**Prologue**

(Se passe au mois d'octobre - présent de l'histoire)

POV Draco

J'étais allongé sur mon lit en train de lire un bouquin pour le cours de littérature quand Harry débarqua dans ma chambre.

- Draco, on va à Portangeles, tu viens avec nous ?

- Non, je ne viens pas avec vous. J'ai besoin d'air… on est samedi et il ne pleut pas…

- Justement, il ne pleut pas, viens avec nous faire du shopping, cela te feras du bien !

- Je pense plutôt que je vais prendre un bon bain et aller me balader en forêt si j'ai le courage.

- Ok, mais fais…

- Fais attention, ne tombe pas, marche doucement… bla bla bla… Potter tu m'énerves, laisse-moi tranquille ! Dis-je en le coupant.

Je balançai alors ce truc qu'ils appelaient réveil vers ce satané Survivant qui ferma la porte avant de rire.

Petit con !

Si j'étais là et si je devais le supporter pratiquement vingt-quatre heures sur vingt-quatre, c'était sa faute. Et rien que de penser que j'allais avoir un peu de temps à moi, loin de lui et de sa protection rapprochée, je remerciais Salazar et Merlin !

Je l'entendis au loin dire à Ben* que je ne venais pas. Je repris ma lecture tout en caressant mon ventre. Quand ma porte s'ouvrit à nouveau quelques minutes après, je savais que c'était lui.

- Harry, je ne vais pas disparaître…

- J'ai bien le droit de vous dire au revoir, non ?

Je ne dis rien et hochai la tête. Cette scène était tellement banale pour moi que je ne pris aucune attention à ses gestes.

- Pas de bêtises pendant mon absence…

Je reçus un baiser sur la joue.

-… Si tu veux, je te ramène des beignets, ceux que tu aimes tant ! Continua Harry.

- Oui, dis-je en le regardant tout à coup, une douzaine ! M'exclamai-je.

- A tantôt, me dit-il en refermant la porte.

- A tantôt, murmurai-je pour moi seul.

Quand j'entendis le bruit de la voiture de Ben* m'informant qu'ils avaient démarré, je me levai et partis prendre un bon bain.

OoOoOoOoOoO

Les senteurs d'huiles essentielles d'amande douce et de lavande qui flottaient dans la salle de bains me détendaient à un point inimaginable.

J'étais bien, relaxé !

Le bonheur presque parfait.

Le calme, le contact de la mousse sur mon corps telle une caresse, et cette chaleur qui détendait chacun de mes muscles, étaient le vrai paradis.

Je fermai les yeux et repensai à la scène d'il y avait quelque minutes plus tôt. Qu'est-ce qu'il pouvait m'énerver quand il était si protecteur. Je ne le supportais plus. J'étais un Malfoy que diable ! Je n'avais besoin de personne ! J'étais une personne fière, froide, narcissique et arrogante ! Et pour ne rien gâcher, j'étais beau.

Je sentis mon état de bien-être s'évaporer en même temps que les pensées m'assaillirent.

Et voilà, même à distance, il arrivait à me gâcher mon bain. Je soufflai de lassitude et décidai de sortir avant d'avoir la peau toute fripée afin d'éviter de ressembler à madame Pince.

Une fois sortis de la baignoire, je pris une serviette et me séchai au plus vite. Une fois fait, je ne pus empêcher mon regard de fixer mon reflet dans le miroir de la salle de bains.

Je me dis que « beau » ne pouvait plus me décrire en cet instant. Mon regard descendit sur mon torse si magnifique « avant, me glissa une petite voix ». Oui, beau n'était peut-être pas le bon terme à l'heure actuelle. Sur cette triste pensée, je m'habillai, me coiffai et me brossai les dents.

OoOoOoOoO

Je vidai mon verre de lait et regardai le ciel par la fenêtre de la petite cuisine qui, je devais le dire, était très jolie malgré sa petite taille. Les murs couleurs orange pastel et turquoise me faisaient invariablement penser aux pays chauds, ce qui rendait cette cuisine chaleureuse et je m'y sentais bien.

Mais à l'instant, j'avais besoin d'air. Je me sentais perdu, seul, et cela ne m'étais jamais arrivé en même temps. Même si Harry et Ben* faisaient partie de mon quotidien, cela ne m'empêchais pas de me sentir seul. Et mon état n'arrangeait rien !

Je ressentis le besoin de prendre l'air, je me levai alors et sortis du placard une plaquette de chocolat car il me fallait prendre des forces pour la balade.

Je partis ensuite me placer sur le canapé confortable et allumai la télévision. Les moldus étaient tout de même intéressants quand on y regardait de plus près. Ils avaient inventé des tas de choses plus ou moins utiles et, je devais bien l'avouer, la télévision faisait partie de mon quotidien désormais. Je dus zapper une bonne dizaine de chaines pour tomber sur une émission de cuisine. Je pris note des futurs plats que je demanderai à Harry de me faire tout en dévorant mon chocolat qui était, je devais le dire : délicieux.

Quand j'eus fini, je pris soin de mettre mon manteau et sortis. Je verrouillai la porte et une fois mes clés dans la poche, je traversai la route pour pénétrer dans la forêt qui bordait la ville.

Je respirai à avec bonheur, à pleins poumons, l'air pur de la forêt, et cela me fit un bien fou. Je me sentais en forme.

Ici pas d'araignées géantes, pas de centaures et autres bestioles qui peuplaient la forêt interdite à Poudlard. Seuls les biches et les renards m'accompagneraient le long du chemin.

Pas de danger à l'horizon.

Une fois entre les arbres, sur un petit sentier de terre plus ou moins visible, je me rappelai de toutes les balades que j'avais faites au Manoir et cela me fit indéniablement penser à la magie. Elle me manquait, mais pour notre sécurité, je ne devais pas l'utiliser au risque de m'épuiser et de risquer sa vie.

J'avançai en essayant de faire le vide en moi et de ne faire qu'un avec la nature m'entourant. Je me sentais bien ici avec le froid qui fouettait mon visage délicatement, les bruits d'oiseaux et de feuillages que mes pas engendraient. Plus de Père pour vous pousser au-delà de vos limites, plus de menaces de mort au-dessus de votre tête. La seule chose qui me manquait était peut-être ma cour. Même si à Poudlard, ils m'énervaient plus qu'autre chose, Blaise, Pansy, Vincent et Grégory me manquaient. Mais ici, je n'étais plus Draco Malfoy, sorcier, mais Draco Stevenson, simple moldu.

Telle était ma nouvelle identité.

Jeune homme de 16 ans vivant avec son « frère » Harry, recueillis chez un oncle nommé Ben* depuis que leurs parents étaient décédés dans un accident de voiture.

Penser à mon pseudo-frère me donna de l'urticaire. La vie était injuste. Mais je ne pouvais me mentir. J'adorais le balafré ! Il était tellement protecteur que cela m'énervait, mais en même temps m'enivrait, moi qui avais toujours été seul par le passé. Je ne changerais cette nouvelle vie pour rien au monde.

J'étais un être froid, narcissique, arrogant et imbu de lui-même, mais une chose était sûre à présent, j'aimais quelqu'un et c'était mon bébé. Eh oui, moi l'héritier des Malfoy, j'étais enceint ! Les pieds gonflés, les nausées et les hormones à l'envers m'accompagnaient depuis quatre mois maintenant. Je n'étais plus seul en un sens. Un petit être, fille ou garçon, grandissait en moi et j'apprenais à l'aimer jour après jour. Je ne connaissais pas le sexe de mon bébé et franchement cela était sans importance. Je ne me souciais pas de cette stupide tradition Malfoy qui imposait un héritier, et un seul.

Moi, j'en avais été malheureux petit, de toujours être seul, sans tendresse venant de parents aimants, ne pas pouvoir déambuler dans les nombreux couloirs du Manoir avec un petit frère ou une petite sœur. Seuls les elfes de maison s'étaient occupés de moi étant petit et cela était vraiment la chose que je ne voulais pas reproduire. Mais je savais que je ne serai pas seul et que mon enfant sera aimé le plus possible. Harry était là et c'était le plus important même si j'avais douté au début du bien de sa présence. Certes, j'aurais préféré cent fois mieux avoir un enfant normalement, avec une jeune femme que j'aurais certainement aimée, au moins un tout petit peu, mais cette situation était tout aussi bien. J'étais entouré d'un véritable ami à l'heure actuelle, et de Ben* que j'appréciais tout autant et ils me suffisaient à moi-même.

OoOoOoOoO

Après m'être promené une bonne demi-heure, perdu dans mes pensées, je m'arrêtai pour regarder autour de moi et le paysage était vraiment magnifique. Je pris place sur une petite souche non loin de moi et admirais la vue. Le soleil perçait par endroit, dessinant des formes abstraites sur le sol couvert de mousse.

Après un petit moment à être resté là, observant toute la faune et la flore que je pouvais, je rebroussai le chemin. Je voulais profiter de la maison avant qu'Harry et Ben* ne reviennent des courses.

En arrivant à l'orée de la forêt devant la maison, je me figeai.

Ils étaient là !

Trois Mangemorts attendaient devant la maison.

Que faisaient-ils ici ?

Comment nous avaient-ils retrouvés ?

Par Salazar, je n'avais pas de chance !

Mais je n'avais pas le temps de m'apitoyer sur mon sort, je devais fuir et prévenir Harry. Malheureusement, je ne pouvais pas utiliser de technologie Moldue. Harry m'avait acheté un téléphone portable un peu après notre arrivée ici, mais deux minutes entre mes mains et le téléphone avait explosé. Je devais trouver de l'aide.

Sans même réfléchir, je fis demi-tour et commençai à courir le plus vite possible. Les connaissant, ils n'allaient pas rester à attendre devant la maison toute la journée. Ils allaient se mettre à chercher et avec la chance que nous avions, Harry et Ben* risqueraient de revenir et de tomber sur eux.

Je me souvenais que non loin de là, une famille habitait. Je pris le sentier de droite en priant que soit celui qui me mènerait à cette maison. Potter était ma seule chance de survie, je ne voulais pas mourir. La peur me donnant des ailes, elle m'aida à courir pour atteindre mon but, mais je m'essoufflai vite, le terrain escarpé rendant ma course difficile. Et même si j'avais un sort d'illusion qui me faisait paraître en bonne santé, j'étais toujours enceint de quatre mois !

Je ne savais pas depuis combien de temps je courais, mais le sort était de mon côté. A bout de souffle, je débouchai sur une grande pelouse très bien entretenue. Une magnifique maison blanche de plusieurs étages aux grandes baies vitrées se dressait devant moi. Et tout en reprenant mon souffle, je ne cessais de me poser cette question : « Pourquoi n'avais-je pas pris ma baguette ? ». Elle était restée sur ma table de nuit, et si je l'avais prise, j'aurais pu au moins invoquer un balai et m'éviter cette course. Ca ne m'aurait pas trop fatigué de faire ce sort et cela n'aurait pas mis en danger la santé du bébé.

J'essayais en vain de rendre ma respiration plus ou moins normale quand j'entendis :

- Draco Malfoy, où comptais-tu fuir comme ça ?

Je sortis de mes pensées et regardai droit devant moi. Et à cet instant, je regrettais vraiment d'avoir laissé ma baguette sur ma table de nuit, car à cinq mètres de moi se trouvaient trois Mangemorts.

- Viens avec nous, le maître te laissera peut-être en vie… ou peut-être pas, lança un des trois hommes.

- Comment m'avez-vous retrouvé ? Demandai-je

- Le maître a réussi avec brio à faire parler ce traître de Severus, susurra un autre, plus à gauche.

Comment allais-je me sortir de là ? Et Potter qui n'était même pas là !

- Et si je ne veux pas vous suivre, dis-je plus pour gagner du temps que pour connaître leur réponse.

- Il n'y a aucun problème… le maître te veux… mort ou vif, dit le Mangemort de droite.

- Endoloris !

Je tombai immédiatement à genoux et hurlai de douleur. J'essayais tant bien que mal de me tourner pour le protéger mais la douleur était horrible. Je pouvais sentir le sang monter à mon visage.

- Arrête-toi, Greyback !

Je remerciai mentalement le Mangemort qui m'avait donné le temps de souffler. Je pouvais sentir que du sang coulait maintenant de mon nez et j'avais un mal de tête atroce.

Le loup-garou était l'un des trois Mangemorts !

Je n'allais pas survivre. J'allais être soit tué sur le champ, soit être emmené à face-de-serpent pour une mort encore plus douloureuse.

- Mais tu es entouré de magie Draco ! Que nous caches-tu, susurra Greyback.

Non, non, non, non !

Il ne devait pas savoir. Ce malade mental me ferait encore plus souffrir pour mieux tuer mon bébé… il en jouirait sur place, s'il pouvait voir ma peine à la sensation de le perdre.

- Crabbe, mets le feu à la maison et tue les moldus… moi je m'occupe de notre déserteur.

Ma vie allait prendre fin et je ne pouvais rien faire. Je n'avais même plus la force de me relever, après le Doloris… Et même si j'avais pu me lever, je n'aurais pas pu les fuir, surtout le loup-garou. Moi encore je m'en foutais, je l'avais peut-être mérité… mais mon bébé, lui, ne le méritait pas.

- Finite Incantatem, dit alors ce chien.

Je vis mon sort d'illusion partir en fumée et dévoiler alors mon petit ventre. Par pur instinct, je mis les mains au-dessus afin de continuer à le cacher et de le protéger, mais je savais au plus profond de moi que c'était la fin.

- Tiens, tiens, tiens… le grand Draco Lucius Malfoy attend un bébé… le fils de notre cher bras droit est une tapette !

Il commença à rire et je me dis que ce son était horrible. On pouvait entendre toutes les souffrances qu'il allait me faire subir, rien que par ça.

- Petrificus Totalus, cria alors Greyback.

J'allais avoir très mal, je le sentais… avec un tel sort, je ne pouvais que terriblement souffrir, car j'allais tout ressentir sans pouvoir bouger le petit doigt ou même cligner de l'œil.

- Confringo !

Je ne pouvais plus bouger et cette sensation de brûlure sur tout mon corps était horrible. Je voulais que cela s'arrête mais je ne pouvais pas bouger. Juste ressentir et regarder le sol.

- Laisse-moi aussi m'amuser !

- Je te le laisse Macnair… mais ne me le tue pas !

- Endoloris, dit mon nouveau bourreau.

Cette souffrance était insoutenable. A cet instant, je voulais mourir et je ne pouvais même pas le dire, ni crier. Des larmes de douleur me montèrent aux yeux, quand j'entendis de drôles de bruits. Étant immobilisé, je ne pouvais rien voir, mais je ne ressentais plus le Doloris. Avait-il envie de prolonger ma torture, ma mort ? Et ces sons… tellement bizarres. Comme si des gens se déplaçaient rapidement. Mais aucune parole, rien. J'eus même l'impression d'entendre comme des corps qui tombaient au sol.

- Tu vas bien ? Entendis-je.

Ne pouvant ni bouger, ni voir dû à ma vue très floue, ni répondre dû aux sorts reçus, je restais là, regardant cette herbe bien coupée en reprenant doucement mon souffle. Je pouvais très clairement sentir du sang couler sur mon visage, mais je ne ressentais aucune douleur au ventre. Cela voulait-il dire que mon bébé allait bien ?

- Carlisle, il ne bouge pas et ne répond pas !

- Transportons-le à l'intérieur, dit une douce voix féminine très rassurante.

*Harry, il me faut Harry!* pensai-je.

- Je l'entends, s'exclama une voix choquée.

Elle était masculine, sans aucun doute.

- Comment ça, tu l'entends ? Demanda une voix très près de moi.

- Les enfants, amenons-le à l'intérieur et appelons sa famille. Emmett, aide Rosalie à déplacer les corps à l'abri des regards indiscrets. Nous ne savons rien d'eux.

Je me sentis soulevé mais j'étais trop faible pour ouvrir les yeux et regarder ce qu'il se passait autour de moi. Une vague de froid m'enveloppa et je pris peur…

*Étais-je en train de mourir ?*

- Non tu ne meurs pas… nous allons te soigner, dit une voix masculine.

Me soigner !

Je paniquai, car mon ventre était à la vue de tous et je ne pouvais prendre le risque qu'il découvre que j'étais enceint.

*Non, je veux Harry… Harry, prévenez Harry*.

Je ne savais pas par quel miracle de simples moldus pouvaient lire mes pensées, mais c'était le seul moyen que j'avais de communiquer. J'étais inquiet pour mon bébé et encore plus sur ce qu'il venait de se passer. Et puis, je me sentais mal. Et le froid prenait part de moi petit à petit.

- Je pars chercher son frère.

*Certainement la personne qui lit dans mes pensées *

- C'est Edward, je m'appelle Edward, me dit cette même voix, et la personne qui te porte s'appelle Jasper. Nous sommes les Cullen et nous allons au lycée avec toi.

Comment de simples moldus avaient pu stopper trois Mangemorts ?

Je devenais fou.

Malheureusement, quand je sentis qu'on me déposait sur quelque chose de très doux, certainement un lit, je savais déjà que j'étais perdu. Mon ventre devait être bien visible et une grossesse masculine était impossible chez les moldus. Ils allaient me vendre à la science !

- Je vais te nettoyer le visage… n'aie pas peur mon enfant.

La voix douce et rassurante était de retour.

Je sentis un linge humide passer sur mon visage. Je décidai d'ouvrir un peu les yeux pour au moins savoir où je me trouvais quand je vis cette peau blanche…

Et cette froideur que je sentais…

Ayant eu un vampire dans la famille, quelques générations plus tôt, les choses s'assemblèrent et ma tête se mit à tourner. Par Merlin, j'étais entouré de vampires !

Si les Mangemorts n'avaient pas réussi à me tuer, eux allaient pouvoir me vider de mon sang.

- Carlisle, pourquoi n'ai-je pas envie de son sang ? Entendis-je une magnifique voix masculine près de moi.

- Je ne sais pas Jasper… je ne sais pas. Alice, tu ne vois toujours rien ma chérie ?

- Non… toujours rien !

Étant un peu rassuré quand au fait qu'ils n'aient pas envie de mon sang, et sentant la fatigue arriver, je décidai de fermer les yeux pour me laisser emporter.

Et la seule chose qui me passa par la tête fut : comment en étais-je arrivé là…


Qu'en avez-vous pensé ?

Pour ce qui est de l'histoire, vous en saurez plus dans le prochain chapitre où je ferai un petit retour en arrière (vers la fin de cinquième année de nos chers sorciers) et un petit POV de la famille Cullen.

Je vous donne donc rendez-vous au prochain chapitre.

Merci à vous de me lire !

Jes Cullen-Malfoy

(^-^)

Prologue republié corrigé le 18 août 2012