Bonjour ! Je vous ai manqué ? Tout d'abord je suis désolée, je comptais poster plus tôt mais mon ordinateur a eu un petit souci et j'ai donc dû continuer sur la tablette (et pour ceux qui l'ignorent, faire la mise en page sur ce site avec une tablette c'est super dur). Mais le voilà, ce deuxième et dernier chapitre (même qu'en fait j'aurais pu poster tout d'un coup en fin de compte), tout frais tout chaud à la lueur du soleil caché derrière les nuages gris de Paris !
Je vous remercie pour vos reviews, ça m'a fait trop plaisir ^w^
Et donc, que ce passe-t-il dans ce chapitre ? Je me suis rendu compte que dans mon manuscrit, Drago tournait vers l'OOC, alors j'ai essayé de corriger au mieux ! Malheureusement je n'arrive pas à en faire un immonde connard, parce que pour moi il n'est PAS un immonde connard (oui, je l'aime Dragochou), donc j'ai essayé, mais... Bah, vous verrez.
Je dois vous avouer avoir casé des répliques appartenant au doujinshi Strawberry Fields, parce qu'elles sont trop classes ! Mais rassurez-vous, ça doit vraiment être au maximum quatre, et celles de fin sont bel et bien à moi 8D
Disclaimer : L'univers et les personnages appartiennent à J.K. Rowling
Inspirations/Influences : les doujinshis Strawberry Fields et Day After Day
Le lendemain matin, ils n'échangèrent pas un seul mot et se rendirent une fois habillés dans la grande salle.
A sa table respective, Harry fut rejoint par Ron et Hermione qui lui demandèrent comment la première journée de colocation s'était déroulée. Il répondit vaguement que « Ca se faisait », qu'il n'avait pas réellement à se plaindre. Ce qui était d'ailleurs vrai, il ne ressentait étrangement pas la même tension entre eux celle des années précédentes. Et puis, il l'avait quand même vu pleurer... A ce souvenir, le brun ferma les yeux. Il pouvait encore sentir le corps du Malefoy, les sanglots qui l'agitaient, et toute cette peine indicible qui s'était finalement dissoute entre ses bras. Il secoua la tête, pour un peu ç'aurait pu avoir été un rêve. Sauf qu'il n'y avait aucune raison qu'il invente un truc pareil. Comme pour s'en assurer, le Gryffondor laissa ses yeux errer sur la pièce, et finit par repérer le blond, encadré de Pansy et Blaise. Malefoy paraissait moins frêle que la veille. Ses épaules, les mêmes qui avaient grelotté de tristesse, étaient bien droites, il semblait avoir recouvré toute sa dignité Malefoyienne, ce comportement hautain faisant de lui l'insupportable Sang-Pur qu'il était. Et pourtant, Harry fut soulagé de retrouver ce Drago-là, de constater cette peine disparue.
Le Serpentard se retourna soudain, apostrophé par un élève, et leurs regards se croisèrent. Un étrange message sembla circuler à travers cet échange, message qu'aucun des deux ne parvenaient à comprendre ou même à réaliser. Puis, le contact se rompit aussi subitement qu'il s'était crée.
Le Gryffondor sursauta quand la main d'Hermione se posa sur son épaule. Il peina un instant à saisir ses paroles, puis comprit qu'elle lui proposait de se rendre en cours. Il cligna des yeux, encore engourdi, et soupira. « Soupirer réduit l'espérance de vie. » Le brun sourit légèrement à l'écho de cette moquerie.
« Eh bien ! C'est la première fois depuis une éternité que tu souris, mec ! s'exclama Ron, étonné.
- Tant que ça ? demanda-t-il, surpris.
- C'est vrai, Harry renchérit la jeune fille, Tu semblais déprimé en ce moment...
- Je... Je suis désolé de vous avoir inquiétés...
- Par Merlin, Harry ! Si tu souris maintenant alors tout va bien ! » le rassura-t-elle en lui ébouriffant les cheveux.
Harry n'avait jamais réalisé l'inquiétude de ses amis à son égard, l'aura sombre et triste qui émanait de lui à présent dissipée. Il s'en voulut de ne pas avoir essayé d'accorder plus d'attention et de crédit à Ron et Hermione. Les deux l'aimaient, après tout.
Il se leva à la suite de ces derniers, jeta un coup d'œil derrière lui : Malefoy et sa clique venaient à leur encontre, et le brun se crut de retour en première année. Avisant le roux, le noble lui adressa d'un ton méprisant :
« Eh bien, Weasley. Je vois que malgré les récents événements, ta famille n'a toujours pas eu la décence de t'offrir un uniforme digne de ce nom... Ou peut-être l'argent ? »
Et ce faisant, il les dépassa dans le couloir. Tandis que Ron serrait les poings et Hermione secouait la tête, dépitée devant tant de petitesse, Harry sourit discrètement. Malefoy allait mieux.
« H-Harry ? Pourquoi tu souris ? s'exclama le pauvre rouquin. T'as pas entendu ce qu'il m'a dit ?
- Bien sûr que si ; se reprit l'interpellé. Tu n'as simplement à te sentir vexé pour si peu. C'est Malefoy, après tout.
- Harry a raison ; confirma la brune. Malefoy cherche simplement à assurer sa fierté en te descendant, je croyais que tu l'avais déjà compris ! Il est plus pitoyable que méprisable, il veut de l'attention. Ne le prends pas personnellement.
-Ouais, ben désolé, ma pitié ne s'étend pas jusque là ! » railla le Weasley, et ils éclatèrent de rire.
Le reste de la journée se déroula sans incident.
Harry se réveilla. Pas à cause d'un cauchemar cette fois-ci, mais d'Hedwige qui s'agitait dans sa cage. Ce comportement inhabituel l'alerta. Chaussant péniblement ses lunettes, il avisa le réveil : 4h20, indiquait l'écran cathodique. S'extirpant de son lit et s'approchant de l'oiseau, il lui murmura des mots apaisants et la chouette finit par se calmer. Espérant ne pas avoir réveillé son colocataire, il se retourna. Le lit du Malefoy était vide une nouvelle fois. Pris d'une inspiration subite, le brun attrapa sa cape, sa baguette, et sortit doucement de la chambre, un sort lumineux au bout du bâton.
Il descendit l'escalier, faisant attention au bruit de ses pas, et arriva dans le hall. Empruntant le couloir, il parvint à la bibliothèque, le cœur battant. Il n'avait pas besoin de carte pour savoir où trouver le garçon. Ouvrant la porte, il retira la cape si bien que le noble le repéra immédiatement. Le Sang-Pur s'abstint de tout commentaire jusqu'à ce que le brun s'asseye à côté de lui.
« Je savais que tu viendrais, Potter. »
Ce dernier hocha la tête, une atmosphère étrange régnait. Il reposa la sempiternelle question, bien qu'au fond elle n'importe que peu :
« Pourquoi es-tu sorti ?
- A toi de voir répondit ; énigmatiquement le blond.
- ... Je comprends pourquoi tu me détestes ; reprit l'autre, le surprenant. Je n'ai jamais demandé tout ça, et je comprends que tu m'en détestes d'autant plus. Je ne m'en excuserai pas, ça ne servirait à rien. De toute façon, ça ne me dérange pas.
Drago s'était tu et attendait la suite, un sourcil haussé en une interrogation muette.
- Quand je suis arrivé en première année et que tu m'as tendu la main, j'ai répondu ''je pense pouvoir choisir qui ne pas fréquenter par moi-même, merci''. Depuis tu as été le seul élève à me détester, le seul sur ces sept années à chercher à me rabaisser. Et je t'en suis reconnaissant. C'est grâce à ça que je suis encore le même aujourd'hui.
- Tu me remercies de te considérer comme un connard, Potter ? Ca ne fait que renforcer mon impression à ton égard. C'est moi qui ai tué Dumbledore sous tes yeux. C'est moi qui t'ai cherché des crasses toutes ces années. Et toi, alors que tu aurais pu me laisser crever dans la biblitohèque en flammes, tu m'as sauvé afin de me rappeler combien tu étais altruiste et bon. Tu as raison, plus tu te montres compatissant, plus je te déteste, Potter.
- Ce n'est pas toi qui as tué Dumbledore ; répliqua le Gryffondor, C'est Rogue. Et si ça n'avait pas été lui, Voldemort aurait trouvé quelqu'un d'autre pour vous remplacer. Tu n'as même pas été capable de le blesser, tu tremblais et reculais. Tu n'as jamais été un Mangemort.
A ces mots, son interlocuteur serra les dents, comme prêt à lui sauter dessus de rage.
- Ose prétendre le contraire ; le défia Harry, Tu respectais Dumbledore autant que nous, tu étais soulagé de voir Rogue intervenir, tu aurais préféré ne jamais tremper dans toute cette histoire !
- Ta gueule ! » rugit Drago en lui bondissant dessus.
Les deux roulèrent au sol, le Serpentard tentant de blesser l'autre, frappant à quelques centimètres de sa tête, le brun esquivant du mieux qu'il pouvait. Lorsqu'il se cognèrent dans l'armoire et qu'une étagère leur tomba dessus, ils furent forcés d'arrêter. Les yeux glaces dans les prunelles émeraudes, le souffle haletant, rouges et sonnés.
« Tu me détestes ; reprit le Gryffondor (et son haleine vint à passer sur le visage de l'autre), Dans ce cas pourquoi tu ne m'évites pas ? L'ignorance est la pire des méprises. Si tu m'évitais, tu n'aurais pas à me voir, moi que tu hais tant, et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais au lieu de ça, tu cherches toujours à me provoquer, m'énerver, à croire que tu veux que je m'emporte contre toi. Tu m'as fait des sales coups tout au long de ces sept années, sans aucune pitié, et alors que j'aurais pu te laisser mourir, toi qui l'avais cherché, je t'ai sauvé. Et tu demandes pourquoi ? Je ne suis pas idiot, Malefoy. Au lieu de m'ignorer, tu m'as sans cesse abordé pour me témoigner ton ''mépris'', alors j'en déduis que tu voulais que je te réponde, ne serait-ce qu'une insulte...
- Tais-toi !
- Ce que tu souhaitais depuis le début ; continua-t-il, imperturbable, C'était attirer mon attention, pas vrai ? Que je ne m'intéresse qu'à toi, que je ne pense qu'à toi... Et ce dès que tu m'as tendu la main. T'avoir repoussé n'a fait qu'augmenter ta rage, et tu m'as détesté pour mon manque de réaction. Mais celui dont tu veux capter l'attention, celui que tu dis détester, ce n'est pas le Grand Harry Potter. Tu es le seul, Malefoy, à ne pas m'admirer parce que je suis un Héros, tu es le seul à te rappeler qui je suis.
- Tu... !
- Tu n'as pas besoin de te donner autant de mal pour que je te remarque. Je peux t'offrir ce que tu veux, Malefoy. »
Le dénommé sursauta à ces mots. Les yeux verts le sondaient, les paroles de Harry résonnaient dans son crâne, leurs respirations rauques entremêlées, leurs vêtements qui se frôlaient, leurs visages qui s'effleuraient... Lorsque son ennemi effleura sa joue, il commença à perdre pied, refusa la lutte qu'il maintenait depuis sept ans, juste une fois... Harry voyait clair en son jeu depuis le début. Il avait beau se mentir et cacher son désir derrière la haine, Harry n'était pas dupe. Sept années que Drago obéissait à son devoir de Malefoy, aveuglé par la tâche qui lui incombait, forcé à haïr celui que tous considéraient comme son ennemi naturel, il s'en était persuadé. Que tout irait bien s'il suivait le destin logique de détester le Potter. Mais il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas réprimer davantage les sentiments qui l'assaillaient à sa vue, qui le poussaient à le provoquer, toujours le faisant hurler mentalement "Regarde-moi, regarde-moi !", le hantant de l'image du garçon ; et qu'il s'efforçait de changer en haine à travers des mots creux. Il avait lutté une dernière fois, la veille, de lui résister en lui tournant le dos tandis qu'il crachait des mots à-moitié faux, mais ses bras étaient venus le chercher, le ramener, éclater son fragile mensonge. Alors à présent il accueillait avec soulagement cette incitation à rendre les armes, à abandonner une bataille qu'il ne voulait pas mener. Cette main chaude l'invitait, ces yeux verts le défiaient, et Drago voulait y répondre...
Des bruits de pas. Potter, vif comme l'éclair, romput l'instant, attrapa sa cape et, le forçant à se relever, les en enveloppa. Ils écoutèrent la porte s'ouvrir, un hoquet de surprise échapper au veilleur devant les livres épars, des bougonnements tandis qu'il ramassait les ouvrages ; et cela rappela à Drago la nuit dernière où son coeur avait bondi en découvrant le brun à côté de lui. Comme cette fois-ci, il était sorti car incapable de supporter la présence du Gryffondor, et ce dernier l'avait rejoint, sans qu'il n'ait rien demandé. Et cela lui avait fait plaisir. Bien évidemment, il ne l'aurait jamais avoué, mais que Potter soit venu le trouver l'avait... touché. Comportement ridicule de la part d'un Malefoy, il le savait, mais n'avait pu s'en contrôler. Serré contre le brun, il pouvait sentir la chaleur de sa peau, son odeur de savon, sa respiration aussi haletante que celle de Drago, et celui-ci avait toutes les peines du monde à demeurer calme.
Le saisissant par le poignet, le Gryffondor le tira jusqu'à la sortie, ils dépassèrent le gardien, retinrent leur souffle, passèrent la porte, gravirent les escaliers et parvinrent à la chambre. Alors qu'il ouvrait la porte, Harry trébucha sur la petite marche, et tous deux s'effondrèrent sur le carrelage froid en un froissement de draperie.
Peinant à se relever, le Serpentard remarqua qu'il était quelque peu bloqué par le garçon au dessus de lui. Celui-ci s'empressa de se mettre debout, pour mieux retomber. Il rit et finit par prendre appui sur l'épaule du blond, avant de le tirer pour l'aider à son tour. Ils se retrouvèrent ainsi sur leurs jambes, collés l'un à l'autre, les paumes du Gryffondor posées sur le torse du Sang-Pur, leurs regards plongés l'un dans l'autre, leur souffle effleurant leur peau, et le rire cessa, "Drago" murmura-t-il, et ce dernier à nouveau hypnotisé ne prit pas garde à leurs visages qui se rapprochaient, tout comme il ne vit pas la bouche d'un d'entre eux venir cueillir les lèvres de l'autre en un baiser timide.
Drago ferma les yeux, se laissa fondre dans cette étreinte, son corps crépitant d'un étincelle prête à s'embraser, perdu dans ce contact aussi soudain que prévisible ; quand ils s'écartèrent, hors d'haleine. Ils se contemplèrent en silence, front contre front, tandis que leurs cerveaux essayaient tant bien que mal d'assimiler l'information. Les yeux brillants du blond finalement s'écarquillèrent comme à un déclic, et il repoussa l'autre, lui tourna vivement le dos et se terra dans son lit respectif sans plus d'explications.
Interloqué, Harry cligna des paupières comme une chouette mal réveillée, et se frotta l'arrière du crâne. Qu'est-ce que... Il aurait voulu le rattraper, mais était trop confus de la scène encore récente, trop perturbé et incrédule de ce qu'il venait de se passer entre eux, sans qu'en plus l'acte de Malefoy ne vienne se rajouter. Réagissant alors aux injonctions basiques de son cortex, seules qui parvenaient à se frayer un chemin au milieu de cette cohue de pensées agitées, il se dirigea comme un automate vers sa propre couche et s'y installa, face à la silhouette allongée de Malefoy qui sans doute ne dormait pas.
Cette nuit-là, Harry ne fit pas de cauchemar.
Au matin, lorsqu'il s'éveilla, son esprit embrumé peina à démarrer, bien qu'il sente que quelque chose clochait. Chassant les toiles d'araignée de son cerveau, le brun sursauta. Quelques heures plus tôt... Ça n'avait pas été un rêve ? Malefoy et lui s'étaient bel et bien... embrassés ? À présent tout à fait réveillé, il comprit alors ce qu'il ne saisissait pas encore quand il était trop sonné pour ça. Portant la main à ses lèvres, il sentit une bouffée de souvenirs l'envahir, bientôt succédés par une vague d'émotions. Le corps de Malefoy contre le sien, ses yeux, leur chute, leur proximité, Harry qui, sans trop réaliser, l'avait embrassé, la chaleur de ses lèvres et de leur étreinte... Merlin, cela le rendait fou ! Il voulait le voir, maintenant.
Mais lorsqu'il chercha le garçon dans la pièce, il ne trouva que le lit voisin vide. Un mauvais pressentiment lui serra le cœur lorsqu'il s'en approcha : un morceau de parchemin reposait sur l'oreiller. Le portant à hauteur de vue, Harry pria pour se tromper.
"Oublie ce qu'il est advenu hier, Potter, il n'y a aucune chance pour que je m'intéresse à toi."
Tremblant, ce n'était pas de la tristesse qui emplissait les yeux du jeune homme, mais de l'exaspération.
S'habillant en quatrième vitesse, ce fut un ouragan qui débarqua dans la grande salle, surprenant tous les élèves. Ignorant les centaines de têtes tournées vers lui, il chercha le blond dans la foule. Quand celui-ci remarqua le responsable de toute cette agitation, il sauta de son banc et détala hors de la pièce en parfait Serpentard qu'il était, bousculant Zabini au passage*. Le Gryffondor n'hésita même pas. S'élançant à sa poursuite, il laissa les jeunes gens ébahis échapper des murmures confus. «Mais qu'est-ce qui leur prend ?» Bien que pour Ron ce soit davantage «Qu'est-ce que la Fouine a encore fait ?
- Crétin ; lui répondit Hermione, Malefoy a encore dû lui jouer un sale tour, tu le sais bien. Bien que je me demande quel genre de coup bas puisse les mener à un tel paroxysme. Sûrement une histoire de douche occupée.
- De quoi ? le roux dévisagea sa copine avec des yeux ronds, et celle-ci secoua la tête d'accablement et il se détendit. Écoute, j'apprécie ton effort de plaisanterie, mais évite à l'avenir, je suis pas habitué.
- Tu as une meilleure explication peut-être ? soupira la jeune fille, Tu ne vas pas me dire que Harry poursuit Malefoy pour avoir un autographe.
Ils étaient à mille lieues de la vérité. Toujours talonnant le Serpentard, le brun lui criait vainement «Malefoy, reviens ! Mais l'autre commençait à le semer, et il crut bien l'avoir perdu au détour d'un couloir, jusqu'à ce qu'il remarque une bifurcartion et s'y engage. Le noble était dans une impasse et dut le remarquer car soudain il s'arrêta, désemparé. Jetant un coup d'œil à son poursuivant, il sortit sa baguette et se préparait à lancer une Transplanation quand un Expelliarmus! puissant vint le désarmer. Paniqué, Drago vit Harry fondre sur lui, et tout ce qu'il put faire fut de rentrer la tête dans les épaules. Le Gryffondor freina devant lui, haletant, et lui jeta un regard... énervé ?
« Malefoy ; murmura-t-il, Tu comptais courir jusqu'où comme ça ?
- À un endroit où tu ne m'aurais pas collé ; répondit l'autre en tentant de se recomposer une figure hautaine.
- Tu m'expliques ? fulmina le brun en lui tendant le bout de papier.
- Il n'y a rien à expliquer que je n'aie déjà dit, Potter.
- Oh oui, ton charmant petit mot. Alors comme ça, tu n'es même pas fichu d'oser me dire de vive voix ce que tu as écrit ? Je ne te savais pas aussi lâche, Malefoy ! le provoqua-t-il
- Ce n'est... se hérissa le blond, avant de répondre d'un ton hargneux : Ne prends pas tes désirs pour des réalités, Potter.
- Tu prétends donc qu'il n'y a rien eu ?
- Rien de transcendant, Potter. Rien qui ne mérite un quelconque intérêt.
- Je dois être con, alors ; cracha son interlocuteur, Parce que j'ai bien l'impression que tu penses tout le contraire !
- Allons, ne me dis pas que tu y as vraiment cru... lâcha Malefoy, un sourcil haussé en signe de mépris. Je te savais idiot, Potter, mais à ce point ç'en est alarmant...
Malheureusement Harry ne réagit pas comme il l'escomptait, c'est-à-dire qu'au lieu de s'emporter, il se pinça l'arrête du nez en soupirant.
- Oh non, Malefoy, pas cette fois. Comment peux-tu même espérer une seule seconde que je marche à ton petit jeu ? Je croyais avoir été clair : tu n'as pas besoin de faire tout ça.
- Mais qui t'a dit que je voulais de ton attention, Potter ? Tu peux partir, tu sais.
- Oui, c'est bien pour ça que tu t'es enfui en me voyant, Malefoy... ironisa le brun, bien qu'il n'ait pas le cœur à rire. Quand vas-tu arrêter de mentir ? Je te l'ai déjà dit, je ne suis pas stupide, et jamais je ne croirai quelque chose que toi-même ne penses pas. »
Harry le saisit au collet, plongeant ses yeux dans les siens. Et malgré tout le calme apparent dont il faisait montre, Drago pouvait y déceler une colère bouillonnante à son égard, et il se sentit mal. Jamais personne ne l'avait regardé ainsi. C'était pourtant ce qu'il voulait, non ? Que Potter s'emporte contre lui, le déteste, que rien ne soit possible entre eux, afin que Drago n'ait plus d'espoirs à enterrer de lui-même... Il tenta :
« Lâche-moi, Pott-...
- Non.
- Mais...
- Tu peux continuer à me détester. » Le Gryffondor relâcha sa prise autour du col du noble, le fixant de ses yeux émeraudes, comme cherchant à faire peser ses mots.
« Mais ne me dis pas de ne pas t'aimer. »
Avant qu'il ne puisse réagir, Potter l'embrassa.
Il l'embrassa, avec toute la colère qu'il ressentait, se changeant en douceur au contact de ses lèvres brûlantes, son corps collé au sien en une étreinte fiévreuse ; et au fond de Drago l'étincelle s'embrasa, et il fut tout sauf déçu de sentir l'énervement devenir tendresse, se perdit dans leur proximité, uniquement retenu par la sensation de ses doigts dans ses cheveux. Il était conscient de chaque frisson, chaque muscle du corps du garçon, chaque fibre de son être ; et pourtant Drago se sentait cotonneux, dans un état second, une acuité diffuse, mais si agréable...
Ils se séparèrent, haletants, les joues rougies et le cœur affolé. Ils restèrent à se regarder, le souffle court mais un léger sourire au coin des lèvres. Cachant entre ses bras son visage écarlate et son cœur au bord de l'explosion, Drago murmura :
« Si tu savais comme je te déteste...
Harry sourit, rayonnant.
- Je sais. »
*C'était totalement gratuit, je l'avoue :D
Huhuhuhu. Alors ? Qu'en pensez-vous ? Je suis ravie d'avoir partagé cette fanfiction avec vous, et j'espère qu'elle vous aura plu autant qu'à moi en écriture ^^ Peut-être qu'un autre jour je me frotterai à nouveau au fandom Harry Potter, mais ça...
Keep Calm And Drarry On.
