais, ma fille. » soupira-t-il, parfaitement conscient qu'à son âge, il ne pouvait plus décider ni de ses actes, ni de la vie qu'elle désirait mener. « Seulement…
- Seulement quoi ? » lâcha-t-elle, son regard brun irrémédiablement fixé sur cet Océan si cher à son cœur.
« Je n'aime pas te savoir seule en mer. S'il t'arrivait quoi que ce soit… »
Il s'interrompit, ne parvenant pas à terminer sa phrase. Malgré toute la fierté de son père, Vaiana avait entendu l'émotion qui lui serrait la gorge. Ce n'était rien de plus que ce qu'il avait toujours fait… il voulait la protéger. Parce qu'il s'inquiétait pour elle. Elle était sa fille unique.
« Ne t'en fais pas, papa. Je ne suis jamais vraiment seule quand je navigue. »
Tui ne répondit pas immédiatement, cherchant à décrypter ce qu'il sentait caché dans les paroles de sa fille. Mais il n'y parvint pas. Alors qu'il allait lui demander de plus amples explications, elle se retourna vers lui et elle lui sourit. Alors, son cœur de père céda, et il s'avança pour prendre Vaiana dans ses bras.
« Pars, si c'est réellement ce que tu veux. » prononça-t-il. « Mais sois prudente, ma fille. »
Contre le torse tatoué de son père, Vaiana sourit et le serra à son tour contre lui avec bonheur, ravie qu'il consente à son nouveau voyage. Elle était pourtant si persuadée d'essuyer un nouveau refus de sa part…
« Je te le promets, papa. »
La jeune femme resta longtemps dans l'étreinte de son père, puis il finit par la lâcher et ils redescendirent tous les deux au village.
« Quand comptes-tu repartir ?
- Ce soir. » répondit-elle sans hésitation aucune. « Je vais aller préparer mes affaires.
- D'accord. »
Elle avait entendu la déception dans la voix de son père, et elle en était désolée. Mais l'Océan l'attirait inexorablement, et comme autrefois, elle ne pouvait plus résister à cet appel. Une fois de retour au village, Vaiana partit réunir tout ce dont elle aurait besoin pour ce nouveau voyage : des vivres, de l'eau, rien de plus, que des choses simples à emporter et à consommer. La surprenant en plein préparatifs de départ, Pua vint lui tourner autour en couinant tristement. Vaiana s'interrompit quelques instants pour se mettre à genoux par terre et serrer le petit cochon contre elle avec un sourire tendre.
« Eh oui, je repars encore. » murmura-t-elle tandis qu'elle lui caressait la tête. « Excuse-moi, mon grand. »
Pua poussa un petit gémissement, puis soupira en constatant que, comme toujours, il ne parviendrait pas à l'amadouer. Il l'aida de son mieux à finir ses préparatifs en poussant du museau ses gourdes d'eau afin qu'elles puissent rentrer dans son balluchon. Tandis qu'elle refermait celui-ci et nouait fermement les bords du tissu entre eux avec un solide double nœud, un caquètement reconnaissable entre mille se fit entendre. Vaiana esquissa un sourire tandis que Pua levait les yeux au ciel dans une expression typiquement humaine, et ils tournèrent tous les deux la tête vers l'entrée de la maison. Hey-Hey se tenait sur le seuil, la tête penchée sur le côté, et observait Vaiana s'agiter dans tous les sens d'un air profondément intrigué. La jeune femme réfléchit à peine et secoua la tête, faisant danser ses cheveux noirs autour d'elle.
« Oh que non, tu nous as déjà causé suffisamment d'ennuis comme ça, toi. Tu restes ici aussi. »
À ces mots, Pua poussa un glapissement horrifié et se remit à supplier Vaiana du regard. Mais la jeune femme fut intraitable.
« Allez, ça te fera de la compagnie ! » le taquina-t-elle en lui donnant un petit coup de coude moqueur.
Le cochon leva à nouveau les yeux au ciel dans un grognement. Il avait toujours été atterré par la stupidité profonde de ce poulet. Et puis, Vaiana l'avait toujours emmené avec elle ! Il en était d'ailleurs un peu jaloux, trouvant cela parfaitement injuste. D'accord, il avait le mal de mer, mais ce n'était pas une raison ! Pourquoi ce volatile idiot avait le droit d'aller partout avec elle et pas lui ?
« Oh, ne boude pas… »
Vaiana l'attrapa dans ses bras et lui fit un bisou sur le groin. Pua soupira, abandonnant la partie, et lécha gentiment la joue de son amie. Il ne lui en voulait plus. Enfin, presque plus. Elle rit et le reposa à terre, puis se releva et souleva son balluchon. Elle le jeta sur son dos et salua une dernière fois ses deux compagnons. Pua lui répondit d'un couinement. Hey-Hey, quant à lui, avait fourré sa tête dans un pot et tentait maintenant de l'en faire sortir. Vaiana l'observa un instant avec des yeux ronds, puis soupira, s'approcha du poulet, l'attrapa, lui enleva le pot en terre cuite de la tête et le reposa par terre. Aussitôt, il se mit à picorer devant lui sans lui prêter une once d'attention. La jeune femme ne put empêcher un sourire d'apparaître fugacement sur ses lèvres, puis elle quitta sa maison.
Elle ne croisa personne dans le village, tous étaient à l'intérieur de leurs demeures respectives. Vaiana pressa le pas : elle avait hâte de repartir sur l'eau. S'approchant du grand feu qui brûlait au centre du village, elle y alluma une torche. Levant les yeux par-dessus les flammes brûlantes, elle aperçut son père plus loin, assis en tailleur par terre dans la plus grande des constructions du village, en train de parlementer avec le Conseil. Il leva également la tête à cet instant et leurs regards se croisèrent. Elle lui fit un signe, auquel il répondit par un léger hochement de tête. Dans son esprit, Vaiana crut entendre le tout dernier mot que lui avait adressé, des années plus tôt, sa grand-mère Tala.
« Va… »
La jeune femme hocha la tête à son tour, fermement. Sa torche à la main, elle fit volte-face et quitta le village, se dirigeant vers la grotte dans laquelle se trouvaient toutes les pirogues actuellement inutilisées. Elle n'avait même pas à réfléchir, elle savait déjà avec laquelle elle partirait pour effectuer ce nouveau voyage : la plus petite, avec le cœur de Te Fiti peint sur sa voile. Celle avec laquelle elle avait voyagé lors de son aventure avec Maui, celle avec laquelle elle avait appris à naviguer… Après tout, ils ne seraient toujours que deux, alors elle n'avait guère besoin d'un bateau plus grand.
Elle s'engouffra dans le souterrain d'un pas assuré, son sac sur le dos, inspirant à plein poumons l'air marin qui y circulait librement, à présent que les rochers qui en bloquaient l'accès avaient été retirés. Arrivant dans la vaste grotte qui abritait toutes les pirogues, elle fut surprise d'y distinguer la lueur d'une torche autre que la sienne. En s'avançant prudemment vers cette lumière, Vaiana finit par apercevoir sa mère Sina assise à la proue de sa pirogue. Sa torche était plantée dans le sable, près du bateau. La jeune femme déposa son sac sur le pont, planta elle aussi sa torche dans le sable un peu plus loin et s'approcha doucement de sa mère.
« Maman ? Qu'est-ce que tu fais là ? »
Sina leva la tête vers elle, et Vaiana fut stupéfaite de constater que des larmes mouillaient ses joues. Sa mère les essuya rapidement d'un revers de la main, et ce fut d'une voix assurée qu'elle s'adressa à elle.
« Ton père m'a dit que tu t'en allais… »
Elle se leva de la pirogue et s'avança pour serrer sa fille dans ses bras. Un instant désarçonnée, la jeune femme sourit tendrement et referma elle aussi ses bras autour de sa mère.
« Je sais bien que ta place est sur l'eau. » murmura doucement Sina à son oreille. « Mais… tu me manques, lorsque tu pars parcourir l'Océan…
- Maman… » souffla Vaiana avec émotion. « Toi aussi, tu me manques… »
Les deux femmes restèrent serrées l'une contre l'autre pendant longtemps, puis, avec la plus grande des douceurs, Vaiana finit par se détacher lentement de sa mère. Elle la dévisagea avec un sourire confiant et rassurant.
« Je vais y aller… mais ne t'en fais pas. Je reviendrai. Comme toujours. Je te le promets. »
Sina hocha la tête, à nouveau les larmes aux yeux.
« Fais attention à toi, Vaiana.
- Ne t'en fais pas pour moi, maman. »
Vaiana recula de quelques pas en continuant à sourire à sa mère, puis fit demi-tour et grimpa sur sa pirogue. Elle partit déposer ses vivres dans le minuscule compartiment qui servait de cale, vérifia rapidement la voile et les cordages de son bateau, puis se rendit à l'arrière de celui-ci. Redescendant sur le sable humide d'un bond agile, elle s'apprêta à pousser sa pirogue de toutes ses forces quand elle sentit quelqu'un se coller également contre le bois, à côté d'elle. Vaiana releva la tête et croisa le regard déterminé de sa mère. Elles se sourirent, et ensemble, elles poussèrent l'embarcation jusqu'à l'eau. Une fois cela fait, la jeune femme bondit à bord de sa pirogue, se saisit de sa rame et commença à ramer. Dans son dos, Sina l'observa s'éloigner sans un mot, à la fois fière de sa fille, heureuse pour elle et triste de la voir à nouveau s'éloigner d'elle ainsi.
Sur le pont de sa pirogue, Vaiana rit lorsqu'elle passa sous la cascade et qu'elle se retrouva trempée de la tête aux pieds. Elle attendit de s'être un peu éloignée de la côte, puis tira sur l'une des cordes et déploya la voile. Elle tira sur une autre, orientant sa voilure correctement, glissa sa main dans l'eau durant quelques secondes pour vérifier la température du courant au-dessus duquel elle se trouvait, puis corrigea un peu la direction de sa pirogue. Levant le bras, elle axa sa paume dans le sens des étoiles, s'assurant qu'elle se dirigeait bien là où elle le souhaitait.
Peu de temps après son départ de Motunui, elle remarqua la présence surprenante à ses côtés d'un petit insecte volant. Une luciole, plus précisément. Celle-ci tournoyait tranquillement autour du mât. Seulement… une luciole n'avait strictement rien à faire en pleine mer. Vaiana eut un petit sourire amusé.
« Je t'ai vu, Maui. »
Dans un éclat bleuté, la luciole disparut effectivement pour laisser place au fringant demi-dieu. Celui rejeta ses cheveux en arrière, puis s'adressa avec satisfaction à son Mini-Moi :
« Tu vois, je te l'avais dit ! Plus de cinq minutes ! »
Le tatouage sembla grommeler, fit réapparaître son tableau et y rajouta une marque. Maui avait désormais cent cinquante-deux points. En face, Vaiana était toujours à quatre cent vingt-sept. Constatant cela, Maui poussa un soupir déçu.
« Eh, ça valait au moins deux points… »
Le tatouage haussa les épaules, le demi-dieu continua de protester et Vaiana se mit à rire. Les disputes de Maui et de son Mini-Moi lui avaient manqué. Maui regarda dans sa direction et remarqua d'un air ravi :
« Hé, mais c'est ma rame, ça ! »
Vaiana jeta un coup d'œil au morceau de bois : effectivement, elle n'y avait pas fait attention, mais le demi-dieu avait raison. La rame qu'elle avait attrapé au vol avant de partir en direction de la grotte aux pirogues était bien la même que celle qu'ils avaient utilisé au cours de leur premier voyage ensemble, quelques années plus tôt. Celle sur laquelle il avait joliment gravé son cher hameçon accompagné d'un petit cœur, grâce au bec de Hey-Hey. Occupée à examiner sa rame, elle n'avait pas vu le demi-dieu s'approcher d'elle avec un grand sourire.
« Pour la peine, c'est moi qui prend le premier tour ! »
Il saisit le bout de bois des mains de la jeune femme, et en un geste, la fit lâcher la rame en la propulsant dans l'eau. Aussitôt, l'Océan réagit, et dans un bruit d'éclaboussures, Vaiana se retrouva debout et trempée sur le pont, adressant à Maui un regard furibond entre ses mèches noires dégoulinantes. Mais celui-ci lui avait déjà pris sa place et replongé la rame dans l'eau, tout en fredonnant tranquillement avec un petit sourire.
« Comment vous dire, c'était naturel… »
Sur son torse, le Mini-Moi rit et modifia son décompte. Maui passa à cent cinquante-trois points.
« Ah, ben tu vois ! » s'exclama celui-ci avec satisfaction, avant de reporter son attention sur Vaiana. « Bon, allez, où est-ce qu'on va, princesse ? »
La jeune femme se demanda un bref instant si ça valait la peine de se mettre à lui hurler dessus, décida finalement que non, et se contenta de répliquer dans un soupir amusé :
« Je n'en sais encore rien, on verra bien… et je t'ai déjà dit d'arrêter de m'appeler comme ça !
- Oui, oui, je sais. T'as pas pris le poulet ?
- Non. J'en ai assez de le sauver de la noyade toutes les cinq minutes.
- On aurait toujours pu le manger.
- Maui !
- Rho, ça va… »
Ils échangèrent un regard, et finirent par pouffer en chœur. Ce voyage promettait d'ores et déjà d'être animé. Vaiana se rapprocha de Maui, qui se figea et l'observa faire d'un œil méfiant.
« Houlà, qu'est-ce que tu comptes faire ?
- Mais rien du tout. » sourit Vaiana. « Je regarde simplement s'éloigner mon île natale, tu permets ?
-Humpf. » marmonna le demi-dieu, peu convaincu par ce soudain sentimentalisme de la part de son amie.
Il avait d'ailleurs bien raison de se méfier. Excitée par son départ à l'aventure, Vaiana se sentait d'humeur taquine, et prompte à l'embêter un peu. Debout à côté de lui, tournée vers Motunui, elle attendit un peu, puis finit par se remettre à fredonner.
« Je reviendrai… Je suis Vaiana ! » cria-t-elle soudainement, juste à côté des oreilles de Maui.
« Ah ! Non mais ça va pas la tête de hurler comme ça !? » s'écria-t-il en sursautant et en se bouchant les oreilles.
Le décompte se poursuivit imperturbablement : quatre cent vingt-neuf points pour Vaiana. Sur la peau de Maui, le Mini-Moi était mort de rire. La jeune femme l'imita, et le demi-dieu reprit sa navigation en marmonnant dans sa barbe d'un air bougon.
« Et t'appelles ça chanter, toi… »
