Disclamer: Tous les persos, lieux... sont à la magnifique J.K.R

Titre: euh...bah...Le reflet de ma haine.

Merci à Fantasia-49

Son corps retomba lentement à mes côtés, je frissonnais légèrement alors que ses doigts effleuraient accidentellement mon bras nu et je me maudis pour cela. Cette douceur même involontaire ne m'étais pas permise et pour être honnête ce que je ressentit, ce frisson n'avait simplement pas lieu d'être. Inconsciemment presque machinalement je me relevais...c'était un accord tacite entre lui et moi, jamais plus de quelques heures et jamais plus que ça.

Ça que je ne saurais nommer, qui n'a aucune existence réelle. Ça qui tout compte fait ne signifiait rien de plus que ce qu'il était et qui pourtant représentait beaucoup. C'était si étrange que s'en était presque magique, ironique quand j'y pensais. Car ce ça n'était rien. C'était cette raison qui faisait que ni lui, ni moi ne le nommions, et puis que pourrait-il être? Ça n'avait aucun crédit, c'était juste lui et moi ce qui en soit pouvait paraître charmant si ça n'était pas ce qu'il était.

Car oui c'était bien lui et moi mais pas comme on pourrait l'entendre,non c'était lui et moi, certes mais c'était avant tout une belle connerie. Une putain d'erreur qui se reproduisait encore et encore. Ça n'avait rien de romantique, ça avait tout d'un conte, l'allure et l'histoire et pourtant ça n'en n'était pas un. Au contraire. Ça n'avait pas commencé par «Il était une fois» et ça ne finira pas par «Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants». Ça n'était certainement pas gentil et innocent, il en était l'opposé, vil et calculateur. Ça était un poison. Ça était une addiction, la mienne et la sienne mais jamais la nôtre.

Il n'y avait pas de nous, c'était lui et moi mais assurément pas nous. Lui et moi n'étions pas un couple, le «nous» n'avait donc aucune raison d'imagé ce lui et moi beaucoup plus représentatif de cette relation. Plus impersonnel comme ce ça. Car ça ne devait pas prendre de l'importance,non ça devait rester ainsi et n'avoir aucune profondeur. En soit, être juste lui et moi...avec ça.

Je me relevais indifférente quant à la nudité de mon corps que je lui exposais sans plus de gêne alors que je cherchais activement mes vêtements dispersés, sans plus de considération, sur le sol. Seule la lueur faiblarde de la lune qui transperçait difficilement les épais rideaux de velours me permettais de distinguer le contour floue des objets et des affaires qui m'entouraient. Un accio ou un éclairage plus dense ne serait nullement de trop mais pourtant je me refusais à ces éventualités, j'ignorais pourquoi mais ainsi la pièce semblais plus...normale. C'était stupide, ça ne l'était pas et pourtant l'espace de quelques minutes je voulais y croire. C'était un mirage mais c'était si bon la normalité, je ne l'avais jamais eu alors je voulais rêver juste un instant, juste un temps.

Je sentis son regard scrutateur glisser le long de mon corps comme toujours. Cependant ni lui, ni moi ne faisions un geste, ne disions mots, encore un accord tacite. Néanmoins je sentis une différence, légère mais présente. Ce n'était pas la première fois alors à nouveau je ne dis rien et m'habillais indifférente à lui. Or on ne l'ignorais pas, jamais il exécrais cela. Je le sais, je m'en fous et mon attitude l'irrite et pourtant il ne dit rien...c'est toujours ainsi.

-Déjà?

Sa voix m'arrêta, une chaussure à la main je redressai la tête brusquement, quelque chose à changer. Il a parlé, brisant cette scène répétée inlassablement en silence et moi je le regardai incertaine. Le ça à changer et je n'aimais pas cela, habituellement je partis sans plus un regard, un mot, mais pas aujourd'hui. Deux règles tacites à présent bannies en un instant par sa faute. Il attendit une réponse je le voyais mais c était stupide, c'était toujours ainsi...quelques heures pas plus.

-Comme toujours.

Sa folie déteint sur ma personne, je n'aurais pas du répondre. Ça deviens trop proche depuis plusieurs jours or il ne fallait pas parler ni lui, ni moi. Ça ne pouvait pas changer, ça ne devait pas changer.

-Est-ce si important?

A nouveau il parla, c'était mal, il le savait j'en suis persuadée mais il le faisait.

-Pourquoi?

Cette interrogation a franchit la barrière de mes lèvres sans mon consentement direct, c'est mal. Aucunes paroles...c'était une règle tacite, apparemment elle n'était plus d'actualité. Et ce n'était pas bien, ça évoluait il devenait intime. C'était une erreur.

-Pourquoi quoi?

J'avais un sourire désabusé, il ne comprenait pas ou alors il se jouait de moi, cette explication me sembla la plus logique. Il avait compris, forcément mais il souhaitait une réponse, il avait besoin de l'entendre peut-être pour mieux répliquer faire en sorte de me contenter ou simplement m'empêcher d'y trouver à redire, je ne savais pas.

-Pourquoi...pourquoi parles-tu.

-Parce que ça a changé, Hermione.

Son aveux me glace de même que l'emploie de mon prénom mais pis encore c'est sa phrase qui me figea totalement. Il l'a sentit, lui aussi. Ma respiration se fit éradique alors que mon rythme cardiaque s'accéléra , je paniquais. Sa confession n'était que la preuve que ça ne pouvait plus continuer, ça n'aurait même jamais dû commercer, j'avais peur sans en comprendre la raison. Et je ne voulais pas comprendre.

-Je ne vois pas de quoi tu parles, Malfoy.

Ma voix ainsi que mon corps sont redevenus calme et à l'allure impassible qui leur correspondaient si bien qu'à présent, j'étais pleinement maitresse de mes pensées et de mes actes. Ironique lorsque je songeais à toutes les fois passées auxquelles je n'ait pu, en sa présence, faire preuve de désinvolture.

-Ne joue pas l'ignorante tu sais très bien de quoi je parle Hermione c'est...

-Ne prononce pas mon prénom, seuls mes amis et ma famille ont se droit.

-Et moi que suis-je?

Je le regardais un court instant et sans mots dire je me retournais en direction de la porte, j'étais restée bien trop longtemps en ces lieux et je n'aurais jamais du. A la première parole déjà j'aurais dû fuir, oui fuir car il transgressait une règle, la plus importante, celle du silence.

J'avais déjà ouvert la porte que je me retrouvais acculée contre le mur brutalement et qu'à nouveau la porte se referma. Je sentis son souffle dans ma nuque mais plus encore c'était la présence de son torse contre mon dos qui me troubla alors je ne faisais plus un mouvement, espérant qu'il y voit un signe d'abandon et qu'il parte.

-Tu ne partiras pas. J'en ai assez.

Ces paroles m'atteignirent lentement et je ne savais pas comment les interpréter. Tant de combinaisons étaient possibles avec les mots que parfois un seul suffit pour perturber un fragile équilibre, tel ce ça.

-Nous devons parler.

-Je refuse.

Mon rejet a fusé net avec pour ton, ma voix la plus tranchante mais loin d'avoir l'effet escompté. Il ne conduisit qu'au rapprochement entre nos deux corps.

-Je veux une réponse.

Son injonction fut susurrée à mon oreille, délicatement comme une caresse. Je frissonnais malgré moi mais je ne le voulais pas...je ne pouvais pas. Ça devait prendre un terme ici et maintenant, je n'avais pas d'autre choix et ce uniquement par sa faute.

-Tu es un mangemort, un meurtrier qui n'a aucune pitié pour ses victimes. Tu es mon ennemi, tu es celui qui lutte pour détruire un monde que je m'acharne à reconstruire. Tu es de ceux qui doivent mourir.

Je pouvais sentir son corps se tendre au fur et à mesure de mes paroles, je m'en contrefoutais, mais alerte je me parais à me défendre en cas d'attaque. Néanmoins lorsqu'il me retourna brusquement et que ses lèvres s'emparèrent avidement des miennes je ne pus qu'admettre mettre trompée, sa réaction étais bien différente à celle que je m'attendais à subir.

Je devrais me soustraire, je le savais, c'était mal et pourtant je ne le faisais pas. Pis je m'accrochais à lui désespérément à la recherche de plus de contact, encore plus j'en avais besoin. En cet instant j'en étais persuadée c'était vital... un souffle, mon oxygène.

Et tout cessa brutalement. Lui et moi étions haletant à la recherche d'air alors que nos prunelles étaient plongées l'une dans l'autre impitoyablement. Et ce que je voyais dans les siennes m'effrayais, il y avait plus que haine et mépris, bien plus.

-Ne suis-je uniquement cela à tes yeux?

-Oui.

-Alors pourquoi reviens-tu?

Sa demande était sérieuse et il me scruta durement en attente d'une réponse que je ne voulais lui donner. Combien même je le voudrais j'en étais incapable, je n'avais pas la réponse et je ne désirais pas la connaître. Je ne savais pourquoi mais c était ainsi, c'était préférable, rester dans l'ignorance face à ça était la meilleure option j'en étais convaincue.

Je me soustrais à son regard en le repoussant sans douceur, il se laissa faire alors qu'il aurait pu sans l'ombre d'un effort m'obliger à l'affronter. Il tomba les armes, face à moi c'était ironique et effrayant car il devait se battre et ne pas abandonner pas face à moi sinon la donne changeait et je ne le voulais pas. Ça a pris trop d'ampleur et par sa faute je le perdais. C'était si stupide, Malfoy ne représentait pourtant rien pour moi mais son abdication me laissa un goût amer. Il a perdu, et toutefois moi je n'ai rien gagné.

Et cela je ne le voulais pas, non c'était trop simple, moi j'en voulais encore de la traque, du dégout, de la haine et de ça. Cette évidence me fit prendre conscience que je ne pouvais tomber plus bas mais j'en avais besoin et je ne lui laisserai pas le plaisir de m'enlever tout ce qui faisait nos personnalités aujourd'hui. J'avais besoin de ça même si je ne le nommerais pas et que je l'avais en horreur, il mettait indispensable.

-Je t'ai connu plus combattif Malfoy!

J'attaquais pour qu'il réagisse pour qu'il combatte comme lui et moi l'avions toujours fait, ça m'étais essentielle.

-Tu ne peux pas t'en passer non plus? Ne réponds pas j'en suis sur, ta provocation me le prouve. Autant que moi tu en as besoin sauf qu'au contraire de moi tu le réfutes, mais il te faut faire un choix. Ca ne peut plus durer toi et moi le savons. Néanmoins toi et moi abdiquons toujours, cédant à notre instinct primaire tel des bêtes que la race humaine n'est plus, depuis la montée en puissance de la civilisation qui a dompté les êtres primitifs que nous étions(*).

Son laïus me laissa interdite, il y a mis tant de haine envers moi, envers lui et même envers cette humanité qui définissait les êtres humains que je n'osais m'approcher de lui plus encore. Je m'arrêtais à mi-chemin mais rien dans son attitude ne me laissais penser qu'il n'ait remarqué mon hésitation. Il étais simplement appuyé contre le montant du lit continuant son discours sans plus de considération pour moi:

-Et tu sais pourquoi nous cédons si facilement Hermione? Non, évidemment tu n'as pas chercher à savoir cela rendrait l'évidence bien trop réel mais ne t'inquiètes pas je vais te le dire. Car toi et moi ne sommes que des bêtes, toute trace de civilisation que toi et moi portions a disparu lors de cette guerre...

-C'est faux!

Il ricana et darda un regard moqueur sur ma personne je pouvais voir le sourire narquois qu'il affichait comme pour me défier.

-Tu nies un fait, Hermione car tu n'es pas apte à affronter la réalité.

-Tu as tord, combien même toi et moi serions retournés à notre instinct primaire par la faute de cette guerre, alors il en va de même pour les autres et pourtant vois-tu je ne connais personne qui fait ça.

-Car toi et moi sommes les seuls qui le soyons. La guerre a atteint tout le monde mais seul deux êtres en sont ressortis insensibles et ces deux personnes se trouvent dans cette pièce. Nie l'évidence si tu le désires mais les preuves sont là. Je suis le meilleur de mon côté et toi du tien, je n'ignore pas ce que tu penses, que tu œuvres pour le bien. C'est des conneries, certes ce n'est pas un mensonge, mais tu n'en restes pas moins un monstre comme moi. Tes méthodes en sont l'illustration parfaite. Combien de personnes, des tueurs je te l'accore, a tu torturé de la plus délicieuse façon pour arriver jusqu'à moi? Beaucoup et tes actions, même si tu les justifies comme étant des faveurs pour l'univers n'en sont pas moins inhumaines.

Il se tait attendant sans doute une parole, un mot, une réfutation mais je ne dis mot et d'une certaine façon consent silencieusement.

-Et tu sais pourquoi toi et moi sommes les seuls à avoir été atteint par ce manque d'humanité? Car toi et moi sommes les seuls à avoir toujours refusé une chose. Sais-tu ce qu'elle est?

-L'amour?

-Exactement, tu as tout comme moi compris qu'il n'existait chimère plus vil et dangereuse que ce sentiment, écœurant à l'extrême. Ironique lorsqu'on y songe ce que toi et moi ne désirions pas de peur d'être diminué a tout de même conduit à ma manipulation et à la tienne. Car il aurait suffit qu'un seul des deux l'accepte et cette situation n'aurait pas lieu d'être et ça n'aurait jamais existé. Mais il est là et malheureusement pour toi et moi il a pris trop d'importance même si je suis le seul à le reconnaître. Comme quoi on ne peut échapper à son destin.

-Tu délires, ça ne représente rien.

Il le faut, j'en ai besoin, ça ne doit pas être primordial, ça n'est rien.

-Bien alors je vais répéter ma question, pourquoi reviens-tu?Mais aussi et surtout pourquoi suis-je toujours ici? Cela fait trois mois que tu m'as trouvé et pourtant je suis encore là, en liberté.

-Je...si Azkakan t'attires à ce point, il suffisait de le dire plus tôt je t'y aurais conduit avec plaisir.

Je prononçais ces mots que je savais mensongers comme le démontra mon hésitation mais je ne pouvais pas être honnête, pas avec lui et plus encore avec moi-même.

-Les sarcasmes ne te sied pas Hermione.

-Arrête avec mon prénom!

-Non.

Son refus m'interloquais, il n'avait pas le droit de me refuser ce qui était dans mon bon droit, c'était mon prénom et je ne voulais pas l'entendre de sa bouche. Qu'il se taise.

-Bien, fait comme tu le souhaites Malfoy! Mais sache que je vais revenir, mais cette fois je ne serais pas seule et tu n'en réchapperas pas.

-Ta faiblesse est loin d'être attendrissante, elle n'est que lâcheté.

-Faire mon devoir je n'appelle pas cela de la lâcheté.

-Je t'en pris Hermione,tu fuis. Regarde il a suffi d'une unique conversation en trois mois pour que tu te rappelles à ton devoir d'Auror, tu te caches derrière tes responsabilités.

-Ferme-là.

-Non. Car tu sais que j'ai raison.

-Menteur!

Ce n'était que lorsque mon dos heurta douloureusement le mur que je pris conscience d'avoir reculé au plus loin de cet homme. Je suis désemparée, je voudrais qu'il se taise et qu'il cesse de tout compliquer. Ça n'aurait jamais du exister et à présent que je devais m'en séparer je réalisais que peut-être ça allait me manquer mais je n'avais pas le choix. J'aurais voulu qu'a jamais il se taise...ça aurait perduré jusqu'à l'éternité.

-Pourquoi reviens-tu, Hermione?

-Je...tais-toi.

-Bien je vais répondre à ta place puisque tu ne désires le faire. Tu reviens pour la même raison que celle qui me retiens en ces lieux, le besoin de l'autre. On ne s'est jamais supporté même étant des gamins et tu sais pourquoi? Car toi et moi sommes semblables, c'est exactement ce qui fait que toi et moi sommes ici et presque inhumain. Ne nie pas. Et ça à commencer pour la même raison mais ça à vite évolué, c'était une demande que ni toi ni moi ne pouvions enfouir. Encore aurait-il fallut le vouloir. Mais comment pourrions, toi et moi, refuser ce qui ressemblait à un semblant de vie. Rejette ce fait si tu le souhaites mais avec moi tu cesses d'être un corps sans âme qui marche, parle et respire car la vie l'exige, avec moi tu le fais parce que tu le désires. Et tu sais pourquoi n'est-ce pas? Oui évidemment tu sais, c'est la raison de ta peur. L'unique chose que toi et moi avons si ardemment refusé pour diverses raisons à finalement réussit à aboutir et ce sous la forme de ça.

Il mentait, je ne voulais pas avoir à affronter ce dont il me parlais, c'était faux, forcément.

-Pense ce que tu veux Malfoy mais tu as tord, ça ne veux rien dire. Et puisque tu veux tout savoir sache que mes venus étaient des erreurs, erreurs qui n'auront plus lieux d'être à présent.

-Cette simple phrase me prouve à quel point j'ai raison, tu n'as répondu à ma question qu'après avoir entendu mes paroles quant à ça. Une vérité que tu n'es pas prête à affronter, tes mensonges en sont la preuve et tu sais t'être piégée par ta seule réponse, il ne te sert plus à rien de nier.

Ces paroles m'atteignirent brusquement et me forcèrent à faire face à une réalité que je préfèrais occultée, car ses mots sont bien trop dangereux. Je ne voulais pas comprendre le sens de ces paroles, je ne pouvais y faire face.

-Bien Malfoy. Alors quoi? Hein? Quel était le but de ce grand discours grandiloquent? Qu'essaies-tu de me dire? Laisse moi le deviner comme tu l'as fait pour moi, après tout tu t'es permis de répondre pour moi la moindre des politesses et de te rendre la pareil. Veux-tu connaître ma réponse à ces questions?...Tu es amoureux de moi.

Je lui lançais un de ces sourires sarcastiques le défiant de répondre, de hurler...comme avant, bien avant ça. J'ai compris, bien malgré moi, chacune de ses phrases, de ses non-dits. J'aurais préféré ignorer mais il m'y avait forcer et à présent je devais faire face. Qu'il réfute mes mots et cette conversation n'aura plus lieu d'être, tout sera oublier.

-Je n'en attendais pas moins de toi Hermione, mais je te l'ai déjà dit le sarcasme ne te sied pas. Cependant tu as raison, au risque de me répéter, le destin on ne peut y échapper et le notre était d'être affaiblit par ce sentiment si longtemps haït.

-Il n'y a pas de nous.

C'est l'unique phrase que je put lui donner, il n'aurait pas dû approuver mes dires, non il aurait dû contester et tout serait rentrer dans l'ordre, par sa faute encore tout doit cesser.

-Je t'en pris Hermione pas à moi, ça n'en est pas moins nous. Il l'a toujours été, seulement nous ne pouvions le reconnaître mais plus à présent. Ça n'est pas arrivé par hasard et une telle haine ne pouvait qu'être le contraire de ce que nous refusions.

-Non.

-Ne m'aimes tu donc pas?

-Comment peux tu te montrer aussi faible, vil, tu ne m'auras pas ainsi. Ce sentiment ne signifie rien à mes yeux encore moins s'il m'unit à toi. Je ne t'aime pas.

-Alors pars et reviens avec un escadron d'Aurors, je ne partirai pas d'ici j'attendrai.

-Et tu abandonneras tout tes plans de destruction du nouveau monde?

Je lui crachais cette phrase, il n'avait pas l'air de comprendre la portée de ses mots. Il se rendait. Il devait me dire que non il n'abandonnera pas, qu'il n'avait qu'un souhait tout décimer mais il ne le faisait pas au contraire:

-J'ai trouvé mieux à faire. Être à tes côtés.

-Je ne t'aime pas.

-Mensonge. Et puis quelle importance, moi je t'aime.

Il n'avait pas le droit, je ne voulais pas. Alors je partis. Je me relevais alors que je n'avait pas conscience de mettre assise à même le sol, et sans perdre un instant je me dirigeais vers la porte le contournant sans qu'il ne fasse rien pour me retenir et je le haïssais pour cela...malgré moi. Ma main se positionna vers cette poignée et qui pour la première fois me parut être un obstacle infranchissable. Je le haïssais, lui et ce ça...ce nous. Car il n'avait pas tord c'était de nous dont il s'agissait. J'ignorais depuis quand mais à présent c'était nous et non plus de lui et moi. Mais je ne devais pas rester, je n'en voulais pas. L'amour était tragique je ne le désirais pas. Et pourtant je restais là sentant son regard sur moi. Je ne savais pas pour combien de temps je restais là et puis tout d'un coup j'entendis ses pas qui se rapprochaient, ses bras m'encerclaient.

Je restais.

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Alors verdict? Je m'abstiens ou m'abstiens pas?

(*)Pour cette phrase je fut grandement inspirer par la citation de A. Schopenhauer «L'être humain est, au fond, un animal sauvage et effroyable. Nous le connaissons seulement dompté et apprivoisé par ce que nous appelons la civilisation.»

Ça = Je ne sais pas si c'était très explicite dans le texte mais ça représente la relation pour la moins étrange qui lui les unis.