Coucou ! Et voilà le 2 ème chapitre de ma fanfiction. Déjà merci pour le review qui m'a encouragée, c'est vraiment ces petits mots qui me donnent le sourire et me pousse à écrire ^^ !
Ensuite, je pense être un peu angoissée pour ce chapitre. J'ai l'impression qu'il manque de la vie, que mes personnages agissent comme des robots. Si c'est le cas, est-ce que vous le ressentez en lisant ce chapitre ? Avez-vous des conseils, avis ? Merci 3
Bonne lecture les p'tits lapins !
Chapitre 2
3 :00
Devant moi, se trouvait l'immense manoir de Wayne. Il était trois heures du matin, et un certain Alfred, le majordome, m'avait appelé. Qui, à trois heures du matin, faisait de la spéléologie ? Je ne pus m'empêcher de soupirer, trouvant cet homme étrange.
J'appuyais sur la sonnette à la grille, ajustant mes cheveux décoiffés et remontant mes lunettes (que je ne portais qu'après le travail, bien sûr). Quelques minutes plus tard, les grilles s'ouvrirent et j'entrais, assez intimidée par le paysage imposant.
Mes pas m'amenèrent devant une autre porte d'entrée, qui était ouverte. J'entrais, ne sachant que faire vu que je ne connaissais pas les lieux et que pour l'instant, il n'y avait personne.
Soudain, des pas dans l'escalier se firent entendre et j'eus un petit sursaut en voyant une personne en descendre. Était-ce le prénommé Alfred ? Je le regardais, l'inspectant et il me fit un léger sourire.
— Mademoiselle Winston, vous voilà. Suivez-moi, je vous prie.
Ce que je fis, sans répondre. Il avait le même accent que le mien, je pense. Peut-être du Surrey, je n'étais pas trop sûre. On monta de deux étages et durant ce court laps de temps, je me permis de regarder les murs, décorés par des tableaux. Des ancêtres Wayne, sûrement.
— Ça lui arrive souvent de… faire de la spéléologie, la nuit ? questionnais-je, curieuse.
Le majordome eut un sourire assez indescriptible, tout en longeant un couloir.
— Monsieur Wayne a des problèmes d'insomnies, répondit-il.
— Oh. Je ne connais personne dans mon entourage qui en fait, je pense que ça m'a un peu intriguée.
— Je comprends.
On s'arrêta devant une porte qu'Alfred ouvrit, puis il me fit passer en première. Cependant, il n'entra pas et me fit un dernier sourire avant de partir. Un peu perturbée, je regardais le lit et vit Wayne assis dessus, en train d'essayer de se recoudre une plaie.
— Monsieur ? dis-je.
Wayne se retourna, un peu surpris.
— Ah, vous êtes là.
— J'ai cru comprendre que vous faisiez la spéléologie à trois heures du matin, lançais-je, sarcastique.
Je vins à côté de lui pour regarder la blessure. Il y avait des bleus mais qui n'avait pas de l'attention, juste du temps. Cependant, la plaie saignait assez et Wayne s'y prenait un peu mal pour la recoudre.
— Ça m'aide à dormir, dit-il, un peu mal à l'aise.
Je ne répondis pas et prit l'aiguille de sa main. La blessure n'était pas assez désinfectée. Je pris de l'alcool qui se trouvait sur la table basse, des cotons et en mit un peu dessus.
— Ça va un peu piquer, prévins-je.
— J'ai l'habitude.
Soit il était très maladroit, soit il descendait dans des caves sans sécurité. J'optais pour les deux options, tout en nettoyant la plaie. Remarquablement, Wayne ne bougeait pas et restait de marbre.
Ensuite, je continuai à recoudre, précise.
— Vous savez… vous pouvez m'appeler Bruce, je ne suis pas votre employeur.
Je fis un sourire en coin. Il avait raison, après tout. Cependant, je n'allais pas laisser tomber le vouvoiement.
— Appelez-moi Alice, alors.
Il y eut un autre silence et ne voulant pas me sentir gênée, je me mis à lui poser des questions.
— Votre majordome semble bien vous connaître, déclarais-je, un peu timide.
— Il travaille ici depuis une trentaine d'années, bien avant ma naissance.
—Pourquoi vous appelle-t-il monsieur Bruce, après tant d'années ?
— Je lui ai déjà dit, mais le connaissant…
Je sentais son regard sur moi, ou plutôt mes mains. C'était assez intimidant, à vrai dire. Il était torse nu, très bien bâti (et son visage était vraiment pas mal, aussi), nous étions assis sur un même lit.
— De nombreuses personnes diraient que c'est parce qu'il est anglais, ricanais-je.
— Vous l'êtes aussi, mais je sens que vous allez m'appeler Bruce, répondit-il, amusé.
— « Monsieur Wayne » est beaucoup trop long à dire, en fait.
Et puis, j'avais l'impression d'être une élève de secondaire à l'appeler Monsieur. Je préférais largement Bruce, et Alice. Quand le majordome m'avait appelée Mademoiselle Winston, je m'étais sentie vraiment gênée.
J'arrivais à la fin des points de suture, je fis un nœud et désinfecta une nouvelle fois avant de prendre un bandage que je mis autour du bras blessé. J'avais enfin fini et je sentis une satisfaction au travail fait.
— Désolé de vous avoir fait-
— Ah, non ! Ne vous excusez pas ! Ça ne me dérange pas du tout de me déplacer pour soigner quelqu'un.
— J'ai cru que vous n'alliez pas venir, à vrai dire, toussota-t-il.
— Bah, vous savez… si j'étais médecin, ça aurait pu être mon quotidien.
Ça rime, en plus.
C'était assez bizarre pour moi de parler tout poliment. D'habitude, j'étais assez familière avec les clients (enfin, on se connaissait presque tous et c'est pour ça que je n'avais pas reconnu la tête de Bruce).
Il se leva et je fis de même, ne sachant que faire. Je le vis mettre une chemise et il se retourna vers moi.
— Je vous ramène chez vous, par contre.
Je sentis mes joues chauffer (pas par timidité mais plutôt parce que je ne voulais pas le déranger).
— Non, non, ça ira ! J'ai juste fait dix minutes de marche.
— C'est quand même dix minutes dans la nuit et vous savez, Métropolis…
— Je n'ai jamais eu de problèmes, essayais-je de convaincre.
— Peut-être qu'en rentrant vous en aurez-
— Mais non !
— S'il vous plaît… plaida-t-il.
Je soupirais et finit par accepter, ce qui sembla lui faire plaisir. On descendit et une fois dans le garage (et ce garage ! Il fait la taille de mon appartement !), Bruce se mit à chercher une voiture et d'ailleurs, il en avait du choix.
On entra dans une voiture de collection et je changeais immédiatement mes préjugés : j'avais toujours cru que les vieilles voitures étaient inconfortables, mais ces sièges ! J'étais bien installée et Bruce avait remarqué ce détail, démarrant l'engin.
— C'est vrai qu'elle est plutôt confortable.
Durant le trajet, on parlait de tout et de rien, et si au début j'étais un peu timide, là je me surprenais à discuter. En fait, il m'écoutait plus qu'il ne parlait et je remarquais qu'il n'était pas comme les médias le décrivaient.
Enfin, je ne le connaissais pas du tout mais il ne semblait pas aussi playboy que je le pensais. Je pense que j'avais dû mettre un bon vingt minutes à marcher parce que je me rendis compte que le trajet semblait plus loin.
Je devais être trop fatiguée, je pense !
— Vous en pensez quoi de Superman ? demandais-je soudainement.
Je voulais avoir un avis d'un milliardaire qui aidait les victimes et je remarquais que ses traits s'étaient un peu durcis. Mais pourquoi il avait l'air un peu… triste ? Ou alors, j'étais juste parano ?
— C'était un héros, souffla-t-il. Au début, je le voyais comme un danger, quelqu'un qui pouvait rayer l'humanité en un clin d'œil.
Je fronçais un peu les sourcils.
— Pourquoi vous avez changé d'avis ?
Il haussa les épaules et je ne pus m'empêcher que c'était pour une raison personnelle. Enfin, non, il devait pas connaître Superman (qui le connaissait personnellement, après tout ?), mais je veux dire, par rapport à lui.
— Je ne sais pas vraiment. Je me suis dit qu'il devait avoir une famille, un entourage.
Je n'avais rien contre Superman. Ma famille vivait dans un coin paumé au Nebraska, mon grand-père terminait ses dernières années dans un appartement à Londres. Je n'avais rien à perdre… sauf Martha et Jackson.
— Et vous ? Que pensez-vous de lui ?
Intéressé, j'avais remarqué que la voiture roulait plus lentement. Il voulait continuer la conversation ?
— Je crois que c'est le genre de personne qui veut le bien et que le peuple dénigre parce qu'il est supérieur. Je n'ai absolument rien contre lui, mais je déteste vraiment quand l'humanité pense être la seule au monde.
— Et bien sûr, lorsqu'il s'est sacrifié, tout le monde a soudainement été en « deuil », termina-t-il, amer.
— Je pense qu'on ne peut plus rien faire pour ces personnes, dis-je en ricanant.
— Vous croyez ?
Je le regardais longuement, me demandant si vraiment, on pouvait changer un con. Naaan, pas possible.
— C'est impossible de changer un idiot, finis-je par dire.
— Mmh…
Il ne parla plus et une minute plus tard, nous étions devant mon appartement miteux et à cet instant, je le trouvais vraiment ridicule à côté du manoir de Bruce, qui semblait gigantesque. Un peu honteuse, je ne remarquais pas que mes joues étaient rosées.
J'allais sortir mais la voix de Bruce m'arrêta :
— Vous vivez ici ? demanda-t-il, surpris.
Je me retournais, ne comprenant pas trop sa question.
— Eh bien… oui.
— Vous savez que c'est un des quartiers les plus dangereux de Métropolis ?
Je le savais, mais encore une fois, je n'avais jamais eu de soucis. Après tout, ce n'était pas Bagdad.
— Comme je l'ai dit, je n'ai jamais eu-
— Martha le sait ? coupa-t-il, un peu brutalement.
— Euh… pas vraiment.
Il me regarda, puis soupira un peu.
— Faites attention en tout cas, me prévint-il.
Je fis un sourire et le remercia, avant de sortir. Une fois à mon entrée, j'entendis la voiture partir et j'eus un sourire. On ne se connaissait pas, mais Bruce semblait déjà être quelqu'un de « protecteur ». Ça ne me dérangeait pas, tant que ça ne devenait pas incessant, surtout si je devais le soigner plusieurs fois par semaine.
J'entrais chez moi, enleva mes converses, tapota mon chat Ginger avec tendresse, puis étant la plus grande des fainéants, je me laissais tomber sur le lit et m'endormit quelques minutes plus tard.
Ce que je ne remarqua pas, c'est que j'avais un sourire aux lèvres…
