La sonnerie du téléphone répétitive sortit doucement Gary du brouillard. Son esprit avait du mal à se concentrer sur son environnement, il souffrait d'un mal de tête féroce et ses jambes semblaient être retenu au sol par une immense barre blanche et des gravas éparpiller partout sur le sol. Après quelques minutes, son esprit devenu plus clair et ce souvenu de la tornade et surtout de son compagnon Éric. Pas la peine de cherchait plus loin. Éric était à 2m devant lui, son corps était en position assise mais sa tête pendait devant lui. Une barre blanche retenait son corps contre le mur. Gary leva un moment les yeux au ciel est compris le danger de leur situation. La tornade avait arraché le panneau d'affichage et emporta dans sa chute la barre des buts. La barre était tombée sur eux et le panneau d'affichage était retenu par ses immenses câbles souterrains. Le temps était désormais compter avant que le panneau d'affichage les écrase dans leur trou. Gary jeta discrètement un coup œil au journal du lendemain, qui lui annonça sans surprise leurs morts dans moins d'une heure, devant les yeux des secouristes qui venaient de les localiser.

Une fois de plus, le téléphone sonna, ce qui provoqua un gémissement de la part d'Éric.

Gary d'une voix ferme : ERIC ! Tu m'entends ?

Éric faiblement : ouai…. tu vas….bien ?

Gary : ça va, je suis entier. Et toi ?

Éric : mal…poitrine. La barre m'empêche…respirer.

Gary : il faut que tu te détentes au maximum et que tu évites de parler. Tout ira bien Éric.

Éric : il faut que je …dise quelque chose….Gary.

Gary : on aura tout le temps de parler une fois sorti d'ici.

Éric : je ne veux pas….. Mourir sans t'avoir dit ….certaines …choses.

Gary : je ne te laisserai pas mourir ici, tu m'entends. Maintenant il faut que tu me passes ton téléphone pour que j'appelle les secours.

Éric prit son téléphone dans ses mains quand celui-ci sonna. Le nom de Julie inscrit sur l'écran. Il hésita à répondre, ne se sentant pas courageux de parler une dernière fois à sa fille. Gary le persuada de prendre l'appel pour que l'interlocuteur puisse transmettre leurs positions aux secouristes.

Éric très faible : chérie….. Aide

Julie surprit : papa ? Papa est ce que tu m'entends ? Est-ce que tu vas bien ?

Tami accourut vers sa fille et lui arracha le téléphone de ces mains.

Tami : Éric ? Je t'en supplie parle-moi mon amour!

Éric murmura: aide

Tami : où es-tu ?

Éric à bout de souffle : local…. vidéo

Tami les larmes aux yeux: j'envoi de l'aide. Tient bon chéri.

Éric : t'aime

Tami hurla: ne fait pas ça mon amour ! Ça va aller, tu vas t'en sortir. Promet le moi !

Éric : ne peut… pas.

Tami : bien sûr que tu le peux et tu vas le faire mon amour.

Plus aucun son ne venait de la bouche d'Éric, soudain très affaibli par la compression de la barre de fer contre sa poitrine. Son esprit glissa doucement dans l'obscurité. Alarmée, Tami hurlait dans le téléphone mais une autre voix lui répondit.

Gary : madame, est ce que vous m'entendez ?

Tami : qui êtes-vous ? Pourquoi mon mari ne répond plus à son téléphone ?

Gary : il est inconscient. Il nous faut de l'aide rapidement !

Tami : une équipe de secours se prépare à partir vers votre position.

Gary : dites-leur d'être très prudent. Le terrain est très instable. Un mauvais mouvement pourrai être fatal pour nous tous.

Tami : attendez, le chef des secours veut vous parlez.

Secouriste : pouvez-vous me décrire ce que vous voyez le plus précisément possible ?

Gary : nous sommes au niveau du panneau d'affichage. Je le vois au-dessus de nos têtes, des câbles le retient de tomber mais je ne sais pas pour combien de temps.

Secouriste : y-a-t-il une autre issue ?

Gary : il y a une porte à 1mètre de moi mais je ne peux pas vous dire si on peut l'ouvrir. Un des murs s'est écrouler lorsque la barre des buts est tombé sur nous.

Secouriste : dites-moi combien vous êtes et quel type de blessure ?

Gary : nous sommes deux ici. Mon compagnon a de grosse difficulté à respirer et il est inconscient depuis quelques minutes. Nous sommes bloqués par les poteaux en ferraille du but. Éric est bloqué au niveau de la poitrine, en position assise.

Secouriste : ok reçu. Et vous ?

Gary : j'ai un mal de tête, et mes jambes sont retenues sous les gravats.

Secouriste : merci monsieur pour vos précieuses informations. Nous arrivons au plus vite vous chercher. En attendant n'essayez surtout pas de bouger. Surveillez l'état de votre ami et prévenez nous si sa respiration empire.

Gary plus faible : venez vite….

Secouriste : il faut à tout prix que vous restiez conscient. On reste en contact avec vous.

Le secouriste redonna le téléphone à Tami et lui demanda de garder le contact. Elle ne savait pas trop quoi dire à l'inconnu au bout du fils. Gary prit les devant.

Gary : vous êtes la femme d'Éric ?

Tami : oui et vous, qui êtes-vous ?

Gary : Gary Hobson. Je suis désolé pour votre mari. J'aurai dû faire plus pour le sortir de là.

Tami abasourdi : tu es le Gary Hobson de Chicago ? Le frère qu'Éric?

Gary : ouai

Tami : que fais-tu ici ?

Gary : je venais assister au match de ce soir. Un ami à moi m'a donné des billets. J'ai vu la tornade approcher et j'ai donné l'alerte. J'ai rencontré Éric à son bureau et il m'a dit que j'étais son frère jumeau, rien de plus.

Tami : Éric est très fière de toi tu sais.

Gary : pourquoi vous dites cela ? Il m'a déjà vu ?

Tami : oui, 3 fois.

Gary : pourquoi je ne l'ai jamais vu alors ?

Tami : parce qu'il ne veut pas t'aborder. Il te voit tellement heureux qu'il ne veut pas chambouler ta vie. Il te regard et ça lui suffit.

Gary : a-t-il rencontré mes parents, enfin nos parents ?

Tami : il a essayé, 2 fois, mais à chaque fois c'est pareil. Il fait demi-tour. Il ne veut pas les chambouler. Il se dit, que vos parents ont dû faire leurs deuils depuis le temps et que ça serai égoïste de sa part de leur faire revivre tout ça.

Gary regarda Éric : dire que j'aurai pu être à sa place. Nos destins sont si incertains pour tous les deux. On vient à peine de se rencontrer qu'il va falloir ce quitter.

Tami : et moi je suis sûr du contraire. Il y a toujours une raison pour tout.

Gary sourit à lui-même : on dirait Marissa.

Tami surprise: Marissa ? C'est votre femme ?

Gary : c'est mon ange gardien. Elle est là avec moi.

Tami alarmé: Gary ? Tu te sens bien ?

Gary : je me sens tellement léger et serein. Je suis fatigué d'attendre. Je vais dormir un peu.

Tami hurla: non Gary ! Il faut tenir le coup. Les secours ne font pas tarder à arriver.

Gary succomba à la tentation de dormir. Tami désespéra d'avoir perdu le contact. Elle pria très fort pour que les deux hommes s'en sortent. Mais plus que tous, elle voulait entendre la voix de l'amour de sa vie. Sa voix faible et douce lui donna la chair de poule. D'après Gary, Éric était gravement blessé et sa voix lui rappela la triste réalité. La voix de sa fille la fit revenir à la réalité.

Julie : maman ? Pourquoi tu ne m'as jamais dit que papa avait un frère jumeau ?

Tami : c'est compliquer tu sais. Ton père ne voulait pas trop en parler avec toi car tu aurais voulu le rencontrer et ça, il savait que c'était impossible.

Julie après un bref silence : c'est lui qui nous a évacué tout à l'heure.

Tami étonnée: quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?

Julie : oui, il est venu dans le gymnase est a fait évacuer tout le monde. J'ai cru que c'était papa au début mais quand il ne m'a même pas parlée, ni même regardée, j'ai compris que ce n'était pas lui, juste un sosie.

Tami curieuse: il lui ressemble ?

Julie : comme deux gouttes d'eau. Maman, j'ai peur que papa ne sans sorte pas.

Tami prit alors sa fille apeurée dans ses bras : je le sais ma chérie, mais tu sais que ton père ne baisse jamais les bras.

Julie en sanglot : il était si faible au téléphone.

Tami : je le sais ma chérie.

Pendant ce temps, les secouristes venaient d'arriver sur les lieux décrits par Gary. L'équipe ne mit pas longtemps pour sécuriser la zone. Deux équipes descendirent dans le trou, et rejoignirent chacune une victime. Gary était encore inconscient mais son état était stable. Les secouristes ne mirent pas longtemps pour le faire sortir et rapidement il fut conduit à l'hôpital. Pour le cas d'Éric, c'était une tout autre histoire. Une fois son corps dégagé, l'hémorragie interne ce dissipa et entraina un arrêt cardiaque. Le médecin secouriste n'avait guère le choix que d'intuber Éric sur place afin de faciliter sa respiration et d'insérer des tubes de poitrine pour évacuer le sang qui faisait pression sur ses poumons et son cœur. 30 minutes plus tard, l'état d'Éric était enfin stable pour le transport à l'hôpital. Tami et Julie eurent juste le temps de l'apercevoir avant qu'il disparaisse dans l'ambulance.