Si vous n'avez pas lu la note au chapitre précédent, un rapide résumé…
Cette fiction comptait plusieurs chapitres que j'ai volontairement retirés. La raison est toute simple… Après plus d'un an passé sans avoir écrit la moindre ligne j'ai décidé de reprendre cette fic en main pour la terminer. J'ai commencé par la relire et la corriger allant jusqu'à modifier l'histoire voir la trame dans plusieurs chapitres.
Ce que je peux donc vous dire, c'est que Bienvenue dans le Centre est écrite à près de 90% et qu'un nouveau chapitre sera publié tous les deux jours.
Merci à tous, je vous souhaite une bonne lecture et à vos reviews !
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Bienvenue dans le centre, c'est ainsi que l'on nomme cet endroit.
Tu dois savoir plusieurs choses. La première, personne ne se connait ou est censé se connaître. La deuxième, la discrétion. Ne te fais pas remarquer, conseil d'amie, sinon tu le regretteras, je suis sérieuse. Enfin, le silence, nul ne doit savoir que tu existes, quoique, cela recoupe le un et le deux en fait.
Je suis désolée, tout ce que je te raconte doit te paraître absurde mais c'est uniquement dans ton intérêt. Bienvenue en enfer Bella.
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Chapitre 1: Sueurs Froides
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Je pris soudain conscience de ma position. Prostrée devant mon bureau, face à l'unique fenêtre de ma chambre me renvoyant un pâle reflet de la ville où devaient commencer mes études. Caly était toujours présente, dans mon dos, me laissant certainement un moment calme pour que je puisse assimiler toutes ces nouvelles informations.
- Ecoute Bella, je ne veux pas te traumatiser mais juste te mettre en garde. Il n'y a pas que des enfants de chœur ici. Ce ne sont pas des criminels, enfin pas tous bien-sûr, mais il ne vaut mieux pas se frotter à eux !
J'avoue que mon attitude de spectre devait commencer à l'effrayer. Je m'aperçus que je m'étais mise à trembler, non mais elle se croit drôle ! Sitôt mon arrivée il faut que je tombe sur « ce » genre de problèmes ! Vivre dans le même immeuble que des repris de justice, il y a de quoi légèrement stresser ! Je me retournai et tentai de la rassurer.
- Tout va bien, merci Caly. Je ferai bon usage de tes précieux conseils mais là j'ai vraiment besoin de me reposer.
Je ne voulus pas la vexer mais la fatigue du voyage conjuguée aux révélations récentes m'avait épuisé. Sans compter qu'elle me faisait aussi un peu peur avec son exubérance et le mur qu'elle semblait avoir érigé face aux vérités de tout à l'heure. Comme si elle n'était pas touchée ni concernée. Elle me fit un autre de ses grands sourires, décidément, et me souhaita une bonne nuit tout en me conseillant une nouvelle fois de bien verrouiller ma porte.
- Ne te tracasse pas trop Bella. Je ne pense pas que quiconque t'ai remarqué, tu peux dormir tranquille. Par contre, si l'on frappe à ta porte, regarde bien dans le judas avant d'ouvrir. Si tu as le moindre problème je suis juste à côté.
- Merci beaucoup Caly, je n'hésiterai pas.
Ma voisine repartit chez elle, je m'allongeai pour réfléchir à ce nouveau problème. Génial ! On ne m'avait probablement pas encore repéré, oui mais jusqu'à quand ? Je vais bien devoir sortir un jour ! Je ne peux rester dans cette chambre indéfiniment. Après tout, si je suis ici c'est pour étudier à l'Université et non dans ma minuscule chambre universitaire !
La poisse ! Dans quelle galère me suis-je encore fourrée ? .
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Je me réveillai en sursaut, la nuit n'avait été qu'une succession de cauchemars, tous plus horribles les uns que les autres. J'accusais la conversation de la veille d'en être responsable pourtant je voulais en savoir plus et j'étais certaine que Caly m'aiderait dans cette tâche.
Ne trouvant plus le sommeil, je pris la décision de me lever. Je déverrouillai délicatement ma porte, inutile de réveiller tout l'étage non plus ! Le couloir était sombre et silencieux.
Dès que j'eus posé un pied sur la moquette marron, l'éclairage automatique se mit en marche et je fis un bond au bord de la crise cardiaque. Heureusement je mis mes deux mains devant ma bouche ce qui étouffa mon cri d'horreur qui se transforma en un gémissement apeuré. Minable. Les images plus ou moins floues de ma courte nuit me revinrent en mémoire comme un flash. Réminiscence d'une silhouette immaculée à la chevelure blonde, son sourire angélique s'agrandissant à mesure de sa progression vers moi… Je ne sais pas qui est cette femme, voir même si elle existe mais je suis convaincue qu'elle n'a de l'ange que l'apparence. Non mais ça ne va pas du tout ma fille ! Tu rêves éveillée !
Je me repris et fis quelques pas jusqu'au seuil de ma voisine. De toute façon ce bâtiment n'est qu'une succession de portes parfaitement alignées de part et d'autre d'un couloir à la décoration vieillotte. Je n'eus pas le temps de frapper qu'apparut dans l'embrassure une Caly parfaitement réveillée en pyjama orange.
- Entre-vite, c'est imprudent de rester dans le passage!
Je passais donc dans sa chambre, en tout point semblable à la mienne, sauf que ses draps, rideaux improvisés et vêtements qui recouvraient une bonne partie de la moquette bleue nuit étaient d'un rose fuchsia tellement éclatant qu'il en était trop agressif pour les yeux si tôt ! Un rapide coup d'œil à l'horloge digitale posée sur son étagère m'apprit qu'il n'était que six heures.
- Excuse-moi de te déranger Caly, je n'ai pas réalisé l'heure matinale, je dois t'avoir réveillé…
Elle m'arrêta en tendant sa main devant moi.
-Tu ne me déranges pas du tout c'est moi-même qui t'ai dit de venir dès que tu en éprouves le besoin, et tu peux remarquer par toi-même que je ne dormais pas, je suis d'astreinte.
En effet, la petite lampe de bureau été allumée, éclairant une pile de papiers à l'équilibre précaire et un lourd volume ayant connu de jours meilleurs. Je l'interrogeai sur sa définition du mot astreinte, vu qu'on n'est pas dans un hôpital que je sache !
- C'est vrai que ça ressemble à un tour de garde de médecin, non sans char. Nous avons des tours de rôles pour surveiller le Centre. Cette nuit c'était le mien.
-Tu veux dire que tu n'as pas dormi ?
Caly bailla et me jeta un regard circonspect.
-Et de quoi j'aurai l'air si je ronflais pendant ma garde ? C'est sérieux ! Ne crois pas qu'il s'agit là d'un petit jeu puéril. Celui qui est d'astreinte a la responsabilité du groupe entier sur ses épaules !
Son ton n'était en rien celui d'une plaisanterie, ma voisine prit un air grave et je compris que je n'allais pas apprécier la suite.
- Tu sais, ce n'est pas facile. On doit tous se protéger les uns les autres alors on a instauré des systèmes, dont l'astreinte. On peut presque dire qu'on ne loupe pas le moindre soupir dans l'immeuble à condition de rester attentif bien entendu. Et ne pense pas qu'ils sont plus laxistes de l'autre côté, eux aussi doivent monter la garde en ce moment !
- Caly, je sais encore ce qu'est une astreinte, en revanche ce que je ne comprends pas c'est pourquoi cela est nécessaire dans une cité étudiante ! Voilà que j'étais énervée maintenant. Et puis c'est quoi cette histoire de groupes ?
Ma voisine m'étudia attentivement puis se gratta la tête comme prise dans un dilemme intérieur.
- Très bien, je vais tout t'expliquer mais c'est un peu complexe et tu dois me promettre de garder le secret, personne ne dois savoir. Souviens-toi des règles !
- Je te le promets. Que puis-je réellement faire d'autre ?
-Alors c'est parti, tu vas rentrer dans le pacte.
Merci d'avoir lu, et n'hésitez pas à laisser vos avis, prochaine update prévue le 22.
xoxo Calestina.
