Voici le chapitre 2…
RUBIKA666 : merci pour ta reviews, j'espère que la suite te plaira !
Haley
2 – L'odorat
Les Cullen eurent la bonne surprise de découvrir qu'un dortoir avec trois chambres leur avait été réservé, et qu'ils n'avaient pas besoin de partager les dortoirs des autres. Sitôt entrés, Jasper commenta :
- Dumbledore a pensé à tout !
- Vu la tête d'Edward, c'est apparemment plus sur ! Lança Emmett.
Son frère le foudroya du regard, mais Alice sursauta soudain et Edward grogna :
- Arrête Alice ! Non ! Non, tu te trompes ! Arrête !
Jasper passa son bras autour de la taille de sa bien aimée et murmura :
- Qu'as-tu vu Alice ?
Edward ne la lâchait pas du regard, mais elle se détourna. Elle alla vers la fenêtre et l'ouvrit :
- Pas ici, dit-elle. La nuit est belle !
Et elle sauta par la fenêtre, pour retomber avec grâce 50 mètres plus bas. Les autres la suivirent sans attendre et tous s'installèrent non loin du saule cogneur.
- Alors ? Demanda Rosalie. Qu'as-tu vu ?
Alice regarda son frère et répondit :
- D'abord c'est Edward qui va s'expliquer ! Tu peux nous dire ce qu'il te prend ?
Il ferma les yeux et soupira. Lui même ignorait ce qui lui arrivait vraiment… enfin non, il le savait mais ne voulait pas y croire ! Cette fille était différente… Dumbledore leur en avait parlé, et il l'avait facilement repéré en entrant dans la grande salle. Il fallait avouer qu'elle était particulièrement jolie : son visage était fin et lumineux quand elle souriait, encadré par de longs cheveux noirs indisciplinés, et ses yeux étaient deux émeraudes magnifiques… Mais un truc clochait. Oui, un sacré truc même !
- Edward ! S'impatienta Alice
Il releva la tête lentement et commença son explication :
- D'abord, je ne peux pas lire ses pensés.
- Vraiment ? S'exclama Jasper. Mais…
- C'est la première fois en 90 ans ! Repris Edward. Oui.
- Moi je peux voir son avenir, lança Alice.
Edward la foudroya à nouveau du regard et elle ne dit rien. Les autres le laissèrent continuer :
- Je n'entends rien du tout. C'est tellement frustrant que j'ai passé tout le repas à écouter ses deux amis. C'est plus facile d'écouter au travers du rouquin, Ron. Son esprit est un peu comme le tiens Em', ce qu'il pense, il le dit généralement, et il ne s'encombre de rien de superficiel, mis à part son obsession pour la nourriture ! Par contre, la brune, Hermione, j'ai cru qu'elle allait me filler mal au crane ! Elle ne cesse de raisonner, d'analyser, d'essayer de comprendre. C'est incroyable ! Pire que toi, Alice !
Edward évita délibérément de parler de ce qu'il avait entendu de Sirius…
Alice sourit doucement, mais l'incita à continuer.
- Quand tu as demandé au blondinet de l'appeler, Alice, j'ai cru que j'allais… flancher.
- Tu pourrais être plus clair ? Demanda Rosalie avec une pointe d'agacement
- J'ai cru que j'allais la tuer ! S'exclama-t-il. Son odeur est… J'ignore si j'ai la force de me contrôler. Je devrais peut-être partir…
- Non ! S'exclama Alice.
- Mais tu l'as vu, Alice ! Répliqua Edward
- Mes visions changent, tu le sais. Tout dépend de toi, Edward. Je nous ai aussi vues devenir comme sœurs, elle et moi. Tu ne la tueras pas, Edward !
Les autres comprirent alors. Alice avait vu Bella morte, au pied d'un Edward rouge de son sang. Un silence s'imposa soudain entre eux. Chacun réfléchissait à ce que cela risquait d'impliquer.
xXx
Une bande de vampires dans une école ! C'était quand même un sacré pari de la part de Dumbledore, mais Carlisle Cullen en était ravi. Bien sur, ils n'étaient pas de simples vampires. Tous, avant leur transformation, avaient été sorciers. Et de ce fait, ils conservaient la capacité de se servir d'une baguette, même s'ils ne le faisaient presque jamais. Pourquoi aurait-on besoin de la magie quand on est un vampire ? Rapide, puissant, immortel… Mais bon, dans leur cas. C'est la couleur de leurs yeux qui les distinguaient des autres vampires : entre l'ambré et l'or, ils reflétaient leur régime alimentaire : le sang animal, et non le sang humain. Mais ce soir, en observant Edward, il avait eut peur.
xXx
Trop occupés à ruminer les paroles d'Edward, ils ne firent pas attention à l'arrivée soudaine de leur père.
- Vous êtes bien silencieux, fit-il remarquer.
Alors ils levèrent la tête, et c'est Rosalie qui commença :
- Edward nous pette un câble. Il veut manger cette Bella !
Après un regard meurtrier vers Rosalie, Edward se tourna vers son père :
- Carlisle, je dois partir. Je… son odeur, je ne supporterais pas longtemps son odeur !
Le père fut plus que surprit. Edward n'avait jamais dérapé… mais cette histoire d'odeur lui rappela soudain quelque chose :
- Rose, te souviens-tu de ce que tu m'as dit, le jour où tu m'as ramené Emmett ?
Elle fronça les sourcils, cherchant un instant ce moment qui remontait à loin maintenant. Mais quand elle le trouvât, elle fit les gros yeux.
Carlisle sourit, mais elle se renfrogna :
- Cela n'a rien à voir, Carlisle ! Emmett était entrain de mourir, il perdait beaucoup de sang…
- Si, coupa Carlisle. C'est la même chose. Quand tu es rentrée, ce jour là, tu m'as dit que tu avais été incapable de le tuer, malgré cette odeur. Tu as dit que jamais tu n'avais autant désiré du sang, mais tu as tenu bon. Tu n'as comprit que plus tard pourquoi tu l'avais sauvé.
Automatiquement, elle regarda sa main, qui était fortement enlacée à celle d'Emmett. Mais Edward, refusant cette éventualité, s'exclama :
- Je vais la tuer, moi. Alice l'a vu !
Carlisle posa une main sur son épaule et lui sourit :
- Non, mon fils. Tu ne vas pas la tuer. Alice à vu ton émotion du moment, mais tu vas aller chasser, tu aurais du y aller hier, je l'avais bien dit ! Et tu vas réfléchir. Je suis sur que tu as la réponse… Mais il y a autre chose, non ? Tu étais étrange aussi pendant le repas, tu n'as pas pu la sentir de si loin ?
Edward soupira :
- Non. C'est juste que… je n'entends pas ses pensées.
Sur le coup, le médecin ne sut quoi répondre. Mais il sourit finalement, une drôle d'étincelle dans ses prunelles or :
- Epuise ta soif cette nuit, mon fils. Et demain, je suis sur que tu sauras quoi faire.
Il les salua et les laissa, un doux sourire aux lèvres. Cela faisait 90 ans qu'il espérait pour Edward… peut-être Bella était-elle enfin celle qu'il attendait.
xXx
Bella n'avait pas pu chasser Edward de ses pensées. Elle avait suivi Sirius sans réfléchir, et n'avait même pas vraiment regardé l'appartement, le bureau et la salle de classe. Inquiet, il l'avait laissé et avait appelé Ron et Hermione en renfort.
Bella sursauta quand elle entendit frapper à la porte et revint à la réalité. Elle fronça les sourcils, mais alla ouvrir.
- Entrez ! Dit-elle à Ron et Hermione.
Elle leur sourit et ils pénétrèrent dans l'appartement.
- Et ben ! Souffla Ron
- Oui, confirma Hermione. Ils ne se sont pas fichus de toi !
Alors Bella examina la pièce : une grande fenêtre donnait sur le parc, rendant la pièce très claire. Sur la droite, il y avait une bibliothèque et une table ronde en bois foncés. Un grand canapé beige et marron se dressait devant la cheminée, et sur la gauche, ce qu'elle découvrit la laissa bouche bée. A quelques mètres des portes qu'elles devinaient être sa chambre et sa salle de bain, il y avait un magnifique piano à queue noir, et une pile de partitions trainait à côté.
- Merde, souffla-t-elle en s'approchant du piano.
- Attends, comprit Hermione. Tu n'avais pas encore remarqué le piano ? Sirius a raison, y'a vraiment un truc qui te tracasse !
xXx
Pour Edward, la chasse avait été rapide. La forêt interdite était un terrain parfait : elle s'étendait sur plusieurs centaines de kilomètres, et accueillait beaucoup de gros prédateurs qui avaient suffis à apaiser plus que largement sa soif. Il avait laissé ses frères et sœurs et errait dans le parc, cherchant inconsciemment cette odeur qui le mettait tant en danger. Les paroles de Carlisle raisonnaient dans sa tête, mais il n'était pas sur d'avoir les idées claires.
Pourtant, quand il repéra enfin son odeur, il ne put s'empêcher de lever les yeux vers elle. Il la localisa facilement, derrière une grande fenêtre, à une dizaines de mètres du sol. Il repéra très vite un arbre, à l'abri des regards, et alla s'y percher. D'où il était, il la voyait s'approcher d'un piano, et il pouvait entendre les pensées de Ron et Hermione. Bien sur, il était bien trop loin pour qu'ils ne le remarque…
Mais il sourit quand il constata qu'ils les entendaient même parler. Quelque chose tracassait donc Bella ?
xXx
Bella soupira et s'éloigna du piano, sans pour autant répondre. Alors Hermione la devança :
- Ca à un rapport avec Edward Cullen ?
Sur son arbre, le vampire ne put s'empêcher de sourire, alors que Bella paraissait très mal à l'aise.
- Y'a pas que lui, répondit-elle finalement.
Elle leur raconta toute la discussion avec Alice et termina sur le regard meurtrier d'Edward.
- Je n'arrive pas à croire que tu leur as hurlé dessus ! Lança Hermione en retenant son sourire.
Bella grimaça, mais Ron répliqua :
- Ca on a l'habitude ! C'est ce que t'as dit sur le beau gosse qui me dérange… Tu crois qu'il peut être dangereux ?
- Non…
Elle avait répondu sans réfléchir, mais n'était pas si sure d'elle que ça, pourtant elle ajouta :
- J'ai du me faire des idées, passons !
Edward se mit à sourire en entendant les pensées d'Hermione :
- Et ben ça y est ! Enfin un qui l'intéresse… j'espère qu'il n'est pas dangereux… elle attire quand même le danger, va falloir que je veille…
A cet instant, ce sont les pensées de Bella qu'il aurait vraiment voulu décrypter. Cette fille était une énigme, et il n'en avait pas l'habitude.
- Quoi d'autre alors, dit Hermione. Y'a pas que ça, n'est ce pas ?
En soupirant, elle répondit :
- Ils savent tout de moi ! Et bien plus que nous, j'en suis sure ! C'est si étrange… pourquoi Dumbledore a fait ça ? Et pourquoi ils sont à Serpentard ?
- Ca leur va plutôt bien, si tu veux mon avis ! Lâcha Ron. Ils ne donnent pas envie d'approcher…
Edward sourit. Ils faisaient toujours cet effet là aux humains. Même si les sorciers le sentaient un peu moins en général. Par contre, il entendit les pensées d'Hermione défiler à toute allure dans sa tête. Stupéfait, il l'entendit alors répliquer :
- Mon avis à moi c'est que comme ça ils passent plus inaperçus. Personne n'approche les Serpentards ! Ils auraient été assaillis de questions dans n'importe quelle autre maison.
Bella fronça les sourcils avant de répondre :
- C'est pas bête, Mione. Alice n'a rien d'une Serpentarde ! Emmett non plus d'ailleurs. Jasper n'a pas beaucoup parlé, mais il a l'air tout aussi sympa. Rosalie n'a pas l'air d'être contente d'être là, par contre…
- Et Edward ? Demanda Hermione
Bella soupira alors que dans son arbre, Edward attendait la réponse. Il grimaça :
- Il me hait. J'ignore pourquoi, mais j'ai vu assez de regards noirs pour savoir que le sien est le pire. Il s'est reculé brusquement quand je les ais approchés ! Comme si je… puais !
Ron pouffa mais Bella le foudroya du regard :
- Y'a rien de drôle, Ron.
Hermione intervint alors. Edward était de plus en plus impressionné par son esprit : elle avait comprit qu'il y avait une raison, et il était persuadé qu'elle pourrait la trouver très vite ! Heureusement, elle décida de changer de sujet, toujours désireuse de protéger Bella :
- Tu verras bien comment ça va aller, Bella. Et quelque chose me dit que ce n'est pas tout…
Bella soupira et écarta les bras :
- Regarde autour de toi Hermione ! Ça ne te parait pas trop tout ça ? La classe encore, ok. Mais pourquoi l'appart, hein ? Et le piano, c'est Sirius ça, c'est sur ! J'ai… j'ai l'impression qu'on est entrain de m'acheter. C'est peut-être ridicule mais je n'aime pas ça… Qu'est ce que je vais encore découvrir, hein ?
Ron et Hermione se regardèrent, ne sachant que dire. Edward, lui, était d'accord avec Bella. Il y avait bien une raison à tout ça d'après lui, et les pensées de Sirius en étaient la clef.
Son esprit est vif, constata-t-il alors. Peu à peu, il devrait récolter ce qu'il aurait du lire en elle en une seconde.
- Laissez tomber, dit finalement Bella. Je suis crevée, on se voit demain matin ?
Une fois seule, Bella rejoignit le piano et se mit à jouer. Edward sourit, il adorait la musique ! Mais il ne reconnaissait pas ce morceau là, et il comprit soudain qu'elle était entrain d'improviser. Une mélodie triste et lente lui parvenait et il en fut ému malgré lui. Elle cessa aussi vite qu'elle avait commencé, et il sursauta presque quand il la vit ouvrir la fenêtre.
Elle se pencha et ferma les yeux, profitant de la douce brise de cette soirée de Septembre. Edward se figea, pourtant bien loin d'elle. Il était face au néant avec elle, mais quel néant… Ses longs cheveux noirs flottaient autour de son visage, lui envoyant son odeur si intense dans les narines. Il arrêta de respirer et se contenta de la contempler. Elle avait l'air triste, malgré ses yeux fermés, et cela lui chavira son cœur mort depuis si longtemps.
Oui, Carlisle avait raison. Cette odeur avait une signification précise : c'était elle. Elle qu'il avait attendu toute son existence de vampire, tout son être lui disait à cet instant.
Bella respirait à plein poumons l'air frais, essayant d'évacuer toutes ses idées noires avant d'aller se coucher. Elle se détendait, mais un coup de vent plus violent déversa, avec sa fraicheur, l'Odeur qui l'avait obnubilé plus tôt. Son odeur. Elle en était persuadée. Elle rouvrit les yeux, cherchant dans le parc sous elle, mais ne vit rien.
Dans son arbre, Edward s'éclipsa sans attendre quand il la vit rouvrir les yeux en sursautant. Elle l'avait senti ? Non, impossible…
Troublée par la sensation, Bella referma mal la fenêtre et alla se coucher. Sitôt endormie, ses cauchemars l'envahirent. Mais pour une fois, ce n'était pas Voldemort qui la pourchassait. Non, c'était deux yeux noirs, emplis de haines, qu'elle essayait de fuir.
Il ne parti pas loin, se protégeant d'avantage. Les mots de Carlisle faisaient encore écho au fond de lui, et il souriait… il souriait béatement, comme l'adolescent de 17 ans qu'il avait été, 90 ans plus tôt. Elle était un vrai défi puisqu'il ne pouvait lire en elle, mais la vraie difficulté serait sans doute de rattraper cette première impression… Elle croyait qu'il la détestait !
Au bout d'un long moment, il entendit le souffle de Bella se modifier. Elle venait de s'endormir… Alors il ne put s'en empêcher : avec son agilité et sa vitesse, il fut dans l'appartement en moins de deux secondes. Il remercia Bella d'avoir mal fermé la fenêtre, et s'approcha sans bruit de la chambre. Il s'en voulait un peu, se sentant voyeur, mais en même temps, elle dormait… quel mal pouvait-il y avoir à la contempler ?
Il entra dans la chambre mais fronça les sourcils quand il l'aperçu. Ces cheveux éparpillés étaient trempés de sueur et son visage était crispé… Elle rêvait. Non, elle faisait un cauchemar. Alors, prit d'une pulsion soudaine, il passa le bout de ses doigts gelés sur la joue fiévreuse de Bella. Elle frissonna dans son sommeil, mais ses traits se relâchèrent aussitôt. Elle tourna sur le côté, emprisonnant son oreiller entre ses bras, et un doux sourire naquit sur son visage.
Il la trouva tout simplement magnifique. Tapi dans un coin de la chambre, il passa la nuit à l'observer, tâchant de s'imprégner de cette odeur qui le rendait fou.
xXx
Quand elle se réveilla, Bella eut l'impression de ne jamais avoir aussi bien dormi de sa vie. Elle était à peu près sure d'avoir commencé par avoir un cauchemar, mais celui-ci s'était vite transformé… Un doux rêve, tel une caresse. Le visage d'Edward lui vint aussitôt en mémoire, mais le souvenir de son regard la fit frémir. Elle prit une profonde inspiration et se leva, mais là encore elle eut un étrange sentiment.
- Je suis barge ! Se maudit-elle. Je le sens partout… et il n'est là que depuis hier !
xXx
Elle se prépara en vitesse et rejoignit Ron et Hermione, avec bonne humeur :
- Salut vous deux !
- T'as bien dormi, on dirait ? demanda Hermione en souriant
- Comme un bébé, c'est fou ! Ça fait une éternité que ça ne m'était pas arrivé !
Elle les fit rire, puis commença à déjeuner, tout en regrettant son idée première… Elle s'était délibérément placé dos à la table des Serpentards, mais elle s'en voulait déjà. Elle voulait croiser à nouveau son regard. Elle soupira mais Hermione, elle, se mit à sourire :
- Il ne cesse de te regarder depuis que t'es arrivée. Et il ne semble pas hostile… du tout ! Oh, il sourit même là !
Bella fit une grimace avant de dire :
- Je ne vois pas pourquoi tu me dis ça, Mione.
- Ben voyons ! Répliqua la brune.
Bella la foudroya du regard, mais l'arrivée de leurs emplois du temps fit rire Hermione : Bella avait semblé déçu et son amie lança :
- On dirait que la tradition est rompue : pas de cours commun avec les Serpentards avant demain matin !
- Oh, ça va Hermione ! Ronchona Bella.
Elle ne répliqua pas, mais Bella savait qu'elle avait raison, une fois de plus. Alors elle lança seulement :
- Allons-y, faut traverser le parc pour la botanique.
Ils se levèrent sans bruit, et Bella replongea dans ses pensées, avançant sans réfléchir. Ce n'est que quand elle entendit Hermione pouffer qu'elle émergea.
Alice se tenait devant elle, un doux sourire aux lèvres. Comme la veille au soir, elle déposa un baiser sur la joue de Bella :
- Bonjour Bella, dit-elle.
- Bonjour Alice, répondit Bella, à nouveau surprise par cette marque d'affection.
Emmett, Jasper et Rosalie la saluèrent en souriant (un peu crispé quand même pour Rosalie), mais elle sursauta quand elle l'entendit, lui :
- Bonjour Bella, susurra Edward en souriant.
Il ne pouvait pas dire plus que ça. La seconde vision qu'Alice avait eue un peu plus tôt dans la nuit le troublait encore. Il ne voulait pas… non, il ne voulait pas qu'elle devienne comme lui, mais il ne pouvait pas s'empêcher de lui sourire… alors qu'il aurait du fuir, pour la protéger.
Le cœur de Bella manqua un battement, peut-être même deux, et elle s'obligea à détourner le regard. Ses yeux… ses yeux n'étaient plus noirs, mais aussi ambrés que les autres.
Bella vit Alice sourire et regarder ses amis, alors elle s'exclama :
- Oh, voici Hermione et Ron.
- Enchantée ! Dit Alice en souriant. Moi c'est Alice, et voici Jasper, Rose, Emmett et Edward.
Ils se saluèrent en souriant, mais Rosalie soupira soudain :
- Bon, on y va Emmett ? A plus tard…
Elle ne s'était adressée qu'à ses frères et sœur, et Alice pouffa quand Rosalie foudroya Emmett du regard, après qu'il eut souhaité gaiement une bonne journée aux trois sorciers.
- Ne faites pas attention à elle. Rosalie n'est pas très sociable…
Bella ne faisait attention à rien d'autre que le regard qu'elle sentait sur elle. Elle regardait Alice, mais ne sentait que lui, son cœur battant la chamade.
- On va vous laisser, reprit Alice. Nous devons trouver la classe du professeur Black.
Bella sourit alors que Malefoy passait près d'eux, un regard menaçant sur le visage. Alice dut comprendre ce qu'il allait se passer, car elle sourit avant même que Bella ne parle :
- Hey, Malefoy ! Héla-t-elle.
- Potter, siffla-t-il avec mépris.
Il ne fit pas vraiment attention aux autres, encore vexé de la veille. Mais Bella reprit :
- Rends toi utile, et conduits les à votre premier cours.
Elle avait un sourire satisfait sur le visage, mais lui grimaça :
- T'as pas d'ordre à m'donner, Potter !
- Ce que tu peux être puéril, la fouine. Si tu l'prends comme ça, si, je peux t'en donner. Alors avant que prof Bella ne t'enlève des points, montre leur le chemin !
Il se renfrogna et ne répliqua pas, sur qu'elle pourrait bien vider le sablier des Serpentard, et d'un signe de la main, il invita les trois Cullen à le suivre.
Les trois sourirent, et Alice lança :
- Merci Bella ! On se voit ce soir ? 18 heures au pied de la tour Gryffondor, c'est bien ça ?
Stupéfaite, Bella écarquilla les yeux, ce qui les fit sourire de plus belle :
- Heu… oui, oui, répondit-elle finalement. Ok, à ce soir…
Alice et Jasper suivirent Drago, main dans la main, en souriant. Edward, lui, fut un peu plus long à partir. Il regarda Bella quelques secondes, sans rien dire, mais se détourna finalement en souriant.
Bella soupira avant de se tourner vers ses amis :
- Ce mec est barge ! Lança-t-elle
Hermione pouffa, et un peu plus loin, Edward aussi.
Et voilà pour le second chapitre, le troisième arrivera dans quelques jours
J'espère que ça vous plait !
Une petite reviews ? Please !! :-)
Et merci à tous ceux qui me lise, même sans reviews !
Haley Black
