Réponses aux reviews :
Tchingtchong : Merci beaucoup, voilà la suite !
Grispoils : Merci de m'avoir donné ton avis, la suite est là !
Loulou2a : Voilà le flash back !
Gryffondor : Ouais, Gryff ! Ca fait plaisir de te revoir à chaque fic :) En effet, Sirius doit quelques explications à Harry, explications qui arriveront dans le prochain chapitre !
Demeraude : Merci beaucoup, le premier chapitre de ma fic sur les maraudeurs est déjà disponible !
Harry-Maraudeurdu69 : Merci, voici le flash back !
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(POV Sirius)
Ca fait un moment que je tourne en rond. Je suis inquiet. Même si le coup de bluff que j'ai suggéré à James et Lily peut mieux les protéger que n'importe quoi, mon plan possède quand même une faille béante : je suis parti du principe qu'ils ne soupçonneraient pas Peter. Mais si c'était le cas, il serait totalement incapable de se défendre si les mangemorts ou Voldemort lui-même venait le chercher. Je suis qu'un lâche. Mon plan peut peut-être protéger James et Lily, mais en faisant ça, j'ai surtout laissé Peter courir les risques à ma place. Il est presque minuit. Je ferais mieux d'aller dormir. Je fais trois pas, et, presque sans me rendre compte de ce que je fais, je prends mon manteau et sors. Même si minuit n'est pas forcément l'heure idéale pour rendre visite à ses amis, je serais pas tranquille tant que je ne serais pas sûr que Peter est en parfaite sécurité. Je monte sur ma moto, enfonce le bouton « invisibilité » et m'envole dans la nuit. Quelques minutes plus tard, j'arrive chez Peter. Je frappe à la porte, mais personne n'ouvre. C'est normal, Sirius, me souffle une petite voix dans ma tête, il est en train de dormir. J'envoie un patronus. Ils parlent suffisamment fort pour le réveiller. Mais, cinq minutes plus tard, je n'ai aucune réponse. Je lance un alohomora sur la porte et l'ouvre. Je monte dans la chambre de Peter. La porte est grande ouverte, et il n'est pas là. Je parcours la maison, avant d'être sûr qu'il n'est pas ici. Mon cœur s'accélère. J'en étais sûr, les mangemorts l'ont retrouvé et enlevé ! Je suis sur le point de me précipiter à sa recherche lorsque quelque chose m'interpelle. La maison paraît… bizarre. Elle est tout à fait normale, et je la connais par cœur, pourtant, ce soir, quelque chose me paraît étrange, comme s'il y avait ici quelque chose qui ne devrait pas s'y trouver. Ou non… Plutôt qu'il n'y a pas quelque chose qui devrait s'y trouver. Quelque chose qui, par son absence, balaye totalement ma théorie de l'enlèvement de Peter. Soudain, la réalité me saute aux yeux : j'ai parcouru trois fois chaque pièce, et, dans aucune d'entre elle il n'y avait de traces de luttes… Et aussi piètre qu'il soit en magie, il se serait quand même défendu un minimum si les mangemorts étaient venus le chercher… Est-ce qu'ils l'avaient pris par surprise ? Désarmé et torturé avant qu'il n'ait put faire le moindre geste ? Menacé de s'en prendre à quelqu'un de son entourage s'il ne se rendait pas sans se battre ? Quoi qu'il en soit, je ne peux pas retrouver Peter, pas tout de suite, pas tout seul. Et je serais beaucoup plus utile auprès de James et Lily. Si vraiment ils ont enlevés Peter, alors ils sont tous les trois en danger. Je remonte sur ma moto sans prendre la peine de fermer la porte, et m'envole jusqu'à Godric's Hollow. J'atterris, et me fige sur place. Leur maison est entièrement détruite. Je me précipite vers les ruines, et je sens mon cœur s'arrêter. Le temps se fige autour de moi, je n'entends plus rien, je ne vois plus rien, à part son corps. James… Il est là, allongé devant les décombres, ses yeux fermés, comme s'il dormait. Je tombe à genoux à coté de lui. Je ne veux pas, je ne pas le croire. James, mon meilleur ami, mon frère… Des larmes coulent le long de mes joues, rendant ma vision floue. J'essaye même pas d'essuyer mes yeux. Je ne veux plus voir sa peau si pâle, ses yeux obstinément fermé, et sa poitrine immobile. Dire qu'il y a à peine vingt minutes je m'inquiétais pour Peter. Cette espèce de traître… Un bruit parvint jusqu'à mes oreilles. Je me retourne vers les décombres. Lentement, je m'avance jusqu'à l'origine du bruit. Je sens à nouveau mon cœur se serrer en voyant Lily, étendue morte sur les ruines de la maison. Et à coté d'elle, un bébé pleure. Je n'arrive pas à y croire. Mes yeux s'agrandissent de surprise, et je fixe mon regard sur les yeux verts émeraudes de mon filleul. Il me regarde, et, entre deux sanglots, crie :
-…Irius !
Sa voix me ramène à la raison. Je me penche, et le prend doucement dans mes bras. Il est frigorifié, et se niche contre moi. Des personnes transplanent autour de nous. Je me retourne et reconnaît Dumbledore. Nous nous dévisageons pendant quelques secondes, puis il murmure :
-Sirius, vous avez vraiment beaucoup de chance.
-Comment ça ?
Comment il ose encore parler de chance après ce qui est arrivé à James et Lily ?
-James est venu me voir cet après-midi… Pour me dire que vous n'étiez pas leur gardien du secret. S'il ne l'avait pas fait… Vous seriez déjà sûrement en route pour Askaban à l'heure qu'il est.
-C'est le cas de Queudver ? je m'écris.
-Nous ne l'avons pas encore retrouvé, les aurors viennent tout juste de partir à sa recherche. J'ai eu du mal à convaincre le ministre de votre innocence, j'ai dut avoir recours à une pensine pour qu'il soit sûr que James m'en ait parlé.
-Dumbledore… Harry… Comment ? Comment il a put survivre ?
-Aussi étrange que cela puisse paraître, il semblerait que le sort de Voldemort ait ricoché sur Harry. C'est Voldemort qui a été frappé par l'avada kedavra.
-Alors il est… mort ?
-Non. Il est allé beaucoup trop loin sur le chemin de l'immortalité. Mais… Vous ne pensez pas que nous serions beaucoup mieux dans un lieu où il fait un peu plus chaud ?
-Bien sûr, acquiesçais-je. Venez chez moi.
Une fois arrivés chez moi, dans la banlieue de Londres, je désigne le salon à Dumbledore.
-Asseyez-vous. Je vais mettre Harry au lit.
Il y a toujours eu une chambre pour Harry chez moi, au cas où James et Lily travaillaient de nuit et que je devais le garder. Je rentre et le met dans son lit pour enfants. Je le recouvre avec sa couverture, et il s'endort aussitôt. Je ressort et redescends avec Dumbledore.
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J'ai les yeux fermés. Il faut que j'arrête de trembler, Harry dort dans mes bras, et je vais finir par le réveiller. Il a passé une demie-heure à pleurer. Une demie-heure à appeler Lily. Il a tout juste un an, je peux pas lui expliquer que Lily ne viendra plus jamais, qu'il ne s'endormira plus jamais dans les bras de sa maman. Même s'il me fait confiance, puisqu'il me connaît depuis qu'il est né, il n'est pas habitué à rester plus de deux jours avec moi sans voir James ou Lily. Il s'est finalement endormi, mais je sais qu'il est totalement déboussolé par ce qui se passe. Qu'il se demande pourquoi il reste avec moi aussi longtemps, où sont son papa et sa maman, pourquoi il ne retourne plus dans sa maison. Je me lève et le porte jusqu'à son lit. Le lit au moins, lui il tremblera pas et Harry y dormira certainement mieux. Je redescends dans le salon, mais avant que j'y arrive, quelqu'un frappe à la porte. J'ouvre, et vois Remus. Un pâle sourire se dessine sur mon visage, le premier depuis la mort de James et Lily. Je le laisse rentrer et referme la porte.
-Ca a pas l'air d'aller… il remarque.
-T'inquiète pas. C'est juste… Tout ce qui s'est passé en si peu de temps… Queudver qui nous trahit… La mort de James et Lily… Et le destin de Harry…
-Comment il va ?
-Il est terrorisé. Lui non plus, il a pas l'air de comprendre ce qui se passe. Il passe des heures entières à pleurer en appelant Lily.
-Ca devrait lui passer, murmure Remus, il a juste besoin d'une petite semaine pour s'habituer. Et puis, c'est pas comme s'il ne te connaissait pas ou que tu le maltraitais… Enfin, je suppose que ce n'est pas le cas ? demande-t-il en souriant.
Mon sourire s'élargit, et je réponds en riant :
-Oh, à part Queudver, je ne vois pas vraiment qui je pourrais maltraiter… Tu sais pas s'ils l'ont retrouvé ?
-Non, ils ont aucune nouvelle de lui. Moi je pense qu'il a dut se transformer en rat et se cacher dans les égouts.
-Quand je pense que c'est nous qui lui avons appris à faire ça…
-C'était pas de notre faute, Sirius. Aucun d'entre nous n'aurait put deviner ce qu'il deviendrait.
Je ne sais pas pourquoi, mais sa voix a toujours eu un effet apaisant, rassurant, qui même à Poudlard, réussissait toujours à me calmer quand j'étais à bout de nerfs. On parle, assis dans les fauteuils du salon, pendant une heure, lorsque j'entends Harry pleurer. Je me lève, et vais dans sa chambre. Je le prends doucement dans mes bras, et presque aussitôt, il arrête de pleurer et se niche contre moi. Remus doit avoir raison, il finira sûrement par s'habituer à vivre avec moi. Je retourne dans le salon tout en tenant mon filleul dans mes bras, et Remus sourit :
-Il est vraiment adorable… Et il ressemble de plus en plus à son père !
J'approuve d'un hochement de tête. En effet, Harry ressemble de plus en plus à son père. Son père qu'il ne connaîtra jamais.
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(Deux ans plus tard, POV Harry)
Quelqu'un sonne à la porte. Sirius et moi, on vient tout juste de se lever, et je sais que Sirius aime pas du tout ça quand les gens viennent très tôt le matin. Il se lève en grognant, et je le suis. Il ouvre la porte, et, instinctivement, je me raccroche au bras de Sirius. Le monsieur devant la porte est plus petit que Sirius, mais avec sa peau super-méga-giga blanche et ses longs cheveux gras comme si y avait eu de l'huile dedans, il fait beaucoup plus peur que Sirius. De toute façon, à part Remus, je connais personne qui fasse pas plus peur que Sirius.
-Rogue ? demande Sirius. Qu'est-ce que tu fous là ?
-Je te sauve la vie, et celle de ton filleul, Black ! répond-t-il. Certains mangemorts qui nous ont échappé après Sa chute ont réussi à trouver où, et avec qui vivait le Survivant ! Ils peuvent arriver d'un instant à l'au…
Il y a un grand BOUM ! de l'autre coté de la rue, et tout plein de grands hommes en noirs qui arrivent. L'homme disparaît dans un pop et un rayon rouge frappe Sirius, qui vole à l'autre bout de l'entrée. Je cours vers lui, il se relève et pointe sa baguette sur le monsieur en noir. Mais y en a d'autres qu'arrivent de partout. Y en a qui m'attrape. Il me frappe dans le visage. J'ai peur. Je hurle. Il me frappe encore. Ca fait mal. Je pleure. Il essaye de m'emmener, je veux pas partir avec lui. Il continue à me frapper. Il y a un autre BOUM, pleine de lumière, plein de bruit. Quelqu'un m'attrape par le pull et je transplane avec cette personne.
Je retombe par terre. Il fait encore tout noir et très froid. La personne qui m'avait pris le pull me tient toujours. Je la regarde. C'est Sirius. Il me prend dans ses bras et me demande :
-Tu vas bien ?
Je fais oui de la tête, mais j'ai encore peur. J'ai encore mal. J'ai l'impression que les messieurs en noir sont partout en train de nous regarder. Je plonge ma tête contre l'épaule de Sirius, et il me caresse les cheveux.
-Allez, c'est bon. T'inquiète pas, on va aller dans un endroit où ils nous trouveront pas.
-Où ça ?
-Tu vas voir.
Sirius se met à marcher, apparemment, il a l'air de savoir où il va. On arrive dans une grande rue avec des grandes maisons. Sirius s'arrête soudain, et me pose par terre. Il s'accroupit devant moi, et me dit :
-Ecoute-moi, Harry. Je vais te dire quelque chose dont tu dois te souvenir, d'accord ? Il ne faut pas que tu l'oublies.
Je fais oui de la tête, et il plonge ses yeux noirs dans les miens. Il murmure, comme s'il ne voulait pas que quelqu'un d'autre entende.
-La maison des Black se trouve au 12, square Grimmaud. Répète-le tout bas.
-La maison des Black se trouve au 12, square Grimmaud.
Aussitôt, il y a une grande maison qui apparaît entre deux autres maisons.
-Tu la vois ? demande Sirius.
-Oui.
-Viens.
Il m'emmène dans la maison. Il fait tout noir, et on voit rien. Je m'accroche au bras de Sirius. Il agite sa baguette, et y a plein de lumières qui s'allument. Y a une grande entrée, et un escalier avec des têtes d'elfes de maisons accrochées. Ca fait peur. J'avance un peu, et, au moment où je passe devant, y a des grands rideaux qui s'ouvre. Je hurle et cours dans les bras de Sirius. Tout en restant accroché à son cou, je regarde les rideaux. Derrière, y a le portrait d'une vieille dame très moche qui nous regarde. Elle dit d'une voix qui fait peur :
-De retour, toi ?
-Oui, répond Sirius très calmement.
Comment il fait pour pas avoir peur dans cette maison ? La dame reprend :
-Et qui est ce gamin ?
-Mon filleul. Le fils de James Potter.
-James Potter… elle répète. Ton ami de Poudlard ? Celui qui a le sang pur ?
-Exactement.
J'ai trop peur pour dire quoi que ce soit, mais je ne comprends pas pourquoi Sirius ne lui a pas parlé de maman… La dame dit :
-Ravie de voir que tu as un sang pur comme filleul. Au moins une chose que tu n'auras pas trop ratée dans ta vie…
Les rideaux se referment. Sirius continue à me caresser les cheveux et me murmure dans l'oreille :
-Ne t'inquiète pas. Je sais qu'elle fait peur, mais tu n'auras pas de problèmes avec elle. Evite quand même de faire du bruit quand tu passes devant les rideaux, d'accord ?
-D'accord.
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(POV Sirius)
12, square Grimmaud. Je pensais pas que je serais un jour obligé de revenir ici. Pourtant, c'est le seul endroit sûr, autant pour Harry que pour moi. Les sortilèges de protection de mon père sont encore actifs, pas besoin de les réinstaller. Mon père… Son souvenir hante cette maison. Je voudrais à tout prix l'oublier, mais les marques de coups de fouet sur mon dos me rappelle sans cesse sa présence dans ma vie pendant 16 ans. Harry est terrorisé par la maison. Normal, elle ressemble plus à une maison fantôme qu'on trouve dans les parcs d'attraction moldus qu'à une maison tout à fait normale. Je me dirige vers la cuisine et, tout en tenant Harry dans mes bras, j'ouvre un placard. Tout est exactement comme dans mes souvenirs, rien n'a changé, et il y a toujours toute une foule de potions et de crèmes. Je prends ce qu'il faut, referme le placard, et je vais dans le salon. Là non plus, rien n'a changé… J'assoie Harry sur le canapé, et lui prend le menton pour qu'il lève la tête. Il a des bleus sur les tempes. Maudits mangemorts… S'ils n'avaient pas été aussi nombreux, je leur auraient montré ce qu'il en coûte de frapper mon filleul. Je débouche une fiole remplie d'une potion violette, et dit à Harry :
-Bois ça, s'il te plait.
Il obéit sans poser de questions. C'est ça qu'est bien avec lui, c'est qu'il me fait toujours confiance, et quand je lui dis de faire quelque chose, il le fait sans hésiter. Ses yeux s'apaisent. Apparemment, la potion contre la douleur lui a fait de l'effet. Je prend le tube de crème et l'étale doucement sur ses bleus. Il se laisse faire, et ne bouge pas jusqu'à ce que j'ai fini. De toute façon, il voit bien que ça lui fait moins mal. Par contre il a toujours l'air terrorisé. Je le vois bâiller. Je regarde ma montre, dix heures du matin. Il était levé à six heures, et avec les émotions de la matinée, je comprends qu'il soit fatigué. Je rebouche les pots, et m'assoie à coté de lui. Je le prend sur mes genoux, et il pose sa tête contre mon torse. Il ferme les yeux et s'endort.
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Voilà ! Fini ! Désolée pour le retard, mais comme je vous l'ai dit, j'écris aussi une fic sur les maraudeurs, et je fais un chapitre sur deux, donc… Le premier chapitre de cette fic maraudeurienne est déjà disponible, suffi de faire un tour sur mon profil et de regarder mes fics écrites.
Tout ce qui s'est passé ici est un flash-back, le premier chapitre se déroule environ 6 mois après que Harry et Sirius soient arrivés au square Grimmaud. Je voulais donner à Sirius une raison d'avoir emménagé là-bas alors qu'il déteste cette maison.
Bon, ben voilà, et n'oubliez pas les reviews !
