Je suis de retour avec mon second chapitre. Je remercie les personnes ayant lu ma fic et j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira. Il est un peu plus court que l'autre, mais il est dans sa suite directe - ou presque...
Disclaimer : Je ne possède pas NCIS et je crois que c'est mieux en quelque sorte, sinon les épisodes seraient moisn palpitants et les personnages souffrairaient beaucoup...
Mais sinon, à part ça, je n'ai plus qu'une chose à dire :
Bon chapitre.
Chapitre 2 : Un... ou deux DiNozzo ?
Tony sortit de l'ascenseur et se dirigea vers son bureau.
– Tu n'es pas censé avoir une semaine de convalescence encore ?
– Si mais je voulais venir !
– Toi, vouloir venir travailler ?
Il ne répondit pas et se contenta de s'assoir en esquissant un sourire. Ziva posa alors la question qui lui brûlait les lèvres depuis sa rencontre avec la jeune fille à l'hôpital :
– Tony, la fille que j'ai vu l'autre jour à l'hôpital, elle m'a demandé si je travaillais avec son « père ». Et quand je lui ai demandée de qui elle parlait, elle m'a répondue de toi. Alors je me demandais, est-ce qu'elle disait la vérité ?
Pendant qu'elle parlait, elle s'était rapprochée du bureau de Tony et avait posé ses mains sur le bord, fixant Tony. Celui-ci releva la tête.
– Tu penses qu'elle disait la vérité ?
McGee et Gibbs avaient relevé la tête et attendaient la réponse de Tony. Ziva le regarda, cherchant à voir où il voulait en venir.
– Réponds simplement à la question, Tony.
– Elle disait la vérité, répondit-il.
– Tu mens, dit-elle en se retournant pour retourner à son bureau. Tu as baissé les yeux vers la gauche en disant cela.
Le téléphone de Gibbs sonna. Il décrocha.
– On arrive. On a une affaire, Ziva avec Tony, vous allez voir les deux témoins, McGee avec moi, on va sur la scène du crime.
Tous les quatre allèrent vers l'ascenseur.
***
Tony et Ziva descendirent de la voiture. Ils allèrent jusqu'à la porte et frappèrent. Une femme leur ouvrit :
– Je peux vous aider ?
– NCIS, agents David et DiNozzo.
– Entrez.
Ils entrèrent. Lorsque Tony passa à côté d'elle, elle dit :
– Bonjour Tony.
– Bonjour Stacy.
– Vous vous connaissez ?
– Ziva, ton sens de la déduction m'étonnera toujours !
– Je vais chercher les filles.
Elle les laissa dans le salon. Ziva commença à regarder les photos. Elle en prit une dans ses mains.
– Tony, viens voir la photo !
– Quelle photo ?
Elle la lui mit sous le nez. Il la regarda et un sourire apparut sur son visage. La photo montrait Stacy tenant dans ses bras sa fille et Tony tenant dans ses bras une autre jeune fille. Les deux filles se tenaient la main.
– Tu m'expliques ?
– Ava, Emmy, voici les agents du NCIS. Agent David, voici Emmy, ma fille, et son amie, Ava.
Tony et Ziva se retournèrent.
– Salut Tony !
– Salut Emmy.
– Papa ?
– C'est bien moi Ava.
– Je croyais que tu…
– Attendez ! s'écria Ziva. Je n'ai pas rêvé ? Tu viens de l'appeler « papa » ?
– Vous êtes la femme de l'hôpital ? Donc j'avais raison, vous travaillez bien avec mon père.
– Mais, quand je t'ai posé la question tout à l'heure, tu as dit que… Tu mentais pourtant !
– Ziva, tu t'embrouilles là. Ava, comme tu as vu la scène, tu vas venir avec nous, dit-il en se tournant vers celle-ci.
– Okay. Je vais chercher mes affaires !
Elle monta à l'étage et redescendit quelques minutes plus tard.
– Voilà, c'est bon, je suis prête.
– Merci, Stacy, de l'avoir gardée ce week-end.
– De rien, Tony. Emmy était contente d'être avec elle.
– Je n'en doute pas.
Ils se dirigèrent vers la porte. Stacy l'ouvrit. Ziva dit au revoir et sortit. Ava fit la bise à Emmy et Stacy avant de sortir, suivie de son père. Tony sortit les clés de la voiture et Ziva les lui prit.
– Hors de question que tu conduises, Ziva !
– Tu ne m'en empêcheras pas, Tony !
– Disons que je tiens à ma vie et que je tiens aussi à celle d'Ava, alors…
Il lui prit les clés et grimpa dans la voiture. Ziva le fusilla du regard avant d'entrer côté passager. Ava entra à l'arrière en souriant.
***
McGee était assis à son bureau lorsqu'il vit Ziva, Tony et Ava arrivaient. Tony et Ava montèrent vers le bureau de la directrice alors que Ziva vint s'assoir à son bureau.
– Qui c'est la fille ?
– Ava DiNozzo.
– Quoi ?!? s'écria-t-il, manquant de s'étouffer. Tony a une fille ?
– Oui, on dirait bien !
– Pourquoi ils sont montés ?
– Pour prévenir la directrice le bleu ! dit Tony en arrivant, suivi d'Ava. Fais-ce que tu veux mais ne nous empêche pas de travailler, souffla-t-il à sa fille.
Elle acquiesça et Tony s'assit. McGee avait reporté son attention sur l'ordinateur. Ava s'approcha et regarda ce qu'il faisait.
– Vous ne trouverez rien en cherchant comme ça.
– Pardon ? Tu n'es qu'une petite fille et je suis un agent fédéral et un informaticien alors, ne me dit pas ce que je dois faire.
– Je voulais juste vous dire que…
– Va embêter quelqu'un d'autre !
Elle haussa les épaules et se dirigea vers Ziva. Elle regarda ce qu'elle faisait. Ziva, ne le supportant pas, lui balança :
– Regarde ce que fais ton cher père et laisse-nous travailler !
– Je t'emmène voir Abby ! dit Tony en se levant, l'empêchant ainsi de répliquer.
Ava le suivit. McGee et Ziva se regardèrent avant de les suivre.
***
Abby pianotait sur son ordinateur lorsque Tony et Ava arrivèrent.
– Salut Abby. Je t'emmène quelqu'un !
– Tony ? Qui est-ce…, commença-t-elle. Ava !
– Salut Abby !
Elles se serrèrent dans les bras. A ce moment-là, Gibbs, Ziva et McGee entrèrent. Tous trois observèrent Ava. Elle avait de longs cheveux châtains coupés en dégradé. Ses yeux étaient verts émeraude. Elle était plutôt grande et portait un jean noir avec un débardeur noir aussi. Elle avait des bottes avec des talons et était légèrement maquillée. Ses traits étaient fins et gracieux. Elle avait perdu son sourire.
– Peut-on savoir ce qui se passe ici ? Tony, Abby ? Et euh…
– Ava, elle s'appelle Ava, patron, lui marmonna Tim.
– Qui c'est ?
Tony grimaça et se retourna.
– Gibbs, voici Ava, ma fille. Ava, Gibbs, mon patron.
– Ta fille ? J'ai bien entendu Tony ? Peut-on savoir depuis quand tu as une fille ?
– Seize ans Gibbs.
– Et peut-on savoir ce qu'elle fait là ?
– J'en ai marre ! s'écria Ava. Vous posez des questions à mon père qui me concernent alors que je suis juste devant vous ! Je peux vous répondre, vous savez, je ne suis pas handicapée, sourde ou muette !
– Très bien. Alors, qu'est-ce que tu fais là, petite ?!? demanda Gibbs, furieux qu'on lui tienne tête.
– Oh ! Quand c'est demander aussi gentiment, comment ne pas répondre ? dit-elle d'une voix surprise. Je suis ici parce que j'ai été témoin de l'enlèvement de Sandra McCoyle, dit-elle reprenant un ton sérieux. Et de plus, j'ai un stage d'une semaine au NCIS. Ça va être super, on va bien s'amuser ! ajouta-t-elle en prenant une voix joyeuse et en souriant niaisement.
– Abby, du nouveau ? interrogea-t-il, changeant de sujet.
Abby avait regardé la scène en souriant. Elle reprit ses esprits et se tourna vers son ordinateur. Ava et Tony échangèrent un regard et un sourire. Ava s'assit sur un tabouret à côté d'Abby.
– J'ai identifié la plaque grâce à Ava. Alors, c'était un pick-up noir. J'ai trouvé le propriétaire : un certain Alex Hecht.
– Rapport avec la famille McCoyle ?
– J'ai envoyé son nom à McGee pour qu'il cherche ça.
– McGee ?
– Euh… Je n'ai pas pensé à regarder mes mails.
Gibbs lui donna une tape derrière la tête.
– Même moi, je sais le faire, McGee.
– Je vous l'avais dit.
– Pardon ?
– Tout à l'heure, vous cherchiez des informations sur le propriétaire de la voiture. Vous avez mis le numéro de la plaque et la marque de la voiture. Je vous avez dit que vous ne trouveriez rien.
– C'est vrai McGee ?
– Euh… oui, patron.
– Abby, trouve-moi des infos sur ce type.
– Très bien, alors Alex Hecht…
– Je savais bien que ce nom me disait quelque chose ! s'écria soudain Tony.
– DiNozzo ?
– Alex Hecht est le frère de Paula McCoyle. Je l'ai rencontré, une fois, quand ils nous avaient invités à diner.
– Abby ?
– C'est exact, c'est bien son frère. Il habite au 13, Sapling Ridge Road près du parc de Shenandoah.
– Bon travail, Abby. McGee, Ziva, Tony avec moi. On va rendre une petite visite à ce Hecht.
– Je viens avec vous !
– Hors de question, dit-il en montant dans l'ascenseur, suivi de McGee et Ziva.
– Je fais un stage ici donc il faut que je voie comment vous travaillez. Et puis, je sais me défendre !
– Gibbs, on l'emmène.
– DiNozzo, tu montes dans cet ascenseur, elle n'aura qu'à rester avec Abby.
Tony ne bougea pas. Ava croisa les bras. Gibbs soupira et leur fit signe de monter. Ils s'exécutèrent et les portes se refermèrent. Tony et Ava se regardèrent en souriant.
***
L'équipe sortit des voitures et se divisa en deux groupes : Gibbs et McGee pour l'avant et Tony, Ziva et Ava pour l'arrière de la maison.
Tony et Ziva se placèrent de chaque côté de la porte de derrière. Ava était à côté de son père. Soudain, la porte s'ouvrit et trois hommes sortirent en courant. Ziva se précipita sur le premier et Tony sur le deuxième.
– Tony, occupe-toi du dernier !
– Ava, fonce !
Ava ne fit ni une ni deux et fonça vers l'homme. Ce dernier arrivait presque au mur. Tony donna son prisonnier à Ziva et courut rejoindre Ava. Gibbs et McGee sortirent de la maison. Ava rattrapa enfin l'homme et se jeta sur lui. Il tomba. Tony arriva quelques secondes plus tard et lui passa les menottes.
– Tu manques d'endurance, Ava !
– Je pourrais dire pareil pour toi.
– Je devais m'occuper de l'autre avant ! s'exclama-t-il en souriant.
Il le releva tandis qu'Ava souriait. Le reste du groupe les avait rejoints. Gibbs jeta un coup d'œil à Ava. Il se méfiait d'elle même si c'était la fille de Tony. Ils emmenèrent leurs suspects dans les voitures.
***
Tony et Ava regardaient Gibbs interroger un des suspects. Ava regarda son père et demanda :
– Pourquoi tu ne t'opposes pas à Gibbs ?
– Comment ça ?
– Tout à l'heure, quand Gibbs m'a vu. Il t'a posé des questions et toi, tu n'as rien dit, tu as juste répondu. Pourquoi ?
– Tu sais très bien pourquoi, soupira-t-il en s'appuyant sur la vitre teintée.
– Papa, j'ai hérité de ton caractère rebelle et là, j'ai plutôt l'impression que tu es un mollusque !
Dans le couloir, Ziva marchait lorsqu'elle entendit la voix d'Ava. Elle s'approcha de la porte et écouta. Dans la salle d'observation, Ava continuait à poser ses questions à son père, qui fixait le sol.
– Tu t'es opposé à tes patrons à Baltimore, à Philadelphie et à Peoria. Alors pourquoi pas Gibbs ?
– Tu sais pourquoi, miss Je-sais-Tout.
– Oui mais…
– Tu adores quand je te le redis ! Je sais, je te connais depuis seize ans… Seize longues… et ennuyeuses… années.
– Hey ! Et ça ne marche pas avec moi, tu ne t'échapperas pas aussi facilement !
– Je sais bien, t'en fais pas pour ça ! Tu sais comment est ton grand-père…
– Oui et je sais aussi que tu ne lui ressembles pas du tout ! Tu es un meilleur père que lui, dix mille fois mieux même !
– Gibbs ressemble au père que je n'ai jamais eu…, murmura-t-il en regardant l'agent interroger le suspect.
– Parfois, il faut s'opposer à ses parents…
– Tu parles d'expérience, miss ?
– Moi, non !
– Tu sais que je t'adore Ava ?
– Oui. Et moi aussi papa.
– Allez, viens, on va rejoindre les autres.
Dans le couloir, Ziva courut pour s'éloigner de la porte, perturbée par ce qu'elle venait d'entendre.
***
Tony, Ziva et McGee étaient assis à leur bureau. Ava était assise sur un meuble derrière Tony ; elle avait un crayon et un bloc-notes à la main. Gibbs arriva, son éternel café noir à la main.
– Patron, on a découvert quelque chose, dit Tony. Paula McCoyle a été adoptée par les Hecht. Alex n'est donc pas son frère.
– Sandra n'est pas la fille du quartier-maître. Elle est en réalité la fille de son « frère ». Celui-ci l'aurait violée alors qu'elle était soule. A cette époque, elle sortait déjà avec Nick McCoyle…, continua Ziva.
– Ils se sont mariés deux ans après sa naissance. Concernant Paula, on a découvert qu'elle ne pouvait plus tomber enceinte, suite à des complications lors de l'accouchement… Elle est donc stérile.
– On sait aussi quels sont ces vrais parents. Accroche-toi bien, Gibbs. Ces vrais parents sont ses beaux-parents. Ils ont payé la famille Hecht pour qu'elle adopte Paula. La raison ? dit DiNozzo en indiquant Ziva.
– Paula est né pendant qu'ils divorçaient, enchaina celle-ci. L'arrivée du bébé a chamboulé leurs plans et le juge a refusé le divorce. Alors, jugeant le bébé porteur de « malheurs », ils s'en sont débarrassés.
– Le quartier-maître sait-il tout ça ? interrogea Gibbs.
– Non, dit McGee.
– C'est pour ça que je te l'ai appelé, ajouta Tony l'empêchant de répliquer.
Le téléphone de Tony sonna alors. Il répondit. Quelques secondes après, il raccrochait.
– Dans la salle d'interrogatoire 6.
– Bon travail ! cria-t-il en partant.
Ils se regardèrent puis reportèrent leur attention sur l'écran. Ava se leva et posa son crayon et son bloc-notes. Elle commença à marcher entre les bureaux. Tony la remarqua et demanda sans lever la tête :
– Qu'est-ce qu'il y a ?
– Pourquoi Alex Hecht aurait-il enlevé sa propre fille ?
– Il n'a pas enlevé que sa fille, Paula McCoyle a disparu elle aussi, répliqua Tim.
– Ce n'est pas logique ! La seule raison qui pourrait le pousser à faire ça, c'est de vouloir faire une famille ! Mais Sandra n'était…
– Ava, tu vas bien ? demanda Ziva en la voyant s'arrêter.
– Sandra a changée il y a deux ans… Elle est devenue distante, comme si elle avait un énorme secret.
– Les secrets, c'est le rayon de McGee ! Hein ? dit Ziva.
– Je dirais que Tony se débrouille bien aussi, non ?
– Elle a changée après la mort de… Papa, son grand-père !
– Bien sûr ! Allons voir Gibbs !
Tony se leva et fila vers les salles d'interrogatoire, suivi d'Ava et de Ziva et McGee, qui se demandaient ce qui se passait.
***
Gibbs était assis sur la chaise en face du quartier-maître. Ce dernier était ébahi.
– Je sais que ça doit faire un choc mais…
– Patron ! Coupa Tony en ouvrant la porte.
Gibbs sortit à la suite de Tony et, une fois la porte fermée, il cria :
– J'espère que tu as une excellente raison d'interrompre l'interrogatoire, DiNozzo !
– Sandra était au courant.
– Quoi ?
– Elle savait tout ! Quand son grand-père est mort, elle était avec lui. Il a dit qu'il voulait lui parler avant qu'il ne meurt ! Il lui a tout dit, tout, Gibbs.
– En quoi est-ce que c'est important ?
– Alex Hecht a enlevé Sandra et Paula.
Gibbs inspira profondément et tourna la tête vers Ziva et McGee. Soudain, Abby arriva.
– J'ai du nouveau ! Gibbs, tu sais le sang que tu m'as rapporté ? C'est le sang de Paula McCoyle.
Le téléphone d'Ava sonna alors. Elle le sortit. Ziva le regarda avec des yeux ronds : pleins de paillettes et d'étoiles étaient collées dessus et formaient le drapeau de Grande-Bretagne. Elle décrocha.
– Allo ?
– Ava ? C'est Sandra !
– Sandra ? Où est-ce que tu es ?
– Je sais pas trop. Dans une cave humide.
– Y'a pas des trucs qui pourraient nous aider à te retrouver ?
– Y'a un train qui passe à peu près toutes les heures et j'ai entendu mon oncle et ma mère parlaient d'une île…
– Okay. Tu as entendu autre chose ?
– Y'a deux autres personnes, une dénommée MacHalan et un certain « KW ».
– MacHalan et KW. Okay. Sandra, on va te retrouver. Tu as vu quelque chose ?
– Ils arrivent, je dois te laisser.
– Sandra !
Celle-ci raccrocha. Ava rangea son téléphone et dit :
– Abby, on va avoir besoin de tes ordis.
– Suivez-moi.
Elle partit, suivie de Ziva et McGee. Tony regarda sa fille qui lui fit un signe de la tête. Il partit et elle le suivit. Gibbs les regarda s'éloigner suspicieux.
***
Abby entra dans son labo, suivie des autres. Elle alla sur son ordinateur et se tourna vers Ava :
– Voilà nous avons mes ordis !
– J'ai eu Sandra au tel et elle a dit qu'il y avait une femme nommée MacHalan et un homme nommé KW.
– Voyons, voyons. MacHalan. Ça y est ! Melinda MacHalan. Voilà sa photo.
Une photographie d'une jeune femme apparut. Elle avait les cheveux noirs et les yeux émeraude. Elle avait des traits délicats et la peau blanche. Elle souriait, un sourire enchanteur. Tony faillit tomber en voyant la photo. Il recula et s'assit sur une chaise. Tous les autres se tournèrent vers lui. Il sourit pour essayer de cacher ce moment mais ils n'étaient pas dupes. Gibbs parla alors :
– Tu la connais ?
– Oui, souffla-t-il.
– Qui c'est ?
Tony ne répondit pas. Il fixait la photo de la femme. Soudain, il eut un haut-le-cœur et sortit en courant du labo. Gibbs et Ziva le suivirent. Ils entrèrent dans les toilettes pour hommes.
– Tony ?
– Tony, où es-tu ?
Il ne répondit pas mais tapa dans une des portes. Gibbs et Ziva s'approchèrent et s'assirent autour de la porte. Tony finit par l'ouvrir et murmura :
– Qui est avec vous ?
– Personne et on a bloqué la porte des toilettes pour ne pas qu'on soit dérangés, répondit Ziva.
– Tu vas nous dire pourquoi tu es dans cet état ?
– Melinda MacHalan est la mère d'Ava…
– Quoi ? dit Gibbs en se tournant vers lui.
Ziva s'était levé et regardait Tony à travers le miroir. Elle vit que celui-ci pleurait silencieusement. Elle se retourna et le regarda, essayant de le réconforter en lui offrant un maigre sourire.
– Je crois que vous avez besoin de toute l'histoire, souffla Tony en se levant.
Il s'approcha de Ziva et fit couler l'eau. Il s'en aspergea le visage et, fixant le lavabo, commença :
– Quand Melinda a accouché d'Ava, nous étions fiancés. Un an plus tard, on se mariait. Mais, un an après… La veille de l'anniversaire d'Ava, elle est partie laissant simplement un mot me disant de bien m'occuper d'Ava et de ne pas la chercher.
– Tu l'as cherchée ?
– Non. Je savais que ce serait inutile.
– Comment ça ?
– Melinda est… est une pro de l'informatique. MacHalan n'est pas son vrai nom, tout comme les noms qu'elle a pris auparavant, Greks, Wertry… Je savais que ça n'aurait servi à rien.
– Tu connais son vrai nom ?
– Oui… C'est Turner. Melinda Turner.
– Tony, Ava sait-elle tout ça sur sa mère ?
– Elle sait juste qu'elle est partie quand elle avait deux ans.
– Pourquoi ?
– Je le lui demanderais bien Gibbs mais je ne l'ai pas revu depuis quatorze ans !
– Tony, si tu veux rester ici pendant…
– Non, c'est bon, Gibbs. Ça ira.
Gibbs débloqua la porte et sortit. Ziva resta avec Tony. Elle n'avait pas dit un mot depuis le début de son histoire. Tony mouilla à nouveau son visage et coupa l'eau. Il s'essuya les mains dans la serviette et se regarda dans le miroir. Ses yeux étaient légèrement rouges, puisqu'il avait pleuré. Ziva posa sa main sur son épaule.
– Tony, si t'as besoin, je suis là.
– Merci Ziva.
Il lui fit un maigre sourire qu'elle lui rendit. Elle commença à partir mais il lui attrapa la main et la retourna. Il la prit alors dans ses bras. Ziva, surprise, lui rendit son étreinte.
– Merci. Ne dites rien à McGee.
– Et Abby ?
– Elle le sait…
– Okay.
Elle sortit. Tony ferma les yeux et souffla. Il sortit.
***
– Voilà j'ai une adresse : 2, Carson Lane. C'est sur Kent Island à la pointe. Sur KW, je n'ai rien, ça doit être un surnom.
– Génial, Abby. Il ne reste plus qu'à attendre Tony.
– Pas besoin patron, je suis là.
– On fonce.
– Je viens, dit Ava.
– Tony !
– Elle vient, Gibbs.
– Hors de question. Soit tu viens seul, soit on fait sans toi, Tony, mais elle ne vient pas.
– Elle sait utiliser une arme, Gibbs.
– Peu importe, c'est trop dangereux.
– Si tu le dis, mais ils sont quatre et on est quatre, et on a l'effet de surprise. Elle aura un gilet par balles et on pourra la couvrir. Elle vient.
– DiNozzo, j'ai dit non. N'insiste pas où tu es viré.
– Elle vient, insista-t-il en appuyant sur chacun des mots.
– Non. Maintenant, si tu ne viens pas, tu ne reviendras jamais au NCIS sauf pour ta lettre de démission, alors dépêche-toi !
– Elle vient, Gibbs et peu importe si tu me renvoies ou non.
Ziva regarda les deux hommes puis se mit à côté de Tony. McGee préféra rester avec Gibbs. Ava ne voulait pas que son père soit renvoyé mais en même temps, elle était contente de le voir tenir tête à son patron.
– Ziva, Tony, venez maintenant.
– Non.
– Très bien, elle vient, grogna-t-il, mais elle reste derrière.
Tony sourit puis pénétra dans l'ascenseur, suivi de sa fille et de la jeune femme.
***
Ils sont devant la maison de MacHalan. Gibbs et McGee sont à droite de la porte d'entrée alors que Tony, Ziva et Ava sont à gauche de la porte de derrière. Gibbs donna le signal dans la radio. Il ouvrit la porte et pénétra dans le salon. Une femme et un homme s'y trouvaient. Elle se retourna mais McGee l'attrapa et lui passa les menottes. Gibbs s'occupa de l'homme. Dans la pièce adjacente, Ziva maitrisait un homme avec Ava. Tony ouvrit une autre porte. Des escaliers descendaient vers la cave. Il l'emprunta. La porte se referma derrière lui.
Gibbs entra dans la cuisine. Ziva et Ava pénétrèrent dans le salon et il les suivit. L'israélienne poussa l'homme sur le canapé à côté des deux autres prisonniers.
– Tony ?
– Il était avec nous…
– Où il est passé ?
Ziva retourna dans la cuisine. Elle vit la porte menant à la cave et tourna la poignée. Fermée. Elle frappa dessus avant de sortir ses épingles pour la forcer.
***
Pendant ce temps, Tony descendit les marches. Là, il vit Sandra, inconsciente, allongée sur le sol. Il se précipita vers elle. Il vérifia qu'elle respirait encore. Il regarda autour de lui et remarqua que la porte s'était fermée alors qu'il ne l'avait pas touchée. Il se leva et fit le tour de la pièce tentant de voir quelque chose de précis. Soudain, la lumière s'alluma et il la vit.
– Melinda…
La femme, qui s'apprêtait à tirer, s'arrêta net, reconnaissant cette voix.
– Tony ?
– Pourquoi ? Melinda, pourquoi ?
– Pour vous protéger, toi et Ava. Et comment va-t-elle ?
– Très bien. Et je compte faire en sorte qu'elle le reste. Elle ne saura rien. Elle ne saura pas que sa mère est partie, préférant remplir sa mission à la CIA plutôt que de rester avec sa famille. Elle ne saura pas que tu travailles avec un kidnappeur. Et elle ne saura pas que tu t'es fait une nouvelle vie.
– Tu ne lui as pas dit pourquoi je suis partie ? Tu ne lui as pas dit pour qui je travaille ?
Elle se précipita sur Tony et commença à le frapper sur la poitrine. La porte s'ouvrit et Ziva et Gibbs entrèrent, leur arme braquées et prêtes. Melinda s'effondra en pleurs. Tony la repoussa et retourna auprès de Sandra. Gibbs passa les menottes à Melinda. Ziva s'approcha de Sandra et fit signe à Tony. Celui-ci se releva. Il se retourna. Gibbs lui fit signe. Melinda le regarda, les yeux rouges tandis que Tony la fixait.
***
Ziva regarda Tony, assis à son bureau. Il n'avait rien dit depuis qu'ils avaient arrêté le groupe. Ava était partie se prendre un chocolat chaud, elle en profita. Elle s'approcha du bureau et se plaça derrière Tony, sa tête par-dessus son épaule, ses mains posées sur le bureau et la chaise.
– Tony, qu'est-ce qui se passe ?
– Tout va bien, Ziva.
– Ce sont les premiers mots que tu dis depuis… Presque deux heures. Tu sais, c'est un record pour toi.
– Parce que tu sais si je n'ai pas déjà parlé moins que ça ?
– Au travail, non.
Il ne dit rien.
– Très bien, si tu ne veux pas me dire, j'irais tirer les vers de la bouche à MacHalan.
– On dit les vers du nez, Ziva. Et tu peux laisser tomber. C'est comme essayer de faire parler un mort.
– Ah bon ? Et pourquoi ça ?
– On a les aveux de Paula McCoyle et d'Alex Hecht. Les deux autres n'ont rien dit. Abby essaie de voir qui est KW et Tony, dis-nous en plus sur MacHalan, dit Gibbs en arrivant par derrière.
– Tu as demandé à Abby de chercher à Turner ?
– Oui mais d'après elle, ça bloque, la recherche est trop lente.
– Logique…
– On peut savoir pourquoi Tony ?
Celui-ci se leva et s'approcha de l'écran plasma. Ava revint avec son chocolat dans la main. Il fit apparaitre une photo de Melinda.
– Melinda MacHalan, de son vrai nom, Turner, travaille pour la CIA depuis quinze ans…
– Quoi ?!? s'écria Gibbs. Tu veux dire que ce qui nous met des bâtons dans les roues, c'est la CIA ?
– T'as tout compris, patron…
– Qu'est-ce qu'il faut savoir d'autre ?
– Elle a abandonné sa famille pour le travail ? Ça tu l'avais compris… Euh, sinon elle s'est remariée.
– A qui ?
– Georgio Alonzo… Je vais le tuer.
– Tu connais ?
– Un vieil ami… Regarde la photo.
– On dirait KW. On les tient. Ziva, tu t'occupes de la femme, je m'occupe de l'homme.
– Okay.
– Ava, va voir Abby et dis-lui qui est KW et pour qui travaille MacHalan.
– Okay.
***
Dans la salle d'observation, Tony regardait Ziva interroger Melinda. Ses yeux se posèrent sur la bague de fiançailles qu'elle avait au doigt. Un rubis. Celle qu'il lui avait offerte était une émeraude, assortie à la couleur émeraude de ses yeux.
Ziva regarda la femme qui avait été l'épouse de Tony. Comment avait-elle pu les laisser ? Ava était très belle et intelligente, une fille magnifique. Et Tony était drôle, gentil, attentionné, sensible, sans oublier sexy et très séduisant. Comment pouvait-on préférer son travail à eux ? Elle n'aurait pas hésité à sa place et aurait choisi sa famille : elle n'en avait jamais eu… Elle secoua la tête et commença :
– Melinda Turner. Melinda DiNozzo. Melinda Greks. Melinda Wertry. Melinda Jells. Melinda MacHalan. Et enfin Melinda Alonzo. Ça fait beaucoup de noms, non ? Comment vous faites pour vous y retrouver ?
– Occupez-vous de vos affaires.
– A l'âge de vingt ans, vous accouchez d'une petite fille, Ava. Un an plus tard, vous vous mariez avec Anthony DiNozzo, le père de la petite. Un an après, vous les laissez, sous prétexte de les protéger, pour votre travail. Juste une question, qu'est-ce qui vous as prit ? Ava m'a l'air d'une fille formidable et Tony est l'homme dont rêvent certaines femmes et vous, vous pouviez avoir les deux et vous avez choisi votre travail ?
– Vous ne pouvez pas comprendre. Ce n'était qu'une excuse pour pouvoir les quitter, je ne supportais plus Ava, pleurant sans arrêt et je n'aimais plus Tony. En fait, je ne l'ai jamais aimé, je suis restée avec lui pour Ava, mais j'ai fini par trouver un moyen de partir et de disparaitre.
– Vous n'êtes qu'une idiote. Quelle excuse vous avez à me donner pour avoir aidé à l'enlèvement de Sandra McCoyle ?
– L'argent. L'argent fait tourner le monde et j'en avais vraiment besoin. Georgio et moi avions décidé de quitter le pays et de tout laisser tomber une bonne fois pour toutes, mais pour ça, on avait besoin d'argent. Ils nous offraient dix mille dollars chacun si on les aidait. On n'a pas hésité.
– Je répète, commença Ziva, en se levant, vous n'êtes qu'une idiote.
Elle sortit. Elle vit Tony, assis sur un fauteuil, se tenant la tête. Elle s'approcha de lui et s'assit à côté, posant sa main sur son bras.
– Tony, ça va aller ?
– Ouais, ouais…
– Avec plus de satisfaction, ce serait mieux.
– Conviction, Ziva, dit-il en souriant.
– Et ça te fait sourire ! Je me bourre avec votre satanée langue et toi, tu souris !
– On dit « goure » Ziva, dit-il éclatant de rire.
– Au moins, je t'ai rendu le sourire.
– Ouais, merci.
Il se leva, tout comme Ziva, et ils retournèrent dans l'open-office.
***
McGee était à son bureau, tout comme Tony et Ziva. Gibbs arriva et demanda à Ziva :
– Elle a dit quoi ?
– Que c'était pour l'argent. Ils voulaient quitter le pays.
– Même version. Combien ils gagnaient ?
– Dix mille chacun.
– Eh bien, la seule chose qu'ils auront gagné, c'est un aller simple en prison pour complicité d'enlèvement sur un enfant.
– Patron, la CIA a appelé.
– C'est maintenant que tu le dis McGee ?
– Ils veulent récupérer leur agent qui serait sous-couverture.
– Je crois plutôt qu'ils ne veulent pas salir leur réputation. Rappelle-les et dis-leur qu'elle a avoué avoir participé à l'enlèvement.
Il s'exécuta et prit son téléphone. Ava arriva et s'assit sur le bureau de son père. Ziva et Tony s'installèrent.
– J'ai été voir Sandra.
– Et ?
– Elle va bien. Ils ne lui ont pas fait de mal puisque c'était leur fille. Elle veut voir son père, enfin le quartier-maître quoi !
– Gibbs ?
– Il va venir la chercher, McGee l'a appelé.
McGee se leva et alla se mettre à côté de Gibbs, qui était entre les bureaux de Tony et Ziva.
– J'ai appelé la CIA. Ils nous laissent leur agent mais ne veulent plus entendre parler de cette histoire.
– Tout pour ne pas entacher leur réputation.
– C'est la CIA, quoi !
– Exact, DiNozzo.
– Je peux poser une question ?
– Vas-y, Ava. Tu fais un stage, non ?
– Oui. J'aimerais savoir. C'est toujours comme ça au NCIS ?
Gibbs regarda Ziva. Celle-ci sourit. Il se tourna vers Tony qui souriait aussi. Il jeta un coup d'œil à Ava. Elle le regarda. McGee sourit tout comme Gibbs.
Voilà. Le chapitre répondait donc à la question laissée en suspens lors du premier chapitre. Il n'y a pas vraiment de suspens cette fois-ci... Le prochain chapitre est déjà fait, je dois encore le reprendre, mais je pense qu'il arrivera rapidement. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et à me critiquer.
AngelShep
