Rebon(jour/soir) ! Me voila avec un nouveau chapitre et je me rends compte qu'il y a beaucoup trop de choses dont j'ai envie de parler dans ma fanfiction pour ne faire que 7 chapitres (je pourrais éventuellement regrouper les chapitres par la suite), je vais donc éviter de faire des pronostics à l'avenir xD.
Une chose que j'ai oubliée de dire mais qui me semble évidente : l'univers d'Harry Potter appartient à J.K. Rowling, je ne fais que le plagier le temps d'une fanfiction x).
Enfin, j'ai très envie de remercier Indifférence qui m'a offert la toute première review de ma vie ! Si tu lis ceci : merci beaucoup !
Vague à l'âme
Chapitre 2
1 septembre 1947, Grande Salle, Poudlard, Highlands, Écosse
Le directeur Dippet était un homme âgé. Il était doté d'une longue chevelure blanche lui arrivant aux épaules et si sa barbe avait était plus grande il aurait ressemblé au Père Noël. Pour Edelle, Armando Dippet était le Père Noël et c'était bien simple : elle n'aurait jamais imaginée recevoir le cadeau qu'elle avait sous les yeux.
Elle se trouvait dans une grande salle, serrée entre une fille qui faisant une tête de plus qu'elle et un garçon qui avait un peu abusé de sucreries. Des centaines de regards curieux suivaient attentivement la répartition de ces nouveaux arrivants. Des centaines de tableaux accrochés le long des quatre murs de la salle bougeaient curieusement. Le plafond quant à lui, n'avait pas de fin et un ciel nocturne, peuplé d'étoiles et de bougies illuminait la pièce. C'était une nuit calme et douce, une nuit qui allait rester gravée dans l'esprit de la petite sorcière.
C'est dans un état de demi-conscience que la jeune fille avait entendue vaguement son nom être crié : « Edelle Weiss ». D'une démarche presque mécanique, elle monta les quelques marches la séparant du Choixpeau magique. Le bout de tissu sur la tête, elle fut surprise d'entendre une voix s'immiscer dans son esprit.
« Je vois du doute. Beaucoup de doute. Penses-tu être dans un rêve jeune fille ? ». Quand le professeur Heartemspell avait réussit à allumer un feu dans la cheminée de son salon avec un vulgaire bout de bois et une incantation latine, Edelle avait cru rêver. Quand il l'avait accompagné dans une ruelle secrète, grouillant de gens tout aussi bizarrement habillés que le bonhomme, elle avait à nouveau cru être plongée dans un sommeil. Mais tous les événements qui avaient précédés l'arrivée de cette drôle de lettre l'avaient amenés à ce moment précis : elle discutait avec un chapeau ! Trop de choses lui était arrivée pour qu'elle s'obstine à croire que tout ceci était faux.
« Difficile… Tu est une petite très intelligente, Serdaigle pourrait t'aider à devenir une grande sorcière... »
10 août 1947, Fleury et Bott, Chemin de Traverse, Londres, Angleterre
Le Chemin de Traverse était un lieu unique au monde où se mélangeait le brouhaha des élèves venus faire leurs emplettes pour la rentrée, aux discussions des adultes s'échangeant les dernières nouvelles, formules et potions. Tout ici transpirait la magie. Les magasins étaient animés comme nul part ailleurs : des adolescents collaient leurs nez aux vitrines pour observer le dernier prototype de balaie hyper rapide, la dernière friandise à la mode en se léchant les babines ou les animaux qu'ils souhaitaient tant avoir. D'autres regardaient bouche bée des bestioles volter le long des enseignes pour finir par exploser en feux d'artifices. Les adultes faisaient affaires et observez parfois avec ennuie, parfois avec nostalgie, les jeunes courants dans tout les sens pour avoir le temps de tout voir, tout essayer. Ce joyeux vacarme était ponctué par le crieur magique qui annonçait, de son air dramatique, la dernière une de la Gazette du Sorcier. Enfin, des sorts élémentaires s'échappaient de quelques baguettes, suivient de conseils avisés : « on tourne et on abaisse ».
« Il me manque encore le Livre des sorts et enchantements de Miranda Fauconnette ». Edelle et son drôle de professeur étaient depuis une bonne heure dans une librairie du nom de Fleury et Bott. Ce lieu faisait le bonheur de la jeune fille qui regardait émerveillée depuis son arrivée les étagères poussiéreuses remplis de vieux livres mais aux couvertures toutes plus fantaisistes les unes que les autres. Elle avait toujours adorée la lecture et plus encore si elle avait trait à la magie. Ici elle n'était pas déçue.
« Ah ! Oui effectivement ! C'est un tout nouvel ouvrage que j'ai moi-même conseillé au directeur Dippet. Il vous sera d'une grande aide pour mon cours, feuilleté-le avec soin ! ». Le professeur Heartemspell avait un sourire jusqu'aux oreilles, il semblait être également un grand amateur de lecture. Cependant, il s'agitait et tendait le cou dans toutes les directions, recherchant visiblement quelque chose. C'est avec soulagement qu'il se dirigea finalement vers une étagères non loin de l'entrée. « Je veux vous offrir un petit cadeau ! Heureusement pour vous il en reste encore, les Histoire de Poudlard se vendent toujours comme des petits pains. Tous les professeurs le conseil aux nés moldus. ».
Le livre que lui tendit le sorcier était bien banal au vu de tout ce qu'avait pu apercevoir la jeune fille. Il était épais et en cuire. En revanche, ce qui le distinguait des autres était le dessin gravé au centre de la couverture : l'emblème de Poudlard.
10 août 1947, Olivander, Chemin de Traverse, Londres, Angleterre
Quand Edelle pénétra dans le magasin de baguette, elle se retrouva toute seule et penaude. Le professeur Heartemspell avait insisté pour que la demoiselle aille chercher sa baguette sans lui. « C'est un moment privilégié ! La baguette a besoin d'intimité pour faire la rencontre de son maître ! C'est un objet très émotionnel, voyez ! » avait scandé le bonhomme. Edelle pensait que c'était juste un bout de bois et que s'il y avait quelqu'un d'émotionnel c'était bien son professeur qui l'encourageait avec des pouces en l'air derrière la vitre de l'enseigne comme si elle s'apprêtait à se jeter dans la gueule d'un lion.
« Bonjour ! Il y a quelqu'un ?! ». Le moment gênant qui suivit fut finalement interrompu quand un homme d'une vingtaine d'années sorti d'une allée de baguette. La première chose qu'on remarquait chez cette personne était ses yeux, il avait d'impressionnant yeux clairs à la couleur indéfinissable. Sa tenue, bien que démodée, restait plus sobre que ce qui semblait être la norme dans ce monde étrange. S'il n'avait pas eu cet air si sévère et sérieux il aurait presque pu ressembler à l'archétype du prince charmant avec ses mirettes lumineuses et ses cheveux blonds. Dire qu'Edelle était surprise fut un euphémisme, il est vrai qu'elle s'était imaginée un vieux croulant.
« Bonjour, je viens pour acheter une baguette ». La demoiselle avait bien conscience de passer pour une gamine sans cervelle, évidemment qu'elle venait chercher une baguette dans un magasin de baguette ! Rien à faire, tout ceci était trop bizarre. La sorcière fit une prière muette pour que le prix d'un tel objet soit raisonnable. Il avait déjà était suffisamment difficile de convaincre ses parents d'accepter son inscription dans une telle école, si c'était pour vider leurs compte en banque ce n'était pas gagné, après tout la rentrée n'était pas encore arrivée.
L'homme eu l'obligeance de ne pas relever. Sans un mot il s'engouffra dans une nouvelle allée. Ce jour là, alors qu'elle tenais sa baguette entre ses doigts, elle réalisa enfin une chose : elle était une sorcière.
1 septembre 1947, Grande Salle, Poudlard, Highlands, Écosse
« Mais je sens également beaucoup de bonne volonté et de loyauté. Poufsouffle peut être ? ». Le regard de la jeune fille fila vers la table noire et jaune. Une majorité suivait attentivement la répartition mais quelqu'un commençaient déjà à s'impatienter.
Edelle se fichait pas mal de la maison dans laquelle elle atterrirait, pourvu que ce ne soit pas Serpentard. Sa lecture attentive et répété de L'Histoire de Poudlard lui avait apprise bien des choses sur son nouveau monde, c'était son manuel de survie.
« Pas Serpentard ? Pourquoi ça ? Une née moldus chez les serpents… ça serait intéressant, tu ne trouve pas ? ». Non, la née moldus ne trouvait pas cela intéressant et priait pour que ça n'arrive pas. Si ce fichu bout de tissu lui pourrissait les sept prochaines années de sa vie, elle ne manquerait pas de finir de le déchiqueter. « Je vois... ».
Le regard de la jeune sorcière s'attarda quelques instants sur la table des verts et argents. Ils étaient probablement la seule maison entièrement attentif, attendant que tout cela se finisse et analysant chaque élève qui passait sous le chiffon parlant. Edelle n'apprécia pas les regards noirs que lui envoyaient tout ces lézards. Comme s'ils savaient qu'elle était ce qu'ils appelaient affectueusement « une sang de bourbe ». Ils savaient ?..
1 septembre 1947, Poudlard Express, Londres, Angleterre
« Je m'appelle Minerva McGonagall et toi ? ». Assise dans un compartiment du Poudlard Express, qu'elle avait eu tant de mal à trouver, elle ne tarda pas à répondre. La jeune fille qui lui faisait face avait sans doute son âge. Son visage doux appelait à la sympathie et sa cascade de cheveux bruns parfaitement coiffée la rendait définitivement adorable.
Minerva fut la toute première sorcière de son âge à nouer un contacte avec Edelle. Peu importait votre famille ou votre rang, la première rentrée à Poudlard ne laissait personne indifférent, ce fut une source de conversation tout le long du trajet. Ce voyage fut pour la nouvelle sorcière un signe d'espoir pour le futur : celui de magnifiques rencontres et d'années qui allaient marquer le reste de sa vie.
Voilà ! J'espère que ce n'était pas trop long… J'ai conscience que l'intrigue n'évolue pas des masse mais je tenais absolument à m'arrêter sur le Chemin de Traverse qui est pour moi un lieu emblématique de la magie d'Harry Potter et sur lequel je ne pouvais pas passer. Cette fanfiction c'est avant tout un patchwork de souvenirs.
