DISCLAIMER : TOUS LES PERSONNAGES ET L UNIVERS DE BLEACH APPARTIENT A TITE KUBO !

Coucou à toutes, tout d'abord merci de vos reviews, c'est très sympa de votre part ! J'ai été étonné du nombre de reviews postés devant mon résumé pourri – j'ai honte si vous saviez, lol – et je vous en remercie :). Et voici le 1er chapitre !

Trinity 07 : et bien merci, mais le couple AizenxIchigo ne risque pas d'apparaitre avant un petit moment, mais il y en aura bien d'autres quand mêmes !

Neroku : Merci, maintenant que je maitrise Fan Fiction ca devrait bien se passer ! J'ai plein d'idées pour cette histoire alors elle n'est pas prête de s'arrêter :) !

Sur ceux, bonne lecture ! :)

Chapitre 1 Le Centre Las Noches

-Voici votre chambre, monsieur Kurosaki. En espérant que vous vous y plairez. Je vous laisse le soin de défaire vos bagages, monsieur. N'hésitez pas à m'appeler s'il y aurait le moindre problème !

-Je vous remercie, répondit d'une voix lasse le jeune homme.

Lorsque le gérant de l'hôtel sortit, Ichigo Kurosaki soupira. Il soupira pour la première fois depuis qu'il était monté dans cette voiture étrange, noire.D'une certaine manière, il s'y était toujours attendu, mais pas de cette façon là. Dans ses rêves, ça ne se passait pas ainsi. Dans ses rêves, il n'était pas figé à l'entrée d'une chambre minuscule, toute blanche du carrelage au plafond, une petite télé fixée au mur et une baie vitrée donnant sur un petit balcon.

Il avança de quelques pas, et s'assit sur le lit, se massant le crane avec ses doigts. Alors c'était ça, la retraite d'un agent secret ? Une chambre d'hôpital décorée en tout et pour tout d'un lit et d'une télé ? Super !

Le jeune homme n'arrivait pas à y croire. Il espérait déjà quitter les lieux au plus vite. Après tout, sa blessure était superficielle, et si on l'avait mit ici, c'était parce que selon sa chef, il avait juste besoin d'un cadrage psychologique pendant quelques temps, histoire de faire le point sur les missions d'Ichigo Kurosaki.

A présent qu'il était dans cette chambre, il se disait que tout cela paraissait absurde. Certes, ce qu'il avait subit l'avait changé, mais pas au point de le faire enfermer dans cette chambre comme s'il était dans un asile. En réalité, Ichigo Kurosaki n'avait aucune idée de ce que pouvait bien être cet endroit. Une sorte d'hôtel ? Un hôpital ? Il hésitait entre les deux, perdu au milieu de sa chambre.

Il jeta un coup d'œil à sa montre ; le gérant lui avait annoncé que le repas était pour deux heures. Il avait encore un peu de temps. Pour se donner du courage avant de défaire sa valise , et surtout pour décompresser, il chercha son paquet de clopes dans la poche intérieure de son blouson et alla sur le balcon.

La vue donnait sur une petite cours fermée verdoyante, ou plusieurs hommes se promenaient. Il ferma les yeux, et tira de lentes bouffés sur sa cigarette. Tout lui paraissait si dérisoire...on l'avait envoyé suite à une putain de mission qui avait échoué. Il avait échoué. A présent, il se retrouvait enfermé dans ce stupide centre. Jamais il n'aurait pensé en arriver là. Combien de temps devait-il rester ici déjà ? Ah oui, trois semaines...trois longues semaines loin du terrain.

Avant, il aurait donné n'importe quoi pour avoir des vacances, mais il était maintenant sceptique. Il trouvait douteux d'être envoyé ici, au milieu de nul part, pour « aller mieux ». Il allait parfaitement bien, lui !

Il retourna dans sa chambre, et commença à ranger ses affaires dans le placard prévu à cet effet. Le gérant lui avait parlé de douches communes...il n'était pas sur d'apprécier. Il avait toujours été persuadé que le gouvernement était aux as, et il l'était toujours, aussi il ne comprenait pourquoi il n'avait pas aménagée une structure qui ressemblait un peu moins à un hôpital et plus à un lieu de détente pour ses agents. Il savait que c'était ici que tous les agents finissaient leurs jours, retraités, loin de tous le chaos de la ville. Après tout, il avait de la chance ; lui, il n'était là que pour trois semaines !

Il verrait bien par la suite, de toute manière. Sa séance de psychologie était prévu à 15h30. Il s'attendait déjà a des questions stupides du genre « avez vous eu un quelconque traumatisme dans votre enfance ? ». Après tout, c'était l'usage.

Il attrapa son portable. Il fallait qu'il envoie un message à Rukia, sa meilleure amie, pour lui dire qu'il était bien arrivé. Il jura : aucun réseau ! Il eu beau se déplacer un peu partout dans la chambre et même sur le balcon, toujours rien. Il demanderait à l'accueil de passer un coup de fil après le repas, car il était déjà l'heure d'aller manger.

Il sortit de sa chambre, traversa le couloir blanc et vide, et alla prendre l'ascenseur. Quel étage lui avait-on dit, déjà ? Le rez de chaussé. L'ascenseur était plutôt grand, gris, aussi froid que le reste du centre.

Le rez de chaussé, à l'inverse du reste, était plutôt accueillant et luxueux : un comptoir de marbre faisait office d'accueil, le sol carrelé de noire avec une image de diamant au milieu, et les murs tapissés richement, représentant divers paysages. Un panneau où il y avait écrit « Cantine » montrait la direction vers une immense porte de bois. La pièce derrière était en réalité une espèce de salle d'attente où il fallait faire la queue après avoir placé une étiquette avec son nom dans un tableau.

Ichigo fut surprit de voir, dans la file, beaucoup de hommes pas franchement plus âgés que lui. La plupart ne semblait pas dépasser la quarantaine. Certains regardaient leurs pieds, d'autres discutaient entre eux à voix basse. Ils étaient tous habillés du même uniforme blanc. Ichigo ne passait pas inaperçu, avec son pantalon en velours crème et son gilet noire. Et encore moins avec sa couleur de cheveux !

La file progresse petit à petit, aussi Ichigo pénétra dans la seconde pièce où passaient les autres au fur et à mesure que la queue avançait. C'était un immense réfectoire, où des tables étaient soigneusement alignés, avec des fenêtres donnant sur la cours qu'Ichigo pouvait voir depuis son balcon. La file continuait : les hommes prenaient leur plateau et se servait divers entrées et divers desserts pour ensuite prendre leur plat chaud, leurs couverts, et leur serviette et un verre. Tous cela dans une procession muette qui stupéfiait Ichigo : il aurait imaginé la cantine un peu plus vivante, malgré le brouhaha de fond qu'on entendait depuis les tables de certains qui chuchotaient. Le jeune homme se servit, lui, une assiette de tomates, une pâtisserie ainsi qu'une assiette contenant des lasagnes. Il fut surprit de voir des couverts et son verre en plastiques ; par manque de moyen pour acheter un lave vaisselle, peut-être.

Il chercha rapidement une place où s'assoir et se dirigea vers une table libre au fond de la salle. Quand il passa entre les tables, il fronça les sourcils : il sentait le regard des autres sur lui, et cela l'agaçait terriblement. Vivement qu'il ait une blouse blanche ! Il mangea seul, sans pour autant cesser d'être observé. Toutes ces paires d'yeux qui le scrutaient ! Il remarqua sans peine qu'aucun n'avait l'air joyeux : tous avaient le visage crispé, les sourcils froncés, la mâchoire serrée. Vive l'ambiance !

Il termina rapidement son repas, ne voulant pas rester une minute épié par tous ces hommes. Il s'en alla précipitamment et se redirigea vers sa chambre, la 403, sixième étage. Il avait besoin d'une petite sieste.

A 15h20, Ichigo fut retirer de son sommeil par le gérant qui l'avait amené jusqu'à sa chambre tout à l'heure.

-Monsieur Kurosaki, c'est l'heure de votre séance.

-J'arrive tout de suite.

Il se recoiffa en vitesse, et sortit de sa chambre qu'il ferma à clef. Il n'aimerait pas être volé par quiconque.

L'homme l'amena vers l'ascenseur et appuya sur le bouton du premier étage. Un long miroir qui prenait toute la paroi de l'engin renvoyait le reflet d'Ichigo. Il avait l'air trop sur le qui-vive, il fallait qu'il se détente. Ses yeux ambres lançaient des éclairs, et ses cheveux oranges étaient toujours aussi...voyants.

-Vous n'avez pas eu de difficulté à trouver la cantine, monsieur Kurosaki ? Demanda le gérant, histoire de faire la causette.

-Non, aucun problème, répondit Ichigo avec un sourire forcé qui ressemblait plus à une grimace qu'autre chose. Par contre, je pensais que beaucoup ici étaient à la retraite, et j'étais étonné de voir beaucoup d'adultes et non pas de personnes âgées.

-Ce bâtiment tout entier n'est réservé qu'aux gens dans, disons...votre situation, l'informa l'homme. Les retraités se trouvent dans un autre bâtiment plus loin du Centre, reculé, au milieu du calme et de la tranquillité. Les gens que vous avez vu sont souvent ici pour une période temporaire, tout comme vous.

-Me voilà rassuré, moi qui pensait être le seul, répondit avec un certain soulagement perceptible le rouquin.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur un couloir toujours blanc, et le gérant l'amena jusqu'à une porte numéroté « 106 : Docteur Unohana ». Un emblème avec une fleur était dessiné dessus. L'homme frappa et ouvrit, et laissa Ichigo pénétrer dans la pièce.

C'était un bureau blanc comme le reste, mais décorés de quelques plantes vertes et tableaux, ce qui égayait un minimum l'ensemble. Une jeune femme était assise derrière son bureau, et leva les yeux vers lui : elle avait un regard doux, des yeux bleus marines, et pour la première fois depuis son arrivée, Ichigo se sentit soulagé. Cette femme avait un aura protecteur, quelque chose qui vous faisait sentir immédiatement en sécurité. Elle était coiffée d'une longue tresse noire, et une blouse blanche recouvrait une longue robe noire souple.

-Asseyez vous, je vous en prie.

Sa voix était chaleureuse, agréable. Ichigo ne se fit pas prier et prit place sur les sièges face à elle, et entendit la porte se referme derrière lui. Ils étaient seuls.

-Je me présente, je suis le Docteur Psychiatre Unohana Retsu. Je suis chargé de vous accompagné tout le long de votre rétablissement. Nous sommes bien évidemment ravis de vous recevoir ici pour vous aider, monsieur Kurosaki.

-Moi de même, bredouilla l'orangé, troublé.

-J'ai étudié votre dossier avec attention, mais j'aurais besoin de votre version à vous, si cela ne vous pose pas de problème. Pouvez vous me dire, selon vous, pourquoi êtes vous ici, au Centre de Las Noches ?

-Et bien, commença Ichigo, se grattant la tête, réfléchissant, j'ai échoué une mission il y a un mois et demi au Pérou. Au départ, il s'agissait juste de trafic de faux monnayeur, la routine, mais une groupe s'est rejoint à eux, et eux, ils dirigeaient un certain trafic de diamant. Ils n'ont pas apprécié ma petite intervention, et ils ont réussit à me capturer, en me blessant à l'ouverture de la cuisse. Heureusement ses idiots avaient stoppés l'hémorragie à temps. Bref, ils m'ont capturés, m'ont foutu dans une cave, le truc classique quoi, et ils m'ont torturés pour que leur dise d'où je venais et pour qui je travaillais. Évidemment, je n'ai rien dit.

-Oh, nous ne doutons pas de vous à ce sujet, Kurosaki, sourit la jeune femme. Dans votre dossier, il est écrit que vous aviez un micro directement relié à votre chef, Yoruichui Shihōin, et elle confirme votre silence. Vous êtes très courageux, Kurosaki.

-Mon travail, c'est la discrétion, répondit platement le jeune homme.

-J'aimerais cependant vous demander pourquoi vous avez qualifié votre torture aux mains de ces hommes de « truc classique ». C'était pourtant la première fois pour vous, monsieur Kurosaki, que vous vous faisiez piéger.

-Oui, c'est vrai, c'est la première fois. En même temps, je n'ai que 24 ans, je suis un peu trop jeune pour pouvoir parler de véritables expériences dans ce genre là. Je travaille pour le gouvernement depuis seulement 3 ans, docteur. Les collègues m'avaient seulement prévenu que c'est ce qui risquait de m'arriver, la captivité, et pas seulement qu'une fois si je n'étais pas plus prudent. J'avoue, j'ai terriblement merdé, on passera pour la grossièreté, il n'y a pas d'autres mots pour décrire cela.

-Je ne suis pas là pour vous juger vous, monsieur Kurosaki, sourit la jeune femme, mais seulement pour être sur que vous soyez apte à reprendre votre travail. Dans votre dossier, j'ai vu que vous aviez subi différentes tortures ; pouvez-vous les citer ? Vous vous rappelez vous de toutes ?

Ichigo fronça les sourcils. Il n'aimait pas cette question. Le souvenir de ses tortures étaient encore cuisant dans sa mémoire, et il n'en avait jamais parlé. Quand le gouvernement avait réussit à le libérer de sa captivité, les médecins l'avaient soigneusement examinés et avaient tout relevé dans un dossier - probablement celui que tenait Unohana entre ses mains à présent- sans faire le moindre commentaire. Ichigo n'en avait jamais parlé, rongé par la honte, et avait prétendu à Yoruichui que tout allait bien, même si elle avait lu le rapport des médecins : c'est ainsi qu'elle l'avait envoyé ici, au Centre de Las Noches. « Tu as besoin d'aide, Ichigo », avait-elle décrété sévèrement.

Il déglutit avant de répondre :

-Je...je, mais...j'ai été brulé. Au niveau des bras et des cotes. Je m'en souviens parfaitement. C'était assez douloureux pour tout avouer ! Je sentais le poulet rôti après, plaisanta le rouquin plus pour se détendre lui même qu'autre chose. Et après, et bien...ils m'ont fouetté : j'étais nu, allongé sur une table. Ils ont mis un peu d'acide sur mon auriculaire, ce qui fait que j'ai un léger trou dans la chair, dit-il en montrant son pansement au doigt. Ils m'ont arrachés à sec deux dents du fond. Et puis...ils m'ont électrocutés...ils me mettaient la tête dans la baignoire remplie d'eau, et mettait un espèce d'appareil électrique dedans, branché bien évidemment. Ils m'ont plantés des coups de couteaux, mais pas à des endroits réellement grave. Je crois que c'est a peu près tout.

La jeune femme n'avait pas bronché, et son regard se fit plus appuyé sur le jeune homme, insistant. Il pria intérieurement, mais elle était apparemment au courant de tous les détails :

-Ichigo, dit-elle d'une voix douce, vous oubliez quelque chose...dont je suis sur que vous vous rappelez.

Le jeune homme n'aimait pas l'usage soudain de son prénom, mais ne releva pas. Il sentit le feu lui monter aux joues, ses mains se mettre à tremble légèrement et sa respiration s'accélérer. Les nausées s'emparèrent de son estomac, il ne se sentait pas bien du tout.

-Je...balbutia t-il, je...

Il ferma les yeux, les images défilant dans sa tête. C'était si douloureux...il pouvait tout supporter mais...du moins il l'avait cru.

-Je...je ne peux pas vous dire. Non. Vous êtes déjà au courant...

-Mais je veux l'entendre de votre bouche, Ichigo, murmura presque la jeune femme.

-Non...s'il vous plait...vraiment, je ne peux pas.

Le médecin se redressa brusquement, debout.

-Ce n'est pas grave, Kurosaki. Je vais vous laisser vous reposer, vous devez être fatigué. Avant, il faudra cependant que vous passiez aux douches pour que l'on vous fournisse uniforme et que l'on s'assure que vous n'ayez aucune maladie contagieuse.

-Je...merci, répondit bêtement Ichigo, déconcerté par ce soudain changement d'attitude.

-Mais de rien voyons. Nous nous revoyons après demain pour la prochaine séance. Portez vous bien, Kurosaki.

Le rouquin se leva, quitta le bureau, et rejeta tout ce qu'il avait avalé a midi en décorant gentiment le carrelage blanc.

Les douches se révélèrent être une horreur pour Ichigo : des infirmiers les avaient fait pénétré dans une grande salle carrelé entièrement de blanc. Des tuyaux avec des robinet étaient placés un peu partout au plafond. Le rouquin entendit avec inquiétude les portes se fermer derrière lui et tous les autres.

Tous les hommes se poussèrent pour avoir un petit bout d'eau sous un des robinets, tous entassés, leurs serviettes jetées sur des bancs le long des murs. Ichigo ne voulait pas enlever sa serviette et rejoindre la mêlé. Il resta quelques secondes pétrifiés alors que les jets d'eau dégageaient déjà de la vapeur du à l'eau chaude. Ce ne fut qu'après un temps qu'il remarqua dans le fond un homme, grand, musclé, avec un robinet à lui tout seul, comme si un périmètre de sécurité le coupait des autres.

Ichigo se dirigea vers lui et après une longue hésitation, retira sa serviette. La chaleur de la vapeur mordit ses cuisses et il se sentit frissonner. Prudemment, il s'avança, et l'eau chaude coula sur sa peau. Il lâcha un soupir de soulagement, lorsque l'homme le prit par le bras.

-Oh, c'est ma place ici.

-Pardon, bredouilla Ichigo, rouge pivoine...

L'homme mesurait bien vingt centimètre de plus que lui et le surplombait de toute sa musculature:; son visage était couvert de cicatrices, ce qui lui donnait un air encore plus effrayant.

-Ici c'est ma place le nouveau, alors maintenant dégage de là ! Personne n'a le droit de venir me faire chier pendant ma douche.

Et il repoussa brusquement le roux vers la mêlé et Ichigo fut prit dans le tas. Il essaya de se dégager mais il paniqua : c'était un véritable mouvement de foule. Il sentit l'eau sur son corps et ferma les yeux. Il n'était pas prêt de sortir de là. Il était d'un coté réellement gêné, tous ces contacts de peau, tous ces hommes nus. Quelqu'un lui écrasa le pied, un autre lui mit un coup de coude dans les cotes. Mieux ne valait pas y penser. Il avait vraiment espéré autre chose de ce foutu centre.

Soudainement, l'eau cessa, et les hommes râlèrent. Ils se séparèrent en quelques secondes pour aller reprendre leur serviette. Ichigo trouva la sienne par terre, et s'essuya rapidement, voulant à tout prix se couvrir, lorsqu'il entendit une voix derrière lui :

-Mattez moi ça, c'est qu'elle est mignonne la rouquine !

Ichigo se retourna et vit un homme grand et bien bâti. Il évita de trop baisser les yeux et de regarder l'homme face à face : des yeux bleus électriques le scrutaient, et le type avait sur son visage un air effrayant, voir sadique. Un sourire carnassier lui montait jusqu'au oreilles et des mèches d'une couleur étrangement bleu clair, comme ses yeux, tombaient sur son front.

-Pardon ? Demanda Ichigo, pas sur d'avoir réellement compris.

-Tu m'as très bien entendu gamin. Qu'est ce qu'un si beau petit cul que toi fait ici ?

-Je ne vous permet pas, s'offusqua le jeune, choqué.

Le bleu sourit de plus belle :

-Je m'en fou, tu marches sur ma serviette crétin.

Ichigo, confus, se déplaça, lorsque l'homme lui arracha sa propre serviette de main.

-T'as qu'à prendre la mienne, chéri.

Et il se dirigea vers la sortie. Ichigo ne dit rien, frustré. C'est qu'il y avait une super ambiance ici !

Alors que les autres membres pouvaient retourner dans leur chambre, Ichigo fut saisit par une infirmière aux cheveux gris et court, et ses yeux noirs profonds troublèrent un instant le jeune roux. Malgré sa couleur de cheveux, elle avait un visage d'une délicate finesse.

-Bonjour, monsieur Kurosaki, salua t-elle poliment. Je suis l'infirmière chargée de prodiguer vos soins, Kotetsu Isane. Je vous accompagnerai tout le long de votre rétablissement avec le docteur Unohana. Je vais tout d'abord procéder à quelques tests.

Elle prit son poul, l'aveugla en éclairant ses yeux avec une lampe torche, lui fit une prise de sang, et enfin lui donna un tas de vêtements.

-Bienvenue au centre, monsieur Kurosaki. Passez y un agréable séjour !

Quelle ironie...

En quittant les lieux, Ichigo se rappela qu'il devait téléphoner à Rukia, et une fois propre et revêtu de l'uniforme blanc, une simple chemise en coton et un pantalon de la même matière, il se dirigea vers l'accueil au rez de chaussé. La femme de la réception, une rouquine avec d'énorme seins, lui pria de patienter un moment puis lui demander ce qu'elle pouvait faire pour lui.

-Ce serait pour savoir...je n'ai aucun réseau dans ma chambre, c'est normal ?

-Oui, absolument, assura la jeune femme. Nous sommes trop éloignés de la ville pour le revoir ici.

-Ah...et il n'est pas possible de passer un coup de téléphone ici ?

La rousse fronça les sourcils :

-Écoutez, votre appel est peut-être urgent, mais il ne m'est pas permit de laisser mon téléphone à tous les hommes ici, on n'en finirait pas ! Peut-être qu'en insistant vous finirez par obtenir du réseau.

Ichigo souffla et se dirigea vers la cantine. Mais qu'est ce que c'était que ce centre ! Comment pourrait-il tenir au courant de son état à sa famille, à ses amis, et à ses supérieurs ? Il s'arrangerait surement demain avec son médecin, Unohana.

La file d'attente était toujours longue, et ses les mains dans les poches qu'Ichigo attendit patiemment. Évidemment, il était arrivé vers la fin et il ne restait qu'un maigre fromage et de la salade. Il ne trouva aucune table libre, et du s'assoir à une table pour huit seulement occupée par 4 personnes. S'installant au bout de la table, il commença à manger silencieusement, lorsqu'il entendit un sifflement. L'homme releva la tête et vis que ses voisins s'adressaient à lui :

-Et, c'est vrai que Grimmjow a jeté son dévolu sur toi ? Si oui, t'es mal barré le nouveau !

Ils ricanèrent et Ichigo sentit ses joues s'enflammer :

-Je ne vois pas comment, vu que je ne connais personne ici et que je vois même pas qui est ce mec.

-Quoi, tu m'as déjà oublié poupée ? Retentit une voix derrière lui.

Cette fois-ci, le visage du jeune homme devint rouge pivoine. Il fit volte face et aperçu le même homme qui lui avait piqué sa serviette aux douches, avec ses mystérieux cheveux bleus.

-File moi ton dessert, pucelle.

Ichigo entendit des ricanements et déglutit péniblement. Il n'allait pas se laisser faire, non mais ! Seulement, il se rendit très vite compte que chaque personne présente restait pendue à ses lèvres en attendant l'ultime réponse du round Cheveux bleus VS Kurosaki.

-Tu peux toujours aller te faire voir, cracha Ichigo, passablement agacé.

Le bleuté fit quelques pas et pointa un doigts menaçant vers le jeune homme.

-Je crois que t'as pas bien compris, ici c'est moi qui...

-Pas avec moi, le coupa Ichigo, nullement impressionné.

L'autre leva en poing menaçant en l'air, lorsqu'une main le coup brutalement dans son élan.

-Grimmjow, laisse ce gosse tranquille.

Un homme tenait fermement son poignet, le regard dur. Tout comme Kurosaki, il avait les yeux ambre, mais il doté d'une carrure plus imposant et mesurait quelques centimètres de plus que lui. Des cheveux noirs coiffés en arrières lui arrivaient jusqu'en bas de la nuque, et il portait à son cou une chaine avec pour pendentif une croix en fer.

-Ginjou, ne te mêle pas de ça, grinça le dénommé Grimmjow.

-Je ne te laisserai pas l'emmerder pour ton plaisir, répondit l'autre, catégorique.

-Dans ce cas, toi aussi tu vas...

-Jaggerjack, tonna une voix, ça suffit !

Une petite infirmière à la peau pale et aux cheveux noires venait d'arriver, tenant dans sa main une seringue comme une arme.

-Soi Fon, grogna le bleuté. Super !

-Tu vas me suivre et on va aller tranquillement jusqu'à ta chambre. Ne m'oblige pas à utiliser ça, dit elle en agitant sous le nez du musclé la seringue. Et toi Ginjou, écarte toi de là.

Le brun recula, et Grimmjow lança un regard mauvais à l'infirmière mais ne répondit rien, indiquant qu'il abdiquait. L'infirmière l'attrapa par le bras et l'entraina avec elle jusqu'à la sortie de la cantine, mais avant de franchir la porte, elle se tourna vers Ichigo et lui lança :

-Et toi, ne t'avise plus de semer le trouble !

Bien qu'il trouvait cette remarque injuste, le roux ne dit rien. Cette femme avait quelqu'un chose d'effrayant, malgré sa petite taille. Énervé, il se rassit à sa place et recommença à manger lorsqu'il entendit la chaise en face de lui grincer sur le sol. Il releva la tête et vit le brun qui avait retenu l'autre cinglé prendre place en face de lui, avec plateau aussi peu rempli que le rouquin.

-Yo, salua l'autre. Ichigo Kurosaki, c'est ça ?

Ce dernier hésita avant de répondre. Encore un fou ou quelqu'un de censé ? De toute manière, mise à part son dessert, il n'avait rien à perdre.

-Ouais, répondit-il d'un ton détaché.

-Les médecins n'arrêtent pas de parler de toi, tu étais vraiment attendu, tu sais.

-Et je peux savoir qui t'es, toi ? Demanda farouchement Ichigo.

-Ginjou, dit l'autre en tendant sa main. C'est ton premier jour, je parie. T'as déjà rencontré ton médecin ?

Ichigo fronça les sourcils : ce type était un curieux. Cependant, se faire un ami dans ce foutu centre ne serait pas une mauvaise idée, surtout qu'il était enfermé ici pour trois semaines. Il se délectait déjà de la vengeance qu'il ferait subir à Yoruichui lorsqu'il serait enfin sortit de là !

-Ouais, Unohana je crois. Elle n'a pas l'air méchante.

-Peut-être, mais personne n'est gentil non plus, ici, rétorqua le brun.

-Qu'est ce que tu veux dire ?

-Oh, rien de particulier, tu t'en apercevra tout seul de toute façon. Mais si je peux te donner un conseil, méfie toi. Les mecs comme Grimmjow ne sont pas les plus dangereux.

-On dirait pas pourtant !

Le brun eut un petit sourire au coin des lèvres :

-Et bien si, tu peux me croire. Lui, ce n'est jamais qu'une grande gueule. Ceux dont il faut se méfier, c'est surtout le personnel. Moi, ça fait sept mois que je suis là, et pourtant, je ne comptais pas rester aussi longtemps.

-Comment ça ? Questionna Ichigo, intrigué.

-Bah, comment dire...J'étais là pour un ou deux mois à la base, pas plus. J'avais merdé au boulot, comme tous ici, et une seule erreur peut s'avérer fatale pour nous. Le boss s'est mis à me considérer non pas comme un agent mais comme un traitre, et il m'a fait passer la pilule avec ce putain de centre. Et toi, il t'est arrivé quoi ?

Le jeune homme hésita. Il savait que la communications d'infos sur les missions données était strictement interdit entre agent.

-J'ai fais quelques erreurs, mais bon, rien de grave, répondit vaguement Ichigo.

Ginjou l'écoutait tout en mâchant son pain puis répliqua une fois la bouche vide :

-J'ai déjà vu Unohana, tu as de la chance, indiqua le brun. Moi, ils viennent de m'attribuer un espèce de dingue qui se prend pour un savant fou...c'est lui qu'il faudrait interner ! Kurotsuchi Mayuri qu'il s'appelle...Je le vois demain si tout se passe bien.

-Attends, je voudrai être sur de comprendre...ça fait sept mois que tu es enfermé ici ? Tes supérieurs ne t'ont toujours pas fait revenir sur le terrain ?

-Ouais, c'est ca.

-Et c'est comme ça pour tout le monde ici ?

-Du moins ceux avec qui j'ai plus ou moins tisser de liens, oui. Lui, le grand blond avec sa bande, là bas, dit-il en pointant un homme du doigt, c'est Shinji Hirako.

Ichigo se sentit pâlir. Il était très connu aux services, car c'était lui qui avait formé le professeur d'agent d'Ichigo, un certain Love très compétant. Il ne comprenait vraiment pas comment quelqu'un comme Shinji ait pu se retrouver enfermé ici, dans un Centre absurde. La moindre erreur était-elle fatale pour les agents aux yeux du gouvernement ?

-Mais j'en connais un qui s'est barré en temps et en heure. Un seul. Il s'appelle Gin Ichimaru, et il est assez réputé dans le Centre lui aussi. Dire qu'au départ tous les agents doivent être anonymes et qu'on a pas le droit de prendre contact entre nous en service ! La bonne blague ! Je ne sais pas comment a fait ce type pour sortir d'ici, mais apparemment, il avait fini son traitement.

Ginjou du sentir la question lourde qui résonnait dans l'esprit d'Ichigo a cet instant : Gin avait-il été...changé, pour pouvoir sortir ?

-Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est qu'il n'est pas sorti différent de son entrée ici.

Comme un retour à la réalité, il jeta un coup d'œil à sa montre, et, fronçant les sourcils, s'excusa :

-Hm, excuse, je dois aller vérifier un truc... à la prochaine peut-être. Au fait, moi c'est Kugo, Kugo Ginjou. A plus !

Ichigo, de retour dans sa chambre, ne savait pas s'il devait être rassuré ou plus inquiet encore.

Rassuré car il avait rencontré son médecin, et elle n'avait pas l'air bien méchante, même amicale. Rassuré car il rencontrait enfin d'autres agents, et s'était même fait un « ami » pour ses trois semaines de séjour.

Enfin inquiet, car il ne savait pas combien de temps exactement il allait rester ici. Ni si le gouvernement voudrait toujours de lui à sa sortie, ou s'il devrait retourner à la vie normale. Inquiet car les autres agents ne lui disaient rien qui vaillent, ils avaient tous l'air effrayants. Inquiet car...il ne savait rien de la suite.

En espèrant que ca vous ai plus :) n'hésitez pas à laisser votre avis !

S'il y a quelques points obscurs, et c'est normal, le chapitre deux se fera une joie de les éclaircir ;)

Oui, je suis consciente que j'ai cruellement torturé Ichigo. Oui, ça m'amuse XD ! Et encore vous n'avez pas vu la suite muhahahahaha (rire diabolique == je peux être très diabolique quand je veux XD)

Merci encore et bisous :)