Bonjour! Oh ça fait plaisir de voir quelques reviews, d'ailleurs je vais y répondre !
Darling: La suite arrive, ne t'inquiète pas. Ça fait vraiment plaisir ce que tu m'as dit, c'est motivant en plus. Oui, moi aussi j'aime bien l'image. Et je n'ai pas voulu directement " respecter " les personnages, alors oui Elizabeth est différente, mais c'est varié quoi ^^.
TributeMellark: Merci beaucoup. Oh je ferai ça car j'aimais beaucoup écrire sur Jen et Josh, et puis je les vois nulle part ailleurs c'est peut-être pour ça? Merci ! :D
JoshPeeta: Et bien cela me touche beaucoup que tu me dises ça dans ce cas! Merci, j'espère te revoir dans les chapitres prochains. :)
Eliette: Merciiiiiii hi
Supergirl971 : Merci, je suis super fan de ta fiction ça me fait juste trop plaisir de te voir dans mes revieweuses !
Donc bon, les remerciements faits, passons aux choses sérieuses. Je n'ai rien d'autre à ajouter ne serait-ce que bonne lecture et à en bas . :)
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Je descends, m'étant préparée pour ma première journée de travail. Je regarde ma mère d'un air accusateur. Nous n'avions pas reparlé de ce qui s'était passé la veille.
-Mange bien, tu as besoin d'énergie. Me dit-elle, en rangeant ses pilules. Je l'écoute silencieusement et mange deux tartines de pain et du lait.
Vers treize heures moins dix, je sors de chez moi et me dirige vers la boulangerie. Ma mère n'avait encore rien dit concernant le fait que j'avais séché. Le changement ce n'est donc pas pour aujourd'hui. Quand je rentre dans le bâtiment, c'est Daven je crois qui m'accueille avec un petit sourire:
-Hey la nouvelle est arrivée, lance-t-il derrière lui. Je franchis le comptoir et le salue poliment alors qu'il me tend un tablier. Il m'indique où je dois me rendre et je m'exécute sans un mot. Après j'ai le droit à Jane, qui m'ordonne de me laver les mains au moins cinq fois. Ensuite elle me met de corvée : je dois laver les machines plus grosses que moi. Ce qui ne m'enchante pas. J'aimais par-dessus tout la liberté, et me retrouver là, contrainte à frotter du métal, ça me mettait en rogne.
Une demi-heure plus tard, Daven m'explique le fonctionnement de la caisse et me laisse m'en occuper. Au bout de trois quart d'heure, Daven et Jane partent en ville acheter de nouveaux ingrédients, me laissant à charge la caisse, alors que Mr Mellark était aux fourneaux. J'entends la porte de derrière s'ouvrir brusquement et la voix de Peeta retentir:
-Désolé! Je suis désolé d'être en retard ! Il s'empresse de s'excuser.. De là où j'étais je ne pouvais pas le voir mais j'étais sûr qu'il devait s'activer en cuisine.
Mr Mellark lui répond quelque chose de plutôt surprenant, calmement:
- Calme-toi Peeta, ta mère est en ville.
Je me demande pourquoi Mr Mellark lui avait dit ceci, comme si toutes craintes et peurs devaient s'effacer après cette phrase.. Un client entre. Je reconnais tout de suite mon meilleur ami, il me sourit discrètement et s'avance devant la caisse.
-Gale? Mais qu'est-ce que tu fiches ici?
Il s'esclaffe et me répond :
-Je viens acheter des pains Catnip, c'est étonnant non? Il rit. Ma mère m'as parlé de ce que ta mère a fait. Ce n'est pas vraiment pratique pour nous.
J'hausse les épaules:
-Il va falloir s'y faire, et puis je ne fais pas ça pour rien. On a du mal à remplir le frigo en ce moment..
- Je sais bien Kat.. Donc je vais te prendre trois baguettes.
Il sourit alors que je lui tends ses trois baguettes. Je l'encaisse et il s'apprête à dire quelque chose quand son regard perce derrière moi. Je me retourne et vois Peeta que je salue.
-Bonne journée Catnip. Gale s'en va, je me retourne donc vers Peeta.
-Tu t'en sors ? Il me demande en posant des gâteaux aux chocolats avec un glaçage
-Comme tu peux le voir. C'est toi qui l'as fait ? Je demande curieuse.
-Oui. Tu aimes ?
- Je suis déjà fan du gâteau au chocolat alors avec de beaux lys en guise de glaçage je ne peux qu'aimer tu sais. Il sourit en coin et part s'occuper de la deuxième caisse à mes côtés.
Les clients arrivent alors par dizaines. Le gâteau fut vendu à un vieux monsieur, fêtant son anniversaire de mariage avec sa femme. Il me raconte tout en payant, combien il est heureux d'entamer cette trente-trois ème année de mariage. Il a préparé une grosse surprise à sa femme qui ne se doute de rien.
Je lui souris, ne sachant pas vraiment quoi répondre. Peeta le regarde les yeux plein d'admiration. Une fois qu'il est reparti, les clients se font un peu plus rares et nous pouvons souffler deux minutes. Jane et Daven reviennent à ce moment-là et disparaissent dans la cuisine. Peeta devient plus tendu et moins souriant.
Je le regarde, appuyé au comptoir :
-Pourquoi tant d'admiration pour le monsieur âgé de tout à l'heure ?
-Mr Dawson ? Sa femme est en phase terminale et elle n'en a plus pour longtemps à vivre.. L'entendre étaler tous ses projets, le voir si heureux et amoureux, c'était très beau à voir. Je veux être ce genre de personne plus tard.
-Je n'en doute pas. Je le scrute, il était déterminé. L'horloge sonne indiquant la fin de mon service. Je lâche un soupir de soulagement. Peeta fronce les sourcils et me dit au revoir rapidement, allant refaire des petits pains. Je salue le reste de la famille et repars calmement. J'étais farineuse et sale, je décide de quand même aller dans la forêt et d'y rester plus longtemps que prévu. Sur le chemin, j'aperçois un petit homme ayant la trentaine avec ses deux petites filles. Passant près d'eux, j'entends le père dire :
- Dépêchons nous de rentrer pour montrer à maman ce que l'on a acheté. Elle doit vous avoir fait couler un bon bain moussant.
Je ferme les yeux, il y a des mots dans la vie qui vous ramène à des lieux, des temps où vous étiez bien, où vous étiez heureux. Ce père me fait penser au mien. Au temps que je passé les fins d'après-midi avec ma sœur et lui, revenant d'une balade en forêt, des fleurs plein les mains.
Je m'enfonce dans les bois, humant l'odeur de sapin et de bois. La nuit tombe doucement à l'horizon. Je m'approche d'un petit ruisseau et le suis jusqu'à arriver au lac dans lequel le ruisseau se jette. Je me déshabille, laissant tomber tous mes vêtements à mes pieds. J'étais pudique, certes, mais qui était dans les bois à cet heure-ci ? Surtout aussi loin. Je plonge dans l'eau et savoure l'effet de l'eau fraîche sur ma peau chaude. Je ferme les yeux et plonge ma tête, grattant la farine de mes cheveux en dessous de l'eau. Une demi-heure plus tard je sors de l'eau, et enfile mes sous-vêtements. Je prends un petit raccourci jusqu'à ma cabane et rentre à l'intérieur me réchauffer. La forêt était noire, avec ses bêtes étranges et mystérieuses. Je me rhabille, sèche et décide d'emmener mon arc avec moi. Qui sait ce que je risque de rencontrer. Je marche doucement, évitant de faire trop de bruit.
J'entends un léger grognement, de mon oreille droite. Je garde alors mon calme, et sort une flèche délicatement. Un rugissement, des yeux rouges, et une seconde font basculer les choses, un loup s'apprête à m'attaquer quand je le vise au niveau de l'épaule. Je le vois tomber lourdement et grimace, je n'étais pas fan de faire du mal à de pauvres bêtes comme des loups, mais c'était de la légitime défense. Et puis il ne va pas mourir, il est juste handicapé pour quelques temps.
Je pars d'un pas plus décidé et finis par rentré chez moi. Ma mère était partie au travail et avait laissé du steak frites au frigo. Je mange vite fait et pars mettre un T-shirt et un short de sport, en guise de pyjama, je m'allonge dans mon lit, n'arrivant pas à trouver le sommeil. Mon téléphone vibre, je le prends et vois un nouveau message.
06778899 : Slt Katniss, c Peeta. Madge m'as passé ton num jsp que ça te dérange pas ?
Je rigole nerveusement. Je ne me rappelais même plus que Madge possédait mon numéro. Je réponds alors :
Salut, non ça ne me gêne pas.
Que dire d'autres ? J'avais une envie égoïste de le garder auprès de moi pour ne pas être seule cette nuit, même si cela était par texto. Il vibre trente secondes plus tard :
C cool. Demain tu fais quoi ?
Je travaille, tu as oublié –' ?
LOL. Ça m'étonnerait, la boulangerie est fermée le mercredi.
Je fronce des sourcils. La vieille sorcière, j'étais certaine que c'était fait volontairement. Je réponds donc, hésitante :
Je ne fais rien.
Sa réponse se fait attendre. Puis au bout de dix minutes je reçois :
Tu as oublié une besace à la boulangerie, tu pourrais la reprendre demain.
J'aurais cru qu'il aurait voulu me voir, et je me suis trompée. C'était pour ma besace. D'ailleurs je n'avais même pas fait gaffe que je l'avais oubliée à la boulangerie, j'étais pourtant sûre de l'avoir avec moi dans la forêt. Enfin soit. Je ne réponds pas et me lève allant jusqu'à mon bureau. Je tire sur un des tiroirs, enlevant toute les babioles prenant la poussière. Je retrouve l'ourson de Prim, ses élastiques, celle qu'elle adorait. Il y a aussi les livres de mon père, à l'intérieur plein de partitions. Mon père était un virtuose, il adorait chanter, et moi j'adorais chanter pour lui. Des larmes roulent sur mes joues. Je n'étais pas triste, juste nostalgique. Prim et mon père devaient être heureux là-haut.
Je reste un moment comme ça, touchant les objets si précieux. Je me réveille grâce aux rayons du soleil matinal.
Je n'arrive même plus à savoir comment je fais pour m'en sortir. L'histoire de Mr Dawson me revient à l'esprit. L'amour ne serait peut-être que chimie, et tout ça sans que nous en prenions conscience. Je ne suis jamais tombée amoureuse et je n'ai jamais eu l'envie de dépendre des baisers d'un autre. Je ne sais pas ce qui se passera. Je n'ai pas envie de perdre ma liberté, mais je ne peux pas rester seule jusqu'à la fin de mes jours. Mon père aurais sans doute voulu me voir me marier, avoir des enfants. Mais je n'aurai pas d'enfants. Et vu ma réticence à m'engager, le mariage n'était pas dans mes plans futurs. Un anneau au doigt, qu'est-ce que ça change à une relation ? Est-ce que c'est censé la renforcer ? Je ne comprends pas cette théorie.
De ce que j'ai vu des autres, l'amour est quelque chose de complexe. Je pense que s'aimer c'est rêver de choses possibles à deux. Quelque chose que je ne pourrai jamais faire. Je ne peux pas me permettre de rêver, la vie est trop rude. Mes rêves se limitent à décrocher un petit job et pouvoir vivre de ce qui me passionne.
Je décide alors de me lever et de prendre une longue et bonne douche. J'entends la porte claquer en bas et en déduis que ma mère est rentrée. J'enfile une serviette autour de moi et dévale les escaliers, je m'arrête net en voyant Gale sur le perron.
-Gale ?! Je m'exclame horrifié. Il rougit en voyant ma tenue et regarde ailleurs, je le remercie intérieurement.
-Désolé Katniss je pensais que tu.. Je.. J'ai vu de la lumière dehors alors je suis passé en me disant que tu ne dormais pas.
Je prends sa réponse maladroitement et soupire et remonte les escaliers
-Je reviens, installe toi. Jamais je n'avais autant été humiliée… Je marmonne dans ma barbe tout en enfilant de vieux habits. Je redescends, et Gale a du mal à me regarder dans les yeux.
- Préviens quand c'est toi la prochaine fois, ça nous évitera de telles situations. Je suis surprise de mon assurance. Il rit nerveusement et me fait signe de venir m'assoir à ses côté. J'hésite puis me réfugie dans ses bras. Je n'étais pas plus calme pour autant. En fait, tout était parfait avec Gale, mais il manque et manquera toujours ce quelque chose. Je sentais depuis pas mal de temps que ses sentiments évoluaient envers moi. Ce qui me déplaisait, il allait tout gâcher et moi je n'arrêtais rien.
-Katniss..
Il commence une phrase de mauvais augure, je l'arrête de suite :
-Gale. Non.
- Toi non, laisse-moi te dire ce que j'ai sur le cœur..
Je me détache de lui et entreprend de fuir ma propre maison de sa faute, il m'attrape la main et se lève d'un bon.
-Tu ne t'enfuiras pas. Il resserre sa poigne et je grimace face à la douleur nouvelle. Il plaque alors ses lèvres sur les miennes, m'arrachant un gémissement de douleur. Il était brutal et il avait dépassé les bornes. Nous en étions donc au point non-retour. Je ne réponds pas à son baiser et le pousse en arrière. Je lui hurle alors dessus :
- Mais qu'est-ce qui te prends ?! Tu as perdu la tête, sors de chez moi !
Je pète littéralement un câble. Tout vient de basculer, je croyais que c'était mon ami et lui aussi ma trahie en développant des sentiments pour moi alors qu'il me connait. Il savait très bien qu'il n'en tirerait rien. Il sort de chez moi à grand pas et je claque la porte. Mon poignet me fait légèrement souffrir et je jure. En plus de ça ma mère n'est pas encore là.
Je m'allonge sur le sofa et me vide l'esprit. Ne sachant pas pourquoi, j'avais une envie irrépressible de voir Peeta. Pourquoi ?! Je ne demande qu'à savoir. Au final je pique un léger somme et me réveille aux alentours de midi. Toujours pas de trace de ma mère, ce qui commence à m'inquiéter. Je reçois un sms de Peeta, me disant que si je voulais ma besace, tout de suite serait le mieux étant donné que sa mère était de sortie.
Je quitte la maison et arrive à la boulangerie en très peu de temps. Peeta me sourit en me voyant. Comme si me voir lui était une bonne chose.. Je ne prends pas le temps de lui rendre son sourire, et reprends ma besace. Alors que ma manche remonte légèrement, Peeta fixe mon poignet et y voit l'hématome qui commence à s'y former.
-Que t'est-il arrivé ?! S'inquiète-t-il.
-Rien d'important. Je m'empresse vers la sortie.
-Katniss.. Pourquoi es-tu si pressée ?
Je fais volte-face et le regarde. Il avait l'air blessé du fait que je prenne la fuite aussi vite, une façon pour lui de croire que je voulais l'éviter. Il plante son regard dans le mien et je n'arrive pas à m'en détacher.
- Reste. Il me demande tout en me fixant. Je réussi à baisser les yeux, puis fini par lâcher la poignée de la porte, me postant devant lui.
-Tu proposes quoi ? Je le scrute et vois ses yeux parcourir mon visage et son regard défiler sur moi, comme s'il essayait d'en retenir le plus de détails possibles. Je me sens alors rougir légèrement, mais garde mon sérieux.
-On aura qu'à aller à la rivière, lancer des pierres, compter les mauvais souvenirs qui ricochent dans l'eau vive pour aller s'y noyer. Je le scrute alors qu'il murmure ses mots et mes yeux papillonnent.
Clairement, il avait vu que je n'étais pas heureuse si je puis dire, et sans que je lui demande quoi que ce soit, d'une façon figurée il m'invitait à aller mieux en sa compagnie. Au final je souris en coin. J'avais trouvé la personne qui allait me redonner le sourire, je le sentais au plus profond de moi. Je n'y croyais plus. C'est vrai, c'est là, on croit que ça n'arrive qu'aux autres, jusqu'au jour où les autres c'est nous.
Désormais, nous passions nos après-midis, nous découvrant mutuellement. Et les jours passés, j'avais fait mon retour à l'école, sur ordre de ma mère qui s'absentait de plus en plus de la maison. Après le travail, je restais un peu chez les Mellark en compagnie de Peeta. Il m'avait fait découvrir ses œuvres, c'était un véritable artiste, il était très talentueux. Deux mois étaient passés et comme prévu la paye de ma mère ajoutée à la mienne nous permis de faire plus de choses. Je ne revoyais plus Gale, mais j'étais bien décidée à avoir de nouveau une discussion avec lui. L'amitié que j'avais perdue avec Gale en un instant m'avait fait comprendre que quand une porte se ferme, une autre s'ouvre plus belle et plus grande. Mon autre porte c'était Peeta.
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C'est tout pour ce deuxième chapitre. J'avais oublié de préciser que je posterai régulièrement . Et j'ai hâte de recevoir vos avis, les premiers étant déjà motivant. :p
Bisous !
