Hello !

Voici le second chapitre de cette fanfiction (et donc dernier aux dernières nouvelles;).)

J'espère qu'il vous plaira aussi ;).

Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à Sir Arthur Conan Doyle et la série à la BBC et à Steven Moffat et Mark Gatiss. Je ne tire aucun bénéfices financiers de ce texte (juste la joie de partager cette histoire avec vous).

Et sur ce bonne lecture à vous !


Une semaine, cela faisait maintenant une semaine que la pluie tombait sans discontinue sur la ville. Une semaine qu'il s'ennuyait. Une semaine qu'il était partit. Une très longue semaine. Alors bien que ce soit lui qui lui ai donné cette mission et cet ordre de l'exécuter sur le champs, il en payait lui aussi certaines conséquences, la plus importante étant son ennuie. Il avait bien fait exploser quelques bombes, il avait bien ordonné quelques assassinats nécessaire pour son empire, il avait bien titiller les forces de l'ordre et même un peu torturer psychologiquement ce cher Mycroft Holmes en lui rappelant qu'il était en vie et du coup l'étendue de son échec à protéger son cher frère, rien n'y faisait, il s'ennuyait. Cet ennui, ce traitre, tenait en quatorze lettres, deux mots et un nom. Sebastian Moran. Sans lui il s'ennuyait ferme. Il ne l'avouerait probablement jamais au principal intéressé -question de fierté- mais sans lui tout était encore plus ennuyeux que d'habitude. Tout était plus fade, plus triste et faire tuer des gens semblait soudainement beaucoup moins drôle. Mais Moran l'avait cherché alors il avait bien fallu qu'il sévisse. Il ne pouvait pas laisser passer cet affront. Il avait donc décidé de l'expédier au fin fond de l'Europe faire des missions plus ingrates les unes que les autres, le genre qu'il donnait d'habitude à des sous-fifres dont il ne souhaitait pas forcément le retour et qu'il faisait la plupart du temps disparaître à peine la mission conclue. Il n'y avait comme seule évidente différence que Moran reviendrait. Il l'aurait déjà éliminé sinon. Il reviendrait parce qu'au delà du fait qu'il s'ennuyait encore plus sans lui, Moran était le meilleur dans ce qu'il faisait et il ne retrouvait pas quelqu'un d'aussi qualifié et dévoué pour le remplacer, alors il le gardait. Il y avait aussi cette relation qu'ils avaient établie, chaotique mais passionnée. Si Moriarty avait été quelqu'un de banalement normal, Moran serait simplement en train de lui manquer. Mais Moriarty était Moriarty et il était tout sauf banalement normal, par conséquent Moran ne lui manquait pas mais son absence le faisait juste s'ennuyer plus que d'habitude -ce qui revenait probablement au même. Cela faisait quarante-quatre mille six-cent quarante minutes, sept cent quarante-quatre heures, trente et un jour, un mois, il avait compté après tout il s'ennuyait, que Moran était en mission. Ce dernier avait aussi compté, et oui Moriarty n'était pas le seul à trouver le temps long.

Avant toi, le monde était si terne et ennuyeux, si laid...

Les gens si prévisibles.

Sans toi, il est juste impitoyablement lassant...

Trempé. C'est comme ça que l'ex-colonel Moran avait passé la porte principal de la grande demeure servant de base principale à Moriarty. Trempé c'est comme ça qu'il l'avait traversé. Il était entré dans le bureau de son patron dégoulinant d'eau. La porte dudit bureau à peine refermée, déjà les traces humides de son passage disparaissaient du sol carrelé, effacées extrêmement méticuleusement par des ombres. A peine un regard, c'est ce qu'il avait accordé à son tireur à son entrée. Il avait cependant regardé du coin de l'œil le militaire traverser le bureau, déposé son sac aux pieds du canapé à coté du bureau et un étui sur ce canapé avant de pousser la porte du fond et de s'y engouffrer sans hésiter. Il avait ensuite reporté son attention sur son écran, suivant l'évolution d'une importante transaction avec un personnage haut-placé. Un soupire de satisfaction avait passé ses lèvres, suivi d'un sourire fugace avant qu'il ne se concentre à nouveau sur sa surveillance.

Avec toi, il est un peu moins terrifiant.

Une fois sa transaction terminée Moriarty referma son ordinateur et se leva. Il entendait l'eau couler au loin derrière la porte franchie par Moran. Il attrapa son portable sur le coin de son bureau, mit ses écouteurs et Jean-Sébastien Bach résonna dans ses oreilles. Sa tête oscillant en rythme il se rapprocha des affaires de Moran, caressa distraitement l'étui avant de prendre une feuille qui dépassait du sac. Il l'a parcouru rapidement, il s'agissait des calculs de Moran. Il l'a laissa trainer sur la table basse devant le canapé avant de se diriger vers la fenêtre. Un éclair strie le ciel au loin, quelque secondes plus tard à peine le tonnerre gronde sur la capitale Britannique. Il ouvrait la fenêtre quand le vent s'engouffra d'un coup dans la pièce. Il respira l'odeur de la pluie qui s'installait dans la pièce et, oscillant la tête en rythme les yeux fermés, sa main battant la mesure, il chantonnait Bach. Il se déplaça jusqu'à la porte qu'il verrouilla. Le monde pouvait s'écrouler ce n'était pas son problème, il ne voulait pas être dérangé, il avait mieux à faire pour l'instant.

Avec nous, il est un peu plus terrifiant.

Moran réapparait au moment où une deuxième rafale fait s'envoler la feuille présente sur la table basse. Il s'arrête un instant et regarde la feuille tomber sur le parquet. Il finit ensuite d'enfiler son tee-shirt, sur son treillis avant de récupérer sa serviette, déposée quand il est entré, sur le dossier du canapé et de s'essuyer les cheveux avec. Ses pieds sont nus et se dirigent vers la fenêtre, là il se roule une cigarette en chemin et l'allume. La cigarette entre les lèvres, il enserre ainsi Moriarty dans ses bras et vient déposer sa tête sur son épaule. Moriarty ne l'a pas entendu arriver et pourtant il ne sursaute même pas à ce contact, au contraire un sourire presque doux fleuri ses lèvres. Moran tire une bouffée de sa cigarette avant de regarder au dehors et de sourire franchement devant le spectacle.

"-J'ai eu de la chance en faite."

Le tonnerre gronde au dessus de Londres quasiment en instantané avec les nombreux éclairs qui illuminent le ciel. La pluie tombe drue et le vent souffle violement. Il oblige d'ailleurs Moriarty à refermer la fenêtre pour ne pas finir tremper. Moriarty qui se défait ensuite nonchalamment de l'emprise de Moran. Le criminel consultant repose son portable et ses écouteurs sur son bureau, pendant que Moran part s'assoir sur le canapé après avoir déposé son étui sur le sol. Moriarty s'approche ensuite et s'assoit sur la table basse. Il dénoue sa cravate et de son autre main attrape la cigarette de Moran. La cravate glisse sur le parquet.

"-Tu as compris la leçon cette fois j'espère?

-Oui patron, c'était très clair.

Il tire une bouffée de cigarette qu'il lui souffle ensuite en plein visage. Un sourire en coin collé aux lèvres.

-Bien, mon cher, bien, murmure-t-il alors en le regardant."

Mais Moran lui, a suivi des yeux sa main apportant la cigarette à ses lèvres rosées et fines et son regard dérive sur la ligne de sa mâchoire avant de s'attarder dans ce cou découvert et si tentant. A tel point que sa main vient dessiner la ligne de sa mâchoire et effleure tendrement son cou, un frissonnement répond à cette douce caresse. Moriarty les yeux fermés dévoile ses dents dans un sourire exalté. Il rouvre les yeux et son regard intercepte celui de Moran et le fixe chaudement. Moran semble accroché à ce regard, Moriarty passe alors sa langue sur sa lèvre supérieure avec une lenteur démesurée. Sa main toujours sur ce cou Moran n'esquisse pourtant aucun geste, il attend. Il attend alors que le regard de Moriarty est un appel à la luxure. Un sourire naît sur les lèvres de Moriarty.

"-Seb', murmure-t-il sensuellement.

Sa main vient ensuite accrocher les cheveux blonds de Moran et tirer sa tête à lui pour un baiser ardent.

-Jim..."

Son prénom est grogné plus qu'il n'est murmurer mais Jim ne s'en formalise pas, trop occupé à glisser sa main sous le tee-shirt de Sebastian en l'embrassant à en perdre sa salive. Celui-ci s'étant mis en tête de décoiffer ces cheveux trop bien peignés, fourrage rageusement dans la masse noire en goûtant à nouveau à cette bouche, à ses lèvres, et à ce charmant goût sucré qui lui avait tant manqué -même si lui non plus ne l'avouerait probablement pas. Sebastian s'éloigne et colle leurs front, satisfait de la nouvelle coupe de Moriarty un rire passe ses lèvres et ses mains glissent le long de son corps avant de se poser sur ses hanches. Sebastian l'attire à lui et Jim se retrouve sur ses genoux, ses mains l'ayant débarrassé de son tee-shirt pendant que sa bouche continue de dévorer ses lèvres à la cigarette. Moriarty ne sait plus trop à quel moment il a perdu sa veste et à vrai dire il s'en fiche pas mal car son corps brûle de quelques désirs plus intéressants et de toute façon sa chemise commence elle aussi à disparaître vers le sol. Moran dévore ce corps tant de fois désiré et trop de fois malmené. Au loin les Bee Gees résonnent dans les écouteurs pendant que les vêtements continuent de disparaître sur le canapé. Dehors la nuit s'est levée et les étoiles scintillent derrière l'auréole jaune de la lumière des réverbères. Au lointain l'orage gronde toujours et les éclairs persistent à scier le ciel de leurs zébrures. La pluie ne cesse pas et alors que dehors la vie nocturne londonienne reprend ses droits. A l'intérieur les passions se déchaînent sans aucune pudeur.


Merci d'avoir lu, en espérant que ça vous avez apprécié et n'oubliez pas votre avis m'intéresse;).

Bises à vous;).

A plus les gens;).