Auteur : Cyzia.

Titre : Les Enfants du Destin.

Rating : je me suis dit que je devais le mettre directement en M, même si pour l'instant ça restera très calme.

Disclaimer : Tous les personnages utilisés appartiennent à notre très estimée JKRowling. Donc, par conséquence, rien n'est à moi, exceptée l'histoire ici présente (ainsi que d'éventuels nouveaux personnages).

Dédicace : Je remercie Myschka, ma bêta, pour ses corrections, ainsi que ma chère Samaeltwigg pour ses encouragements.

Résumé : Tour à tour, Harry et Drago se rendent compte de leur attirance soudaine l'un pour l'autre. Ils sont perdus et ne savent ce que leur a réservé la roue du destin...


LES ENFANTS DU DESTIN


Chapitre 2- Sentiments réciproques


- « Harry ? »

Ron et Hermione longeaient les couloirs scrutant le moindre compartiment. Ils avaient parcouru tout le train de long en large deux fois, en vain.

- « Cela ne sert à rien, Ron. Il a pris un de ses sacs. Il devait sans doute contenir la cape de son père et dans ce cas, on peut chercher encore longtemps.

- Ouais… » lui répondit son petit ami sans grande conviction.

- « Retournons au compartiment voir si Neville et Ginny l'ont trouvé. Mais je pense que s'il est parti comme ça c'est parce qu'il voulait rester seul, et dans ce cas, on ne le retrouvera pas…

- Tu as raison. Je n'aime pas ça, mais s'il veut rester dans son coin, mieux vaut le laisser faire. Le problème c'est qu'on va bientôt atteindre Poudlard…

- Oui,… On prendra ses affaires avec les nôtres.

- Ok. »

Ils retournèrent dans leur compartiment. Neville et Ginny n'avaient pas été plus chanceux.

Et en effet, quelques instants plus tard, le train commença à ralentir. Ils s'engagèrent dans le couloir en traînant leurs affaires, ainsi que celles d'Harry qu'ils s'étaient réparties. Ils descendirent du train et prirent place dans les calèches attelées aux sombrals.

oooOOOooo

Harry remarqua lui aussi la décélération du Poudlard Express. Il rangea alors la cape dans son sac. Il ne pouvait prendre le risque que celle-ci tombe dans la cohue des élèves qui se précipitaient hors du train.

Il préféra sortir à visage découvert, mais resta prudemment à l'arrière, à l'écart des autres. Il observa tranquillement ses amis de loin. Ils avaient emmené ses affaires. Tant mieux.

Il crut alors entrevoir une chevelure blonde, ressemblant beaucoup trop à celle de Malfoy pour que ce ne soit pas la sienne, qui venait dans sa direction. Il se faufila rapidement derrière une calèche, sortit sa cape et la revêtit. Discrètement il lança un coup d'œil vers l'avant, Malfoy semblait tourner en rond, il n'avait pas du trouver ce qu'il cherchait. Harry prit place à l'arrière du véhicule sur un petit strapontin. Il se maudit quand il s'aperçut que c'était dans celui-ci que s'installa Malfoy en compagnie de Blaise Zabini et Millicent Bullstrode.

Il était trop tard. Les calèches avaient entamé leurs marches et il ne pouvait rien y changer. Il essaya donc de s'installer légèrement plus confortablement. Soudain, il entendit des voix s'élever de la calèche.

- « Alors Dray, où est-ce que tu étais passé tout à l'heure ? » lui demanda Millicent. « Pourquoi tu n'es pas revenu au compartiment ?

- Il y a eu une dispute dans le fond du wagon et les deux Patafix de Potter n'ont même pas réagi. »

Harry sentit son cœur se serrer. Merlin qu'il maudissait ce mec... Il n'avait vraiment aucune chance. Lui... Pourquoi était-ce Lui qui lui faisait ce si soudain effet ? Pourquoi les emmerdes semblaient s'obstiner à toujours lui tomber dessus ?...

- « Et c'est alors que le grand Drago Malfoy est venu à la rescousse… » se moqua gentiment Zabini.

- « Hein, hein… Mort de rire, Blaise…

- Oh, ne le prends pas mal, il te taquine… Blaise, tu es simplement jaloux de Drago !

- Mais bien sûr… » le nargua celui-ci. « Compte la dessus et bois de l'eau !

- Idiot !... Alors, Drago,… et après ? tu n'es pas revenu …

- Euh… et bien, j'ai eu une entrevue très intéressante avec nos Gryffondors préférés…

- Et ?

- Et, j'ai vu quelque chose de surprenant…

- Qu'est-ce que tu as vu ?

- Si je te le disais, ce ne serait plus intéressant… Excuse-moi, mais je préfère garder ça pour moi… »

Harry en leva les sourcils d'étonnement. Malfoy préférait garder ce qui s'était passé pour lui, alors que c'était une occasion en or pour lui de se moquer en public une nouvelle fois du Gryffondor… Il n'y comprenait rien. Il pencha sa tête et colla à nouveau son oreille contre la paroi de la calèche pour mieux entendre, ce qui ne l'aida malheureusement pas puisque, suivant l'inévitable tradition scolaire, une averse éclata et tomba sur le défilé de calèches qui se dirigeaient dans la pénombre vers le château.

Harry n'entendait plus rien. La pluie faisait bien trop de bruit. Il se dit qu'il était vraiment maudit, se couvrit plus efficacement et essaya de s'abriter autant que possible des trombes d'eau qui se déversaient sur la plaine.

oooOOOooo

Drago riait intérieurement. Bien sûr, Milli n'avait pu s'empêcher de vouloir savoir où il avait disparu depuis l'incident du wagon.

Il n'avait cependant rien compris, lui. Potter avait complètement perdu les pédales… Qu'avait-il bien pu lui arriver ? Le brun s'était effondré, inconscient après qu'il lui ait adressé la parole. Merlin…, et qu'est-ce que c'était que cette drôle devapeurdorée qui semblait émaner du Gryffondor ?

Il resta songeur. Après que Potter soit tombé dans les vapes, il s'en était allé se contentant de se foutre de lui une dernière fois devant ses amis… et oui, il avait bien fallu… ils se seraient posés des questions sans cela. Et bien qu'il aurait beaucoup aimé comprendre cet étrange phénomène, il n'avait pu rester à leurs côtés et leur montrer son intérêt soudain pour le brun.

Il avait vu le Survivant monter dans le train à Londres quelques heures plus tôt, et ce qu'il avait soudain ressenti lui avait glacé le sang. Potter l'attirait. Une aura semblait entourer le brun. Il avait alors eu un choc et une étrange onde s'était alors propagée en lui. Oui, une onde. Une onde sexuelle avait parcouru tout son corps et avait semblé réveiller la moindre parcelle de celui-ci. La chair de poule avait instantanément recouvert sa peau si pâle, il transpirait tant il avait des sueurs froides devant son ennemi et en même temps il avait l'impression de mourir de chaud, d'étouffer. Potter lui faisait un effet dévastateur, jamais personne ne lui en avait fait autant. Il le désirait. Il s'était découvert avec effroi vouloir déceler le moindre centimètre carré de cette peau mate, de ce visage si doux, si parfait qu'il ne connaissait pas tant que cela en fait… Il mourrait d'envie de passer ses mains dans ces cheveux si sauvages, voulant les ébouriffer un peu davantage. Il voulait effleurer cette fine cicatrice de ses doigts, mordiller ces si charmants lobes d'oreille et il lui sembla qu'il donnerait alors sa vie pour poser ses lèvres sur celles, si pleines et pulpeuses, d'Harry.

Harry ?...

Oui, Harry !

Sa mère l'avait alors sortis de sa torpeur avec un grand sourire aux lèvres qui semblait le rassurer silencieusement. Il était monté avec précipitation dans le train après avoir salué Narcissa Malfoy. Il avait alors essayé de passer outre ce qu'il s'était passé. Il avait réussi, non sans une concentration extrême et beaucoup de souffrance morale, à se contrôler durant la réunion des préfets… Le savoir dans le train, quelque part dans un autre compartiment, le rendait encore plus fébrile à présent et il avait le plus grand mal à calmer ce sentiment qui le prenait aux tripes, qui l'envahissait de plus en plus contractant son bas-ventre de spasmes qui le tordaient de douleur. La vision du Castor-Je-Sais-Tout et du Ouistiti l'empêchait de penser d'autant plus à autre chose qu'à Potter, mais il en avait fait abstraction et était finalement arrivé à rejoindre le compartiment où l'attendaient Blaise et Milli. Là, au calme, il avait réussi à apaiser la sourde douleur qui semblait faire pulser son cœur à une vitesse folle. Il avait repris son souffle et avait même réussi l'inconcevable : désintéresser sa meilleure amie de lui en la rembarrant sèchement et donc calmer ses regards étranges et ses soupçons qui devaient lui dire que quelque chose n'allait pas chez le blond…

La rixe avait alors éclaté. Il l'avait senti venir. Car, étrangement, depuis sa majorité, il avait développé d'étranges pouvoirs. Il ressentait les choses différemment, et souvent pouvait même prédire l'imminence de problèmes ou de dangers.

Il s'était alors levé, avait accouru vers l'origine du chahut tout en espérant que ce maudit Potter ne serait pas impliqué. Il ne pouvait pas y faire face. Pas maintenant. …Mais non, il ne s'agirait pas de lui…, il n'y avait qu'avec lui-même que le Gryffondor avait des altercations.

Il avait réglé le problème instantanément. Par sa simple présence, les deux quatrième années, qui se querellaient, s'étaient tus.

Il avait soupiré. Il était agacé. Et il le fut bien plus encore quand Granger l'arrêta au milieu du couloir. Elle avait le don pour le faire sortir de ses gonds, tout comme les deux autres Gryffondors.

Il répondit à sa question par une moquerie bien sentie, mais ne put pas détourner les yeux de Potter.

Harry paraissait complètement dévasté. Il semblait souffrir. Il suffoquait. Et à nouveau, il remarqua cette auraétrangement doréequi l'entourait, mais bien plus intense cette fois-ci.

Il se demanda alors s'il arrivait au brun la même chose que ce que lui-même ressentait. Son estomac partait en vrille, sa tête lui tournait, son cœur commençait à s'affoler, mais il réussit à se contrôler et à articuler quelques mots.

- « Hey, Potter, qu'est-ce qu'il t'arrive ?... respire… »

Il lui avait parlé ! Oh Merlin…, il lui avait parlé sans même se soucier de ce que les quatre autres pouvaient penser. Fort heureusement, il n'avait rien dit de si compromettant. Il se maudit cependant de n'avoir su tenir sa langue… Potter lui faisait un tel effet, c'en était effrayant. S'il n'arrivait même plus à tenir sa langue maintenant, …où allait-on ?...

Mais à ce moment là, Potter s'effondra. Ils le regardaient tous, ahuris. Aucun ne remarqua l'horreur et le désarroi se dessiner dans le regard du blond. Il n'y tenait plus. Même s'il avait terriblement envie de le serrer dans ses bras,…ooohhhh… ça n'allait pas en s'améliorant… Et merde…, et qu'il avait envie et besoin de savoir ce qu'il arrivait à Harry, il fallait qu'il prenne la fuite. Ils l'auraient remarqué sinon, cette lueur étrange dans ses yeux. Et il ne voulait pas qu'ils puissent y lire de l'inquiétude.

Il s'était enfui. Mais il n'était pas parti en direction du compartiment de ses propres amis. Il avait quitté le wagon dans l'autre direction. Il pressentait quelque chose. Il devait attendre là. Pourquoi…, il n'en savait rien, mais cela faisait maintenant trois mois qu'il avait appris à tirer des leçons de ses étranges impressions. Il ne devinait pas toujours tout, mais quand quelque chose s'imposait à son esprit, cela s'avérait le plus souvent très utile… Il suivit son intuition et patienta, caché dans l'ombre d'une porte.

La réponse lui fut donnée une dizaine de minutes plus tard. Harry courait dans cette direction. Il semblait si bouleversé. Drago maudit son cœur, qui se serra douloureusement à cette vision. Le Gryffondor l'avait dépassé et continuait à courir, hors d'haleine, en direction du dernier wagon. Drago l'avait suivi précautionneusement, sans se faire voir de qui que ce soit, les élèves étant bien trop occupés à se changer et à revêtir leurs uniformes scolaires.

Harry entra précipitamment dans le dernier compartiment. Drago attendit quelques instants, puis il se dissimula derrière une vitre dont le rideau était tiré. Il entendait le brun parler tout seul à voix basse. Il semblait terriblement agité. Le cœur de Drago battait comme un fou, il refusait de se calmer sous les ordres que lui intimait son propriétaire. Tout son corps tremblait, mais il se figea, terrifié, quand il entendit Harry articuler presque distinctement cette fois-ci.

- « Non, ce n'est pas possible… pas lui !... Pourquoi lui ? Et pourquoi maintenant ?… Pas Drago Malfoy ! »

Le temps semblait s'être gelé, ainsi que le cœur du Serpentard qui avait du sauter un battement. Il était pétrifié sur place. Merlin, qu'avait-il dit ? La phrase du brun ne cessait de se répéter en boucle dans la tête de Drago. Est-ce que cela voulait bien dire ce qu'il pensait …?

Il hésita. Il voulut entrer. Voir ce qu'il se passerait et pourquoi pas s'expliquer avec Potter… Du moins, essayer d'y voir plus clair, ensemble…

Mais il avait été stoppé dans son élan. Les deux pots de colle à Potter arrivaient dans sa direction. Ils étaient sans doute à la recherche de leur ami. Il devait les distraire, il sentait que celui-ci n'avait pas la moindre envie d'être dérangé et d'avoir à répondre à leurs questions pressantes.

- « Alors, toujours à l'affût d'un coin pour vous accoupler… Par pitié, … ne le faîtes pas… des rejetons roux aux dents de castor… Non, je ne le supporterai pas… quelle pollution visuelle franchement, … épargnez-nous la nécessité d'avoir recours à un massacre… ».

Drago savait très bien que ses mots feraient mal, et la réaction de la belette ne se fit pas attendre. Il vira au rouge, - si c'est encore possible qu'il devienne plus rouge, pensa-t-il en se moquant - , et voulut sauter au cou du blond. La tigresse le retint fort heureusement. Weasley avait beaucoup grandi et s'était apparemment fortifié, et Drago n'était pas en état de se battre, il se sentait vidé depuis que ses sentiments pour Potter étaient apparus.

Sa remarque eut néanmoins l'effet escompté. Ils retournèrent en direction de leur compartiment. Granger se retourna cependant.

- « Est-ce que tu as vu Harry, Malfoy ? »

Elle semblait vraiment décontenancée et inquiète.

- « Pas depuis qu'il nous a rejoué la célèbre scène de la visite des détraqueurs tout à l'heure… » répondit-il avec un air mauvais, mais amusé et moqueur, sur le visage.

Elle parut blessée, une fois de plus.

Il se dit alors que tout cela l'avait bien trop submergé. Il n'avait plus le courage de parler à Potter. Et il avait encore moins envie de retourner auprès de Blaise et Milli. Il préférait rester seul. Il s'installa alors dans le compartiment voisin de celui où se morfondait le Survivant. Il tira les rideaux et s'allongea sur la banquette, ressentant le besoin de fermer les yeux et de se reposer quelque peu.

Quand le train s'arrêta, il émergea de sa somnolence. Il jeta un coup d'œil dans le compartiment de Potter. Il ne semblait plus y être, sa présence n'y était plus, même caché sous une éventuelle cape d'invisibilité dont il savait le brun en être le possesseur. Il sortit alors du wagon et observa la foule d'élèves qui inondaient le quai. Il se dirigea vers les calèches, puis il le vit. Il était caché tout près de la dernière calèche, sa cape sous le bras. Il se dirigea vers lui. Il allait le prendre à part dans un des véhicules et tenter de mettre les choses à plat.

- « Drago ! »

Oh non, maugréa-t-il silencieusement. La voix de Milli était parvenue jusqu'à lui et il lui semblait maintenant bien difficile de mettre en œuvre son plan. Il adorait ses meilleurs amis, mais quelques fois ils avaient le don de lui porter sur les nerfs.

Il monta avec eux dans la dernière calèche. Potter avait de nouveau disparu de toute façon. Il se sentit soudain si seul… Il n'imaginait pas qu'Harry n'était même pas à un mètre de lui, ne sentant pour une fois pas sa présence, si proche pourtant.


Voili, voilou...

C'est la soirée des posts... Hier, j'ai posté la Toile, aujourd'hui Les Secrets Interdits du Placard à Balais et maintenant ceci... Il n'y a que pour Histoires de Sang que j'ai un peu de mal... c'est si dur de me dire qu'il n'y a plus que deux chapitres, c'est fou la façon dont je m'y suis attachée... J'ai été galvanisé par le bon acceuil que vous avez réservé à ma trad (les Secrets..., pour ceux qui ne l'auraient pas lu...) et j'ai eu envie de vous faire plaisir. J'espère que vous saurez donc en faire de même et me combler de bonheur en m'écrivant quelques petits mots...

J'espère que ce chapitre vous aura plu, moi je l'aime bien. On découvre Dray sous un autre angle, plus sensible, plus cachotier également... mais surtout plus ouvert à d'éventuels conversations avec Harry...

Je ne peux pas encore vous dire de quoi sera fait la suite, je n'en sais rien... C'est la seule histoire où j'avance à tatons, mais je vien bientôt remédier à cela et mettre au point un plan.

Je vous embrasse donc bien fort. Merci à tous les revieweurs (normalement j'ai répondu à tout le monde...), j'espère que vous réediterez le geste...

Votre Cyz'.