Chapitre 2 – Mort de trouille
Le rendez-vous se produit le samedi suivant. Imayoshi avait épluché les films visionnés au cinéma avant de porter son choix sur un nom plus que douteux. La première séance commençait à vingt-une heure précise, et durait presque deux heures – une heure quarante-cinq pour être plus précis. Bien évidemment, il gardait la surprise du contenu. Et comme pour rendre cette activité plus joyeuse, il invita une quatrième personne, Makoto Hanamiya, aux réjouissances. Une invitation qu'il aurait refusée si on ne lui avait pas appâté avec un : « Tu vas te marrer ».
Comme ce fut leur première rencontre, Imayoshi présenta Makoto à Wakamatsu en tant qu'ami. Leur passion commune pour le basket les approcha rapidement et instaura une entente cordiale. Wakamatsu ne s'imaginait pas que sous ce déguisement hautain et empathique se cachait un véritable sadique en matière de blessure, ni qu'elle sera la réaction du châtain lorsqu'il le verrait.
D'ailleurs, en parlant du châtain. Ce dernier était en retard. Au téléphone, il s'était excusé expressément du retard et leur avait demandé d'acheter sa place qu'il remboursera dès son arrivée. Une promesse incertaine en vu de l'heure. La séance commençait dans deux minutes et pas l'ombre de sa bouille.
-Il fait quoi, Sakurai ? Questionna le Pivot de Tôo
-Il a dit qu'il arrivera à temps pour le début de la séance, rétorqua Imayoshi. Il a juste loupé son bus.
Comme faisant écho à ces dires, Sakurai se pointa, le souffle haletant. Son visage débraillé et apeuré témoignait l'effort surhumain pour arrivée à temps. Il s'arrêta quelque mètre du groupe, courbant l'échine aussi bas qu'il le pouvait. Il voulut s'excuser de son retard, mais l'effort lui coupa la voix.
Le voyant dans cet état, Wakamatsu sentit ses nerfs à vif. Bien qu'il connaissait la raison, il ne lui permettrait pas à s'en sortir avec des d'excuse à deux sous. Après tout, il devrait prévoir à l'avance les situations imprévues. Il était sur le point de s'énerver contre Sakurai, la bouche ouverte, quand il se ravisa à la dernière seconde. Surtout qu'Imayoshi l'observait attentivement.
-Désolé pour le retard, parvint à dire Sakurai.
-T'en a mit du temps ! S'exclama Makoto.
Sakurai leva la tête en entendant une voix inconnue. Ses yeux s'ouvrirent en grand quand il reconnut le capitaine de Kirisaki Daiichi, dont il avait vu le match en compagnies de son aîné. Avec l'araignée, le souvenir de son style de jeu lui revient en tête. Tous ses muscles se raidisent en imaginant ce joueur violent à ses côtés. Il se demandait quel serait les liens entre les deux capitaines lorsqu'il se plaça près de Wakamatsu, inconsciemment.
Ce mouvement furtif attira le regard du blond.
-Euh... Je... Désolé. J'ai pas vu l'heure. Je me préparais. Pardon !
-C'est bon. Calme-toi, Sakurai, répondit Wakamatsu , avant de tourner son attention vers Makoto. Et toi, ne l'embête pas.
-Tsss. C'est ton copain ?
Lui ! Attiré par Sakurai ? Jamais de la vie !
Wakamatsu réfutait ce genre de lien entre eux. Notamment, par ce qu'il sortait avec un camarade de classe depuis presque un an. Conscient que son couple soit en péril depuis les événements de l'inter-lycée, cette été. Le nombre d'heures d'entraînements ayant augmenté, leurs temps libres ne se concordaient plus. Et cette sortie entre copain avait accentuait la mésentente au sein du couple. Une situation devenue de plus en plus insupportable pour le blond.
-Le film va commencer dans un instant. Tu me rembourseras après Sakurai.
-A euh... Oui. Encore désolée pour le retard.
-Dépêche ! Et arrête de t'excuser, intervint Wakamatsu, en l'attirant vers lui.
Wakamatsu devait éviter de penser à sa situation amoureuse et se détendre durant cette sortie.
Le groupe pénétra dans le bâtiment en direction de leur salle. Après le contrôle de leur billet, les garçons en profitèrent pour s'acheter des boissons et pop-corn. L'attention du châtain se porte vers les affiches des films en cours et chercha à identifier le film. Quelques secondes d'observation lui suffirent à trouver une affiche assez sombre, où se trouva la présence menaçante d'une silhouette blanche. Il n'était pas bête au point de ne pas remarquer le style de film dont il s'agissait.
-Euh... on va voir quel film ? Questionna Sakurai, mal assuré.
-Tss. Non mais, il ne le sait pas ? Rétorqua Makoto. Tu lui as bien envoyé le message, Ima-shit ?
-Bah... oui, répondit le dénommé.
-Euh... Un simple : On est au guichet, on prend ta place.
-Et il sait au moins qu'on va voir un film d'horreur.
Makoto s'installa sur un siège, visiblement énervé par l'angle. Il fusilla du regard le retardataire en étant sûr que sa prochaine rencontre avec lui serait certainement un florilège de blessure pour cet affront.
En entendant le type de film, le sang du joueur de Tôo ne fit qu'un tour. Le visage pâle, il cru qu'on lui faisait une blague de mauvais goût. Mais le visage fermé de son interlocuteur ne le réconfortait point. Il se tourna vers Imayoshi, le sourire narquois, qui l'obligeait à avancer jusqu'à sa place.
-Un quoi ? Euh... Désolé. Mais... Imayoshi... Je t'avais dit d'éviter les films d'horreurs.
-Oups ! J'avais lu que tu voulais voir un film d'horreur.
-Imayoshi, grogna Wakamatsu.
-Bon, c'est fait. On ne peut plus changer. Tu ne vas pas nous laisser en plan parce que c'est un film d'horreur.
Il pinça déjà ses lèvres inférieures tout en se courbant l'échine, un signe distinctif de son mal être. Sous la panique, il secoua négativement la tête. Imayoshi avait raison. Sakurai ne laisserait jamais de l'argent d'être jeté par les fenêtres. Et pourtant, son tic nerveux se réveilla. Il se mordit les lèvres rien qu'à l'idée de voir des morts se succédant les uns après les autres dans un balai infernal.
-Non, mais ma parole, reprit Wakmatsu, énervé. Tu l'as fait exprès ?
-Qui sait...
Wakamtsu était sur le point de refermer le clapet du sournois quand tout le monde prit le temps de s'asseoir. Sakurai suivait le groupe et comptait se placer au bout de fil. Il se trouvait juste à côté, le quatrième membre de l'équipe, jusqu'à présent, calme, se mit à le pousser soudainement, lui montrant que la place à ses côtés devait être prise. À moins que ce soit pour autre chose ...
-Eh ! Eloigne-toi de moi. Je ne veux pas d'une fillette dans mes pattes !
Sakurai eu un sursaut tout en lâchant un « Désolé » furtif. S'éloigna de lui d'au moins d'une place et se trouva nez à nez avec les deux combattants. Ne sachant pas quoi faire au début, il resta pétrifié quelques secondes. Dire que jusqu'à présent, il pensait que la sortie passerait sans encombre, ils étaient désormais avec des tensions entre les deux joueurs de Tôo.
-Désolé. Wakamatsu-san. Imayoshi-san. Ne vous disputez pas s'il vous plaît. Ce... Cela ne me dérange pas de le voir. Je...
-Merci de toute ta compréhension, Sakurai Tu vois, Wakamatsu, c'est bon. Installe-toi.
Le dénommé se jeta sur le siège, derrière lui. Imayoshi s'installa à côté de Sakurai et le sépara de Makoto. Il l'avait invité afin de pouvoir passer un peu de bon temps avec son camarade de basket. Cependant, il connaissait les tendances sadiques quand ce dernier se trouvait face à un petit animal apeuré. Et Sakurai se trouvait dans cette catégorie.
Malgré son assurance, quelques minutes plus tôt, Sakurai aurait donné tout ce qu'il possédait afin de quitter la salle. N'importe quel prétexte serait bon dans son état. Il chercha un moyen afin d'éviter les scènes gores ou qui l'effraieraient. Après tout, les toilettes se trouvaient sûrement pas loin. Cependant, cette seule excuse ne lui permettrait pas de s'en sortir. Quelqu'un finirait bien par comprendre son manège et finir par lui demander de rester sur place. Tout mais pas ça.
Les lumières s'éteignirent lentement, mais sûrement. L'écran de publicité devient d'un blanc immaculé et lumineux. Ce qui fit sursauter le châtain qui cru que le film allait commencer. Cependant, ce fut les premières minutes du visionnage, où les spots publicitaires défilèrent pour son grand soulagement. Profitant de cet instant pour souffler, il se mit à observer ses compagnons.
Imayoshi restait calme, regardant chaque pub, surtout celles des prochains films. À ses côtés, Makoto dévorait deux ou trois pop-corn avant de remarquer son attention. Il imita un animal, sûrement un piranha, prêt à le mordre. Sakurai fit un bond sec, avant de détourner le regard. Le blond, de l'autre côté, avait l'air énervé par la situation, à en juger par ses bras croisés et sa moue agacée. Il ne pouvait pardonner à son ex-capitaine de son vice de manipuler mentalement les plus faibles à son avantage.
Puis, le film commença rapidement. Les premières scènes servirent d'introduction, à poser l'intrigue. Jusque-là, Sakurai parvenait regarder sans à priori, ni peur. Il se demandait même si cette histoire de film d'horreur était réelle. À vrai dire, l'histoire faisait son petit bonhomme de chemin, jusqu'à l'arrivée dans un bâtiment délabré. À cet instant, le ton, l'ambiance de l'histoire changea du tout au tout. On n'avait pas besoin d'être voyant pour savoir que la première apparition de l ' antagoniste allait venir. Puis il apparut soudainement, sur le coin de l'écran dans un son hostile et malsain.
Sakurai eu un sursaut, le seul de la pièce. Il serra nerveusement son pull-over tout en se mordant les lèvres. Cette scène, pour les habitués de l'horreur, était tout ce qu'il y avait de plus banale. Mais pour lui, une situation qui n'avait aucun sens lui faisait peur. Lui qui était pieu et droit, il ne comprenait pas pourquoi ni comment l'esprit d'un mort puisse hanter hostilement un lieu.
Wakamatsu vit la nervosité de son camarade. Comme cette histoire ne l'affectait pas, il était totalement détendu. Cependant, la vision offerte par Sakurai le peinait, il comprit que le châtain était peu habitué à ce genre de film. Pour un temps soit peu, il aurait pu l'imaginer livide. Instinctivement, il approcha sa main en sa direction afin de lui apport un peu de réconfort. Lui montrer qu'il ne craignait rien. Cependant, il se ravisa à la dernière seconde. Il ne voyait pas pourquoi il ferait cela, en sachant que Sakurai n'était pas une fille. S'il en avait marre qu'on se foute de lui, il n'avait qu'à répliquer ou devenir plus fort mentalement.
La seconde apparition mit plus de temps, la mort s'avança vers la petite fille d'un pas lent et régulier. Une longue scène inquiétante qui en disait long sur qui allait survenir. Sakurai s'enfonça dans son siège, crispé. Il serra ses cuisses aussi longtemps qu'il le pu. Oui ! Il pouvait résister. Il résisterait jusqu'à la fin du film, mais il ne permettrait pas que de l'argent soit jeté. Résisté. Résisté encore. Les jambes. L'eau, habituellement inerte devint vivante. Menaçante. Puis, changement de scène !
Sakurai sursauta du coup.
-C'est bon ! Calme-toi ! Lui réprimanda Wakamatsu, en le poussant.
- Dé... Désolé... C'est que... C'est arrivé d'un coup.
Sakurai s'installa correctement sur son fauteuil en attendant la suite de l'histoire. Le temps lui paraissait une éternité. Combien de temps encore ce film allait durée. Combien de fois ses nerfs serait mis à rude épreuve dans cette histoire psychologique ou le réalisateur semblait chercher la peur de l'esprit, plutôt que le physique ? Curieusement, et Sakurai en fut ravi, il y avait beaucoup de scènes touchantes et vivant. Là où le fantôme frappeur n'apparaissait pas, on voyait l'histoire d'une mère aimante auprès de sa fille, des difficultés de sa vie, alors qu'elle venait de divorcer.
Le châtain baissa les yeux, se rendant compte qu'au fond de lui, il aurait souhaité avoir également ce genre de complicité avec ses parents, autoritaires, ou bien ses propres enfants. Cependant, ce dernier savait qu'il était d'un côté trop jeune pour en avoir et l'importante décision qu'il avait prise, un an auparavant, ne lui permettrait pas de connaître ce bonheur. Pourquoi ? Parce que Sakurai ne pouvait pas crier sur tous les toits, comme cette femme fragilisée par la vie et la difficulté de la sienne.
Non ! Certaines vérités ne pouvaient pas être dites. Il devait cacher tout au fond de lui ce qu'il avait décidé à un instant dans sa vie. Il devait se laisser bercer par le quotidien, quel qu'il soit, même si pour cela, il devait s'enfermer sur lui-même. Peut-être qu'un jour, une lueur d'espoir naîtrait au fond de lui. Qu'il aurait aussi peur que cette femme, sentant son enfant en danger, la protégeant du mieux qu'elle pouvait. Mais lui aussi, pourrait se battre.
Un nouveau tournant survint dans l'histoire. Une scène où tous les éléments dissimilés dans tous le visionnage se concordaient. La vérité sur le fantôme, la façon dont il fut tué et son désir de vengeance. Nous n'avons pas besoin qu'il sache parler. Il était en colère et il montrait son désir de repandre la mort autour de lui. Il toqua sur la paroi, comme pour attirer l'attention. Quand soudain, le mur fut marqué par les poings rancuniers du défunt dans un bruit assourdissant.
Sous la surprise, Sakurai sauta de son siège en hurlant. Il s'agrippa à la personne la plus proche de lui et ayant inconsciemment toute sa confiance, Wakamatsu. Ce dernier fut surpris par la soudaine étreinte et son cœur qui manqua un battement. Il plaça une main sur le visage du peureux afin de l'éloigner de lui, autant que possible.
-Non, mais ça ne va pas ?! S'écria-t-il.
-D...D... Dé... so... lé !
Sakurai s'éloigna de Wakamatsu, à sa demande. Il serra ses doigts, crispé. Afin de contenir sa frayeur, il se mordilla les lèvres. L'atmosphère devenait de plus en plus tendue, hostile. Pourtant, un spectateur se marrait dans la salle, tout an mangeant ses pop-corns.
Sakurai couina quand il comprit la violence à venir. Il ferma les yeux quand il senti la scène venir et maudit ses déductions intérieures. Voyant que cela n'arriva pas. Qu'il y eu le silence. Il se risqua à ouvrir un œil. Et vit la fille. Soudain, la mort la cueillit et l'attira dans son monde.
Makoto profita de la situation pour s'approcher furtivement. Il somma muettement à Imayoshi de se taire et le laisser faire. Après tout, le film l'ennuyait fortement. Il s'attendait à plus de mort et de sang pour un film dit d'horreur. Puis, cette idée sonna comme une idée des plus plaisantes. Surtout lorsqu'il remarqua la respiration saccadée du châtain. Non, il fallait vraiment qu'il s'amuse de la situation, de ses frayeurs. Il se trouva à son niveau, observa la scène à l'écran. Puis, dès l'instant où il sentit l'instant fatidique il se plaça près de sa pauvre victime en lui criant à l'oreille un :
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH !
Le cœur de Sakurai rata deux battements de cœur. Il sentit son torse se compresser tandit qu'il hurlait de toute son âme. Le rythme quasi-synchrone avec la scène eu raison de lui. Il trembla comme une feuille sur son siège, les larmes aux yeux. Cette fois, il n'en pouvait plus. Il avait envie de quitter la pièce, fuir aussi loin qu'il le pouvait. Au diable, de perdre quelques centimes, pour ce film. De plus, il avait résisté aussi longtemps qu'il le pouvait. Mais cette fois-ci, c'en était trop. Il se leva et tomba presque aussitôt, ses membres engourdis. Son ouïe captait le son tout autour de lui, mais il ne parvenait plus à se contrôler.
-Sakurai ?
Wakamatsu remarqua son état et s'en inquiéta. Il réalisa l'ampleur des dégâts qu'en voyant son visage au bord de la syncope. Il s'abaissa à lui, le prit dans ses bras. Cependant, l'Arrière retira son bras, sans parvenir à faire le moindre mouvement.
-Mais bon sang ! Calme-toi, Sakurai !
-Je... J... p... bégaya le concerné.
-C'est bon ! Je vais te faire sortir, lui coupa le blond, avant de fusiller l'araignée. Ne commence pas ça, toi !
Makoto sourit de toutes ses dents. Pourtant, on ne distinguait pas totalement sa silhouette à cause de la lumière sombre de l'écran, dû à la scène. Sa blague faisait tellement effet sur la « si petite chose », qu'il aurait aimé que le film dure plus longtemps. Maintenant, qu'il avait trouvé un jeu, il ne comptait pas s'arrêter. Tout aussi plaisant que ses coups bas durant les matchs de basket.
-Et alors ? C'était trop tentant de lui faire peur. Il est mort de trouille, annonça, fièrement, le coupable.
-Wakamatsu. Mako-chan. Calmez-vous, intervint Imayoshi, sévèrement.
L'organisateur de la sortie n'avait rien perdu. Il trouvait que l'idée du sombre était bonne. Enfin, au début, avant de voir l'état de transe du second. Il réalisa qu'il avait un peu trop avancé dans ses projets et qu'il fallait trancher avant que cela n'en vienne aux poings. Finalement, voir le châtain, tremblant de tout son être, aux mains de Wakamatsu le peina. Il se promit de s'excuser dès que cela serait possible. En privé.
-Fait le sortir. De toute façon, ça sera bientôt finit.
-J'y compte bien. Pas besoin de me le dire.
Un chevalier servant ? Non, mais les gens rêvaient ! C'est juste que la plaisanterie avait assez duré et que Sakurai semblait si désemparé qu'il ne réalisa même pas qu'on le traînait à la sortie. Il ne réagit même pas lorsque le visage du fantôme fut à découvert, bien visible sur le grand écran.
-Hein ! Mais, on commence à peine à se marrer ! Peina Makoto, en voyant le duo sortir.
-Makoto, assit !
Makoto tira la langue à son « père » de désapprobation, déçu que tout soit terminé. Surtout que le film, il s'en fichait comme de sa première paire de pompe. Il s'attendait à s'amuser encore plus. Cependant, lorsqu'il vit le visage fermé, menaçant, de son ami, il décida se suivre l'ordre. Ils avaient beau avoir un terrain d'entente, Makoto refusait de subir le courrou du serpent à lunette.
