Retour à la réalité
Salut tout le monde :D
D'abord, merci à tous vos retours sur le premier chapitre, ça fait plaisir ^^
Un gros merci ensuite à Haku, beta-lectrice si dévouée qu'elle m'a filé le chapitre malgré une remarque... Ahem, je vais rien dire de plus sinon je vais mourir.
J'espère que cette semaine a pas été trop dure pour vous, en tout cas, voilà de quoi vous remonter le moral ^^
Et puis... Voilà le chapitre 2 ! J'espère qu'il vous plaira :)
Bonne lecture !
Temtaranne était inquiète. Très inquiète même.
Laisser partir Myfanwi avec les trois hommes et blessée à la jambe n'était pas très prudent. Surtout qu'elle était recherchée... Enfin, elle pouvait compter sur Balthazar pour la protéger en cas d'urgence...
La druidesse refit son pansement, malgré le fait que la blessure ait presque entièrement cicatrisé, puis laissa finalement partir son amie, qui ne tenait plus en place.
Le pyromage et Grunlek, en charge de la maintenance du camp, discutaient dans un coin de ce qu'il faudrait faire pendant que lui et les autres seraient partis : refaire l'abri, entretenir le feu, faire quelques réserves...
« - Après, je pense que la plupart d'entre elles sont assez remises pour reprendre sérieusement l'entraînement, dit Balthazar en regardant dans la direction de Maddey, qui montrait à Tem sa plaie désormais cicatrisée au bras. Bon, même si certaines sont encore un peu faibles...
Le regard des deux hommes se posa sur Koschei, encore vacillante.
- Je le pense aussi, sourit Grunlek. Et puis, nous pourrions former un peu Krayn, Bob et Fred … on ne sait jamais !
Le demi-diable le regarda, perplexe.
- Tu as peur qu'il nous arrive encore quelque chose, ici, dans ce monde ?, murmura-t-il, un peu angoissé.
- Tu sais, nous n'avons pas retrouvé Thorcas, rappela le nain en soupirant. Rien ne nous dit qu'il n'a pas pris le portail avant nous... »
Les deux amis furent interrompus par l'heure du départ et des promesses de retour.
Les grandes embrassades furent vite expédiées, et la voiture partit sur le chemin de terre boueux, se faufilant entre les arbres sous le regard peiné de ceux restés dans la clairière.
Le camp retourna bien vite à ses activités : Théo, fermement décidé à reprendre l'entraînement, prit Maddey et Rubéale à part pour les échauffer.
Les deux jeunes femmes semblaient pressées de se battre à nouveau : Rubé avait récupéré de ses légères blessures, et le bras de Maddey était enfin assez fort pour qu'elle manie son épée avec la même aisance qu'auparavant.
Grunlek, quant à lui, commença à apprendre les bases du combat rapproché aux trois vidéastes encore présents ainsi qu'à Kimi, qui elle aussi voulait apprendre. Elle se refusait d'être en reste. Shin poursuivit la formation de Hakukai, ne voulant absolument pas se charger d'une autre personne tant qu'il ne s'était pas complètement adapté à ce monde angoissant et trop étrange pour lui.
Tem veillait attentivement sur Koschei encore trop faible pour s'entraîner, tout en commençant à réfléchir activement à la consolidation des tentes.
Vivre en autarcie semblait ravir tout le monde, et leur petite communauté paisible leur convenait parfaitement.
Gryf soupira. Internet était bien vide en ce moment...Cela faisait des semaines qu'il déprimait, depuis la disparition de Mahyar et de ses amies.
Il entendit soudain quelque chose taper contre sa vitre avec insistance.
Surpris, il ouvrit la fenêtre, un peu inquiet et une force incroyable le propulsa hors de sa chambre, tandis qu'un mouchoir imbibé de chloroforme fut plaqué contre sa bouche, l'envoyant immédiatement dans le pays des songes.
La voiture était silencieuse.
Seb, concentré sur la route, ne disait pas un mot tandis que Balthazar, à la place passager, observait avec intérêt le paysage à travers les vitres teintées.
Mahyar, assis à l'arrière, lisait un livre gentiment rapporté par Bob, tandis que Myfanwi dormait paisiblement, sa tête posée sur l'épaule du MJ.
Le paysage automnal du centre de la France défilait depuis maintenant trois heures quand les quatre voyageurs arrivèrent enfin à Buse.
C'était un petit et joli village blotti au fin fond d'une vallée, aux rues agréablement calmes et aux toits de tuiles rouges.
Après avoir réveillé en douceur Myfan, ils sortirent de la voiture, l'homme au bouc cherchant des yeux la maison de sa connaissance.
Un gamin d'environ treize ans déboula dans l'allée où se trouvaient les visiteurs, et ouvrit de grands yeux devant Seb, interloqué.
« - Hé mais je vous reconnais vous !, cria l'enfant, tout excité. Vous êtes celui qui joue dans Joueur du Grenier !
Obnubilé par son idole, il ne remarquait même pas les autres personnes qui l'accompagnaient. Seb balbutia quelques mots, totalement pris au dépourvu.
Un énorme « SBONG », émis par la joyeuse rencontre du poing de la jeune femme et du crâne du pauvre gamin, mit fin à la conversation.
- Bon, allons chercher ce Marc Gallet, dit-elle en se détournant, plutôt satisfaite d'elle-même.
- Mais... Myfan … C'était un enfant !, lui asséna Seb, choqué, tandis que le jeune fan s'affalait à ses pieds, assommé.
- Et tu voulais qu'on fasse quoi ?, répliqua Myfan en haussant les épaules. Il allait ameuter du monde.
- Oui, mais on aurait pu l'envoyer balader et pas lui exploser le crâne !, expliqua Mahyar, bien qu'amusé par le comportement de son amie.
- Mais je lui ai pas explosé le crâne, il est encore vivant en plus !, lâcha la pyrobarbare, de mauvaise foi.
- Je n'ose même pas imaginer l'action si tu avais eu ta hache, sourit Balthazar.
Myfanwi se fendit d'un rictus sadique en lui répondant :
- Oh, mais moi je l'imagine très bien : j'ai l'ai fait dans le Cratère, avec toi comme victime, dit-elle d'un ton délicieusement sadique. »
Le pyromage porta la main à son crâne et foudroya brièvement la jeune femme du regard, pendant que celle-ci riait doucement.
Une fois le gamin assommé laissé dans un endroit discret, les quatre comparses repartirent à la recherche de l'homme qui en savait visiblement trop sur le Cratère.
Tsuki voguait sans grand entrain sur le net, désœuvrée : depuis la disparition de ses amies, sa vie était monotone et ennuyante...
Elle attrapa ses écouteurs et sortit se promener, mettant à fond le générique d'Aventures dans ses oreilles : la série avait été stoppé dès que Mahyar avait disparu, laissant les fans angoissés et terriblement inquiets.
Tandis qu'elle marchait dans une allée calme, elle se fit tirer soudainement par le bras : elle n'eut que le temps de sentir l'odeur entêtante du chloroforme avant de sombrer dans l'inconscience.
Grunlek, en train de préparer son ragoût, observait du coin de l'œil Krayn, qui répétait les enchaînements appris ce matin avec Tem qui avait laissé Koschei dormir un peu : l'ancienne tétraplégique avait insisté pour prendre part aux exercices de maniement de dague de l'après-midi, et se reposait un peu pour être en pleine forme après le repas.
Maddey s'affala dans l'herbe près du nain, épuisée : le paladin n'avait pas retenu ses coups, et son corps était perclus de fatigue. Heureusement, cet après-midi, l'inquisiteur et ses élèves se chargeaient de couper quelques arbres afin de commencer à consolider les tentes en prévision de l'hiver qui n'allait pas tarder.
Shin et Haku, désormais rentrés de leur balade matinale, aidaient le Golem à préparer le repas, tandis qu'Éden dormait à leurs pieds, au grand dam de l'archer.
La louve semblait s'être parfaitement adaptée à ce monde, malgré le fait que le lien magique l'unissant à son ami nain semblait beaucoup plus ténu et avait ramené deux lapins à son maître. Mais la vie au campement la rassurait, comme tout le monde.
Gwen soupira en regardant par la fenêtre de sa chambre, s'ennuyant mortellement.
Suivant ses chats, Cookie et Figaro, elle se dirigea vers le jardin en traînant les pieds.
Elle entendit soudain un bruit derrière elle, et se retourna au moment où l'étreinte d'un homme masqué l'enserra : il tentait de lui mettre un mouchoir sur le nez, mais la jeune femme se débattait férocement.
Il employa donc une méthode un peu plus... Douloureuse, même si son patron lui avait demandé de ne pas trop abîmer sa cible.
Un coup dans l'estomac, un autre sur le crâne, et ce fut réglé, sous le regard interrogateur des félins.
Sa main le brûlait.
Il avait presque envie de l'arracher.
Balthazar gardait contenance devant les autres, mais intérieurement, il menait un combat sans merci avec son démon.
Le manque de magie aurai dû, normalement, enfouir cette partie de lui au plus profond de son âme, mais la réalité était bien plus complexe : le pyromage gardait le contrôle sur sa forme la plus bestiale par l'intermédiaire de sa magie, et celle-ci lui manquait cruellement dans ce monde.
Heureusement pour lui, le démon avait été épuisé par le combat contre Akunar, et l'avait laissé tranquille les premières semaines. Mais il s'était remis, et combattait avec acharnement l'esprit démuni de Balthazar.
Des écailles poussèrent encore, perçant douloureusement sa peau, tandis qu'il s'efforçait de paraître neutre devant la maison de Marc Gallet.
C'était une immense bâtisse dans un style victorien, aux murs de briques et aux boiseries blanches, qui surplombait le village de par sa magnificence.
Mahyar, sans aucune hésitation, frappa à la porte et après un petit moment, elle s'ouvrit en grand, laissant apparaître un personnage que Balthazar reconnut sans la moindre hésitation.
Il écarquilla les yeux, choqué au-delà des mots.
Il ne put en lâcher, stupéfait, qu'un seul :
« PAPA ?! »
C'était en effet Enoch, sourcils froncés, qui lui faisait face sur le perron du manoir.
Et voilà :D
Comment ça, je fais des cliffangers de malade à chaque fois ?!
Meh non, meh non...
Sur ce, je vais m'enfouir dans un bunker et préparer mon chapitre trois, parce que je sur à l'Animest le week-end prochain ^^ Si vous voyez un kigurumi vache, ce sera moi !
Qu'Euthanasie protège vos feels,
Tem.
