Elle était née dans un village de paysans, pas si loin de la future Sindaria qu'on pourrait le penser, de parents pauvres.

A 6 ans, sa beauté était déjà reconnue dans toute la province.

A 10 ans, de nombreux marchants d'esclaves la regardaient avec insistance lorsqu'elle allait puiser de l'eau au puit de son village.

A 13 ans, les hommes se retournaient sur son passage. Ses parents ne se doutaient pas qu'elle le savait, mais ils avaient reçus de formidables quantités de demandes en mariages, de ventes, contre de faramineuse sommes d'or. Jusqu'à présent, ils avaient toujours refusés.

Mais Dunyazad n'était pas dupe, elle savait pertinemment qu'ils accepteraient sitôt qu'elle serait en âge d'être mère, que la famille soit particulièrement à cour d'argent, où qu'une somme soit assez élevée.

Elle n'aimait pas ses parents. Pire, elle n'avait aucune formes d'émotions, de sentiments pour eux : ils la laissaient de marbre.