Offert à Sana
Fandom : Captain America (of course)
Rating : K
Ce texte est placé dans le même UA que Au milieu de la plaine enneigée.
Steve se réveilla comme tous les matins, dans un lit vide. L'absence de Bucky était habituelle et il prit le temps de passer par la salle de bain et d'aller se chercher un café avant de se mettre à la recherche de son ami. Petit ami. Partenaire. Enfin à la recherche de l'homme qui partageait sa vie, quelque soit l'étiquette qui pouvait être mise sur leur relation.
Il sortit de la maison, sa tasse à la main et se dirigea immédiatement dans la vieille grange qui leur servait d'écurie. Le soleil n'était pas encore levé, même si on devinait sa présence vers l'Ouest et que le ciel commençait à s'éclaircir.
Aucun des chevaux qu'ils avaient achetés en même temps que la propriété n'était dans son box, il fit donc demi-tour et prit le chemin qui partait vers le Nord. Il savait très exactement où il trouverait les chevaux, ainsi que leur maître. Alors qu'il avançait entre les herbes, il profita du silence. Lui qui avait toujours vécu dans le bruit des grandes villes ou des casernes, ne s'était jamais rendu compte d'à quel point le silence pouvait être bruyant.
Il entendait la vie qui se réveillait dans les champs tout autour, la brise qui soufflait dans les arbres, ses propres pas dans la poussière et, au loin, le bruit des sabots. Il les entendait également dans le sol. Il n'avait jamais su que l'on pouvait entendre avec ses pieds avant de venir ici.
Après plusieurs centaines de mètres de marche, un autre son émergea. Au milieu des hennissements et du souffle des chevaux, il y avait une voix. Une voix grave, qui parlait en russe.
Steve déboucha du petit bois qu'il venait de traverser au moment où les rayons de soleil apparaissaient à l'horizon, baignant la scène d'une douce lumière dorée. Nestor, comme toujours, était collé à Bucky, ses immenses naseaux dans son cou et son poitrail appuyé sur son épaule. Nala et son poulain, Apache, étaient à quelques mètres, pendant que Mephisto et Alto faisaient des cabrioles un peu plus loin.
Bucky se retourna et après une dernière caresse à Nes, s'approcha de Steve. Ce dernier resta immobile. Tout comme les chevaux qu'il aimait tant, Bucky ne se laissait pas facilement approcher. Le moindre contact ne pouvait se faire que selon ses règles et Steve avait pris l'habitude de le laisser venir à lui. Peut-être qu'un jour ce serait différent, qu'ils n'auraient plus cette liberté et ce temps qui semblait infini, mais pour le moment, il était heureux de pouvoir laisser Bucky guérir, doucement, à son rythme.
Ils avaient sauvé le monde. Qu'il continue à avancer sans eux. Steve ne ressentait plus le besoin d'en faire partie. Il avait trouvé sa place.
