Disclamer: FMA est toujours à Hiromu Arakawa, et la mère Archer est encore à nous.


2- Maman à la gare

Mes pas claquent sur le sol carrelé de la gare. Ce bruit m'exaspère, comme pas mal de choses en ce moment, d'ailleurs.
J'observe le train. D'un regard à la fois triste, mélancolique, ennuyé et haineux. Je ne savais pas que je savais faire ça, tiens.

Les wagons se vident, un à un. Vaguement, j'espère qu'elle ne sortira pas, pour une raison ou une autre. J'essaie tout de même de repousser de mon esprit toutes les pensées incluant sa mort. Mes espoirs s'effritent lentement. Pire que ça, une féroce et tenace inquiétude m'envahit lorsque qu'une voix s'élève de la cabine du conducteur.

«Non madame, personne ne vous a volé votre sac !»
Oh non.
«C'est incroyable ça ! Tête de cochons ! Vous n'êtes pas capables de gérer votre propre convoi ?»
Pitié...seigneur.
«MADAME ! Je préviens la police...»
Soudain, un cri, malheureusement masculin, je crains le pire:
«AIIIEUH!!»
La foule massée devant la cabine détaille la scène, fascinée. Je ne peux pas la blâmer...

«Mais madame, votre sac est LA ! geint le conducteur.
-Vous hallucinez vieux schnock ! Vous devez bien picoler, vous ! Elle est belle la société ! hurle ma harpie de mère.
-Vous venez de me frapper avec !»

Finalement, je me décide à approcher, on verra bien.
Parvenu tant bien que mal à la cabine, ma mère me fixe, d'un regard terriblement méchant, alors qu'aux dernières nouvelles, la fautive, c'est elle.
Elle me met mal à l'aise.

«Ah t'es là Tête de Clou !» trouve-t-elle bon de brailler. Elle est vraiment impitoyable.

Discrètement je paye le conducteur pour sa patience et force mon affreuse génitrice à me suivre.

Ça aurait pu être pire...