voici déjà la deuxième et dernière partie de cet OS à la base, rappelons-le, j'espère ne pas vous décevoir car cette suite ne correspond pas à certaines de vos attentes alors pour ne pas faire trop de déçus, je laisse une fin ouverte (si j'avais écris plu que ce que j'ai écris ici, la fic n'aurait pas pu être classée dans les ratings K mdr).

je remercie chaleureusement :

Aurélie Malfoy, akya07, Kisis (Guest), stormtrooper2, Shade Dreams, 77Hildegard, nepheria4, Indifferente, ankana87 et Yukina21; ainsi que tous les autres qui auront lu cet OS et surtout qui n'auront fait connaître leur avis via les reviews !

je vous souhaite une bonne lecture !


- Dites, j'aimerais bien prendre un bain, si cela ne vous dérange pas.

Je ne prends pas la peine de lui répondre, j'attrape sa main et il se lève à ma suite, cependant, je le sens encore faible sur ses jambes, alors, je passe un bras autour de sa taille afin de le soulager un peu de son poids pourtant pas si important.

Je lui fais passer la petite porte au fond de la chambre et l'assois sur le bord de la baignoire alors que j'enclenche l'eau chaude.

J'attrape sa main et lui montre où se trouvent sa serviette ainsi que le robinet. Je la retourne ensuite et écris dedans :

- Ca va aller ou tu as besoin d'aide ?

- Ca va aller, me répond-il, je vais me débrouiller, merci.

Je sors alors de la pièce et attends patiemment que la porte de la salle de bain s'ouvre à nouveau mais au lieu de cela, je l'entends tomber et retenir et cris de douleur.

Précipitamment, j'entre dans la pièce pour lui venir en aide et le trouve par terre, nu, à peine recouvert de sa serviette. Il a certainement dû glisser en sortant de la baignoire et d'après ce que je vois, sa cheville est cassée. Je pose une main rassurante sur son épaule et aussitôt, il baisse la tête afin de me cacher les larmes qui lui sont montées aux yeux.

Je le sèche rapidement grâce à un informulé et lui remets son pantalon d'un autre sort. Alors, je le prends dans mes bras et ne peux m'empêcher de lui mettre de côté les quelques mèches qui lui tombent dans les yeux.

Au lieu de le remettre dans son lit, je descends le grand escalier et fais un détour par la cuisine pour demander du Poussos à Dobby avant de sortir dans le grand parc qui entoure le manoir.

La légère brise fait un bien fou. Malgré le fait que nous soyons en plein hiver, la température est incroyablement agréable. Je me dirige vers un grand chêne qui surplombe une immense vallée en contrebas.

Dobby arrive avec la potion au moment où je pose Harry sur le sol. Je me pose près de lui, et Dobby écarquille les yeux, comme s'il avait vu quelque chose de si improbable.

Quand il voit que je le regarde d'un regard noir, il se ressaisit et me donne la bouteille.

J'attrape la main d'Harry et lui dit que je vais lui donner du Poussos. Je sais que cette potion est infecte, qu'il en a déjà pris et aussi qu'il est conscient de la nécessité de la prise de cette potion.

Alors, sans rechigner plus que cela, il a bu tout ce que je lui ai donné.

Tranquillement, nous profitons de l'air frais et moi de la vue, en bas, dans la vallée, un troupeau de chevaux est en train de galoper. J'aime ces animaux, ils sont à la fois gracieux et forts, intelligents et affectueux, ils pardonnent facilement à qui sait leur parler.

J'étais perdu dans mes réflexions jusqu'à ce que j'entende un léger ronflement. Il est si beau quand il dort. Lorsque son esprit est ailleurs, ses traits s'adoucissent et la dureté de la guerre quitte son visage. Il retrouve alors une expression sereine que je ne lui avais jamais vue auparavant.

Sans le réveiller, je le reprends dans mes bras et le remonte dans sa chambre. Je le pose dans son lit et monte la couverture jusque sous son menton.

Il n'aura pas pris de dîner mais il semble tellement fatigué que je n'ai pas le cœur à le réveiller. A mon tour, je vais me coucher sans manger et la journée repasse devant mes yeux, surtout les passages les plus importants pour moi. Nous pouvons enfin avoir de vraies conversations.

Je suis réveillé au milieu de la nuit par des cris horribles. De nouveau, je me lève en courant, et le réveille en lui secouant l'épaule. Il se relève brusquement, il a l'air terrorisé. J'essaye de le réconforter en le serrant dans mes bras et quand il semble enfin calmé, je le rallonge.

Je commence à me relever et j'entends sa voix, faible, comme s'il avait honte de ce qu'il pourrait dire.

- Vous voulez bien rester avec moi s'il vous plaît ?

Personne ne peut savoir combien cette demande me fait plaisir. Il se pousse légèrement pour me laisser de la place où je m'allonge sans poser de question.

Quand je suis sous la couverture, il se tend légèrement et je le sens hésiter, mais finalement, il n'esquisse pas le moindre mouvement. La seule chose qu'il arrive à faire est de me tourner le dos, s'éloignant un peu plus de moi.

Alors, ma main se pose sur son épaule découverte et le tire légèrement pour qu'il se retourne, ce qu'il fait sans broncher. Mais il reste immobile. Alors, je le tire de nouveau vers moi et le prends dans mes bras.

Je pose ma tête sur le sommet de son crâne, le nez perdu dans ses cheveux indomptables au parfum de pomme verte. Finalement, il se rapproche lui-même un peu plus et pose sa tête sur mon torse avant de fermer les yeux et de pousser un léger soupire de bien-être.

J'ai tellement attendu ce moment que, maintenant qu'il est là, une boule se forme dans ma gorge et des larmes, ces traitresses, viennent troubler ma vue.

Je ne trouve plus le sommeil, je suis trop occupé à ressentir les effets de son corps sur le mien et à sentir son corps finement musclé par le quidditch sous mes mains qui se veulent baladeuses.

- C'est avec le sourire aux lèvres que je regarde mon jeune Gryffon se réveiller.

- Hum, dit-il, c'est moi ou ça sent la cannelle ?

Comment ça « ça sent la cannelle », il a perdu l'odorat ! Comment peut-il sentir mon gel douche ? Impatient, j'attrape sa main et commence à lui écrire :

- Harry, c'est fantastique, tu peux à nouveau sentir des choses ! C'est mon gel douche que tu sens !

- Tu sens si bon, me dit-il en rougissant jusqu'aux oreilles.

Une impulsion me vient alors et j'ai envie de l'embrasser, là, maintenant, cependant, je sais que je ne peux pas. De un, vu mon âge, je pourrais être son père, de deux, s'il connaissait mon identité, il me repousserait et serait même dégoûté d'avoir passé la nuit dans mes bras.

Comme le temps passe et que je n'ai finalement pas répondu à la remarque d'Harry, celui-ci se retourne alors dans le lit, souhaitant sans aucun doute cacher sa honte d'avoir dit pareille chose à un inconnu.

Au final, je me lève, dépose un léger baisé dans le creux de son cou et descends chercher le petit déjeuner. Comme hier, Dobby c'est déjà occupé de tout et je n'ai plus qu'à monter le plateau dans la chambre.

Dans la chambre, je retrouve Harry tout chamboulé, je ne sais pas ce qu'il lui arrive, quand il se rend compte de ma présence, il ravale doucement ses larmes et m'annonce, plus rouge que jamais :

- Pourquoi tu m'as embrassé ? et Pourquoi être parti juste après sans rien dire ? J'ai cru que tu te moquais de moi à cause de ce que je t'ai di juste avant…

- Comment voulez-vous que je résiste à ça ? Je passe par-dessus lui, me retrouvant à califourchon sur son bassin, je me penche vers lui et le crible de baisers à la base du cou et le long de sa jugulaire pour m'aventurer sur sa mâchoire.

J'attrape sa main et lui écris tout de même, le cœur lourd :

- Harry, ne crois pas que ce que tu m'as di est passé dans l'oreille d'un sourd. Je t'ai embrassé car j'en avais envie et j'en ai toujours envie, mais toutes les raisons du monde sont contre le fait que je puisse faire ça…

- Où est le problème ? Je ne vois pas.

- Harry, je suis un homme, j'ai plus du double de ton âge, et à tes yeux, je ne suis pas quelqu'un de fréquentable.

- Et alors, je suis gay, je me fiche éperdument de l'âge que tu as, et bien sûr que si tu es fréquentable, la preuve c'est ce que je suis en train de faire, te fréquenter.

- Harry, nous ne pouvons pas être ensembles, je suis désolé, personne de ton entourage n'approuverait et toi non plus tu n'approuverais pas si tu savais qui je suis.

- Je me fiche du nom que tu portes, je suis bien avec toi, et il semble que l'inverse soit vrai également, tu es bien avec moi.

- Je suis désolé de t'avoir entraîné là-dedans Harry. Demain à la première heure, je t'emmènerais à Severus Snape, il s'occupera bien de toi, et tu pourras revoir tous tes amis.

- Non ! je ne veux pas aller avec lui, je veux rester avec toi.

Je ne réponds pas à tout ce qu'il peut me dire, ça fait mal de voir que lui aussi s'est attaché à moi, mais je ne peux pas faire autrement, Severus avait raison, je ne peux pas garder Harry pour moi indéfiniment.

Ce sera mieux pour tout le monde si Harry refait surface. Il m'oubliera vite.

Cette journée-là, je fais en sorte de l'approcher le moins possible, je laisse à Dobby le soin de lui apporter son plateau du midi mais après une heure, l'elfe vient me trouver en pleurs :

- Maître, monsieur Harry ne veut pas manger, il a ouvert la fenêtre et… et… c'est la faute de Dobby maître !

Il n'aurait tout de même pas fait ça le petit inconscient ! Sauter par la fenêtre pour cette simple histoire ? Ho, non Harry, tu n'aurais tout de même pas fait ça !?

Je file comme une flèche dans la chambre sans demander mon reste et vois Harry près de la fenêtre grande ouverte, se tenant le poignet, ensanglanté.

- Harry !

Vivement, il se retourne, des larmes aux yeux.

- Tu es venu ! Je me suis coupé avec la rambarde de la fenêtre, ça fait mal.

- Je vais te soigner ça. Attends voir, comment tu as su que j'étais là ? Tu as retrouvé un de tes sens ?!

- L'ouïe, oui.

- Harry, c'est merveilleux, plus que la vue ! Tu vas guérir Harry, c'est fantastique.

Un large sourire sur les lèvres, je soigne son poignet qui n'est pas si gravement blessé que ça et une folle envie de le prendre dans mes bras me prend. Mais je ne peux pas faire ça.

Le plus tôt sera le mieux.

- Harry, dis-je, prends ma main s'il te plaît.

- Où allons-nous ? demande-t-il content de venir avec moi.

- Dans le jardin.

Je sais que ce n'est pas bien de mentir à la personne que l'on aime mais je n'ai pas le choix. Si je lui avais dit que je l'amenais à Severus, jamais il ne me suivrait aussi gentiment, ou aussi content.

Nous pénétrons dans l'âtre immense de la cheminée et je prononce notre destination trop vite pour qu'il ne puisse réagir.

- Hey, vous aviez dit qu'on allait dans le jardin ! s'écrie-t-il.

- Harry, crois-moi, c'est pour ton bien que je fais ça.

Face à tout ce bruit, Severus arrive dans son bureau.

- Severus, je te laisse Harry, je vais suivre ton conseil et disparaître. S'il te plaît, prend bien soin de lui.

Les yeux remplis de larmes, je croise les yeux de Severus, mon ami de toujours et enfin ceux d'Harry, qui semblent vide à cause de sa perte de la vue.

Je rentre à nouveau dans la cheminée, seul, et rentre au manoir. Je prends avec moi un petit sac de voyage et quitte la maison en balais, afin qu'on ne trouve aucune trace de transport, pour que personne ne sache où je m'enfuis ainsi, car c'est ce que je fais, je m'enfuis, je fuis tous les problèmes que j'apporterais à Harry s'il me retrouvait par je ne sais quel moyen.

Je pars m'exiler dans un petit village sorcier à cinq jours de balais de chez moi et m'installe dans un petit hôtel.

Alors que je me trouve au bar, un verre de whisky pur feu en main, le nouvel exemplaire de la Gazette attire mes yeux fatigués de pleurer la perte d'Harry.

« Le survivant de retour parmi nous.

C'est plus qu'amoché que nous revient le survivant. En effet, après la bataille de Poudlard qui s'est déroulée au début des vacances de noël, le survivant est tombé face à un sort jusqu'alors inconnu de nos services.

Ce dernier s'est fait enlever sous le nez même des membres de l'Ordre du Phénix et d'Albus Dumbledore lui-même, cela démontre-t-il une faiblesse de notre cher directeur due à l'âge ?

Malgré l'acharnement de nos journalistes, personne n'a révélé le nom du responsable de l'enlèvement du jeune monsieur Potter.

Lorsque celui-ci est rentré à Poudlard, il était aveugle et de multiples cicatrices recouvraient sa peau. Alors la question que nous nous posons tous : ses maux sont-ils dus à son combat contre le lord noir où proviennent-ils simplement de la personne l'ayant kidnappé ?

De trop nombreuses questions restent sans réponse, nos journalistes vont faire tout leur possible pour informer le peuple sorcier de l'état de son « sauveur » qui ne semble pas sauver grand-chose à part sa vie, on dénote effectivement plus de quarante-cinq morts du côté de la lumière. »

Au moins, ils n'ont pas cité mon nom, je suis étonné que les Weasley n'en aient pas parlé. Je pense que je devrais remercier Severus.

Au fur et à mesure des jours, je me sens dépérir, je ne vis plus, je suis sans arrêt hanté par le souvenir d'Harry dans mes bras, de mes mains parcourant son corps chaud contre le mien. Son visage me hante, dès que je ferme les yeux, je le vois me sourire, je le revois pleurer quand il a cru que je le rejetais.

Oui je suis accro à Potter, et je l'assume totalement. Il me manque tant…

Deux mois passent sans que je me préoccupe plus que ça de moi-même. Je ne suis pas rasé, mes cheveux sont emplis de nœuds, je bois plus que d'habitude, malmenant mon foie par la même occasion. Non, je ne ressemble plus depuis longtemps à un Malfoy.

Un soir de mai, alors que j'ai une bouteille d'excellent whisky français dans la main, une misérable chouette s'écrase sur ma fenêtre.

Etonné, j'ouvre la voie au volatile qui me remet gentiment une lettre soigneusement cachetée.

« Lucius,

Ce n'est pas pour rien que je t'écris alors, sois gentil et lis cette lettre entièrement.

Tous d'abord, je souhaiterais t'informer de l'état de santé d'Harry. Les effets du sort de Voldemort se sont dissipés et Harry a retrouvé sa vue, cependant, il a fait une rechute suite à ton départ. Il ne se nourrit plus, il a été plusieurs jours sous intraveineuse façon moldue à l'infirmerie car son corps rejette toute forme de magie et il s'est replié sur lui-même, il n'a plus dit un mot depuis le moment où il s'est réellement rendu compte que tu étais parti pour de bon.

De plus, Molly te tient entièrement pour responsable de l'état de santé de notre Gryffondor préféré. Elle veut révéler à ces fouineurs de la Gazette que c'est toi qui as enlevé Harry après la bataille, elle veut une explication de vive voix à ce propos ainsi qu'à propos d'Arthur, elle a vu qu'il s'était interposé entre toi et Bella, tu te souviens, elle ne va pas tarder à tout divulguer alors s'il te plait, viens le plus vite possible au terrier.

Une dernière petite chose, comme tu l'as compris, Harry ne vas pas bien et, je sais que ça ne vas pas te plaire, mais depuis que je le soigne, il ne veut plus me lâcher, il n'arrête pas de m'écrire que j'ai les mains douces comme son sauveur.

Viens nous sauver,

Severus Snape »

- Comment ça il « a les mains douces » ? Comment Harry peut-il bien savoir ça ? J'espère pour Sev' qu'il n'a pas touché à Harry, sinon, il va entendre parler du pays c'est moi qui vous le dit !

- En même temps, c'est toi-même qui as voulu t'effacer de la vie du petit.

- C'est pas une raison pour que Sev' prenne ma place !

- Quelle place ? Tu l'as abandonné, c'est tout ce qu'il sait !

- Harry sait que je l'aime non d'un hippogriffe !

- Le lui as-tu jamais dit ? Vas donc le chercher si tu ne veux pas que ça finisse comme ton histoire avec Sev' !

- Ne mêle pas Sev' à ça toi !

- Tu l'aimais autant que lui t'aimais mais tu ne lui as jamais dit pauvre tâche !

- La ferme !

Ma colère a atteint son stade maximum et ma bouteille part s'exploser contre le mur face à moi. Je deviens fou moi, depuis quand une personne censée se parle-t-elle toute seule ?

Je décide malgré tout de suivre les conseils de Severus et de me rendre à nouveau présentable. Quand j'en ai fini avec moi-même, je ressemble de nouveau au Malfoy que j'étais avant de perdre Harry.

Je transplane directement à la limite de la propriété Weasley. Je m'avance sur le chemin mal éclairé et enfin, après un dernier virage, j'arrive face à la maison. Severus m'attend, à moitié caché, dans l'embrasure de la porte.

D'un pas vif, je le rejoins et m'exclame alors :

- Tu as gagné Severus, je suis là, maintenant pousse toi que j'aille parler à Molly.

Dans ma voix, il y a toute la colère du monde, colère de devoir faire face à mes sentiments et colère qu'il m'ai retrouvé aussi facilement.

Finalement, il finit par s'écarter et je passe la porte. Je comprends maintenant pourquoi il était à moitié caché derrière la porte, Harry est collé à lui, un bras autour de sa taille.

Devant ce triste spectacle, je ne peux empêcher ces traîtresses de larmes de perler au coin de mes yeux. Harry le remarque et fronce les sourcils, soupçonneux d'un mauvais coup ou autre. Je passe près de lui et j'ai besoin de toute ma raison pour ne pas me pencher vers lui pour m'enivrer de son odeur de pomme verte.

Je trouve Molly dans la cuisine en train de faire à manger. C'est limite si elle ne me saute pas au cou, un couteau long comme mon bras à la main !

Comme des gens civilisés, nous nous asseyons pour parler tranquillement, alors, je lui explique tout.

- Molly, tu ne vas sûrement pas croire ce que je vais te raconter ce soir, mais dis-toi bien que c'est la stricte vérité.

- Venant de toi, je n'en doute pas une seconde Lucius.

Ne prenant pas garde des propos qu'elle tien contre moi, je continue :

- Tu sais comme beaucoup d'autres que je suis mangemort depuis ma dernière année à Poudlard, cependant, ce que tu ne sais pas, c'est que je n'ai pas fait ce choix, j'y ai été obligé par mon père. Lorsque Voldemort a assassiné les Potter et que Severus a tout perdu, tu sais qu'il a trahis les mangemorts afin de rejoindre l'ordre en tant qu'espion, ce que tu ne sais pas, c'est que Severus et moi étions en couple à ce moment-là, et que par là même, j'ai à mon tour changé de camp, cependant, au cas où Severus se faisait prendre, nous avons décidé de ne pas révéler mon vrai rôle à l'ordre. Au départ, seuls nous deux étions au courant, et nous avons décidé d'en informer quelqu'un. Nous pensions tout dire à Dumbledore, jusqu'à ce qu'Arthur nous découvre, Severus et moi dans une… position pas très flatteuse dirons-nous. Il a menacé Severus et l'a accusé d'être vraiment un mangemort, alors, nous l'avons informé, lui, de mon vrai rôle. Avec le temps, nous nous sommes séparés Severus et moi mais Arthur nous aimait bien quand nous étions ensembles, il pouvait se moquer de nous à longueur de journées et nous trouvions ça très drôle Sev' et moi. Pour lui, notre rupture était un gâchis pur et dur et il nous le répétait sans cesse. A force, il a amené un certain sujet de discussion et il a découvert que j'étais éperdument amoureux de Potter, de même que Severus était amoureux de lui.

- Mais vous êtes ignobles, ce n'est qu'un enfant !

- Molly, il est notre âme-sœur à tous les deux. Quand Arthur l'a su, il nous a liés par un serment inviolable. Au début, il ne voulait pas nous dire ce qu'il voulait nous promettre mais nous avions confiance en lui, alors, on a tendu nos bras. Il nous a juré de donner sa vie pour nous si ça nous permettait de pouvoir rester près d'Harry.

La rouquine buvait mes paroles, essayant tant bien que mal d'étouffer ses sanglots. Moi-même je ne pouvais retenir toutes mes larmes.

Mon récit terminé, je me suis levé est suis parti de la maison. Au détour du premier virage, quelque chose m'est tombé sur le dos, me projetant au sol.

C'était Harry, à califourchon sur mon ventre, les larmes aux yeux lui aussi.

- C'est toi, me dit-il un sanglot dans la voix.

Ne sachant que répondre, je laissais mes larmes parler pour moi. Le brun se pencha vers moi et m'embrassa à pleine bouche, ne me laissant pas le temps de respirer.

- Harry, tu es guéri, dis-je ému.

- Grâce à toi, Lucius, et à Severus, dit-il en tendant la main.

Mes yeux ont suivi cette main jusqu'à Severus, qui était tapis dans l'ombre des bois. D'un pas léger, il nous a rejoints, un sourire triste sur les lèvres. Il nous a aidés à nous relever et une fois debout, il s'est jeté à son tour sur mes lèvres.

Ce baiser était empreint de nostalgie, il me rappelait les jours heureux que nous avons vécu auparavant, et me montrait les jours heureux que nous pourrions avoir prochainement tous les trois.


The end


et voilà, comment avez-vous trouvé cette histoire ? n'hésitez pas à laisser une review, j'en serais plus qu'heureuse !

A bientôt pour une nouvelle fic (très bientôt même puisqu'il ne me reste plus qu'à la taper, tous les manuscrits sont finis !

A la base, cette nouvelle fic étais un OS, en fait bah ce sera carrément pas un OS xD j'arrive pas à faire des OS !