ATTENTION : Ce chapitre contient un peu de langage grossier et une ou deux allusions sexuelles.


Je dormais quand une sonnerie indiquant un message me réveilla. Je voulais retourner me coucher mais l'inquiétude que cela pourrait être important me convaincu de me lever et d'aller jeter un coup d'œil.

À: Blaine Anderson

J'ai cru que tu tenais à moi... ou du moins que tu me respectais assez pour mettre de côté ton orgueil et être raisonnable pour arranger la situation dans laquelle nous sommes.

Ce n'est malheureusement pas la première fois que je me trompe à ton sujet mais j'espérais...

Ce qui me fait le plus mal est de savoir que rien ne sera jamais plus pareil car maintenant JE suis celui qui est lâche et qui te fuis au lieu de te faire face comme il se devrait...

Et puis il y a cette crainte, la conscience que même si cela s'arrangerait, rien ne sera plus jamais pareil car tu m'as trop blessé!

Les larmes que j'ai versées pour toi ont été si nombreuses qu'elles seules auraient pu faire couler le Titanic. La blessure est si profonde que je me sens déchirer jusqu'à l'âme. Je n'arrive pas à voir comment faire pour te pardonner entièrement.

Oublier notre relation ne serait pas une simple perte car j'aurais non seulement perdu mon petit ami mais en plus j'aurai perdu une des seules personnes qui me comprenne, m'accepte et qui m'aime malgré tous mes défauts. Mais plus que tout, j'aurai perdu un ami fidèle.

J'aimerais tant que l'on puisse avoir une vrai conversation pour au moins sauver et retrouver la moitie de ce qu'on avait ensemble et puis, comme je te l'ai dis, même si je ne peux te pardonner, je peux vivre avec douleur car te perdre me ferais beaucoup trop mal...

De: Kurt Hummel


Je ne me fis pas attendre pour m'habiller et me brosser les dents. Pour l'une des premières fois depuis mon entrée au secondaire, je n'avais pas pris le temps de m'appliquer du gel. Pendant que j'allais à ma voiture, je signalais le numéro de Kurt.

Dès le moment qu'il décrochait, je lui demandais ce que j'avais fait. Il me répondit;

-Blaine, je comprends ton geste, mais s'il te plaît, ne feins pas l'ignorance.

Confus, je dis;

-Qu'est ce que j'ai fais? Je croyais que tout allait bien entre nous.

Il ria bêtement et me répondit durement;

- Moi aussi, Blaine.

Je froncis les sourcils, ma patience descendante;

- Quel est le problème alors?

Je pouvais me photographier une grimace sur son visage tandis qu'il répliquait;

-Le problème? Es-tu sérieux là?

Je ne répondis point. Il soupira et m'expliqua;

-Le problème est que j'ai vu Sebastian enfoncer sa langue dans ta gorge SANS que tu protestes.

Le tond de sa voix me brisa le cœur. C'étais un ton blessé, trahi et colérique. J'avalai ma salive et me défendis;

-Kurt, je te jure que j'ai essayé de l'arrêter!

Il répliqua sur le champ;

-Était-ce ton gémissement ou tes mains dans ses cheveux qui était supposé de le convaincre ?

Quelque peu choqué de sa brusquesse, je justifia énervé;

-Mon gémissement n'était pas du type '' Continues! '' mais du type '' Oh mon Dieu, je suis surpris'' et pour ce qui est de mes mains, tu as sans doute fumé quelque chose ou je ne sais pas quoi parce que mes mains étaient en train de pousser son torse!

Bip.


Curieux, je regardai mon cellulaire et remarqua qu'il avait raccroché. Ce n'allait pas se finir comme ça. Je regardai mon miroir, tourna mon volant brusquement et avança à plein gaz dans l'autre direction. La direction de la maison à Sebastian. Après vingt minutes au lieu de quarante, je me garais dans le parking de la maison blanche. Bien, pas LA maison blanche mais plutôt la maison de couleur blanche à Sebastian et sa famille. C'était une très belle place tout en étant très simple. Comme j'ai mentionné plus tôt, la résidence était blanche, d'un blanc cassant pour être exact. Sur le balcon, Il y avait plusieurs pots de fleurs de tout plein de couleurs extravagantes. Dans la petite allée menant aux escaliers, il y avait du gazon bien coupé et d'un vert saisissant entre les dalles. On pouvait dire que la famille avait une petite fortune. Je remarquai tout ces détails en seulement dix secondes, le temps qu'il me fallut pour me rendre à la sonnette. Je n'us pas longtemps à attendre pour que Sebastian vienne me répondre. Il fronça les sourcils et eu un petit sourire suffisant tandis qu'il m'accueillait en disant;

-Tu regrettes ta décision et tu viens te racheter? Je me doutais que tu ne pourrais pas me résister longtemps.

Je faillis lui donner un coup de poing et partir mais je me souvenu de la raison de ma visite. Je décidai de me la jouer moqueur.

-Et oui Sebastian, je me suis rendu compte que je ne pouvais vivre sans toi et je suis venu essayer de me racheter.

Il eut un air satisfait et macho et je ne pus m'empêcher de rire.

-Mais voyons, je suis venu te demander ton aide.

Il n'abandonna pas son jeu et dit;

-Comment pourrais-je t'aider, school boy? Tu es en manque et tu as besoin d'un coup de main pour te soulager.

Il ria à sa propre insinuation plate et haussa les sourcils. Je ne fus pas impressionné. Exaspéré plutôt je criai;

-Mais putain, vas-tu te la fermer ta grosse gueule et me laisser continuer?

Il eut un air insulté mais m'invita à développer la raison de ma présence.

Je lui expliquai donc que Kurt était fâché contre moi car il avait vu nôtre baiser et qu'il ne croyait pas que j'avais essayé de le repousser. Il me dit que ce n'était pas son problème et allait me fermer la porte au nez quand je lui dis que s'il acceptait de m'aider, je ferais tout ce qu'il voudrait. Il ne me croyait pas donc j'ai insisté. Il a fini par me suivre jusqu'à ma voiture et prendre le siège du conducteur. Malheureusement, conduire était l'une des conditions pour qu'il m'aide. C'est ainsi que l'on arriva devant la porte de la maison à Kurt quelques temps plus tard.