Hello ! Comme promis, voici déjà le premier chapitre de cette fic !
NineUp : Merci pour ta review :D j'espère que l'histoire sera à la hauteur de tes attentes !
Bonne lecture. :3
Day 1 : Back to reality.
Point de vue de Santana.
J'essayai d'ouvrir les yeux mais ceux-ci semblaient comme scellés et refusaient de s'ouvrir. J'ai un mal de tête atroce, et une vieille odeur de pourriture envahie mes narines. Je ne reconnais rien de ce qu'il se passe autour de moi, et je n'ai plus de souvenirs de la veille. Depuis combien de temps est-ce que je dors, et où suis-je ? Mais surtout, qui ne s'est pas lavé depuis dix ans pour empester de la sorte ? Je tournai la tête et me levai d'un bond en hurlant. La cause ? J'étais allongée à côté d'un .cadavre. Au moins, je sais d'où vient l'odeur, mais je dois avouer que j'ai connu des réveils plus agréables. Attendez, qu'est-ce que je fous barricadée dans une cabane avec un foutu cadavre ? Réfléchis Lopez putain. Je sais que j'ai l'habitude de me réveiller dans des endroits bizarres un lendemain de fête, mais là, j'ai fait fort.
Tout ce dont je me souviens, c'est d'un cauchemar horrible, avec des morts, du sang, des zombies ? C'était tellement intense que j'avais réellement l'impression de l'avoir vécu.
Je scrutai l'endroit brièvement et jetai un œil entre deux planches fixées à une fenêtre. L'extérieur à l'air totalement laissé à l'abandon. Et le temps est à chier. Et, oh, c'est quoi ça ? Merde, un homme se rapproche, sans doute le propriétaire des lieux. Que va-t-il penser s'il me trouve là ? Et si c'était un putain de serial killer ? Bon Santana, arrêtes de dire de la merde, ressaisis toi et réfléchis. Tu t'es foutue toute seule dans la merde, alors sors toi en. Comme une grande. Je saisis mon téléphone portable afin de regarder l'heure et si j'avais des messages assassins de ma mère ou des appels manqués, avec des messages vocaux tout aussi assassins. Tiens, c'est étrange... Il n'y a rien du tout. Foutu réseau, où diable suis-je encore allée me fourrer ?
Je fis les cents pas et regardai à nouveau par la fenêtre. L'homme semblait statique et regardait en direction de la fenêtre. Il me fout la chair de poule...
Il avança et sa démarche était elle aussi pour le moins étrange, Ses pas semblaient confus et lents. Encore un ivrogne...
Je tournais la tête une dizaine de secondes car un bruit étrange avait retenti derrière moi. Ne voyant pas de quoi il s'agissait, j'haussai les épaules et me retournai. Et là... Vision d'horreur.
«L'homme» avait le visage collé à la fenêtre et poussait d'effroyables cris en me voyant, ses yeux étaient vides, il empestait la vieille charogne et sa peau était en décomposition.
Non... Je... Comment est-ce possible ? Mais alors..? Ce n'était pas un rêve ?
Mon esprit s'embrouillait et je me faisais d'incroyables nœuds au cerveau. Non non non, ça ne pouvait pas être vrai, c'est irréaliste. Pourtant, tout me semble bien réel...
Je me pinçai violemment comme pour vérifier un éventuel rêve dans le rêve, mais à la douleur que cela me procurai, je savais que c'était bel et bien réel...
Mais... Les bruits de cette chose risquent d'en attirer d'autres ? Comment vais-je faire ? Oh mon dieu il faut que je fasse rapidement marcher ma cervelle si je ne veux pas que celle-ci finisse dévorer avec tout le reste. Attendez... La cervelle ? Je ne suis pas une grande amatrice de films sur les épidémies qui transforment les gens en morts-vivants, mais si je ne m'abuse, dans chacun d'entre eux ils disent de viser la tête ? Non mais écoutes toi parler Santana... Tu te prends pour une chasseuse de charognes ressuscitées ? Tu es foutue, tu vas te faire bouffer.
Décidant de ne pas écouter ma petite voix intérieure qui visiblement était une véritable lopette, je décidai de chercher quelque chose pouvant me servir «d'arme». Je fouillai activement dans la maison, mais tout ce que je trouvai, ce fut une fourchette. Comment diable suis-je censée éliminer un de ces trucs avec ça ? Je soupirai d'impatience et me prit les pieds dans quelque chose. Je commençai à jurer en Espagnol avant de jeter un œil à l'objet qui avait failli me faire mourir d'une façon plus que ridicule étant donné les circonstances. Un pied de biche. Un putain de pied de biche.
Tu es conne ou tu le fais exprès ? Avec ça tu pourras enlever les planches qui barricadent les issues, et si tu ne te démerde pas trop comme un manche tu seras même capable de te défendre avec, du moins, un minimum.
Bon sang... Comment est-ce que je vais m'en tirer, l'autre continue à hurler dehors, et j'entends déjà des grognements, signe que certains de ses camarades ne sont pas bien loin. J'inspirai un grand coup et enleva les clous de la porte à l'opposée. J'ouvris discrètement la porte (ce qui était totalement stupide en soit vu le boucan que je venais de faire pour enlever les planches..) et jetai un œil à l'horizon : RAS. Je mis un pied à l'extérieur, et là, un espèce de machin sorti de nulle part et se rua sur moi. Dans un réflexe que je ne me connaissais pas, je lui donnai un grand coup de pied de biche dans les côtes, ce qui eut comme effet, euh, bah, rien du tout en fait.
La tête abrutie, la TÊTE !
Mettant de côté mes pensées comme quoi cette théorie était totalement bidon, je le poussai assez violemment avec le pied pour le faire reculer, et lui assena un autre coup, mais cette fois-ci dans la tête. Et il s'écroula sur le sol. Pas si mal finalement de connaître un minimum le code de survie en cas d'attaque zombie comme dans les films. Même si j'aurais préféré ne jamais avoir à les mettre en pratique.
Bon, bah, Santana Lopez badasse la chasseuse de Zombies, c'est parti ?
Je scrutai les horizons, et n'en vit pas d'autres, pour le moment. Je me décidai à avancer, le plus vite mais aussi le plus discrètement possible. Je marchai pendant un temps totalement inconnu puisque tout avait figé. Mon téléphone ne s'allumait plus, ma montre s'était arrêtée et la seule horloge que j'avais croisé sur mon chemin avait elle aussi rendu l'âme. C'est comme si le monde s'était figé, ne laissant la place qu'au chaos et à la dévastation. Je ne sais même pas où je suis, où je vais. Et surtout : Pourquoi je m'obstine ? C'est vrai quoi, à première vue je n'ai croisé aucun survivant, par contre de la viande pas fraîche, j'en ai vu à foison. J'ai dû éclater du crâne à la volée depuis que je suis partie de cette maudite cabane. Mais ça, je vous le raconterais ultérieurement. Bref pourquoi est-ce que je n'accepte pas mon destin et ne me laisse pas mourir, enfin, plus dignement que transformée en chose sans vie bouffeuse de cervelles. À quoi bon essayer de survivre dans un monde où il n'y a plus rien, et seule ? Je ne sais pas, mais je refuse de baisser les bras, je veux m'assurer, et surtout espérer que tout n'est pas ainsi, que plus loin, je trouverais des villes qui abritent encore la vie. Et c'est là qu'une autre question me submergea : Est-ce seulement dans quelques villes ? Dans tout le pays ? Et dans les autres pays, sur les autres continents ? Non, c'est impossible, il doit bien y avoir des endroits qui résistent encore et toujours aux envahisseurs, comme le village Gaulois d'Astérix et Obélix. La situation ne peut pas être si critique, on en aurait entendu parler avant si cela avait été le cas. Non..?
À vrai dire, je ne savais plus réellement ce qui était possible ou non. Tout était déjà tellement compliqué et paraissait tellement irréel. Je pensais également à ma famille.. Étaient-ils réellement tous morts ? Je les avais vu se faire décimer, mais tout était allé tellement vite.. Non, même si c'est dur, il ne faut plus que je pense à cette vie, parce qu'aussi belle était-elle (même si elle ne l'était pas toujours) ce temps était révolu. J'allais devoir m'adapter à ce monde, détruit, et envahi, et lutter chaque secondes, la peur au ventre, pour ne pas rejoindre les limbes.
À force de marcher, sans réellement croiser de nouveaux machins répugnants, je tombai sur une petite ville. Dont le panneau avait été arraché. Super pour savoir où je suis, vraiment, formidable ! Et là, un horrible grognement se fit entendre, prenant au passage le soin de me faire sursauter tellement fort que je frôlai le malaise : mon ventre. Dans d'autres circonstances, la situation m'aurait fait rire et je me serais moquée de moi. Mais il n'en était rien. Pour la simple et bonne raison que je prenais conscience que désormais, c'est à ça que ressemblerait ma vie chaque jour. Et en plus, j'avais faim. Ce qui voulait dire que j'allais devoir fouiller la ville pour trouver de quoi subvenir à mes besoins les plus primaires. Je me résignai donc sans rechigner et entrai de manière totalement Random dans la première maison sur mon chemin. L'intérieur était plutôt banal, et le sol était jonché de débris, comme à l'extérieur. Les gens sont partis dans la précipitation... Ils n'ont pas réfléchis et ont fui...
En même temps, pourquoi auraient-ils prit le temps de se faire le café avant de partir ?
Personne n'est préparé à ce genre de scénario parce que personne ne pense que c'est possible, du moins pas dans la vraie vie. Malheureusement, ceci est la preuve que l'on ne connaît rien de celle-ci. Les lois de l'univers sont bien trop incompréhensibles.
Je commençai à fouiller la cuisine, dans le but évident de me dénicher à manger. Et à boire ne serait pas de refus par la même occasion. Je ne trouvai rien, les placards étaient tous vides. Je soupirai et essayai d'ouvrir le robinet : Comme je m'en doutais l'eau avait été coupée. Tout comme l'électricité.
À vrai dire, la patience n'avait jamais été mon fort. Je ne supportais simplement pas l'idée que rien ne se passe comme je ne l'avais prévu. Ne vous y méprenez pas, je ne suis pas capricieuse. J'ai seulement un horrible caractère. D'ailleurs, au lycée, mes amis me surnommaient Satan. Et personne n'osait broncher sur mon passage. J'étais Santana Lopez après tout. Je continuai ma quête de nourriture dans les maisons voisines et chaque fois c'était le même scénario qui s'offrait à moi : Des placards vides.
Putain, les gens ne savaient pas faire de courses ou une horde de zombies végétariens est passée ici avant moi ?!
Puis, d'un coup, une idée me vient à l'esprit. Cette ville n'est pas très grande, mais il doit bien y avoir un magasin, même une petite épicerie ? Cela m'étonnerait fort que les habitants ne se nourrissaient exclusivement d'herbe et d'eau du robinet. Je soupirai, pour la millionième fois de la journée et me résignai à chercher un semblant d'épicerie. Bingo. En face de moi. Cela m'avait pris environ 10 minutes (enfin, 10 minutes dans mon imagination puisque je n'ai pas moyen de vérifier) pour la trouver.
J'avançai doucement poussai les portes. Et là... Une effroyable odeur me saisis le nez, me donnant une nausée sans nom. Merde, il doit y avoir une armée de macchabés là-dedans... Que faire ?
Je ne pouvais me résigner à faire demi-tour, j'avais bien trop faim, et je sentais que mes forces n'étaient pas très loin de se faire la malle. Comment suis-je censée me défendre contre une horde de morts-vivants enragés si j'ai moi-même la dalle ? Je pesai encore brièvement le pour et le contre et je décidai de faire les premiers pas. Qui allaient être rapidement plus ou moins décisifs. C'est calme, beaucoup trop calme. Je n'aime pas ça. En effet, l'ambiance était pesante, et j'aurais pu jurer entendre les mouches volées. Je rasai les premiers rayons de près : RAS. Je fus soulagée un minimum (autant que l'on puisse l'être en pleine apocalypse zombie quoi.) Je commençai à inspecter les rayons, qui pour la plupart avait été pas mal dévalisés. Ou détruits. Car il y avait en effet pas mal de nourriture qui jonchait le sol et qui était maintenant immangeable. Quel gâchis... Mais cela veut également dire qu'il y a eu lutte dans cet endroit.
Comme pour confirmer mes soupçons, je vis un peu plus loin des traînées de sang au sol. Ce qui me fit froid dans le dos. J'avais beau me concevoir comme insensible lorsque la vie était encore normale, je dois dire que je ne pouvais m'empêcher de penser à tous ces pauvres gens, qui eux n'avaient pas eu la «chance» de survivre... J'imaginais la peur dans leurs yeux, l'incompréhension. Je me saisis de quelques vivres que je trouvai ci et là dans le magasin et entrepris de me mettre dans un endroit «tranquille» et surtout susceptible de ne pas trop attirer les bouffeurs de chair.
Il faudrait aussi que je songe à trouver quelque chose de plus... Utile pour me défendre que ce pied de biche. Car même si celui-ci m'avait rendu de fiers services depuis la cabane, c'était assez risqué de devoir les frapper au corps à corps. Bien qu'avec une arme, ce serait pire, le bruit finirait sûrement par les attirer en nombre...
Pour la première fois de ma courte existence, je me dis que tout serait plus facile si je n'étais pas seule. Car même si je suis quelqu'un d'extrêmement antipathique et solitaire, je sais qu'il y a des situations où l'être humain aurait tout intérêt à se serrer les coudes. Et quelle plus belle occasion qu'un mauvais remake de la Nuit des Morts-vivants pour rendre pratique cette théorie de l'entraide ? Mais je devais me rendre à l'évidence : J'étais seule. Seule face au chaos, seule contre ces choses, incroyablement et indéniablement seule.
Je repris quelques forces et prit quelques boites que je fourrai dans un sac à dos que j'avais trouvé dans un des rayons. Au moins, même si je n'aurais pas des vivres pour très longtemps, peut-être pourrais-je espérer tenir jusqu'à la prochaine ville. Mais, je ne sais même pas où je suis. Une carte, il me fallait une carte. Malheureusement, je n'en trouvai pas ici. Ce qui voulait dire que j'allais encore devoir marcher je ne sais combien de temps, sans savoir quand et surtout si je trouverais un jour un indice de l'endroit où je me trouve. Mon but est de rallié les grandes villes, il doit forcément encore y avoir de la vie là-bas. Et si tu te trompais, et si les grandes villes étaient les plus touchées ? Après tout, avec le nombre d'habitants qu'elles abritent, si la maladie s'y est propagée, cela a dû être encore plus rapide qu'à la campagne..
Je chassais vite cette idée de ma tête : Je devais en avoir le cœur net. Je n'avais pas de meilleur plan de toute manière. Je ne savais même pas ce que je devais faire. Je savais juste qu'il fallait que je trouve des survivants. Même si je trouvais l'idée de faire cavalier seul fort alléchante, je ne pouvais pas, du moins pour cette fois-ci, me cacher derrière ma fierté et mon caractère. Seule, je ne sais pas combien de temps je pourrais encore me battre. Combien de temps je pourrais encore lutter et survivre. C'était décidé, je devais m'assurer qu'il restait encore de la vie dans ce monde. Je me remis donc en route.
Ce qui semblait être quelques heures plus tard (le soleil était en train de se coucher) mes jambes se faisaient de plus en plus lourdes et je savais que je devrais trouver un endroit pour «dormir» même si j'allais devoir toujours veiller d'un œil et être vigilante. Je ne pouvais pas prendre le risque de ne pas entendre une de ces choses arriver. Ce qui est le plus étrange, c'est que je n'en avais pas revu depuis avant la ville fantôme. Tout était juste incroyablement silencieux et pesant. Comme si l'on ne vivait pas en pleine apocalypse, mais plutôt comme si toute la population avait été enlevée par des extraterrestres. Bah quoi, si il peut y avoir des virus qui peuvent vous tuer et vous ramener «à la vie» et vous donner envie de bouffer de la cervelle, une invasion d'Aliens est tout aussi probable. Tout d'un coup, j'entendis un énorme bruit dans le ciel. Je levai les yeux et vis ce qui semblait être un avion de chasse, qui se dirigeait tout droit à une vitesse affolante. J'entrepris donc de me mettre à courir pour le suivre, peut-être se dirigeait-il vers la ville. Mais je ne pus le suivre bien longtemps vu son allure, et ce malgré mes entraînements intensifs de cheerleading au lycée. Mais un autre problème de taille s'offrir à moi : Le bruit avait dérangé une horde de bouffeurs de chair, et je me retrouvais face à une trentaine de ces choses, qui commencèrent à courir vers moi. Je levai les mains et fit un effroyable constat : j'avais oublié mon pied de biche sur mon lieu de ravitaillement.
Et merde.
Voilà ce premier chapitre est terminé ! N'hésitez pas à me donner vos ressentis sur celui-ci, et à bientôt pour le second. :D
