Merci à tous ceux qui ont lu le premier chapitre, cela me fait chaud au cœur :3
Je remercie également, ceux qui ont laissé un commentaire, ont décidé de suivre mon histoire ou encore, la mettre en favoris ^^
F.F.F. : Merci pour tous ces compliments ^^ Je vais essayer de poster au moins un chapitre par semaine :) Pour le Mpreg, je te promets qu'il ne va pas tomber comme un cheveux sur la soupe. Je n'ai pas eu l'idée de le mettre, juste pour le mettre. Je sais déjà pourquoi je vais l'incorporer dans l'histoire et à quoi cela va me servir pour la suite de l'intrigue :) Cependant, ce n'est pas encore pour tout de suite ^^ Dibart : Je te remercie pour ton commentaire :) Moi aussi, je me suis toujours demandé pourquoi Brian se laissait être aussi mal traité par sa « soi-disant famille » ainsi j'ai décidé de changé les choses ^^ Il a droit au bonheur ! Oui, Justin va arriver au prochain chapitre ! Jamais je ne séparerais Justin et Brian, ils sont juste magnifique ensemble ! Ninette91 : Merci, j'espère que ce chapitre te plaira :3 Voici la suite, bonne lecture !Chapitre 2 : Mettre les choses au point avec la famille Novotny
Michael est appuyé contre le bar à côté de Ted tandis que leur ami Emmett a disparu dans la Backroom depuis une bonne demie-heure. Comme leur habitude, ils se contentent de regarder la foule danser sur le thumpa-thumpa énergique et enivrant de la boîte sans y participer.
Je me demande comment ce passe le repas. J'aimerais bien voir la tête que Brian va faire lorsque Lindsay va poser la question, sourit Michael en s'imaginant la scène avec un brun exorbité et deux femmes excitées face à lui.
Il rigole légèrement à sa vision sous les yeux remplit d'incompréhension de Ted.
- Quel question ? De quoi parles-tu ? Demande le directeur de la comptabilité de Kinnetik commençant à se sentir inquiet pour son ami et patron.
- Les filles veulent que Brian soit le père de leur futur bébé ! S'exclame joyeusement Michael. N'est-ce pas génial ? Brian va être papa !
Ted reste stupéfait de l'annonce. Immédiatement, il comprend pourquoi les assureurs de Brian l'ont appelés, étant donné qu'il est celui qui gère l'importante fortune de son ami et donc, ce genre de question, pour lui parler d'une femme qui voulait savoir le montant des assurances vie que le brun peut avoir. Elles veulent le piéger avec un enfant pour lui prendre de l'argent ! Qu'elles garces, pense-t-il avant de se tourner vers Michael. S'il peut, il va convaincre Brian de refuser la demande ou en tout cas de prendre d'importante protection juridique avant de faire quoique ce soit. Il ne tient pas à ce que Brian soit lésé dans cette histoire.
- Cela m'étonnerais fortement que Brian accepte, déclare-t-il simplement gardant ses autres réflexions pour lui-même. Il ne voudra jamais un enfant dans ces conditions alors que Kinnetik commence vraiment à être connu et qu'il risque de voyager souvent.
- Mais ce n'est pas lui qui va s'occuper de l'enfant ! Ce seront Mélanie et Lindsay, les véritables parents de l'enfant. Brian ne sera seulement là pour les aider financièrement ! Répond son interlocuteur avec confiance, tout sourire. Il a les moyens de payer !
Ted est plus que choqué des paroles de Michael. Il ne perd pas de temps et réplique sur le champ.
- Brian n'est pas une vache à lait ! S'écrit l'homme utilisant les mêmes mots que ce dernier à prononcer face aux deux femmes près d'une demie-heure plutôt. Etant son conseiller financier, je vais lui dire de refuser !
- Quoi ? Pourquoi ferais-tu une chose pareille ? S'offusque le fils Novotny se redressant. Il a la possibilité d'avoir un enfant ! Qu'est-ce qu'un peu d'argent pour être père ?
- Tu n'as qu'à te proposer si ce n'est qu'un peu d'argent comme tu le dis si bien... Ah mince, j'avais oublié que tu es totalement ruiner et que si Brian n'était pas si gentil avec toi, tu serais déjà retourné vivre chez Debbie, s'énerve Ted devant l'attitude de celui qui se dit le meilleur ami de Brian. S'il veut un enfant, je suis certains que des centaines de femmes et des dizaines de porteurs se proposeront. Il n'a pas besoin d'elles pour avoir un enfant !
Dans le conversation houleuse, ils ne voient pas Emmett revenir près d'eux accompagné de quelqu'un. Un raclement de la gorge se fait entendre derrière Michael qui le fait immédiatement blanchir tandis que Ted reste bouche bée. Lentement, le passionné de comics se retourne ayant peur de voir la personne dans son dos, priant pour que ce ne soit pas le beau brun.
Dommage pour lui, il semble que les cieux ne soient pas de son côté ce soir. Derrière lui près d'un Emmett totalement sous le choc de ce qu'il vient d'entendre, ce tient Brian qui le fixe d'un air glacial qui le fait frissonner. Il sait qu'il est dans de beaux draps. Il va pour ouvrir la bouche pour se défendre mais le regard perçant que lui lance son « meilleur ami » le stoppe. Il déglutit difficilement attendant la suite sans hâte.
- Je suis désolé Brian ! S'exclame Ted, un air sombre sur le visage pensant que ce que le directeur de Kinnetik vient d'entendre le détruit, ne sachant pas encore que ce dernier a déjà fait la paix avec cela.
- Pas de souci Ted, ce n'est pas de ta faute. Cela me fait plaisir de constater que tu me soutienne et prenne ma défense quand je ne suis pas là, déclare Brian avec honnêteté. Merci.
L'autre homme rougit un peu en souriant timidement sous le regard pénétrant de son grand patron. Il n'a pas l'habitude d'être remercier en dehors du travail... Et même au travail, d'ailleurs.
- C'est normal, tu es mon ami ! Affirme avec conviction le directeur financier en osant l'affronter du regard pour lui montrer toute sa loyauté. Outre, que sans toi, je ne sais pas où je serais aujourd'hui...
- Je suis heureux et... quand même soulagé que Emmett et toi, ne soyez pas impliquée dans cette histoire de « bébé », confie-t-il avec un peu d'émotion dans la voix.
Les deux concernés lui offrent un pauvre sourire, gênés et tristes pour lui d'avoir été trahi ainsi par ceux qui se disent être ses meilleurs amis. Ils se demandent intérieurement ce qu'il va faire à propos de Michael. Ils espèrent qu'il ne va pas laisser tomber comme il le fait d'habitude car ce dernier mérite vraiment d'être puni pour avoir participer à un tel plan contre Brian.
Michael a envie de fuir en courant mais il est coincé entre Ted et Brian. Il prie pour que le brun fasse comme d'habitude et lui pardonne même s'il voit dans le regard de ce dernier que cela ne va pas être le cas.
Sortons d'ici ! Allons au Dinner que je dise ce qui se passe à Debbie. Cela t'éviteras que tu ailles perdre ton temps à aller te plaindre demain matin auprès d'elle, déclare Brian en posant la main sur l'épaule de son ancien ami commençant à le guider vers la sortie.
Emmett et Ted observent la scène sans savoir quoi faire. Ils veulent l'accompagner pour le soutenir mais ne veulent pas s'incruster si ce dernier ne le veut pas. Malgré tout, ce qui est en train de se produire touche la vie privée de Brian vue que Debbie est comme sa seconde mère pour lui.
Comme s'il a des yeux dans le dos ou qu'il possède des pouvoirs psychiques , Brian leur crie de ramener leur fesse sans se retourner continuant d'avancer vers la sortie. Il n'a pas de temps a perdre mais ne veut toutefois pas affronter la famille Novotny seul car face à Michael, il n'a aucune chance de parler à moins que quelqu'un l'aide.
Les deux amis du brun échangent un regard avant de suivre le duo d'un pas rapide sous les regards curieux de plusieurs hommes. Ils ne comprennent pas pourquoi Brian qui vient à peine d'arriver se retire déjà avec un Michael qui tire une tête d'enterrement. Cependant, ils sont assez intelligent pour ne pas intercepter Brian ou l'un de ses amis pour leur poser la question. Ils tiennent à leur doit de venir danser au Babylone ! Et puis, ils se doutent bien que d'ici demain, ils seront tout ce qui se passe grâce à la mère Novotny bien trop bavarde pour son propre bien. Il est d'ailleurs étonnant qu'elle ne s'est pas encore attiré de gros ennui, pipelette comme elle est !
Un silence de plomb règne dans le véhicule de Brian qui conduit tranquillement, sans se presser. Il n'a plus besoin de se presser étant donné que Michael se trouve dans la voiture avec lui, sur le siège arrière à côté d'Emmett qui se contente d'observer Liberty Avenue par la vitre pour ne pas croiser le regard coupable qu'à Michael. Il sent que sinon, il va vraiment s'énerver, ne supportant pas la trahison.
Ted est installé sur le siège passager avant, la place normalement réservé à Michael. Il se demande ce qu'il va bien se passer arrivée une fois qu'ils seront au Dinner. Il a peur pour Brian, non physiquement mais moralement. Il risque de perdre sa mère de cœur ce soir et le directeur financier ne s'est pas comment il va survivre à cela.
Le fils de Debbie lui aussi se pose la question de ce qui les attends arrivée au travail de sa mère. Il a peur que les liens avec Brian sont définitivement brisé. Mais ce n'est pas de sa faute si son meilleur ami ne veut pas encore d'enfant ! Il pourrait tout de même faire plaisir à sa meilleure amie ! Et puis, ce qu'il disait plus tôt est vraie : Brian a bien assez d'argent pour un donner un peu pour le futur bébé même s'il ne le voit pas souvent. Ce n'est pas comme si Brian est du genre papa poule et montrait un quelconque intérêt pour avoir une famille. Il ne peut pas s'empêcher de maudire mentalement du futur embarras dans lequel il va le mettre. Il espère bien que sa mère va ne pas le laisser s'en tirer ainsi.
Loin des préoccupation des autres, Brian se rend compte qu'il se sent presque heureux de ne pas être en train de ramener un inconnu au loft. Cela change vraiment de d'habitude ! Il s'aperçoit que quitter Babylone sur ses deux pieds et non, totalement ivre et droguée n'est pas si horrible que ça. Cela est même plaisant de savoir qu'il va pouvoir se rappeler en détails de ce qu'il va vivre cette nuit. Outre, il constate que le fait que sa queue n'a pas encore reçu d'attention de toute la journée et la soirée, ne le dérange pas tant que ça. Il se sent même plus tranquille de cette manière, moins stressé ou inquiet. Il se demande bien pourquoi il se sent autant soulager mais il ne trouve pas vraiment de réponse.
Jetant un rapide coup d'oeil dans le rétroviseur pour voir Michael, il a l'illumination de l'année. Il ne s'inquiète plus de la réaction de son ancien ami. Jusqu'à aujourd'hui, pour ne pas subir les questions incessantes de ce dernier et le stress de devoir trouver les réponses approprier sans risquer de le voir tenter quoique ce soit pour rentrer dans son lit, Brian a toujours préféré rentrer ivre et accompagné même si des fois il voulait juste être tranquille. De cette façon, il évitait ainsi tous problèmes avec Michael et oubliait pendant quelques heures, bénites, il faut le dire, les pleurnicheries de celui-ci.
Son acheminement d'idée, le fait réalisé qu'il y a peut être une raison autre que son amour pour la fête et les soirées endiablées derrière son comportement. Il avoue, depuis qu'il a ouvert Kinnetik sortir ne l'intéresse bien moins, étant souvent épuiser après une longue journée de travail.
Au début, quand il tentait de refuser d'aller au Woody's ou au Babylone, Michael commençait immédiatement à se plaindre et à gémir. Pour ne plus l'entendre, Brian finissait par céder. Maintenant, c'est devenu une habitude. Pour ne plus subir les jérémiades de son soi-disant ami, le brun a choisi de continuer à se comporter comme l'étalon de Pittsburgh malgré le fait qu'il n'en a plus réellement envie. Bon, il ne va pas nier qu'il aime encore énormément le sexe et s'amuser. Mais il n'a plus forcément envie de le faire tout le temps et avec n'importe qui.
Brian finit par s'admettre mentalement quelque chose qu'il a essayé de nier depuis très longtemps : il aimerait bien avoir quelqu'un avec qui, il pourrait raconter sa journée, manger et dormir ainsi que câliner. Même si personne le sait, le brun adore donner et recevoir des câlins. C'est pour cela qu'il ne repousse pas avec tant de force Debbie quand elle se jette sur lui.
Oui, Brian adorerait avoir un compagnon avec qui il pourrait partager sa vie et aimer comme l'autre l'aimerait car malgré ce qu'il a toujours clamé, il rêve de recevoir de l'amour de la part de quelqu'un sans rien devoir en échange autre que son amour.
Le brun comprend en regardant Michael, qu'il a toujours rejeté ce désir au fin fond de son cœur de peur de la réaction de son « meilleur ami ». Il est certain que jamais ce dernier n'accepterait qu'il soit heureux dans une relation avec quelqu'un d'autre que lui et aurait sûrement tout fait pour les briser... sûrement avec l'aide de Lindsay en y pensant. Maintenant qu'il ne se souci plus de lui plaire et n'attache plus d'importance à ses réactions, Brian se sent heureux de se dire qu'à partir du lendemain, il va vraiment pouvoir vivre sa vie comme il l'entend réellement et non plus, comme l'oblige le comportement anormalement jaloux de ses « meilleurs amis ». C'est le cœur léger qu'il continue à rouler.
Arrivé près du Dinner, Brian a de la chance et trouve une place rapidement pas trop loin de l'entrée. Les quatre hommes descendent avec plus ou moins de motivation tout dépend de la personne concerné, le brun étant le premier dehors et Michael le dernier. Brian se dépêche de rejoindre le côté du fils de Debbie, posant de nouveau sa main sur son épaule. Ils se mettent en marche, toujours silencieusement.
Brian laisse Emmett et Ted rentrer avant Michael et lui-même. Lorsqu'il arrive à l'intérieur, toujours guidant Michael, Debbie est déjà pendu au coup du gay flamboyant du groupe. En apercevant son fils et son fils de cœur dans l'entré, elle se détourne du châtain clair pour venir embrasser les deux garçons leur demandant ce qu'ils peuvent bien venir faire ici à une telle heure. Elle sait très bien que ce n'est pas dans leurs habitudes.
Brian lui promet de lui dire si elle les laisse s'installer et qu'elle puisse prendre un quart d'heure de pose pour discuter avec eux. Curieuse comme elle et voyant bien la tête que fait son enfant chéri, Debbie accepte immédiatement en criant à l'autre serveuse qu'elle prend sa pause.
Il ne faut pas longtemps pour que les cinq soient assis tous ensemble autour d'une table du fond , sur les banquettes bordeaux. Brian entouré de Ted et d'Emmett fait face à la famille Novotny. Debbie ne cesse de lancer des regards interrogateurs entre son fils et Brian sentant que quelque chose de mauvais s'est passé. Cependant, elle pressent que ce n'est pas à elle de parler pour le moment. Elle reste donc silencieuse, impatiente de connaître ce qui arrive.
- Ted, je te laisse résumer à Debbie, la conversation que tu as eu avec Michael pendant que j'arrivais, déclare le brun brisant le silence qui s'est installé à la table. Au moins, je suis sûr que Debbie ne va pas te couper la parole alors que si c'est moi qui...
- Ce n'est pas vrai ! Je ne coupe pas la parole, ne peut s'empêcher Debbie pour se défendre prouvant le contraire.
Elle se met à rougie gênée et se tait, laissant Brian terminer de parler.
Comme je le disais Ted, je te laisse la parole, reprend Brian en se tournant vers l'autre homme avant de s'appuyer confortablement contre le dossier de la banquette.
Le concerné hoche positivement de la tête pour montrer qu'il a compris avant de regarder les deux personnes assises en face de lui. Il prend alors la parole et rapporte en détail la discussion houleuse qu'il a eu plus tôt avec Michael.
- Il m'a clairement dit que ce qui compte ne soit pas que Brian s'investisse physiquement dans la vie du futur enfant mais seulement financièrement, déclare avec colère Ted toujours outré que Michael est pu dire cela terminant ainsi son court récit.
Debbie reste un instant silencieuse ne pouvant pas en croire ses oreilles. Non, ce n'est pas possible, elle a mal compris. Son innocent fils ne ferait jamais une chose pareille. Il ne trahira jamais Brian, son meilleur ami !
Je suis certaine que tu as mal compris Ted... Peut être que Michael s'est mal exprimé, tente-t-elle doucement guère sûre d'elle.
Alors que l'expert des chiffres va pour répondre, Emmett vole à son secours affirmant que c'est bien ce qui s'est passé et surtout, ce sont bien les idées que Michael a voulu faire passer au long de la dispute.
Face à la confirmation de l'autre homme, la femme ne sait plus où se mettre ni comment réagir. Elle n'ose même pas regarder son fils un peu part honte pour lui mais surtout par tristesse de ce qu'il l'attend maintenant. A voir le visage de Brian, il ne va pas laisser Michael s'en sortir aussi facilement. Ce dernier se remet à parler en regardant franchement l'homme en tort.
- Michael, j'ai fait d'importants sacrifices pour toi depuis que je te connais, juste pour ne pas te perdre comme ami. J'ai écouté chacune de tes plaintes. J'ai subit en silence chaque reproche de ta mère m'a faite à cause de toi. J'ai pris des coups pour toi au lycée et eu la tête plongé dans les chiottes à ta place pour te protéger, je ne sais combien de fois car tu ne voulais pas te la fermer. Je paye ton loyer, tes factures pour tes joujoux et t'ai aidé à ouvrir ta boutique en te donnant énormément d'argent, de l'argent que je ne reverrait surement jamais. Depuis des années, je t'entretien, te protège, t'écoute et supporte ta famille comme le ferait un compagnon, déclare-t-il d'un calme sévère. Or, nous ne sommes pas en couple et je dirais même que nous ne sommes pas vraiment ami.
A ces mots, l'autre homme hoquète de stupeur. Comment cela, ils ne sont pas des vrais amis ? Il ne comprend pas. Cependant avant qu'il ne fasse un seul bruit, l'autre homme s'explique d'une manière qui rappelle fortement sa façon de faire avec les filles près d'une heure plus tôt.
- Tu crois vraiment qu'un « meilleur ami » passe son temps à insulter le concerné dans son dos ? Ruiner toutes ses chances d'être heureux en se comportant comme une femme jalouse l'empêchant de faire ce qu'il veut ? Demande-t-il de façon rhétorique les yeux fixés sur son interlocuteur qui baisse la tête commençant à se sentir coupable de son comportement. Tu pense vraiment qu'un ami, voit l'autre comme un portefeuille ambulant ?
A l'entente de la dernière phrase, Michael ne peut pas s'empêcher de réagir vivement, creusant un peu plus profondément sa tombe.
- Tu es riche ! Je ne vois pas pourquoi cela te dérange tant d'aider tes amis, brame-t-il faisant encore plus honte à sa mère qui à désormais la preuve en face d'elle du mauvais comportement de son fils. Pas ma faute si je ne suis pas riche comme toi...
Le regard que lui lance Brian, le fait refermé la bouche avant qu'il ne termine sa phrase. D'un seul coup, il regrette de l'avoir ouvert.
- Pas de ta faute... Tu dis que ce n'est pas de ta faute si tu n'es pas aussi riche que moi mais je n'en suis pas certain du tout. Là seule chose que je suis sûr, c'est que ce n'est vraiment pas de la mienne pour une fois, dénonce le beau brun. Je me souviens parfaitement que Debbie et Vic, ont été d'accord de payer tes cours à l'université pour que tu aies plus qu'un diplôme du secondaire et je me souviens très bien que tu as violemment rejeté cette idée, préférant rentrer immédiatement dans la vie active.
Il regarde son meilleur ami se taisant un instant avant de reprendre de plus belle, enfonçant un peu plus profondément le clou.
- Je n'ai jamais eu personne pour m'aider. J'ai travaillé pour chaque putain de centime que je possède aujourd'hui ! Ma bourse sportive. Mon diplôme universitaire. Mon loft. Mon entreprise, Kinnetik et même m'a putain de voiture ont été gagné à la sueur de mon front car je n'ai pas eu la moindre personne pour me payer quoique ce soit ! Énonce-t-il avec fermeté, une lueur de fierté brûlant dans son regard. Tout ce que j'ai aujourd'hui, c'est parce que je me suis bouger le cul et travaillé pour ça. J'ai construit ma fortune personnelle en partant de rien à l'aide de mes mains. Je n'ai jamais compté sur ma famille ou mes amis pour m'aider.
Il s'arrête quelques secondes, jette un coup d'oeil vers Debbie qui a les yeux fixé sur la table avant de continuer.
- A vrai dire même imaginer demander de l'argent à quelqu'un me fait frissonner d'horreur ! Admet-il. Toi, tu as une famille qui était prête à t'aider et tu as préféré refuser... Tu aurais pu aller à l'université et avoir aujourd'hui autant d'argent que moi, mais tu as choisi de travailler au supermarché du coin.
De nouveau, Michael n'arrive pas à garder ses lèvres closes. Rouspétant qu'il n'avait pas les capacités pour faire des études supérieurs. Son argument est immédiatement contré par le brun qui déclare qu'il en avait les moyens intellectuels mais ce qu'il n'avait pas, c'était la motivation d'étudier autant. En effet, travailler n'était pas le maître mot de Michael à cette époque, et même maintenant si l'on se penche sur les horaires qu'il fait dans sa boutique. Non, monsieur préférait passer du temps à jouer avec ses figurines et à lire des bandes dessinés que d'apprendre ses cours.
- Tu ne comprends Bri, se lamente Michael prenant son fameux air de chien battu. Pour toi, étudier semble si facile et c'était sûr que tu réussisse à l'université. Moi, j'ai toujours été moyen en cours, rien ne prouve que j'aurais réussi.
Il termine sa déclaration en croisant les bras en faisant la moue comme le ferait un enfant qui bouderais, ne faisant pas attention aux regards exaspérés des trois hommes en face de lui.
- Je comprend parfaitement ta peur de l'échec, chacun de nous l'a en lui. Mais si tout le monde avait fait comme toi, choisit de ne rien faire de crainte de se voir échouer, nous en serions encore à l'aire de cromagnons en train de regarder un arbre en feu sans oser bouger et sans tenter d'en créer un nous-même de peur d'échouer, informe le brun d'un ton à la limite de l'ennui. Mais ce n'est pas le sujet de la discussion. Je suis là pour parler de ton comportement plus qu'enfantin et irrespectueux envers moi surtout en sachant tout l'aide que je t'ai apporté. Tu crois que je ne sais pas ce que tu dis de moi quand j'ai le dos tourné ?
Ted et Emmett se tournent vers Brian, un air surpris sur le visage. Ils se demandent de quoi il parle, ne sachant pas la conversation qu'à surpris le brun au magasin de Michael. La mère de ce dernier, préfère observer la réaction de son enfant pour voir si Brian ne ment pas même si elle se doute bien qu'il ne cacherait pas la vérité, honnête comme il est. Elle se sent encore plus rougir de honte, persuader qu'elle est désormais plus rouge que les tomates qu'elle utilise pour sa fameuse sauce pour ses traditionnelles lasagne lorsqu'elle voit son garçon chéri se recroqueviller sur lui-même, sous le regard froid de son « meilleur ami », le visage coupable.
Lisant l'incompréhension sur la face pâles de son directeur financier et de son ami flamboyant, Brian explique la conversation qu'il a surpris entre Michael et Lindsay. Il mentionne chaque insulte et reproche que les deux lui faisaient pensant que jamais il ne serait au courant de cette discussion. Au fur et à mesure qu'il parle, Michael semble se transformer en statue de pierre sous les regards stupéfaits et outragés de son entourage.
Lorsque Brian termine son histoire, un lourd silence s'abat sur la table. Personne ne pensait que le passionné par les comics pouvait être si haineux, jaloux et virulent dans ses propos envers la personne qu'il considère comme son « meilleur ami ». Si c'est comme cela qu'il voit son meilleur ami, alors le reste du groupe se demande bien comment il les considère, eux, ses simples amis.
- Rends moi, les clés du loft maintenant, ordonne le brun décidant qu'il est temps de mettre fin a la discussion et à cette soirée de toutes vérités.
Michael reste quelques secondes effarés par la demande. Il hésite à obéir mais en voyant tous les regards sinistre tourné vers lui, il s'exécute. Il sort son trousseau de la poche de son jean et d'une main tremblante décroche celles qui appartiennent à Brian avant de les lui tendre.
- Merci, dit Brian en récupérant les bouts de métaux et les enfonçant dans les poches de sa veste en cuir. Maintenant, je vais te dire une dernière chose et j'espère bien me faire comprendre. Je vais être gentil et ne pas te demander de me rembourser chaque putain de centime que je t'ai donné malgré mon droit. Mais ne vient plus jamais me voir pour quoique ce soit : argent, soirée, discussion... Je ne veux plus jamais que tu me parles ! Reste loin de moi et tout ce passera bien.
Ted sentant que c'est le moment où Brian va quitter les lieux, se lève pour lui laisser la place de passer et le suivre tandis qu'Emmett se prépare lui aussi à quitter les lieux avec les deux autres. Libéré de ses mouvements, le brun se met debout et reste un instant à regarder Michael qui commence à pleurer, réalisant qu'il a perdu son « meilleur ami » et surtout, ses chances pour être son compagnon.
- Si tu viens me déranger ne serait-ce qu'une seule fois, tu vas découvrir comment je peux me comporter lorsque je suis poussé à bout... Je te promets que ce sera pire que tout ce que tu peux imaginer, conclut-il tranquillement, la voix dégoulinant de menace de torture et de mort.
Sur ces mots, il fait un léger signe de la tête à Debbie devenue totalement livide, se retourne et se dirige d'un pas princier vers la porte sous les regards de tous les clients du Dinner, qui ont entendu la dernière tirade. Ted et Emmett s'empressent de lui emboîter le pas sans prendre le temps de saluer la femme à la perruque rousse.
Une fois dehors, Brian sort son paquet de clopes, en prend une et l'allume. Il tire une longue bouffée, s'appuyant contre le mur froid. Ses deux amis l'observent en silence, l'air inquiet comme s'ils ont peur qu'il s'effondre soudainement. Il leur sourit alors et affirme d'une voix tranquille qu'il va bien. Il se sent plus qu'apaiser maintenant qu'il a mis les choses au point et qu'il sait qu'il pourra dès demain être vraiment lui sans souffrir du comportement plus qu'irritant de Michael.
- En tout cas, merci de me soutenir et de m'avoir défendu. Je sais que je ne suis pas facile à supporter et j'en suis désolé mais...
- Mais c'est comme cela que nous t'apprécions, assure Emmett avec un grand sourire. Si tu ne ronchonnais pas, n'était pas honnête à faire grincer des dents et aussi confiant, tu ne serais pas Brian Kinney !
Le brun se contente de lever les yeux au ciel face à cette tirade même si cela lui réchauffe le cœur qu'il n'est pas évoquer son penchant pour le sexe et l'alcool. Ils restent silencieux le temps qu'il finisse sa cigarette. Ce n'est que quand il a jeté son mégot dans le caniveau et qu'ils se dirigent vers sa jeep qu'ils se remettent à parler. Brian propose qu'ils aillent au loft se regarder un film tranquillement, déclarant qu'à cette heure-ci l'ambiance au Babylone ne doit plus être génial.
Ses amis savent bien que c'est faux, au contraire à cette heure-ci, le thumpa-thumpa résonner de toutes ses forces, faisant trembler les murs, motivant les hommes en sueur à se déhancher sur la piste de danse et se perdre dans la musique. Cependant, ils comprennent que cette proposition est une sorte de cadeau de remerciement pour leur soutien pendant cette soirée outre le fait que l'homme veut un peu de calme pour pouvoir se détendre après tous ces événements. Ils acceptent l'offre avec plaisir et montent dans la voiture.
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Avant de rentrer chez lui, Brian s'arrête devant un vidéo-club pour louer quelques DVD. Il a décidé d'emprunter la trilogie du Seigneur des anneaux ayant appris à sa plus grande stupéfaction que ni Ted ni Emmett ne l'ont regardé. Il est vrai que ce n'est pas le genre que le comptable et la diva apprécie mais quand même, cela reste un classique ! Même lui a pris le temps de lire les livres alors que ce n'est pas forcément la chose qu'il préfère faire avant d'aller dormir.
Dans le magasin de location, le trio ne met pas longtemps à trouver ce qu'il cherche et ce, sans l'aide du vendeur qui est trop occupé à baver devant le beau brun qu'à faire son travail. D'ailleurs, lorsque Brian arrive à la caisse avec le fameux coffret dans ses mains, l'employé n'hésite pas un seul instant avant de tenter sa chance.
- Si tu veux mon beau, j'ai un gros paquet à te montrer à l'arrière, ronronne-t-il son regard brûlant d'envie fixement poser sur l'entrejambe du client.
Il n'essaye pas d'être subtile, son attention est trop bien trop occupé à penser à ce qui l'attend. Il connait de réputation l'homme et ne pense pas une seule seconde que ce dernier va refuser ses avances.
Brian le dévisage pendant quelques secondes et constate que l'homme est plutôt beau garçon avec ses cheveux châtain et ses grands yeux chocolats sans oublié son corps longiligne et finement musclé qu'il peut voir à travers le t-shirt serré bleu nuit qu'il porte. Il est le genre que le brun apprécie et ses amis qui le connaissent bien, se préparent déjà à visiter un peu plus longtemps les allées du magasin pour lui laisser le temps de faire ce qu'il a à faire.
- Je n'ai pas besoin de ça pour le moment. J'ai d'autres choses plus intéressantes de prévus ce soir, déclare-t-il à la surprise générale.
Ted et Emmett n'en croient pas leurs oreilles tout comme l'homme qui vient de se faire repousser. Face à l'expression du visage de Brian, ils sont vite convaincu qu'ils ont bien entendu. Cependant, le vendeur refuse de laisser échapper l'occasion de tester les capacités de l'étalon de Pittsburgh, il se met à insister.
- Allez ! On en n'a pas pour très longtemps ! Je suis sûr que ce que tu prévois de faire n'est pas urgent. Cela peut attendre le temps que je te montre mes talents, susurre-t-il en se penchant légèrement sur le comptoir, se léchant les lèvres avec sensualité pour gagner toute l'attention du brun.
Bien entendu, la tentative du vendeur réussi mais pas dans le sens qu'il a espéré vu l'air ennuyé qui est apparu sur le beau visage de son interlocuteur.
- Quand je dis que je n'ai pas le temps, c'est que je n'ai pas le temps. Et là, je n'ai vraiment pas le temps de m'occuper des besoins d'un pleurnichard inconnu, rajoute-t-il presque avec dédain, le comportement de l'homme lui rappelle fortement celui de Michael. Donc, maintenant, fais ton travail !
De mauvaise grâce et vexé d'avoir été remis à sa place en se faisant traiter de « pleurnichard », il s'exécute rapidement. En deux minutes, il termine son travail et tend le coffret avec la facture d'un montant de sept dollars au brun. Celui-ci paye en espèce et récupère l'objet en lâchant un « merci » peu amical avant de commencer à tourner les talons avec ses amis qui sont resté silencieux pendant l'échange.
A peine ont-ils fait quelques pas que le trio s'arrête et que Brian se retourne, furieux. En deux grandes enjambés, il revient devant le comptoir et regarde froidement le caissier. Il vient d'entendre quelque chose qui l'énerve profondément et ne tarde pas à le faire savoir à la personne qui a parlé.
- Le « ça » comme tu viens de le dire si bien, ce sont mes meilleurs amis ! Et je préfère passer mon temps à regarder des films avec eux que de baiser des minables comme toi qui doit supplier pour coucher, clame-t-il avec férocité, une lueur menaçante dans le regard.
Il s'arrête une seconde pour observer la réaction de l'employé qui ne se fait pas attendre. La face rouge, et de honte d'avoir été entendu, et de colère d'avoir été touché dans sa propre virilité, aucun homme ne va nier qu'il est plus que rageant que quelqu'un lui dise qu'il est un mauvais coup au lit, il se redresse de tout sa taille en serrant les poings.
- Comment ose-tu me traiter de minable ? S'écrie-t-il avec hargne. C'est toi le minable, passer une soirée à regarder des films avec des bouseux un samedi soir et pitoyable.
- Au moins, cela veut dire que je gagne bien assez pour ne pas devoir travailler la nuit pour quinze dollars de l'heure, répond du tac au tac Brian d'un ton plus calme mais désormais glacial. En outre, au dernière nouvelle, c'est toi qui voulais ma grosse bite dans ton sale cul plat, donc je te conseille vivement de la fermer et ne pas insulter le peu de clients qui rentre ici.
L'autre homme semble devenir encore plus écarlate à ses paroles qui rappelle étrangement au trio un homard en train de bouillir dans une casserole qui le regarde presque avec fascination en attendant son intervention. Ils s'attendent que face à de tel propos, ce dernier explose et se mette à déverser toute sa fureur tel un dragon crachant sa puissante flamme.
A leur étonnement et légère déception, ce n'est pas ce qui arrive. Ce dernier est tellement perturbé qu'il ne trouve même pas les mots pour s'exprimer. Il se contente de fusiller du regard le brun en serrant les dents, se retenant de le frapper avec force.
Brian comprend immédiatement que son interlocuteur ne va pas répliquer. Il reprend la parole avec une certaine délectation qu'il cache sous son masque de froideur.
- Je vais t'épargner l'humiliation de t'excuser auprès de mes amis vue que j'ai des choses bien plus intéressante à faire que te voir jouer les poissons rouges... sans mauvais jeu de mots, finit par ajouter après une seconde de silence faisant esquisser des sourires sur le visage de ses amis. Je te souhaite donc une bonne soirée à t'emmerder ici, pendant que je vais visionner cet excellent film dans mon immense loft avec mes amis.
Il repart et se dirige vers la porte d'entrée, ouvre la porte et la retient pour laisser sortir Ted et Emmett. Juste avant qu'il quitte lui-même le magasin, il tourne la tête une dernière fois pour observer l'autre homme.
- Une dernière chose, je ne pense pas que ton patron sera très heureux d'apprendre que tu utilises la réserve pour te faire baiser par les clients, lance-t-il. Alors, je te conseille vivement de changer ton attitude !
Il sort et retrouve ses amis qui l'attendent dehors dans le calme. Il ne s'arrête pas continuant à marcher vers sa voiture. Les deux autres hommes le suivent sans parler. Ce n'est qu'à l'abri dans le véhicule qu'Emmett le remercie à de mi-mots qu'il est pris leur défense à Ted et à lui. L'homme lui fait signe que ce n'est rien et se met en route pour rentrer chez lui.
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Il ne leur faut pas plus de dix minutes pour que Brian arrive en bas de son immeuble. Il fait rapidement le tour et va se stationner dans sa place de parking à l'arrière du bâtiment. Il est soulagé de voir qu'il n'y a pas Michael en train de l'attendre comme un petit chiot perdu pour s'excuser et se lamenter.
Il faut dire la vérité, il s'attendait vraiment à ce que ce dernier ne vienne et ne tente de se réconcilier avec lui le suppliant de lui laisser une dernière chance, un peu comme un homme ou une femme pris en faute et qui implore le pardon de l'autre. Bien entendu, dans l'histoire se serait Michael la femme vu son attitude, ses nombreuses crises de jalousie et ses caprices rappelant ceux d'une femme enceinte prête à accoucher qui n'en peut plus et s'en prend à tous ses proches pour patienter.
Pendant un instant, Brian s'imagine son ancien ami dans une robe bouffante plein de nœuds et de dentelle rose, un chapeau de tissus de la même couleur que le vêtement surmontés de fleurs blanches cachant une perruque brune aux mèches emmêlées, maquillé comme une voiture volée, le mascara coulant sur ses joues fardés, à genoux devant lui, les mains jointes couinant, gémissant que s'il lui laisse l'occasion, il lui montrera qu'il est une épouse parfaite.
Le brun ne peut s'empêcher de rire aux éclats à cette vision bizarre et improbable faisant sursauter ses deux compagnons de fortune qui s'échangent un regard rapide. Brian est en train de perdre la tête ! Pensent-ils silencieusement. Ce dernier n'en a que faire de leur avis pour le moment, heureux de pouvoir rire et relâcher la pression.
Il lui faut une bonne minute pour se remettre de son fou rire mais quand il y parvient, il déclare qu'il est temps qu'ils découvrent la Terre du Milieu, les Hobbits et le fameux Gollum, l'un des personnages si ce n'est le personnages qui l'a le plus marqué, non seulement par sa laideur mais aussi par sa folie.
Les deux hommes acceptent facilement et le suivent dans le monte-charge qui sert d'ascenseur sans poser plus de questions sur son amusement passé. S'il avait eu envie de leur en parler, il n'aurait pas hésiter à partager le sujet qui l'a tant diverti. Ce n'est pas le cas alors ce n'est pas à eux de le forcer à discuter de cela.
A peine eu-t-il fermé sa porte que Brian se dirige vers son coin nuit pour se changer tout en donnant l'ordre à Ted de mettre le DVD et de s'installer confortablement avec Emmett. Son directeur financier récupère le coffret sans rien dire et s'exécute tranquillement tandis que l'homme flamboyant du trio va s'asseoir délicatement sur le long sofa clair. Il est en train de réaliser que c'est la première fois depuis qu'il connait Brian qu'ils vont passer une soirée chez lui. Normalement, ils ne font passer qu'en coup de vent ici, soit pour le prendre soit pour le déposer mais jamais ils ne restent plus de cinq minutes à l'intérieur. Il ne connait donc pas très bien le loft alors que pendant que les deux autres sont occupés, il se tourne et retourne sur son séant pour observer le plus de choses possibles dont il n'a jamais eu le temps de voir lors de ses courtes visites.
Lorsque Brian réapparait, vêtu d'un pantalon de sport gris et d'un t-shirt noir, les pieds nus, il remarque immédiatement ce qu'est en train de faire Emmett. Au lieu de se sentir énervé par la curiosité naturelle de son ami, il se sent presque flatté. Qui ne voudrait pas savoir ce que cache l'étalon de Pittsburgh entre ses quatre murs ?
- Mes jouets sont bien cachés, tu ne vas pas les trouver comme ça ! Déclare-t-il en venant s'affaisser à ses côtés provoquant une lueur de gêne dans le regard de son ami qui lui offre un sourire penaud.
Il lui rend son sourire qui démontre qu'il n'est pas vexé du comportement du jeune homme puis il s'adresse à Ted lui demandant s'il s'en sort. Ce dernier grommèle qu'il a presque terminé. Les avertissements et les quelques publicités avant l'apparition du menu qui ne peuvent, malheureusement, pas être sauter ont ralenti la manœuvre.
Comme pour prouver ces dires, la page d'accueille est révélée sur le grand écran. L'expert en chiffre met alors en route le film et vient rapidement s'installer auprès des deux autres qui ont déjà les yeux fixé sur l'écran. Il ne leur faut pas longtemps pour se perdre dans le film, écoutant et regardant attentivement chaque scène.
Quand le premier épisode est terminé, ils ne se concertent pas plus d'une minute pour décider de visionner le deuxième DVD ne tenant pas compte des bâillements qu'ils ont commencés à faire. Juste avant de le démarrer, Brian se lève et va récupérer une bouteille d'eau dans son réfrigérateur. De sa cuisine, il demande aux deux autres s'ils veulent boire quelque chose leur proposant soit de l'alcool, de l'eau ou du jus de goyave.
- L'eau m'iras très bien Brian, répond Emmett en levant les bras en l'air pour s'étirer tandis que Ted décline l'offre.
Le brun ramène une seconde bouteille avec lui et la donne à son ami. Avant de s'installer, sentant qu'ils risquent de s'assoupir devant le film, il va régler son alarme pour être sûr de se réveiller à l'heure. Il ne peut pas se permettre d'arriver en retard au bureau le lendemain matin non seulement parce qu'il a une importante réunion mais aussi parce qu'il tient à appeler les personnes dont Lindsay lui a parlé pour le fameux concours d'art. Il se doute bien que s'il n'arrive pas à les joindre avant que la femme ne leur parle, jamais il pourra leur exposer son idée et proposer son aide.
Il connait si bien le caractère de la blondinette qu'il sait très bien qu'elle va vouloir se venger de son refus et de son réquisitoire à l'encontre de sa compagne et d'elle-même en s'attaquant à ce qu'il aime. Elle n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds et déteste être contredite même si c'est elle qui a tort. Elle sait très bien que Kinnetik est sa plus grande fierté et est assez intelligente pour savoir que l'empêcher de la faire connaître est une excellente idée d'attaque.
Programmant un rappel sur son portable pour être certain que passer ce coup de fil est l'une des première chose qu'il fera, il revient vers ses amis qui l'attendent avec impatience voulant regarder la suite le plus rapidement possible. Il se laisse tomber sur le canapé, pose ses pieds sur la table et termine en vitesse d'écrire la note et de l'enregistrer. Il pose son portable à ses côtés et fait signe à Ted qui a déjà la télécommande, le doigt au dessus du bouton de lecture, qu'il peut mettre le film.
Alors que ses deux amis replongent quasiment immédiatement dans la suite de la célèbre trilogie, Brian est distrait par une constatation qui l'étonne un peu et lui réchauffe le cœur. Il est en train de passer une soirée tranquillement chez lui avec ses amis à regarder des DVD. Il n'y a pas la moindre goutte d'alcool, pas la moindre drogue et encore moins d'inconnu pour du sexe dans le loft et pourtant, il se sent mille fois plus heureux que lors de l'une de ces fameuses nuits d'orgies sexuelles qu'il a l'habitude de vivre.
Même pendant les jeudis soirs qu'il consacrait à Michael, le brun ne s'est jamais senti aussi bien, détendu et apaisé. Il faut dire qu'à chaque fois, ils finissaient par terre, au milieu de cadavre de bouteilles d'alcool et de mégots de cigarette, totalement ivre mort et leur esprit élevé au delà de la stratosphère. De mémoire, ils n'ont jamais réussi à regarder un film en entier ! Au bout d'une demie-heure, Brian ne pouvait s'empêcher de boire un verre, puis un deuxième à écouter Michael qui commençait à critiquer le jeu des acteurs, leur costumes, les décors, etc.
En jetant discrètement un coup d'oeil vers ses deux amis, il devine pourquoi avec son ancien ami, il se comportait ainsi et pourquoi il n'a pas ressenti de faire de même ce soir. Ni Ted, ni Emmett qui pourtant adore parler, n'ont émis le moindre mot, fait le moindre commentaire sur le film depuis le début. Ils se contentent d'observer en silence et avec attention ce qui se passe. Non dérangé par le bourdonnement incessant de plaintes et de critique, il a pu lui aussi donner toute son attention au septième art. Pris par l'action, il n'a pas senti le besoin de boire ou de fumer pour planer un peu.
Il se rend compte qu'il choisissait de boire pour pouvoir supporter les jérémiades du passionné de comics, ne pouvant rien faire d'autre que de l'écouter. Des souvenirs remontent à la surface et il se rappelle qu'à chaque fois que quelque chose à l'écran parvenait soudainement attirer son attention, Michael se mettait à parler encore plus et encore plus fort. Brian réalise que ce dernier était même jaloux de la télévision, ne parlant en fait que pour qu'il s'intéresse à lui et non, au film.
Ses réflexions le ramène à penser à Michael et son attitude quand il était avec lui. Il ne lui faut pas plus d'une minute pour estimer que depuis quelques temps, ce dernier essayé de s'incruster un peu plus dans sa vie l'appelant sans cesse à son travail pour lui parler de son magasin ou de la soirée de la veille, s'invitant de plus en plus à son loft sans demander et sans se soucier s'il était libre ou non, lui demandant sans cesse plus d'argent.
Une conclusion lui saute à l'esprit et Brian ne peut s'empêcher de s'interroger sur lui-même : comment a-t-il pu être aveugle pendant aussi longtemps et ne pas remarquer que Michael était en train de l'enchaîner lentement mais sûrement à lui ?
Plusieurs réponses fusent en lui dont l'une qu'il retient en particulier. Le fils Novotny a travaillé tout en subtilité, utilisant la ruse et la sournoiserie pour s'installer un peu plus profondément dans la vie du brun. Celui-ci, qui ne pensait pas jusqu'à maintenant que ce dernier était capable d'autant de fourberie et de calcul, a toujours cru que c'était par amitié que Michael faisait cela et qu'il ne s'est jamais méfier. Comme quoi, les apparences sont trompeuses et c'est une chance incroyable qu'il est surpris la discussion entre Michael et Lindsay car qui sait jusqu'où cela aurait pu aller ?
Heureusement qu'aujourd'hui, il a mis un terme définitif à ce piège infernal que ses deux soi-disants « meilleurs amis » étaient en train de refermer sur lui avant qu'il ne perde trop de plumes. Bien que son compte se trouve alléger de plus d'une centaine de milliers de dollars qui est une somme assez conséquente, dans cette histoire, Brian s'estime chanceux que ce n'est pas toutes ses économies qui y soient passés. Dire qu'il a failli accepté de mettre l'hypothèque de la maison de Debbie à son nom à la demande de Michael ! Il est certain que s'il avait accepté, il aurait définitivement ouvert la porte au loup et jamais, il n'aurait pu la refermer.
Face à toutes ses découvertes et ses constatations assez dures, Brian ne se sent pas triste du tout. Il a appris une bonne leçon : comme quoi il faut se méfier de l'eau qui dort et que nos amis ne sont pas toujours ce qui nous veulent du bien. Il a aussi pu voir la loyauté d'Emmett et de Ted à son encontre. Il est facile de voir que ces derniers se sont toujours plus comportés en amis que Michael et Lindsay. Il a perdu deux proches mais gagnés deux véritables amis sur qui il peut compter.
C'est sur ses pensées que Brian finit par s'assoupir à côté de ses deux amis qui ne tardent pas à le suivre dans les bras de Morphée, laissant le film terminer sans spectateur.
Bientôt la suite...
