14
Les Idiots
La suite ! La situation devient explosive, j'espère vraiment que vous allez rire, parce que je me suis trop amusée à les faire sortir de leur gongs ! Et surtout à rendre leur monnaie de leur pièce à Ayako et Bô-san.
Et maintenant place aux membres de la SPR ! Cette partie n'est pas très réaliste, parce qu'à la fin Mai devrait être morte si c'était vraiment la réalité, en fait c'est comme dans un dessin animé…
À emielove : Salut ! Je suis super contente que ça t'ai plu, et moi j'étais en entrain de rigoler comme une folle quand j'imaginais la suite et j'ai l'approbation de ma sœur. La fin est explosive, je peux te l'assurer. J'espère que ça te plaira. Si tu laisses une review pour ce chapitre, je te répondrai sur le prochain chapitre de Complémentaire. J'espère que toi aussi tu écriras une fanfic sur GH, je pense qu'il faut grossir les rangs du côté français. Bye !
Note :
(1) je ne suis pas sûre de l'orthographe.
Bonne lecture.
Les idiots 2
Le docteur Wakenashi est à son bureau. Il regarde ses deux patients qui ont pris le soin de laisser un gros écart entre eux.
- Alors on commence ?
Sa voix monte dans les aigus, ce qui fait pouffer Mai de rire. Même Naru hausse légèrement les sourcils. Elle ne veut pas être la première à parler. Et elle se doute aussi très bien que Naru n'ouvrira pas la bouche à part pour faire l'un de ses habituels commentaires ironiques, sarcastiques… désespérants.
Le Dr a moins peur de Mai que de l'adolescent en noir, c'est certain. Il décide de commencer avec elle. Peut être que si elle dit quelque chose, l'autre réagira et ils pourront enfin avoir une conversation. Allez, courage !
- Hum, Mai, est-ce que ça vous direz de me parler de ce que vous m'avez dit hier ?
Naru tourne la tête vers elle, surpris. Ainsi, elle aussi y avait eu droit. La miko va souffrir…
La jeune fille soupire :
- Vous voulez que je raconte tout ?
- Hum, hum.
- Vas-y, je suis curieux aussi, dit le garçon sans la regarder tandis qu'elle le foudroie des yeux.
- Depuis quand tu veux savoir à quoi je pense ?
- À l'instant.
Mai fulmine et on peut presque entendre la vapeur sortir de ses oreilles.
- Tu veux vraiment savoir ce que je pense ? demande-t-elle avec un regard de défi.
Naru se contente de lui adresser un sourire en coin.
- Très bien ! s'exclame-t-elle, en se tournant vers lui sans pour autant réduire l'espace entre eux. T'es prêt ? Parce que je ne m'arrêterai pas. D'abord, je te trouve arrogant, narcissique, égoïste, hypocrite, irrespectueux envers moi, un idiot de scientifique quasiment incapable de montrer le moindre sentiment, et un vrai sentiment. Tu ressembles à glaçon, qu'on ne sort jamais d'un congélateur. Tu es incapable de rire, les sourires, je peux même les compter sur les doigts de la main…
- Il est vraiment capable de rire, dit le psy, un peu à part.
- Quoi ? demande Mai qui n'avait pas très bien entendu.
Les yeux du chef de la SPR lancent des éclairs. Le psy se ratatine derrière son bureau.
- C... continuez je… je vous prie.
Mai hausse les épaules et se relance :
- Franchement, ça te tuerais de sourire de temps en temps ?
- Je ne veux pas que tu tombes dans les pommes.
- QUOI ! C'est bien ce que je disais, tu n'es qu'un narcissique !
Il se contente de pouffer de rire, avec la même expression que lorsqu'il sourit en coin.
- Tu te moques toujours de moi et mon intelligence.
- Comment pourrais-je me moquer de ton intelligence puisque tu n'en as pas…
Mai, choquée, ouvre de grands yeux et devient rouge tomate. Elle se tourne vers le psy :
- Vous voyez ! Il passe son temps à se moquer de moi !
- Euh…
- Pourquoi est-ce que tu n'as pas encore démissionné ? Si ça t'énerve…, réplique-t-il, le plus calmement du monde, interrompant le Dr.
- Argh ! Tu m'énerves !
- Je réitère ma question.
- Dr, vous feriez mieux de me retenir sinon je vais le frapper !
- Tu n'oserais pas me frapper.
- Pourquoi ça ?
- Parce que tu es mon employée, tu ne peux pas te permettre d'être virée, et que tu ne voudrais pas m'abimer.
- Oh tu crois ?
- Hum, hum, et ce n'est pas avec ta force de mouche que tu vas pouvoir m'atteindre aussi facilement.
Mai se redresse sur le canapé, à moitié levée elle ferme son poing, prête à lui balancer dans la figure.
- Calmez-vous ! Mai je vous en pris !
La jeune fille se tourne vers le psy, tandis que Naru se tourne vers son assistante, plus rouge que jamais, ce qui manque de le faire éclater de rire.
Mai se rassoit à sa place sans une once de grâce, avec la plus mauvaise foi du monde.
- Elle a raison. Ça ne ferait plaisir à personne d'être toujours moquée ainsi.
- Na !
Le jeune homme se tourne vers elle qui vient de lui tirer la langue.
Score : Mai :1 et Naru :0
- Pff…
- Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Pourquoi est-ce que vous lui faites ça ? D'après ce que j'ai compris en vous voyant tous les deux séparément (ils se dévisagent), elle ne vous a rien fait.
- Je ne peux pas me retenir c'est plus fort que moi.
- Elle va vraiment finir par partir, vous savez ?
- …
- Il s'en fiche, il n'y a que lui qui compte…
- Mai…
- Ne me dis pas que c'est pas vrai.
Naru veut rétorquer quelque chose, quand tout à coup le Dr semble avoir une lumière :
- Si je me souviens bien de ce que vous m'avez dit hier, Shibuya-san, entre deux éclats de rire hystérique, vous m'avez dit que ses réactions vous fascinaient.
Bouche bée, Mai se tourne vers Naru qui donne l'impression que ses yeux vont sortir de sa tête et que le psy va trépasser sur le champ. Le garçon croise les bras et tourne la tête vers la porte, cachant son visage en feu. Il boude ! Comme un petit garçon capricieux !
La jeune fille ne peut s'empêcher de rire. Elle est bien la seule. Le psy va bientôt finir sous le bureau et l'autre, il boude. Finalement, elle se calme.
- Dr, est-ce que tout va bien ?
- Hum, hum, répond-t-il en épongeant son front.
De l'autre côté de la porte :
- C'était quoi ces cris ?
- C'est Naru qui vient de lui lancer une vanne, Bô-san.
- Elle a de la voix.
- Moi ce que je me demande, c'est quelle tête a le psy en ce moment. Après tout ça doit pas être du gâteau de se les farcir tous les deux.
Regard las de la part de tous les membres de la SPR.
- T'as pas idée Yasu…
- Eh Ayako, t'es sûr que ton portable est allumé ?
- Oui…
- Et tu as bien dit que si les choses se précipitaient il t'enverrait un message d'urgence ?
- Oui…
- Je sens que tu devrais avoir bien les yeux dessus pour être sûr qu'on puisse survivre !
- Tu me prends pour une idiote, le moine !
- Le plan va foirer…
- Masako…
- Ce n'est pas moi qui me comporte comme une idiote.
- Argh…, grogna la miko.
- Et si ce silence signifiait que Shibuya-san est prêt à exploser ?
- John ! Ne parles pas de malheur ! s'écrient-ils tous (sauf Lin…).
- Il n'empêche que c'est trop cool d'imaginer Ayako étant mon esclave pendant deux semaines… Naru dépêche-toi ! AAÏÏEE !
- C'est bien fait idiot !
- Calmez-vous ! Vous êtes lourds…
- Oui Masako-chan !
Revenons de l'autre côté de la porte :
- Mais vous savez ce que je supporte le moins à part ces crises de narcissisme aigu ?
- Non dites-moi.
- C'est son impolitesse.
- Comment ça.
- Quand j'arrive au bureau alors que je dis bonjour à tout le monde, monsieur ne répond rien.
- Ça c'est pas poli.
Score : Mai :2 et Naru :0
Il boude toujours.
- Et ce que je préfère le plus, c'est sa réplique mythique : « Mai, thé » Sans « S'il te plait » et sans « Merci »
Le psy tente de trouver le regard de Naru (je crois que vous aurez compris qu'il est légèrement suicidaire).
- Pourquoi faites-vous cela ?
- Il ne veut pas gaspiller sa salive. À moins que tu n'es jamais appris à dire « S'il te plait » et « Merci » en japonais. En anglais ça me suffirait tu sais.
Il tourne enfin les yeux vers elle. Son regard est meurtrier. D'accord c'était un coup bas, la jeune fille le reconnait.
- Désolée.
Il sourit en coin en haussant un sourcil plein de suffisance. Mai lève les yeux au ciel en soupirant, désespérée. Pourquoi s'était-elle excusée ?
- Vous savez à quoi vous me faites penser ?
- Non, répondirent-ils, légèrement inquiets.
- Vous ressemblez à un vieux couple.
.
.
Mai ricane...
.
.
Naru aussi…
.
.
.
- QUOI ?
Ils se jettent tous les deux devant le bureau, mains plaquées sur le bois. Le psy se recule dans son fauteuil, MORT de peur !
- Vous avez dit quoi ?
- Enfin… ce …ce n'é… n'était qu'une… image.
- J'espère ! s'écrient les deux patients.
- Oui, évidemment. Vous taquinez tous le temps Mai-san comme un enfant, et vous Mademoiselle, vous vous laissez faire…
- Et alors ?
- Eh bien…
- Dites Dr, c'est quoi ce que je vois-là ?
Naru regarde par-dessus le bureau. Comme il est très grand, il arrive à se pencher sur le bureau, à s'y accouder presque à l'autre bout, au plus prêt du médecin, et pose son menton sur ses mains posées l'une sur l'autre. Il fixe le psy, un sourcil haussé. Ce dernier est hypnotisé par le regard bleu intense du jeune homme et son sourire en coin. Mai a la bouche grande ouverte car elle n'a jamais vu son patron comme ça, dans ce genre d'attitude et de position. Et elle ne peut pas s'empêcher de se dire qu'elle a une trèèès bonne vue. Le garçon tend le bras et attrape le portable du Dr.
- Oh, c'est très intéressant… « Sauve qui peut, les radiations augmentent ! » à Ayako Matsuzaki… Je vais leur répondre. Si vous le permettez, bien sûr (Hochement de tête apeuré). Merci beaucoup… Voilà, c'est fait.
Naru se redresse, bien droit, et va se rasseoir sous les yeux d'une Mai médusée.
Dans le couloir on entend : « TOUS AUX ABRIS ! »
De l'autre côté de la porte :
- Ayako ? Qu'est-ce qui se passe ?
- On a un message !
- Alors ça chauffe ?
- On dirait… Oh attendez « Est-ce que Matsuzaki-san sait au moins ce que sont les radiations ? »… Aahh ! Le sal gamin ! Vous avez vu ?
- Hum, hum…
- Vous savez ce que ça veut dire ? Il s'est fait prendre !
.
.
.
- TOUS AUX ABRIS !
De retour de l'autre côté de la porte :
Enfin débarrassés d'eux !
- Qu'est-ce que vous disiez déjà Dr ?
Mai est toujours debout alors que le chef de la SPR est assis sur le canapé. Le psy, lui, se reprend tout doucement et sûrement. Il prend une grande inspiration et de mande à la jeune fille :
- Est-ce que vous pouvez vous asseoir ?
- Oh, oui bien sûr !
Elle se rassoit en évitant de regarder son boss. Pourquoi est-il si séduisant ? Ses joues se colorent encore de rouge.
- Reprenons où nous en étions. Je disais que Shibuya-san, votre comportement avec votre assistante ressemble à l'attitude qu'a un petit garçon avec une petite fille, j'admets que c'est un peu différent, mais l'idée est là.
Mai doit étouffer un rire, elle est au bord de l'implosion.
- Et je crois que vous êtes un peu caractériel…
- AHAHAHAHAHAHAH !
Mai ne peut plus se contenir. Elle est tellement morte de rire d'entendre Naru être comparé à un petit garçon qu'elle se recroqueville sur elle-même sans tenter de retrouver son calme, ce qui lui vaut un regard assassin de la part du jeune homme à sa gauche.
Le psy se racle la gorge.
- Mai-san ?
- Ouh, ouh, ouh… ah, ah… ouah… Oui ?
- Quant à vous, vous avez aussi votre petit caractère. Vous avez beau dire que vous ne le supporter pas, ça ne vous gêne pas de le voir tous les jours. Vous me l'avez dit vous-même, que vous le trouvez très attirant, intelligent. Vous ne pensez pas que c'est un peu un paradoxe.
Pour le coup, la jeune fille se tait, rougissant encore et encore. Cette fois, c'est Naru qui se marre bien, mais beaucoup plus discrètement.
- Ma conclusion est que vous êtes…
- Oui ?
- … Comme des aimants.
- …
- Hum, vous vous cherchez, je crois que c'est un jeu entre vous. Parce que des deux côtés, vous ne vous détestez pas, Shibuya-san est juste trop fier pour l'admettre et Mai-san vous en avez aussi de la fierté, peut être pas au même point. Vous vous attirez l'un l'autre.
- Vous voulez dire que…
- Oui Mai-san.
- Eh eh eh… non…
- Impossible, enchérit Naru.
- Si…
- Non.
- Vous êtes…
- Naru ?
Mai s'inquiète de la lueur qu'elle voit dans ses yeux. Il fixe le psy. On dirait un chat prêt à bondir, toutes griffes dehors ! Non Mai ! Ne l'imagine pas comme ça ! La jeune fille se donne une petite tape sur le front. Le garçon est toujours en mode « pause » sur le médecin.
- …amoureux l'un de…
Mais le Dr ne peut finir sa phrase car Mai hurle en voyant tous les stylos léviter au niveau du visage de leur interlocuteur :
- NARU ! NON ! PAS LE KIKO !
Il ne semble pas l'entendre, alors elle prend le risque de lui sauter dessus pour sauver la vie du médecin.
Ils tombent tous les deux à terre. Mai a comme l'impression qu'on la pique un nombre incalculable de fois sur tout le corps avec une aiguille. Elle reste un moment sans bouger. Elle vient de se faire électrocuter par Naru.
La jeune fille ne remarque même pas que son boss est sous elle, écrasé par son poids. Elle se redresse lentement, sans faire attention au fait qu'elle est assise sur lui, sur ses hanches. Il semble aussi choqué qu'elle, ne se rendant pas vraiment compte de ce qui venait de se passer et de ce qui se passe là, tout de suite.
Mai se sent bizarre. Elle renifle l'air, sentant une légère odeur de brûlé. Instinctivement, elle se passe une main dans les cheveux. Ses cheveux !
- Mes cheveux ! Mais qu'est-ce qui se passe ?
Ses cheveux sont complètement dressés sur sa tête…
- Mais qu'est-ce que tu as fait à mes cheveux ?
Sa voix est brisée, par le choc. Elle prend une mèche de cheveux entre ses doigts.
- Mes pointes sont cramées !
Elle fixe sans le croire ses cheveux tandis que sous elle, Naru semble enfin comprendre se qui se passe, la regarde en haussant un sourcil avant d'éclater de rire.
- C'est pas drôle !
Ce qui le fait rire encore plus. Mai tourne la tête vers le Dr. Il n'en revient toujours pas d'avoir vu des stylos voler sous ses yeux prêts à le trucider.
Elle se tourne à nouveau vers Naru qui se remet doucement de son éclat de rire. Aucun des deux ne se rend encore compte que Mai est assise à califourchon sur lui.
Il se rassoit, ou tente de se rasseoir quand il se rend enfin compte d'un poids sur lui. La jeune fille est tout à coup trèès proche de lui. Mai baisse les yeux et rougit en voyant qu'elle est assise sur Naru et qu'il est tellement proche ! Lui aussi semble capter et écarquille légèrement les yeux.
L'assistante doit se faire violence pour ne pas le repousser par terre et l'embrasser. Car ça devient de plus en plus tentant.
Elle se relève précipitamment en bredouillant des excuses en regardant autour d'elle, dans un joli vol de jupe. Elle sort comme une furie de la pièce et se retrouve dans le couloir, manquant de se cogner à une infermière qui prend peur en voyant sa tête.
- Génial…, soupire-t-elle.
Naru met un peu de temps à se reprendre puis se relève prudemment de peur de s'évanouir d'un coup.
- Mai ?
Il se tourne vers la porte et jette un œil dans le couloir. Elle vient de sortir et elle est là dans le couloir avec sa tête de savant fou.
- Mai…
La jeune fille se tourne vers lui, le visage rouge.
- Hum…
- Ça va ?
- Un peu sonnée, mais tout va bien.
- oh.
Un silence gênant s'installe entre eux.
- C'était bizarre ce qu'il a raconté.
- Tu crois ?
Surprise, Mai lève les yeux vers lui et rougit à nouveau.
- Il a dit qu'on… s'attirait… qu'on… était amoureux…
Sa voix s'éteint. Elle ne peut plus rien dire.
- Tu en penses quoi ?
- Moi ?... Euh, je… il a raison.
- … ?
- Je suis amoureuse de toi.
Elle ferme les yeux en soupirant. La jeune fille se sent mal avec ses cheveux en pétard. Une main se pose sur son épaule. Elle relève la tête vers lui.
- Tu vas te moquer de moi, hein.
- Peut être.
- Quoi ?
- J'ai dit peut être, pas que j'allais me moquer de toi.
- Pff, de toute manière je sais que je n'ai aucune chance avec toi, soupire-t-elle, en refoulant ses larmes.
- T u dis n'importe quoi…
- Quoi… Non, je crois pas.
- Pourquoi tu ne veux pas me croire ?
- Parce que c'est la réalité !
- Et alors ?
- Mais c'est pas vrai ! Tu es en train de me dire que ce serait possible que tu m'apprécies ?
Naru soupire en levant les yeux au ciel, et alors qu'elle s'apprête encore à geindre, il l'attrape par les poignets avec force et la plaque contre le mur avant de se rapprocher d'elle encore. Mai ouvrit encore la bouche mais il posa doucement sa main contre ses lèvres, avant de lui caresser la joue.
Oh Seigneur ! Faites que ce ne soit pas un rêve !
Il lâche doucement son autre poignet, puis approche encore son visage, leurs lèvres se frôlant. Le cœur de Mai est sur le point de rendre l'âme et elle a encore l'impression d'être électrocutée.
Et il l'embrasse vraiment. Elle doit s'accrocher à sa chemise pour ne pas perdre pied. Ses yeux se ferment d'eux-mêmes puisqu'elle n'arrive plus à se concentrer pour voir. Ses sens sont occupés ailleurs. Et elle le ressent très bien. Il la serre encore plus contre lui et approfondit le baiser, et bien sûr elle y répond. Pour le coup, son cerveau est hors service.
Mai n'arrive presque plus à respirer, son cœur fait des ratés. Peut être qu'il voulait sa mort après tout, et mourir comme ça semble tout à fait acceptable. Mais, là, elle a vraiment le souffle coupé quand une des mains du jeune homme glisse le long de sa taille jusqu'à sa cuisse. Il écarte son visage du sien juste pour la laisser respirer, mais voilà qu'il attaque à nouveau en l'embrassant dans le cou. Sa respiration est hachée. Elle va mourir c'est sûr maintenant ! Elle se serre contre lui, heureuse de le sentir contre elle.
Quand soudain…
- J'ai gagné !
Surpris, ils se séparent et regardent en direction du couloir. Lin est appuyé contre un mur. D'un signe de la main il montre le couloir au croisement. C'est alors qu'apparaît la tête de Masako en bas, puis John, Yasu, Ayako et Bô-san.
Mai et Naru les regardent, sous le choc.
- Je sais pas vous, mais je crois qu'on devrait s'en aller vite fait bien fait, murmure Bô-san en essayant de se carapater.
- Eh Bô-san ! Attends une minute !
- Oui, Mai-chan.
- Vous êtes là depuis combien de temps ? (…) Depuis le début (hochements de tête) ? Vous avez tout vu ?
- …
Elle rougit sans pouvoir se contrôler. Naru n'en mène pas large mais reste normal.
- Qu'est-ce que vous avez gagné Matsuzaki-san ?
- Euh… un pari.
- Dites-m'en plus.
- Hum. Bô-san a gagner le premier pari qui était de savoir si tu allais exploser Naru, et il a gagné. Ensuite nous avons parié s'il y aurait un « happy end », et visiblement j'ai gagné.
Mai et Naru se regardèrent. Comment allaient-ils leur faire payer ?
- Quand on y pense, c'est vous qui avez organisé tout ça non ?
La miko grogna.
- C'est quoi ce que vous avez à faire ?
- Deux semaines de ménage chez le moine et lui chez moi.
- Intéressant… Dans ce cas j'annule vos paris.
Il y a un concert de « hourra ! » de soulagment, jusqu'à ce que le patron de la SPR dise :
- Cependant vous savez, c'est la période du grand ménage au bureau… Alors au lieu que ce soit Mai qui le fasse, ce sera vous deux.
Le moine et la miko se jettent un regard appeuré.
- Tout ça c'est de ta faute.
- C'est toi qui a plus assez de neurone pour réfléchir, vieille miko !
Ils continuent de se disputer, lorsque les autres vont vers les deux anciens patients du Dr Wakenashi, qui sort de son bureau et qui crie :
- Vous deux je ne veux plus jamais vous revoir chez moi !
- Tu l'as traumatisé Naru.
- Il n'y a pas que lui que j'ai traumatisé, réplique-t-il d'un ton entendu à Mai qui sent la chaleur lui monter au visage.
- Dis Mai-chan, c'est la nouvelle coupe à la mode ? s'esclaffe Yasu et tout le monde se joint à lui.
- Ah ah je suis morte de rire.
- Sinon c'est officiel entre vous ou pas ?
Naru prend Mai par la main.
- Je vous laisse deviner, dit-il en entraînant la jeune fille avec lui.
Ils s'éloignent vite du groupe d'ahuris qui leurs sert de collègues. Ils se retrouvent dans un coin tranquille.
Le garçon reprend Mai dans ses bras et lui murmure à l'oreille.
- Et si on recommençait là où on s'était arrêté ?
La jeune fille est incapable de lui dire non.
Quelques jours plus tard.
Mai s'amuse bien de voir les deux adultes immatures de leur équipe se disputant à propos d'un quelconque produit ménagé.
Son estomac grogne. Il est bientôt une heure de l'après-midi.
Elle a passé toute la matinée à discuter avec eux et à les voir se disputer. Ils sont mignons tous les deux, le moine et la miko.
La jeune fille ne peut s'empêcher de leur lancer :
- Il faudrait vraiment que vous régliez ça tous les deux.
Bô-san se tourne et pointe un poing rose fluo dans sa direction, ce qui ne manque pas de la faire éclater de rire.
- Tais- toi Jô-chan (1), parce que toi il vous en a fallu du temps pour que vous réalisiez que…
- Je sais triple buse, mais vous regarder tous les deux est très amusant et me fait me poser quelques questions.
- Comment veux-tu que je sois amoureuse de ce balourd ! dit Ayako en se redressant.
- Ça, c'est pas à moi d'y réfléchir.
Ils vont encore hausser la voix quand tout à coup, Naru sort de son bureau, fait un signe à Mai et enfile sa veste. La jeune fille se précipite vers lui, comprenant que c'est enfin l'heure de faire taire son estomac. Elle prend ses affaires alors que le garçon lui prend la main et l'attire vers l'extérieur.
- À part ça c'est nous qui avions besoin de voir un psy ?
- Apparemment.
Ils s'éloignent dans la rue, enfin à l'abri des disputes de Bô-san et Ayako.
The end.
Voilà, les idiots. Tout est bien qui finit bien ! Je me suis bien amusée à faire la scène où Mai se retrouve avec les cheveux en pétard. Je me suis un peu inspirée de Bones, quand ils vont tous les deux chez leur collègue psy.
J'espère que ça vous aura plu.
Si vous laissez des reviews sur ce chapitre, je répondrai dans le deuxième chapitre de Complémentaires.
Bisouxxx.
