Disclaimers : Tout est à moi, moi, MOI ! Bon ok, tout est à JKR, sauf l'histoire. (Qui ne le sait pas ?)

Mot de l'auteur : Je ne suis pas satisfaite de ce chapitre, Mais j'ai beau le manier, et le remanier, je ne suis jamais satisfaite. Cela fait au moins dix fois qu'il a été changé, et je ne suis toujours pas contente. J'espère que vous l'apprécierez comme ça.

L'AUROR ET LE MANGEMORT

Chapitre 2 :

Quand Hermione ressortit enfin du ministère, l'air était redevenu étouffant. Le soleil avait pointé ses premiers rayons, et même s'ils n'étaient pas aussi forts qu'a l'habitude, il n'en restait pas moins écrasant. Cela ajouté au choc, Hermione se sentit mal. Elle n'avait pas revu son cher ennemi depuis leur sortit a Poudlard, et s'étant quitter sur une note désagréable, elle appréhendait ce moment. Et Ron… Devant la tâche importante de cette mission, elle devait encore une fois mettre sa vie personnelle en suspend. Chose que Ron, son compagnon depuis leur fin de scolarité, n'arrivait pas toujours à comprendre.

Elle pressa le pas sur les rues pavées du chemin de traverse, reconnaissant quelques têtes faisant leurs courses. Des élèves a vue d'œil de première années étaient ébloui devant les vitrines réservé au Quidditch. Une déferlante de monde s'attardait devant Fleury et Bott, pour acheter les fournitures de leur enfants. Cette ambiance manquait à Hermione. Se dire qu'elle ne reverrait plus Poudlard lui faisait toujours une pointe au cœur et un nœud important dans le ventre. Elle pressa le pas d'avantage pour ne pas avoir la nostalgie de cette école merveilleuse.

Elle passa devant la boutique Chiffon &Cie et déboucha à l'angle d'une petite ruelle plutôt mignonne. Hermione ouvrit une porte bleu dont la peinture était écaillé et laissait entrevoir le bois, et se retrouva dans un petit hall, avec cinq boites aux lettres. En effet, elle habitait un petit appartement situé en pleine rue marchande, elle avait une vue imprenable sur tous les faits et gestes des commerçants et clients. Ce qui parfois pouvait être très intéressant.

Elle fourra ses clefs dans la serrure et ouvrit la porte doucement, donnant sur un appartement illuminé mais complètement désordonné, rempli de cartons barrant le passage à divers endroits et où seul un canapé crème était le seul élément en place. Un rouquin fit alors irruption dans son champ de vision.

« Bonjour ma chérie. » Salua Ron. « Où étais-tu ? »

« Au ministère. » Hermione entendit l'homme soupirer. « C'était une urgence ! » Se défendit la brunette. « J'ai bien fait d'y avoir été ! »

« Mais Hermione, c'est ton jour de congé…Qu'y a-t-il cette fois ? Une goule dans le jardin du ministre ? » Se moqua t'il, sur un ton sarcastique.

« Ron, cesse de dire des idioties. De plus, tu sais que je n'ai pas le droit de te dire mes missions… C'est hautement confidentiel. »

« Je n'ai jamais compris Hermione, nous avons combattu tu-sais-qui ensemble avec Harry, Nous avons vécu des épreuves dès la première année. Et tu ne veux pas me dire une mission, sois disant hautement confidentiel ? Alors que nous étions nous-mêmes plongé dans les mensonges de la sorcellerie ! »

« Ron, ne recommence pas s'il te plait… » Soupira Hermione, las.



« Je suppose que tu devras de nouveau partir ? » Suggéra t-il, la tête baissé.

Hermione ne répondit pas tout de suite, mais laissa échapper un soupir qui en disait long sur la réponse. Elle planta ses yeux chocolat dans les siens et il hocha la tête d'un air entendu.

« D'accord. Ne t'en fait pas, d'ici ton retour, tous les cartons seront rangés et l'appartement sera complètement fini. Désolé pour mon futur manque de gout. »

« Ron… » Essaya Hermione d'un ton implorant, désemparée.

« Harry a envoyé un hibou. » Informa-t-il, ignorant la plainte d'Hermione. « Il veut nous avoir avec lui pour la fête des trois ans de Hugo. »

« Ron… » Réessaya t'elle.

« Quoi ? » Lança-t-il, un peu trop agressivement.

La brunette s'arrêta de respirer un instant, finalement le sujet était passé. Avec mal, mais il l'était. Elle décida donc d'oublier ce petit malentendu et répondit :

« Rien. Quand est la fête ? »

« Ce soir. Tu seras là, n'est ce pas ? »

Un nouveau soupir résonna dans la pièce, pour conséquence une tension palpable. Ne voulant pas ébranler de nouveau l'impulsivité de son compagnon elle préféra éviter de nouveau la dispute :

« Oui… Oui je serais là. »

« Bien, je vais leur répondre. » Lâcha-t-il d'un ton froid, ce qui glaça le sang d'Hermione.

« Je suis désolée… » S'excusa t'elle, penaude.

Il s'était arrêté à l'entente de cette phrase, mais ne répondit pas pour autant, et après une once d'hésitation, il reprit sa route, sans rien dire, vers le volatile de Harry, qui attendait sagement dans la cage.

De son coté, Drago se réveillait à peine. Allongé dans la boue qui avait durci rapidement avec la chaleur, a la limite d'une forêt. Ses mèches blondes platine avaient totalement séchés. Sa chemise aussi, légèrement froissée. Il ouvrit lentement ses yeux gris d'acier, puis s'apercevant qu'il était au même endroit que la veille, se les frottât vivement, afin d'être totalement réveiller, si moindre attaque, il y avait.

Il était désormais bien loin de Londres et ses environs. Il se trouvait dans le Nord de l'Angleterre. Il ne savait pas exactement où mais ce qu'il savait, c'est qu'il avait parcouru un grand nombre de kilomètres notamment grâce au transplanage.

Il se leva avec peine et jeta un regard furtif autour de lui, et soupira de soulagement quand il s'aperçu qu'il était bel et bien seul. Vert. Tout était vert. La verdure était abondante, luxuriante et l'endroit, nettement moins effrayant que la nuit, sous la pluie. L'espace était plongé dans un calme apaisant, où seuls les oiseaux chantaient avec entrain. Les faibles rayons du soleil s'infiltrait à travers les branches épaisses, caressant la peau pâle de Malefoy et illuminant ses cheveux clairs.

Il passa ses mains sur sa chemise pour être présentable, et secoua ses cheveux avec désinvolture. Il enfila ses chaussures et sans attendre une seconde de plus, fila en direction de la ville la plus proche. Un petit « pop » se mêla au chant des oiseaux, et Drago fut transporter ailleurs. Il se sentit tiré vers le haut, avec cette sensation familière d'incapacité à respirer correctement et ce nœud qui 

se forme au creux du ventre. Soudain, il apparut avec force et sonorité a un endroit complètement différent qu'un instant auparavant. Il vit trouble durant un moment et perdit l'équilibre, mais se reprit pour faire face à un charmant petit village, pas très grand mais qui semblait avoir le nécessaire pour vivre, sans être reclus de tout.

Le village ressemblait étonnamment peu à Pré-Au-Lard et tous ses villages sorciers qu'entourait Londres. Il avait plutôt l'aspect d'un village moldu. Drago jura intérieurement. C'était bien sa veine, songea t-il. Les maisons se ressemblaient toutes avec leur toits rouge briques. Seules les portes étaient de teintes différentes. Les jardins avaient tous le même espace et les hais étaient taillés à la même hauteur. Cependant, l'endroit semblait désert, personne n'étaient dans leur jardin, sans doute pour évité la chaleur accablante. Tous, caché derrière leurs rideaux, à la fraicheur de leurs maisons. Seuls quelques téméraires s'étaient dévoués à faire un tour dans la mini ville.

Drago se décida enfin à en faire le tour. De sa démarche traînante habituel, et son air supérieur scotché au visage, Il se mit en quête de trouver un hôtel pour au moins passé une meilleure nuit et repartir dès le lendemain matin. A chaque pas supplémentaire, il sentait le soleil peser sur ses épaules et priait intérieurement pour qu'il pleuve ne serais qu'une heure ou deux pour rafraichir l'atmosphère. Aussi, Les seuls habitants présents, qu'il rencontrait, le regardaient avec étrangeté, frôlant même l'indécence. Il lança un regard hautain à qui voulait bien le prendre, et continua son chemin en pestant intérieurement.

Aucuns indices importants n'auraient pu lui faire comprendre qu'il était dans un village de sorciers, il en conclut donc qu'il était bel et bien entouré de moldus. Rien que cette idée le fit frissonner de dégout. Mais alors qu'il commençait à se demander si cette ville avait un hôtel, il vit au loin un panneau tout défoncé, le bois mangés par les mythes et où la peinture orange, écaillé laissait entrevoir uniquement les lettres « H », la moitié d'un « O », un « T » et un « L ». Soulagé, de ne pas a avoir une fois de plus à dormir dehors, il ouvrit la porte de l'hôtel, faisant sonner une cloche, toute rouillée.

A l'intérieur, Il fit une moue suggestive et plissa le nez. L'endroit était glauque, selon lui. Seul une faible lumière éclairait la grande pièce principale, où des tables de bois trônaient au milieu de la salle. Une cheminée formée de grosse pierre occupait une grande partie d'un des murs. La réception était situé a gauche de la porte, et était tenu par un homme moustachue, blasé a vu d'œil d'être là. Une odeur de renfermée flottait dans l'air, narguant les narines du jeune homme, agacé. Uniquement trois personnes étaient présentes, prenant leur thé, le nez plongé pratiquement dedans. Le blond faisait tâche dans le décor, même vêtu d'une simple chemise blanche tâchée de terre et de son pantalon noir, semblable a un uniforme d'école, il paraissait extrêmement classe et très respecté. Aussi, Deux dames attablées un peu plus loin, le regardèrent, peu habituées par tant d'élégance et le mangèrent sans retenu des yeux.

Drago leur lança un regard agressif, qui leur fit vite changer de cible. Il se tourna avec nonchalance vers le réceptionniste, qui ne prit même pas la peine de lui dire bonjour, s'armant déjà de son stylo pour écrire son nom. Drago remarqua que la plume d'oie habituel qu'utilisaient les sorciers, était absente, ce qui fit que confirmer d'avantage ses doutes. Son dégout se fit ressentir sur son regard, puisque il le toisa avec un profond écœurement.

« Votre nom ? » Soupira l'homme.

« Drake McCoy »

« Pour combien de nuits ? »

« Une, Merlin merci. »

L'homme releva ses yeux marron vers le blond avec incrédulité, stylo toujours en main, se demandant ce qu'il racontait. Croisant le regard peu amical de Drago, il nota cette dernière information, sans broncher. Il jeta son stylo maladroitement sur son cahier et se tourna vers un 

tiroir où il y rangeait toutes les clefs, et sortit la clef portant le numéro deux. Il la tendit à Drago qui la prit brusquement et s'en alla sans un regard pour personne, ignorant ce qui devait être les deux commères du village.

Il arriva jusqu'au couloir où de nombreuses portes s'avoisinait. Il ouvrit la sienne et fit face à sa chambre pour cette nuit. Un lit, une armoire, une table de nuit et une salle de bain, ainsi qu'une fenêtre étaient les seuls choses de présentes. C'était loin d'être le Manoir Malefoy, mais après tout, c'était le strict minimum, et certainement mieux que de dormir dans une forêt.

Après avoir rapidement fait une inspection, Il se laissa tomber sur le lit, qui fallait l'avouer était plutôt confortable et ferma les yeux en soupirant de satisfaction. Il était torturé entre l'idée de se reposer ou de prendre une bonne douche. Finalement, choisissant la seconde option, il se leva avec peine et se dirigea vers la petite pièce adjacente. Il y avait seulement une douche et des toilettes, et le lavabo était dans un sale état. Il n'y fit guère attention, se préparant mentalement à tout ce qu'il allait rencontrer de non luxueux dans cette aventure.

Drago déboutonna sa chemise blanche, la laissant glisser le long de ses bras, pour finir sa course au sol. Il retira ensuite son pantalon ainsi que son boxer et entra dans la cabine de douche. L'eau tiède coulait à flot sur sa peau pâle, lui procurant un bien fou. Des gouttelettes déferlaient le long de son torse bien dessiné et les vapeurs d'eau avaient vite embuée les vitres dans cet espace confiné. Ses cheveux platine mouillés, lui tombaient devant les yeux. Il ferma ses prunelles d'acier et profita de ce moment de détente pendant un long moment. Revenant enfin à la réalité, il arrêta l'eau avec résignation et sortit de la douche avec un soupir.

Une fois sec et propre, il retourna dans la chambre. Le soleil s'infiltrait à travers la pièce ce qui illuminait considérablement l'endroit. Drago s'avança jusque la fenêtre. Il n'avait aucune idée de l'heure exacte, mais constatant que le soleil était haut dans le ciel et qu'il tapait fort, il se permit à croire qu'il était dans les environs de midi. N'ayant pas très faim, il préféra s'installer sur le lit, et se força à fermer les yeux afin de se reposer. Mais alors qu'il commençait à s'endormir, les mots d'une certaine lettre lui résonnèrent dans les oreilles comme un mauvais rêve…

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Durant la soirée, Hermione n'avait pas reparlé à Ron. Le jeune rouquin était toujours aussi distant envers elle et ne comptait pas renouer contact de sitôt. Après un énième soupir et un coup de mascara sur ses longs cils noir, Hermione sortit de la salle de bain, rejoindre son petit ami qui patientait dans le salon. Il attendait près de la porte d'entrée, l'air agacé. Hermione l'ignora superbement, pris son sac et se dirigea vers la porte, le devançant. Il lui emboita le pas et la suivit hors de l'appartement.

Arrivé dans la rue marchande, qui était encore bondé à cette heure là, puisque la chaleur était moins écrasante, et le temps plus doux, Hermione se tourna vers Ron, un air déterminé emprunt sur son visage.

« Même si tu ne me parles pas, c'est pas grave. Tu peux faire la tête aussi longtemps que ça te chante, ok ! Mais évitons de faire tout ce cinéma devant Hugo. S'il te plait. Pour lui. »

« Bien. » Fut le seul mot qu'il répondit. Hermione se détourna de son attention et continua son parcours.

Harry et Ginny habitaient une petite maison à Pré-Au-Lard, pas très loin d'ici en somme. Une maison très charmante, plutôt rustique. Ils y habitaient avec leur fils Hugo, qui fêtait ses trois ans ce soir là. En chemin, ils rencontrèrent Lavande Brown. La jeune femme leur fit de grands signes et s'approcha vers eux, tout sourire.

« Hermione ! Ron ! Quel plaisir de vous voir ! » S'émerveilla t'elle.



« Bonjour Lavande. » Salua Hermione d'un ton posé. Ron se contenta de lui faire un signe de main maladroit.

« Que devenez-vous ? Vous êtes ensemble ? Où allez-vous comme ça ?!»

Hermione n'avais pas toujours apprécié Lavande, surtout du temps où elle sortait avec Ron. Mais ce n'était pas la raison principal. Il y avait eu beaucoup d'autres détails qui lui avaient échappé avec le temps, mais celui là était revenu en force. Elle était pipelette.

Hermione sourit avec un air poli, alors que Ron semblait las.

« Et bien, Oui, nous sommes ensemble et nous venons d'emménager ensemble dans un appartement sur le chemin de traverse. Nous allons chez Harry et Ginny, fêter l'anniversaire de leur fils. »

Un air émerveillé s'afficha sur le visage de Lavande.

« Ils ont un fils ! OH, vous leur souhaiterez plein de bonheur à ces deux là. Ils sont fait pour être ensemble, je me souviens qu'a Poudlard déjà, la jeune Ginny – enfin jeune, elle a qu'un an de moins que moi, était déjà follement amoureuse d'Harry. On avait discuté une fois à ce sujet. Elle m'avait confié qu'elle en pinçait pour lui, et qu'elle allait de temps en temps regarder dans les vestiaires de Quidditch. Ce qui me rappelle qu'une fois, avec Parvati on avait été prise en flagrant délit en train de reluquer les préfets en chef dans leur salle de bain. Trois heures de colle, mais quelle crise de fou rire. Oh, Hermione, te souviens tu la fois où… »

Hermione décrocha à ce passage. Lavande était charmante. Mais Oh, oui ! Ce qu'elle était pipelette. Ron au bord de la crise de nerf, et à qui ces excès de parlotte ne devait pas rappeler grand-chose, puisqu'ils ne passaient que leur temps à s'embrasser, coupa court a la discussion.

« Merci Lavande pour tous ces merveilleux souvenirs, mais nous avons un rendez vous. Et tu connais Ginny, elle n'aime pas l'imponctualité. Au revoir ! »

Sur ces mots, Ron tira le bras d'Hermione afin de la faire avancer le plus rapidement possible. Elle ne distingua que le « Oh, Au revoir, ravie de vous avoir revues ! » enthousiaste de Lavande, puis elle se retrouva de nouveau dans le silence tendu de leur dispute. Ce n'est seulement que cinq minutes plus tard que Ron dit, avec une moue pensive :

« Quelle charmante fille, cette Lavande. »

« Oui. Assez bavarde, mais gentille. »

« Arrête, tu ne l'as jamais aimée. » Contredit t'il.

« C'est vrai, mais j'ai mes raisons. » Expliqua-t-elle, avec calme.

« Tu étais jalouse, c'est tout ! »

« Non, elle m'insupportait avec ses airs et sa manie de parler tout le temps. C'est tout. »

« Et le coup des oiseaux alors ? » Fit-il sur un ton de reproche.

« Ca ne lui a même pas fait mal. Et puis, il y a prescription. »

« Elle a eu mal ! Par ta faute, elle est allée à l'infirmerie. Je crois même qu'après ça, elle a eu la phobie des oiseaux. »

« Elle s'en ai remise, non ? » S'énerva Hermione. « Voilà, le sujet est clos. »

« Pourquoi faut il toujours que tu prenne la mouche ? » Râla Ron.



« Et toi, pourquoi faut il que tu es toujours le don, de ramener sur le tapis des histoires à dispute ? »

Il n'ajouta rien après ça, évitant d'empirer la situation.

Ils arrivèrent enfin à la maison des Potter. A peine eurent ils franchi le portail du jardin, qu'une tornade rousse leur fonça dessus, un torchon à la main.

« Comme c'est bon de vous voir ! » Dit Ginny, en les prenant mutuellement dans ses bras. « Comment allez-vous ? »

« Bien merci. » Répondit Hermione.

« Entrez, entrez ! » Fit-elle, en les amenant vers l'intérieur de la maison d'où une délicieuse odeur de tarte à la mélasse se dégageait.

Harry était allongé sur la banquette, jouant avec Hugo, qui était sur son ventre, épuisé. Les jumeaux étaient attablés en compagnie d'Arthur et Molly aidait en cuisine.

Hermione alla saluer tout le petit monde, qui lui rendit leur joie de la voir.

« Hermignonne ! » S'exclama George. « Comment ça va ? Je suis attristé de voir que tu ne passes plus à la boutique. »

« Je suis désolée George, mais je n'ai pas trop de temps pour moi, mais promis je passerai vous achetez des petits trucs » Le rassura t'elle.

« Hermione, ma chérie » S'enquit Mrs Weasley, en la prenant à son tour dans ses bras. « Comment ça va votre déménagement, ca avance ? »

« Oui, doucement mais sûrement, la maison est encore en désordre, mais ça devrait bientôt s'arranger. » Expliqua-t-elle.

« Oui, puis avec tes congés, tout ça devrait avancer vite. » Conclut-t-elle.

« Oui… c'est vrai. » Approuva-t-elle, hésitante.

Ron, non loin, lui lança un regard empli de reproche et de déception, puis détourna son attention vers sa sœur qui tapait son mari à coup de torchon.

« Harry, tu es un homme soumis. » Constata Ron.

« Oh que non ! Il est très bien traité et nourrit. » Désapprouva Ginny. « Seulement, il y a des invités et il ne m'aide pas ! » Râla Ginny, scrutant son mari avec menace.

« Mais tu t'en sors comme une reine, ma chérie. Pourquoi venir tel un boulet dans tes jambes ? Je t'encombrerais plus qu'autre chose. » Expliqua Harry, avec un sourire d'enfant sage.

« Oh la bonne excuse ! » Ginny roula des yeux. « Bon, met au moins la table ! »

Dans un soupir de résignation et de soumission, Harry se leva, et donna son fils à Hermione qui lui vint en aide en tendant les bras afin de le prendre. Le brun suivit sa femme en traînant des pieds. Hermione, elle, s'installa sur le canapé Hugo dans les bras.

« Mione ? » Questionna le petit. Il venait de se réveiller de sa sieste et semblait encore fatigué.

« C'est moi. » Sourit elle.

« Suis heureux de te voir. » Articula t-il, en agrippant les cheveux de la brunette qu'il affectionnait particulièrement.



« Moi aussi, Hugo. Tu sais c'est l'anniversaire à qui aujourd'hui ? » Sourit elle, de plus belle quand elle vit les yeux de son neveu s'illuminer d'avantage.

« A Hugooo ! » S'exclama-t-il.

« Oui. Et Hugo, il a quel âge aujourd'hui ? »

Le petit garçon compta laborieusement sur ses doigts et finalement montra ses trois petits doigts à Hermione, qui sourit amusée. Le brun non loin sourit face à ce tendre spectacle, baguette en main afin de faire lévité une assiette. Il vint s'assoir à côté de sa meilleure amie et de son fils.

« Il est mignon. » Commenta Hermione, observant le petit bambin.

« Vous êtes mignon ensemble… Tu ne penses pas à en avoir un avec Ron ? » Questionna t-il.

« Oh, tu sais… » Souffla Hermione, en observant le sol, le regard dans le vague.

« Quelque chose ne va pas Mione ? Tu sais que tu peux m'en parler… Je suis peut être un mec, mais mon affreuse femme, n'est pas obligé d'être ta seule confidente ! » Rassura Harry, empruntant un air doux.

« Harry, c'est l'anniversaire de Hugo, et puis je ne veux pas t'embêter avec mes problèmes de couple ! » Soupira Hermione, relevant son regard pour planter ses prunelles dans les siennes.

« Oh, mais non ça me dérange pas ! Allez viens ! » Ordonna t'il, en lui agrippant le bras en direction de leur jardin. « On va faire un tour et discutez. »

Hermione soupira face à l'entêtement de son meilleur ami. Mais tout de suite, elle se sentit moins agacée face à un jardin aussi beau. Il était immense et était entouré de champs. Un grand arbre où une balançoire pendait sur une branche aussi épaisse que le tronc, trônait au fond de l'étendu vert, ses feuillages s'agitant avec la douce brise qu'offrait le crépuscule. Elle se dirigea avec automatisme vers les haies, qui séparait le jardin des champs et soupira de bien être. Harry arriva derrière elle, qui contemplait le paysage.

« Maintenant qu'on est au calme, explique-moi, Mione. » S'intéressa Harry.

« C'est Ron. On est en froid depuis ce matin. Il est insupportable… »

« C'est Ron, comme tu dis. Il a toujours été insupportable. » Sourit Harry.

« Tu as raison… » Soupira t'elle. « Mais tu comprends, le ministre m'a confié une mission très importante, que je ne suis pas en mesure de refusé pour la sécurité de la population… et Ron n'en fait qu'a sa tête, il ne veut pas que je parte en mission, parce qu'il va se retrouver seul. »

« Faut aussi le comprendre, Mione. Il ne veut pas être loin de toi. »

« Oui, mais on a eu des milliers de fois cette discussion. »

« Mais Ron ne comprend qu'au bout de plusieurs fois… »

Hermione soupira. Combien de fois fallait t'il avoir cette discussion pour qu'il comprenne alors ? Rompant le silence qui s'installait doucement, Harry demanda :

« Hermione, puis-je te demander quel mission ? » Tenta-t-il.

« Je… Je ne suis pas censé te le dire. » Hésita Hermione, tiraillé entre le désir de garder le secret confidentiel et de se confier a son ami.

« Très bien. » Soupira Harry, compréhensif.



« Bon d'accord. Mais promet moi de ne faire aucune gaffe au ministère ? » Menaça Hermione, en se détournant du paysage pour lui faire face.

« Oui, ne t'en fait pas. » L'assura Harry.

« Le ministre m'a convoquée lors de mes congés pour m'annoncer qu'une soixantaine de Mangemorts s'étaient évadés d'Azkaban, dans le but de recréer une armée. Il va envoyer des Aurors sur place afin de les ramener à Azkaban. Ma mission est de me charger celui qui les a libérés… » Expliqua Hermione, qui, petit à petit, voyait le visage d'Harry s'assombrir.

« Tu…tu sais qui est le coupable ? » Demanda-t-il d'une voix rauque.

« Oui… » Soupira t'elle, en se retournant vers les champs qui s'étendait a perte de vue. « Drago Malefoy… » Dit, elle pensivement.

Un long silence s'imposa, où la rage d'Harry était perçut à au moins dix kilomètres. Le silence grossit. Gonfla. Puis explosa.

« Ron est au courant ? » Questionna-t-il, essayant de garder son calme.

« Non, et il me ferait encore plus la tête s'il savait que je l'abandonnais pour Malefoy… »

« Ca… » Approuva Harry.

« Harry ? » Finit par demander la brunette, décidée.

« Mmh ? »

« Est-ce que je pourrais t'emprunter ta carte ? » Questionna t'elle, incertaine. « Avec le bon matériel, je serais peut être de retour plus vite à la maison… » Songea t'elle, scrutant toujours l'étendu jaune devant elle.

« Oui, bien sur ! » Répliqua-t-il, sans hésitation.

« Merci… » Sourit elle.

« A TABLE ! » Se fit entendre une voix, au loin.

Les deux amis se retournèrent et virent Ginny à la baie vitrée leur faisant signe. Harry cria un léger « on arrive » Puis, le brun embrassa Hermione sur la tempe, avant de se mettre en route vers l'intérieur de la maison, lui entourant l'épaule de son bras.

A table, tout le monde portait son attention sur le petit Hugo qui parlait et racontait sa journée avec une voix excessivement craquante. Tout le monde souriait machinalement, ne pouvant résister à ce spectacle tendre et émouvant.

« Aujourd'hui, les zumeaux sont venus toute la journée et j'ai joué avec eux. Ils m'ont appris à faire du balai, et je suis pas tombé une seule fois. » Raconta t'il fièrement. « Ensuite, j'ai aidé a zéplucher les patates avec maman et… »

Ginny posa la casserole rempli de pomme de terre, parfaitement épluché par Hugo, tout fier. Il stoppa son récit et cria presque :

« Mes patates ! »

Ce qui fit rire l'assemblé, et le bambin, fier d'être le sujet d'attention et le pitre de la bande, rit de bon cœur avec eux.



Tout le monde se servit, discutant de choses et d'autre, et dans la bonne ambiance. Même Ron semblait avoir oublié la dispute, et participait aux conversations, sans cet air abattu, comme à son habitude quand il était en froid avec la brunette.

« Au faite, vous savez qui on a rencontrés sur le chemin ? » Lança Hermione. « Lavande Brown. »

« Non ? » S'étonna Ginny.

« Elle n'est pas célibataire, elle ? » Questionna Fred.

« Serais-tu intéressé mon cher fils ? » Répliqua Arthur.

« Elle est mignonne, mais pas assez drôle pour moi. » Rétorqua-t-il.

« Apparemment, elle est toujours aussi bavarde ! » Annonça Hermione.

« Et même en dehors de l'école, elle nous apprend des choses… » Intervint Ron, fixant Ginny avec une soudaine envie de meurtre.

« Quoi ? » Demanda la concernée, avec agressivité.

« Il paraitrait que tu espionnait Harry dans les vestiaires pendant qu'il se changeait… ! »

La rouquine devint rouge pivoine, comme savait si bien le faire son frère. Elle attrapa sa fourchette et joua avec machinalement avant d'ajouter :

« C'est stupide… » Bafouilla t'elle.

« Moi je ne crois pas. » S'indigna son frère.

« C'est vrai ma chérie ? » Questionna Harry, un sourire malicieux au coin des lèvres.

« Tu aimerais, avoue ? » Susurra Ginny.

« Tu aimerais, avoue ? » Répétèrent les jumeaux en chœur, malicieusement.

« Assez, oui… » Lâcha t'il, un sourire coquin aux lèvres.

Hermione souriait comme tout le monde dans la pièce, puis Molly intervint amusée.

« Je vous rappelle qu'il y a un enfant dans la pièce ! »

« Oui, Hugo a tout entendu ! » Dit le concerné, ce qui de nouveau fit rire tout le monde.

Il était maintenant vingt heure et le plat était finit. Ginny se leva avec petit sourire et fit signe a Hermione d'approcher. Dans la cuisine, Ginny montra le gâteau à son amie, fière du résultat. Un gâteau entièrement au chocolat, dont raffolait Hugo, avec un glaçage à la citrouille et où se dressait trois petites bougies.

« Fait maison ! » Annonça Ginny, bombant le torse.

« Mmh » Hermione huma l'odeur délicieuse qu'il laissait échapper. « Ca m'a l'air exquis ! »

« Un peu, ouais ! J'ai pas passé la journée aux fourneaux pour qu'il soit pas bon ! » Se plaignit la rouquine. « Allez, aide moi à allumé les bougies. »

« Oui. Attend. » Hermione sortit sa baguette de sa poche et la pointa vers les bougies. Une flamme jaillit du morceau de bois et vint allumer le bout cireux.



Soudain, les lumières s'éteignirent et un « Oh » surpris se fit entendre dans la salle, plongé dans l'obscurité. Puis, trois petites flammes se mirent à flotter dans la pièce, sous les yeux émerveillés d'Hugo, accompagné du chant traditionnelle d'anniversaire.

A la fin de la chanson, les lumières se rallumèrent, puis le petit souffla ses bougies qui s'éteignirent toute en même temps. Tout le monde applaudit sous le sourire enchanté et le regard brillant de l'enfant.

Puis vint la fin de soirée, où il était temps pour lui d'aller se coucher. Il colla un baiser sonore sur la joue d'Hermione, puis fit le tour de table pour dire bonne nuit aux autres. Harry qui avait son enfant dans les bras, fit signe à Hermione de le suivre dans la chambre du petit.

Hugo exécuta un dernier signe de main à l'assemblé puis monta les escaliers avec son père et sa meilleure amie. Le brun coucha son fils et amena Hermione dans une pièce pas très loin, qui semblait être sa chambre. Il fouilla dans un coffre au pied de leur lit, puis un instant plus tard, il sortit du bazar qui s'y était accumulé, une carte jaunis ainsi qu'une cape.

« Tiens, voilà la carte. Et je te prête ma cape au cas où. » Dit il, lui tendant tout le petit tas.

« Merci, Harry. » Remercia t'elle, contente que son meilleur ami soit compréhensif.

« Hermione… » Commença Harry.

« Oui ? »

« Fais attention à toi… Si tu as besoin d'aide, appelle-moi… »

« Merci Harry. » Hermione s'approcha de lui et le prit délicatement dans ses bras, il répondit a son étreinte avec enthousiasme. Hermione se détacha de lui, puis il lui demanda :

« Tu pars quand ? »

« Dès demain matin. » Répondit-elle, avec douceur.

« Donnes moi des nouvelles dès que tu peux. »

« Ne t'en fait pas, j'essaierai de trouvé un hibou sur place. »

« D'accord, bon descendons, les autres vont s'impatienter. »

Ils descendirent les escaliers en silence pour ne pas réveiller Hugo, qui dormait déjà profondément. En bas, Molly, Arthur et les jumeaux s'apprêtaient à partir. La brunette s'approcha des jumeaux et leur fit la bise en promettant de nouveau qu'elle viendrait plus régulièrement dans leur boutique. Elle souffla à l'oreille de Molly qu'elle les inviterait très bientôt dans leur nouveau chez soi, ce qui ravit sa belle maman d'adoption. Dans un dernier au revoir la rouquine claqua la porte a leur sortie.

Partis, Ginny se laissa tomber sur le canapé en soufflant de fatigue. Harry vint rejoindre sa femme, et posa une main réconfortante sur sa cuisse tout en lui embrassant la joue. Ron et Hermione étaient assis face à eux, et prenait un dernier café avant de rentrés autour de la table basse.

« Mes frères, toujours aussi insupportables ! » S'exclama Ginny. « J'espère que Hugo n'aura pas pris leur côté speed. »

« En tout cas, il n'aura pas pris les gênes de Harry pour aider. Un vrai petit chef, il épluche les patates à merveille, au contraire de son père qui flémarde toute la journée. » Sourit Hermione.

« Je ne te permet pas ! » S'indigna faussement Harry. « Je n'ai pas flemmardé toute la journée, j'ai mis la table. »



« Tu parles d'un exploit ! » Intervint Ginny.

« Laisse Harry tranquille, veux-tu. Il a vaincu tu-sais-qui, il a fait un sacré boulot ! » Défendit Ron.

« Oui, sauf que c'était il y à trois ans. Monsieur le super Héro s'est quelques peu « matchomiser », va-t-on dire. » Certifia Ginny.

« C'est archi faux ! » S'indigna Harry. « Mais enfin Hermione, dis lui ! »

« Tu n'as même pas finit de mettre la table ! C'est Molly qui a dut finir ! » Témoigna Hermione.

« Merci de l'aide, c'est quoi ? De la solidarité féminine ? » Se vexa Harry.

« Oui. Mal placé d'ailleurs. » Constata Ron.

« Non, juste un simple constat… » Contredit Hermione.

Tout le monde sourit, puis Ginny bailla longuement avant de jeter un coup d'œil à l'horloge du salon. Elle indiquait vingt-deux heures et des broutilles. Hermione se leva et pria à Ron d'un regard de faire la même chose, puis ajouta :

« Nous allons y aller. »

« Vous êtes sur de ne pas vouloir rester plus longtemps ? » Questionna Ginny, se levant à son tour.

« Non, on va pas vous déranger plus longtemps, puis tu es fatiguée. » Sourit Hermione.

« D'accord. »

Hermione fit la bise à Harry, et Ron lui tapa amicalement le dos. Ginny les raccompagna à la porte, puis ils sortirent dans la nuit noir parsemé d'étoiles, en silence…

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Voilà. Deuxième chapitre terminé. Vos impressions ? :)

Melilune.