Hellooooo everybody !
Prêtes pour la suite ?
Bon, les reviews d'abord :
MERCI A TOUTES (je pense que nous sommes exclusivement de la gente féminine, je me trompe ?)
Doll-chan : J'espère juste que ça deviendra pas encore plus "eau de rose" xD
QueenBlade : Niark niark ! Tu vas voir, voici le comment du pourquoi ;)
aerise01 : +1 ! Y a vraiment pas assez de Grimmhime sur ce site :P
nani : Mais... Mais... Faut pas ! *tend un mouchoir* Prépare la boîte, parce que ça s'améliore pas avant un bout de temps ! *ne pas dire que l'auteure a pleuré en écrivant l'histoire*
Lauwwene : Prépare-toi à un chapitre tout aussi "joyeux" que le précédent...
Etrange, la Folle n'a pas écrit de review ? Va falloir que j'aille voir si les Martiens de Los Angeles ne l'ont pas kidnappé... ^^
Disclamer : Les persos ne m'appartiennent pas, dommage. Sauf Jared, niark niark ! :)
Bonne Lecture !
Chapitre 2
« Bonjour, docteur !
- Bonjour, Rukia. Tu pourras donner mes dossiers à Unohana, s'il te plait ?
- Bien sûr. »
La rouquine donna sa paperasse à la jeune infirmière. Devant la mine déconfite de cette dernière, elle comprit que tout l'hôpital savait pour la tragédie. Elle remercia la jeune fille du regard quand celle-ci lui présenta ses condoléances d'une voix au bord des larmes. La perte de soldats étaient toujours accueillie avec beaucoup d'émotions dans le centre hospitalier.
Ulquiorra l'attendait, patient. Ils marchèrent silencieusement jusqu'à la morgue où le médecin légiste et le beau brun restèrent en retrait pour respecter la tristesse de la jeune femme.
Ils étaient tous là. Sept corps allongés sur des tables métalliques, un drap recouvrant leurs corps froids et leurs blessures mortelles. Pas n'importe quels corps, pas n'importe quelles victimes d'accidents, pas n'importe quels soldats inconnus… C'étaient les personnes qui comptaient le plus pour elle, c'étaient des souvenirs, des rires, des pleurs, des confidences… C'étaient ses amis. Les larmes dévalaient déjà ses joues quand elle s'approcha de la première personne.
De longs cheveux noirs qui encadraient un visage à tendance sadique, une longue silhouette filiforme et un bandeau qui cachait un œil disparu et la cavité qu'avait formé la balle ennemie. Orihime ferma les yeux, l'homme avait toujours été celui que tout le monde aimait détester, mais qui mettait l'ambiance dans les fêtes grâce à son don pour le mixage…
« Nnoitra Jiruga. »
La rouquine passa à la deuxième table, pendant que le médecin marquait le dossier de Nnoitra avec le tampon « identifié » et qu'Ulquiorra regardait une dernière fois le visage blafard avant de le recouvrir du drap blanc…
La peau mate, un visage d'ange encadré par de longs cheveux dorés… Le souvenir d'une jeune fille sérieuse avec tous les meilleures conseils du monde et le visage radieux de la jeune maman heurta la rouquine de plein fouet.
« Tia Hallibel. »
A ses côtés, un homme aux cheveux mi-longs et brun assortis d'une petite barbichette semblait s'être, comme à son habitude, endormi. Le paresseux de la troupe, pourtant toujours là en cas de pépin… Il ne s'était jamais marié avec Hallibel, mais ils avaient fondé une famille, malgré l'ombre menaçante d'une guerre alors imminente.
« Coyote Starrk. »
Orihime continuait à affronter ses souvenirs et derrière elle, toujours le même rituel : le tampon du médecin et l'adieu silencieux de son frère.
Les longs cheveux rouges sang, des tatouages tribaux sur le front et malgré tout, un visage enfantin… Lui n'avait jamais connu la peur, il fonçait dans le tas, gagnant nombres de cicatrices et de râteaux bien mérités. Secrètement amoureux d'un noble obstétricien, il préférait s'amocher au saké avec son meilleur ami plutôt que d'aller avouer sa flamme. Le genre d'ami qui a toujours des plans foireux pour draguer ou entrer en boîte illégalement, mais qui se dévoue corps et âme pour sortir ses amis du pétrin…
« Renji Abaraï. »
Des cheveux courts et hirsutes, un 69 aguicheur tatoué sur la joue, trois cicatrices qui s'étendaient de la pointe des cheveux jusqu'au menton et un autre entre son œil et son tatouage, mais qui donnait un charme indéniable et un virilisme à tout épreuve au visage doux de l'homme. L'intello, celui qui faisait réviser pendant des heures sans interruptions, mais qui craquait devant la moindre invitation de Renji pour aller faire le tour des bars…
« Shuuhei Hisagi. »
Orihime respira profondément, la dernière ligne droite se dessinait devant elle. Les deux dernières identifications, les plus difficiles, celles des jumeaux ou des twins comme la bande les surnommait avec affection.
Lui était blanc, pas albinos, mais atteint d'une maladie rare qui lui avait donné une peau et des cheveux d'une blancheur hivernale, sa langue bleue et ses yeux noir et or qui luisaient toujours d'une lueur folle. Toujours près à faire les 400 coups avec ses frangins, ne jurant que par sa personne et s'autoproclamant être le roi de son jumeau.
« Shiro Kurosaki. »
L'autre, le jumeau, la moitié de Shiro… Ses cheveux roux ébouriffés, ses yeux ambres protecteur… Il avait toujours était aux côtés d'Orihime, même lors de sa déprime après la rupture de son grand frère. Il avait attendu un an avant de lui proposer de prendre sa place en lui promettant de ne pas le remplacer. Ce qu'il avait fait à la perfection. Elle l'aimait, oui, mais jamais comme elle avait aimé Grimmjow…
« Ichigo Kurosaki. »
La rouquine posa doucement ses mains sur le visage pâle, se mit front contre front avec Ichigo : leur position préféré. Il allait ouvrir les yeux, lui faire peur et hurler de rire pour sa bonne blague. Puis devant l'air contrarié de sa douce, il s'excuserait et l'embrasserait doucement pour se faire pardonner.
« Aller, Ichi, ouvre les yeux. C'est plus drôle, maintenant ! Aller… »
Orihime éclata en sanglots en plongeant ses doigts fins dans la douce chevelure rousse de son amant. Ulquiorra la redressa doucement et la fit pivoter contre son torse. Il la berça tendrement, il avait toujours eu un côté paternel avec elle.
« Szayel ? »
Le médecin légiste releva le nez, les effusions sentimentales n'étaient décidément pas pour lui. Il regarda la jeune femme qu'il avait rarement vu pendant ses années fac, mais qui était devenue une collègue charmante qui aidait les familles des victimes pour lui épargner de faire face aux cris et aux pleurs. Il s'en voulait un peu de se cacher, mais il ne supportait définitivement plus les larmes et autres sentiments ridicules.
« Oui, Orihime ?
- Est-ce qu'ils ont souffert ? Réponds franchement.
- Non, la plupart ont été tués sur le coup comme Shiro qui s'est prit une balle dans le front.
- Et Ichigo ? demanda-t-elle d'une voix tremblante.
- Euuh… Il a été criblé de balles dans le dos, il est mort assez doucement, mais en héros ! »
Orihime le regarda sans comprendre et Ulquiorra la serra plus fort contre lui.
« Il a protégé Grimmjow qui a été touché juste après Shiro. »
Elle observa son frère avec attention, avant de comprendre… Ichigo avait sauvé son grand frère, il s'était sacrifié pour cet homme… Même dans ses derniers instants, il avait été à l'image de sa vie : protecteur. Orihime sentit à peine son frère qui l'emmenait loin de la morgue, elle marchait vers la chambre de Nell sans le savoir. Quand une voix la réveilla, elle l'aurait reconnue entre mille. Se dégageant de la prise du brun, elle ouvrit une porte en grand…
-o-o-o-o-
« Lieutenant, il faut que je change votre perfusion.
- Rien à foutre.
- C'est important, elle est bientôt vide et-
- Nan, t'enfonceras pas ta putain d'aiguille dans mon bras, 'kay ? »
Hanatarô Yamada soupira, voilà bien un quart d'heure qu'il essayait vainement de soigner le lieutenant arrivé le matin même. Il lança un regard implorant au soldat de mauvaise humeur. L'infirmier ouvrit les rideaux pour laisser le beau temps s'infiltrer dans la chambre du blessé qui tourna la tête pour admirer la vue du parc. Ses yeux accrochèrent les ombres des croix blanches, son visage se ferma, ses yeux se voilèrent. Le jeune infirmier se rendit compte de son erreur, il ferma à nouveau les rideaux.
« Laisse ouvert.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idé-
- LAISSE CE RIDEAU OUVERT, PUTAIN BORDEL DE MERDE ! » vociféra le lieutenant.
Alors qu'Hanatarô laissait le soleil à nouveau entrer, le blessé se redressa fixant désespérément le cimetière qui s'étendait à perte de vue et la porte s'ouvrit avec fracas. Le soldat ne se retourna même pas. Une jeune femme se tenait dans l'encadrement de la porte, elle pleurait et ses yeux reflétaient le plus grand soulagement.
« Grimm'… » murmura-t-elle d'une petite voix.
Le désigné arrêta sa contemplation, baissa la tête et répondit sans un regard pour sa visiteuse.
« Orihime. »
La rouquine s'approcha, intimidée. Encore ce ton froid, impassible qui la maintenait loin, très loin de lui.
« Tu es vivant, Dieu soit loué…
- Avoues, t'aurais préféré qu'ce soit Ichi. Arrête d'faire genre qu't'es contente d'voir ma gueule d'enfoiré. » répondit-il d'une voix dure, abrupte.
Grimmjow avait daigné se retourner. Il planta ses yeux électriques dans les orbes irisées. Orihime étouffa un sanglot, comment pouvait-il pensé cela d'elle ? Hanatarô fixait sa supérieure avec de grandes mirettes d'enfant.
« Docteur Inoue, je-je suis désolé pour v-vous…
- Que fais-tu là, Yamada ? souffla l'interrogée avec le ton de la profession.
- J'étais venu donner les soins au lieutenant Jaggerjack, mais il s'obstine à les refuser.
- D'accord, vas voir les autres patients, je m'occupe de lui. »
L'infirmier partit sans demander son reste, les disputes de vieux couple ? Très peu pour lui, merci. Orihime, elle, prit une seringue et s'approcha de Grimmjow qui ne disait plus rien.
« Tu te trompes, je suis vraiment heureuse que tu sois encore en vie. »
Le bleuté leva les yeux au ciel, plus pour éviter le regard gris que pour montrer son irritation. Il grimaça quand l'aiguille de la perfusion transperça sa peau. La rouquine le dévisagea. Toujours les mêmes yeux azurs qui la traversaient de part en part, la même chevelure bleue et ébouriffée. Toujours cette même carrure droite, forte et fière, mais son regard avant toujours éveillé de flammes était maintenant vide et froid. Il était si présent et pourtant si loin d'elle. La rouquine n'avait jamais compris pourquoi il avait si brusquement rompu et la maintenait aussi distante que possible. Comme il ne disait jamais rien, elle prit le courage de continuer la conversation.
« Je peux comprendre que tu m'aie quitté sans raison et que tu ne veuille rien dire à propos de votre mission à Aizen, mais-
- Non, tu peux pas capter. » La coupa-t-il, le regard dur et froid, la voix tranchante.
Orihime se releva, furieuse. La tristesse avait laissé place au soulagement puis elle avait ressenti de l'incompréhension qui venait de s'envoler au profit de la colère.
« Comment tu peux dire ça !, hurla-t-elle, Comment tu peux oser te mettre à ma place ? J'aime Ichigo ! Tu pourrais avoir de la compassion et raconter les derniers instants, tu crois pas ?
- Et toi, t'fais quoi, là ? Tu t'mets pas à ma place, là, hein ? T'sais c'que ça fait d'être l'seul survivant ? lâcha le bleuté.
- C'est le pompon ! T'es toujours aussi égocentrique !
- Tu disais pas ça, y a quelques années ! ricana Grimmjow.
- Tu veux t'aventurer là-dessus ? Okay ! J'étais amoureuse de toi ! Et tu me lâche du jour au lendemain comme si j'étais une vieille chaussette et trois jours plus tard, tu t'affiche avec une de ces pétasses blondes du campus voisin !
- T'es jalouse ?
- T'aurais au moins pu te justifier au lieu de m'envoyer un sms !
- Si-
- NON, FERME-LA ! T'étais un sale égoïste et ça a pas changé ! T'es resté le même qu'avant ! Je pensais que tu serais plus compatissant ou plus triste ! Tes meilleurs amis sont morts ! Shiro et Ichigo ! Tes demi-frères, merde !
- Calme-toi !
- ME CALMER ? Tu m'as bien vu ? Non, mais pour qui tu te prends ? En fait, t'as raison, j'aurais préféré voir Ichigo sur ce lit et pas ta tête de sale con ! »
La rouquine sortit brutalement de la chambre, passa devant Ulquiorra qui avait tout entendu et alla pleurer contre un mur isolé. Le brun la regarda passer, soucieux et jeta un œil dans la chambre. Grimmjow le regarda, silencieux. Ses yeux parlaient pour lui. Son meilleur ami haussa les épaules, fataliste et le bleuté se recoucha, seul Ulquiorra le comprenait et ça, ça suffisait.
et trois jours plus tard, tu t'affiche avec une de ces pétasses blondes du campus voisin !
« C'tait pour t'oublier… »
T'aurais au moins pu te justifier au lieu de m'envoyer un sms !
« Si j'te l'avais dit, t'aurais pas compris et t'aurais été encore plus triste… »
j'aurais préféré voir Ichigo sur ce lit et pas ta tête de sale con !
Grimmjow soupira, il ferma les yeux, ces dernières paroles lui faisaient mal et il revit la jolie rousse. Ses sourires, le goût de ses lèvres, le parfum de sa chevelure, ses pleurs, ses cris… Tant d'années étaient passées et pas une seconde, il ne l'avait oubliée. Ses sentiments n'avaient pas changé, s'étaient renforcés au fil des jours et des batailles. Pas un seul instant passé sans qu'il ne pense à elle. Il n'était pas jaloux d'Ichigo, c'était lui qui lui avait demandé de s'occuper d'Orihime pour qu'elle l'oublie.
Ulquiorra resta devant la porte, silencieux et perdu dans ses souvenirs. Lui, il savait tout. Ichigo savait aussi, mais il était mort en réveillant d'anciennes blessures encore à vif. Les deux compères avaient vu le premier et seul baiser qu'avaient échangé Orihime et Grimmjow. Dans le parc de l'école, au clair de lune. Ichigo avait sourit, il était heureux pour son frère. Leur seul lien était leur père : Isshin Kurosaki qui avait eu une aventure extraconjugale d'où était né le bleuté, un an avant la naissance des twins. Isshin ne lui avait pas donné son nom, mais n'avait jamais caché l'existence de Grimmjow et celui-ci passait ses vacances dans la famille paternelle. Un lien très fort s'était tissé entre les demi-frères, les rendant inséparables...
Puis, il y avait eu le drame, juste le lendemain de cette jolie soirée. Un malheureux coup de téléphone qui avait changé la vie des tourtereaux. La mère de Grimmjow, Yuya Jaggerjack, était morte dans un accident de voiture. Le bleuté était parti sans prévenir ses amis et était revenu, totalement effondré. Il ne voulait pas entraîner Orihime dans sa déprime, alors il l'avait quittée pour son bien à elle et pour lui. Il avait coupé les ponts avec les autres, vivant d'aventures d'un soir et en redoublant d'efforts pour réussir les examens militaires. Il avait craqué devant Ichigo et Ulquiorra, leur avait tout dit, avait confié la rouquine à son frangin et ils avaient dût jurer de ne rien dire.
Le brun rejoignit sa sœur qui s'était calmée. Un instant, il fut tenté de tout lui dire, ils avaient aussi droit au bonheur, mais il se ravisa et ils entrèrent dans la chambre de Nell. La jeune femme était entourée de câbles, de machines clignotantes. Toujours sous respiration artificielle, elle semblait dormir tranquillement.
Dans un coin de la pièce, un petit garçon ouvrit les yeux.
« Papa ! s'exclama-t-il en apercevant Ulquiorra.
- Salut, Jared. »
Orihime sourit devant la bouille du bambin de cinq ans. Il avait des cheveux bruns plus clairs que ceux de son père et d'incroyables yeux bleus qu'il tenait de son grand-père. Ulquiorra lui ébouriffa les cheveux avec un sourire et le garçonnet se jeta dans les bras de sa marraine.
« Faut pas faire de bruit ! Maman, elle est malade et elle dort. Affirma-t-il en posant un petit doigt sur les lèvres de la rouquine.
- D'accord, chef ! »
Le petit se pelotonna dans les bras de la jeune femme, il avait beaucoup de courage, mais sa maman commençait à lui manquer. Le brun détaillait la fiche médicale de sa femme et Orihime y jeta aussi un coup d'œil.
« Son état s'améliore. Elle devrait bientôt se réveiller.
- On ne peut rien garantir.
- Mais on peut espérer… »
Ulquiorra haussa les épaules. Il s'approcha et prit la main de Nell, la serra en espérant que son épouse réagisse, mais rien ne se passa. Il soupira, découragé.
« Tu travaille ce soir ?
- Oui, toute la nuit. L'administration a accepté que je reste ici, jusqu'au rétablissement de Nell si je travaillais à l'hôpital. Dès qu'elle ira mieux, je repars pour le front.
- Où dort Jared ?
- Je sais pas… »
Orihime n'hésita pas, elle vivait seule dans la maison familiale et elle n'avait pas le cœur à rester seule.
« Il peut venir avec moi.
- Tu es sûre ? Avec tout ce qui ce passe…
- Soit Jared vient dormir chez moi, soit je reste ici pour bosser jusqu'à l'épuisement. »
Ulquiorra la dévisagea. Il savait qu'elle en était capable, juste pour pouvoir oublier qu'elle avait tout perdu.
« Je te raccompagne à la voiture… »
Il prit le sac de son fils et la petite troupe partit, non sans un dernier au revoir à Nell. Ils passèrent devant la chambre de Grimmjow qui les regarda passer. Orihime s'arrêta dans la pièce des aide-soignants sous ses ordres.
« Pour le lieutenant Jaggerjack, au moindre problème, vous allez voir le docteur Schiffer. Il bosse aux urgences.
- Pourquoi pas vous ? tenta une jeune fille
- J'ai posé des congés pour une semaine. » expliqua évasivement la rouquine.
Elle dégageait une force, une autorité naturelle. Les personnes sous ses ordres lui faisaient confiance et exécutaient ses ordonnances sans broncher. Elle aurait fait un excellent officier dans l'armée, sur le terrain. Ulquiorra se souvint qu'elle avait précipitamment changé de voie à cause de sa rupture avec Grimmjow. Elle avait préféré devenir médecin plutôt que de suivre Nell et rejoindre l'école militaire.
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Orihime fixait le plafond. Déjà trois heures qu'elle avait couché Jared avant de recevoir un coup de fil des parents d'Ichigo. Ils étaient inconsolables comme elle. Ils lui avaient appris que l'enterrement et l'hommage de la Nation aurait lieu le surlendemain. Puis, elle s'était couchée sans pouvoir dormir. Sa main cherchait le torse, le contact de la peau de son amant, mais elle ne trouvait que le drap froid et les larmes déroulèrent leurs tapis mouillés sur la peau douce…
Soudain, elle entendit un sanglot étouffé. La rouquine se releva sans essuyer ses larmes.
« Jared ? » souffla la jeune fille.
Le petit garçon ouvrit la porte, le visage en larmes et sa peluche dans sa main.
« Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle d'une voix douce.
- Bouuuuh !
- Ta maman te manque, hein ? »
Jared hocha vigoureusement la tête, la jeune femme sourit doucement et sécha ses yeux.
« Viens, j'ai de la place. »
Le garçonnet escalada le lit et s'installa dans les bras de sa marraine. Bercé par la chaleur rassurantes et les paroles douces, il s'endormit, vite suivi par Orihime qui était à bout…
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La rouquine se regarda une dernière fois dans le miroir. C'était le grand jour. Dans l'entrée, Ulquiorra et son fils attendaient, ainsi que la famille Kurosaki. Ils entrèrent silencieusement dans la voiture militaire et se dirigèrent vers le cimetière et sa chapelle.
Des caméras filmaient tout sous tous les angles. Le président fit un hommage bouleversant et remit des médailles aux défunts. Puis les cercueils partirent, un à un, au rythme des pas des porteurs. Tout le monde était effondré et jusqu'au dernier moment, Orihime espéra apercevoir une tignasse turquoise…
Et voilà ! :D J'espère que ça vous plait toujours ! A la prochaine !
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