Me revoilà ! Malgré tout pourrais-je rajouter vu les résultats du prologue ! Mais bon cheer up comme disent les anglais ! Pour tous ceux qui se sont quand même arrêter et lu le prologue, voilà le premier chapitre ! Please un petit commentaire au passage ! (non non je ne supplie pas ^^) Enjoy !

Chapitre 1

Lauren désespérait. Pour être plus exact, les Septième Année la désespérait ! Comment pouvait-on être si proche d'entrer dans la vie active et si immature ? Elle venait de passer trente minutes à consoler sa collègue qui s'était retrouvée collée à sa chaise pendant deux heures. Lauren n'avait toujours pas compris pourquoi une professeure de Divination, de dix ans son aînée, n'avait pas pensé à utiliser la magie avant qu'elle n'arrive dans la classe. À trente cinq ans, Madeline Maturie était un être complexe et mystérieux...ou juste bizarre selon l'occasion. Lauren se plaisait à imaginer les diverses punitions qu'elle allait donner aux coupables : heures de colle, heures de colle tout les jours, heures de colles avec travaux manuels, heures de colles dans la Forêt Interdite avec Hagrid... Elle n'était pas sadique mais en tant que collègue et amie elle pensait qu'une petite vengeance personnelle serait plutôt acceptable moralement. Elle-même enseignait depuis un an et avait déjà eu affaire à de fortes têtes, il est vrai qu'enseigner aux Septième Année n'était pas de tout repos, en particulier pour une jeune professeure. Mais lors de son arrivée à Poudlard, le directeur, l'avait placée directement avec les Dernière Année arguant que son curriculum ne méritait pas moins. Lauren aurait sûrement dû se sentir flattée seulement, elle savait très bien la véritable cause de cette « promotion ». Elle ne pouvait s'empêcher de sourire en repensant à son premier entretien :

Elle se tenait assise en face de lui, silencieuse alors qu'il lisait et relisait son curriculum. Par Merlin pourquoi est-il aussi long ?! Moi qui avais préparé tout un discours sur l'importance de mon projet, je me retrouve avec le seul homme qui n'est pas intéressé de l'entendre ! De toute façon il va bien finir par le lâcher ce sale papier !

« Madame Lewis...

Excellent il est en vie !

— Mademoiselle s'il vous plaît, Monsieur le Directeur, je suis trop jeune pour qu'on m'appelle Madame, dit-elle en souriant.

— Oh ! On pourrait aisément se fourvoyer avec la vie que vous avez menée, je m'attendais plus à une femme mûre. »

Pardon ?!

— La vie que j'ai menée Monsieur ?

— Oh non ! Je ne disais pas cela sur un ton critique bien au contraire, vous êtes une femme extraordinaire !

Oh par Merlin, je sens venir la demande en mariage !

— C'est très gentil à vous Monsieur...

— C'est sincère !

— Mais! Au sujet de mon projet ? Vous m'avez fait venir ici dans le but d'en discuter n'est ce pas ?

— Non.

Je sens qu'il va me plaire lui...

— Non ? Mais je croyais...

— Comprenez-moi bien Mademoiselle Lewis, lorsque j'ai appris que vous étiez de retour, que vous ne comptiez plus partir, j'ai tout de suite songé à vous trouver une place ici !

— Cela est très flatteur de votre part Monsieur le Directeur, mais je suis celle qui vous a contactée en premier et non l'inverse. Je souhaite sincèrement pouvoir redémarrer ou plutôt commencer une nouvelle carrière dans cette école. Vous devinez que Poudlard possède une place très chère à mon cœur... C'est pourquoi, après de longues conversations avec Monsieur le Premier Ministre, nous avons décidé de donner vie à ce projet ici parmi toutes les autres possibilités !

Bon là il devrait être convaincu, après tout dans le fond il n'a pas vraiment le choix ce pauvre bonhomme...

— Ah oui j'avais compris cette partie là Mademoiselle ! Mais sachez que malgré vos diplômes de Médicomage et vos découvertes de... de... d'ailleurs personne ne sait ce que vous avez découvert réellement ! JE suis le directeur de cette école et JE décide de qui enseignera aux nouvelles générations ! La transmission du savoir est un pouvoir dangereux Mademoiselle Lewis ! Et je... »

Bon là je lâche. Forcément il continue de parler et partir dans son délire, pas grave, il avait de toute manière très mal commencé ! « Diplômes de Médicomage », il a relu dix fois mon cv pour me sortir une telle bêtise ?! Et est-ce qu'il a conscience que mes « découvertes » ont permis ENTRE AUTRE de créer plus de cinq nouveaux remèdes dont un contre le venin le plus puissant du monde magique ?! Bon... peut-être pas le PREMIER du top 50, mais quand même ! J'ai vingt cinq ans et je suis déjà connue et reconnue par tous les professionnels de ma profession ! Je suis spécialisée en pathologie des sortilèges, nom de Dieu !

« ... Je dirai même qu'enseigner est un pouvoir de Dieu, enfin... pour ceux qui sont de ce bord-là, alors vous comprenez et je me dois d'être honnête en vous disant que votre projet m'apparaît comme dangereux et surtout inutile ! Du moins, car je ne voudrais pas vous froisser, dans les premiers temps, vous devriez d'abord pendant un ou deux ans enseigner une matière qui vous plaira puis on pourra reparler de ce projet. Qui ! Je le souligne au passage, inclus le monde des Faes qui est, je vous le rappelle, quasi inexistant et surtout sous l'autorité des sorciers ! »

Sincèrement...je n'ai jamais entendu autant de conneries en dix minutes de ma vie ! Il est temps que quelqu'un ramène sur Terre ce gentil directeur, qui apparemment voit le monde à travers les gros titres sans se soucier du texte qui suit !

« Écoutez Monsieur le Directeur. Je vais mettre au clair pour vous deux ou trois points, après cela un choix s'offrira à vous : vous pourrez soit me jeter dehors avec délicatesse soit m'acceptez et me donnez mon emploi du temps ! Pour que vous saisissiez tous les enjeux de cette conversation, voici un petit indice : le choix est truqué. Maintenant passons aux explications : le monde des Faes, Monsieur, est plus ancien et en un sens plus puissant que celui des sorciers. Pourquoi ? Parce qu'ils sont des créatures magiques au sens premier du terme, la magie est leur essence ! Les sorciers peuvent vivre et même naître sans magie car nous sommes une évolution des moldus, eux sont notre évolution ! Ensuite ! Non je n'ai pas fini ! Le fait que nous découvrons leur société aujourd'hui ne signifie pas qu'elle était inexistante !

— Ils se sont entre-tués! Il n'y a pas d'autres termes! Votre passion pour ce peuple dérangé n'y changera rien. Ils ont sombré dans la guerre sans même de raisons valables, pour eux seuls le pouvoir ultime compte ! Mais aujourd'hui nous sommes là !

— Et vous pensez que cela les arrêtera ! Ils se contentent de cette place de peuple inférieur et méprisé parce qu'ils ont besoin de se reconstruire ! Il ne faut pas les sous-estimer ! Les leaders des clans Light et Dark n'ont jamais caché leur haine pour les sorciers !

— Soit ! Imaginons un instant que j'adhère à votre propos...

Enfin ! Je désespérais.

— ...Vous voudriez enseigner en complément aux Défense Contre Les Forces Du Mal et en tant qu' option, une matière où les élèves apprendront à se défendre sans baguette contre les Faes ! Pourquoi voulez-vous donc qu'un élève de Poudlard n'utilise pas sa baguette ?!

— Parce que les sorciers sont imbus de leur personne, de leur place, de ce qu'ils croient être capables et... J'ai vu ce qui arrivait lorsqu'un jeune sorcier laissait cette croyance stupide d'être supérieur diriger sa vie. Nous ne sommes pas supérieurs Monsieur le Directeur. Bien au contraire. Notre monde fait face à de nouveaux adversaires, rien n'indique que dans les années à venir nos relations évolueront pour le mieux mais en attendant... Nos jeunes sorciers doivent apprendre le respect de ce peuple grâce à son histoire mais aussi se détacher des vieilles traditions qui sont revenues après la guerre. Il faut connaître l'inconnu pour l'apprivoiser Monsieur... Il en va de même pour les moldus.

Ah. Le point critique.

— Les moldus... depuis la guerre, des réseaux, des mouvements se sont crées partout dans le monde. Ils sont devenu méfiants et plus aptes à frapper, à voir les signes ! Avec leur technologie...

Wah. Pas si bête et obstiné que ça finalement ce cher Directeur ! Par contre, j'espère qu'il va arrêter de fixer mon entre-jambe, je commence à me sentir mal à l'aise moi...

— Je pense toujours que votre projet est trop brouillon et que vous êtes inexpérimentée.

— Mais ? Et souvenez-vous que les dés sont pipés, mon grand ami le Premier Ministre adore ce projet !

— Ça va ! Ça va ! Vous commencez la semaine prochaine avec les Dernière Année. Bon courage ! Et je garderai les yeux grands ouverts Mademoiselle Lewis ! »

En y repensant, Lauren se rendait compte qu'il ne l'avait plus jamais appelée que par son titre, peut-être était-ce pour le mieux, après tout elle devait des comptes au Ministre et non au directeur. Le Ministre... drôle de bonhomme. Après son tour du monde, Lauren avait été contactée par le Ministère et plusieurs jobs lui avaient été proposés. Mais elle voulait changer... oublier la science et les recherches pour un moment, se concentrer sur... n'importe quoi d'autre. Son idée lui était venue en dînant avec un vieil ami, il cherchait à s'établir en tant que professeur d'arts martiaux, mais quel sorcier était intéressé par le combat au corps à corps quand un coup de baguette suffisait ? Après leur dîner, ils avaient assisté impuissant à la mort d'une jeune femme. Elle avait provoqué en duel une Fae pensant certainement avoir le dessus, sauf qu'elle ignorait que la jeune fille était une sirène. Une Fae sirène. Le combat avait à peine commencé que la jeune sorcière se retrouvait par terre, les mains collées sur ses oreilles en hurlant de douleur. Le temps que les passants comprennent la situation, la sorcière mourait d'une hémorragie interne. La Fae avait disparu dans un dédale de ruelles sans qu'on puisse la rattraper. C'est à ce moment-là que Lauren réalisa à quel point la confiance des sorciers pouvait leur être fatal. En particulier chez les jeunes, et encore plus depuis que les Faes se s'étaient révélés en tant que société et non plus en tant que créatures magiques au service des sorciers. La jeune professeure soupira, à chaque fois, qu'elle repensait aux yeux sans vie de cette pauvre fille, son corps se mettait à trembler. Pourtant Dieu sait qu'elle en avait croisés sur sa route... Mais, fini les digressions se disait la jeune femme. Il est temps de voir la tête de ces petits malins ! J'espère pour eux qu'ils ne sont pas dans l'un de mes groupes sinon ils vont regretter d'être nés ! Lauren entra dans la salle des professeurs où les élèves avaient été convoqués.

« Nom de... ! »

Un hibou venait de lui passer à dix centimètre du cuir chevelu ! Lauren se retourna vivement persuadée que l'oiseau de malheur allait revenir à la charge. Alors qu'elle se préparait à la prochaine attaque voyant le hibou faire un demi-cercle, elle entendit des rires dans son dos. La jeune professeure observa du coin de l'œil l'oiseau alors qu'elle se retournait une nouvelle fois. Deux élèves lui faisaient face l'une petite quoique perchée sur de très hauts talons et la seconde à moitié affalée sur une table. La première était très fine, à la limite de la maigreur mais possédait un regard bleu très pénétrant et plein de malice. Avant que Lauren ne puisse observer la deuxième, elle sentit le danger approcher, l'oiseau revenait ! Rapidement, divers sorts apparaissaient dans son esprit mais alors que le hibou approchait dangereusement, elle se concentra sur l'esprit de l'animal et lui transmit un ordre. Elle entendit très distinctement la surprise des deux jeunes filles lorsque le hibou arrêta son vol et se posa sur un bureau.

Aucun mot n'avait été prononcé. Satisfaite de sa petite performance, Lauren se retourna vers les deux élèves.

« Bonjour, je suis le professeur Lauren Lewis, Madame Maturie m'a chargée de vous prendre en charge le temps de votre punition. Si j'ai bonne mémoire aucune de vous ne se trouve dans mon cours n'est-ce pas ? C'est bien ce que je pensais, vos visages ne me sont pas familier. Alors ce qu'on va faire, c'est une petite présentation, pourquoi vous êtes là puis je vous expliquerai comment vont se passer vos heures de colles. »

La jeune femme avait conduit les deux autres à une petite table, un peu à part pour ne pas être dérangée pendant son petit discours. Elle ne pouvait s'empêcher d'observer attentivement les moindres expressions et mimiques de ces deux élèves... défaut professionnel sûrement. Alors qu'elles s'asseyaient, Lauren put enfin regarder de plus près la seconde fille, et sans vraiment qu'elle le réalise, sa respiration devenait plus profonde, légèrement plus rapide au fur et à mesure qu'elle étudiait le visage sans défaut, les yeux magnifiques, les formes délicieuses de cette élève. Lauren était complètement sous le charme, elle pouvait même ressentir une certaine attraction dans le sourire charmeur que lui lançait la jeune fille. Puis cela la frappa d'un coup ! Elle devait être Fae. Ou du moins une Vélane. Lauren ne pouvait imaginer d'autres raisons justifiant son désir soudain et surtout très fort envers l'élève. Elle sentait une vague de chaleur s'étendre dans tout son être jusqu'à atteindre la partie sensible de son corps, ce qui la fit rougir violemment. Pas une seule parole n'avait été encore dite, un silence tendu planait au-dessus du groupe.

Avant qu'elle ne puisse réagir et sortir de sa torpeur, la jeune élève aux yeux perçants poussa le bras de son amie loin de Lauren :

« Bo, stop ! »

Soudainement, la jeune femme retrouva tout son aplomb comme si elle venait de rêver, sa tête bourdonnait un peu mais elle se remit vite et voyant que la dénommée Bo frottait son bras en faisant la grimace à sa partenaire, elle comprit. Bo était une Succube. Elle venait d'utiliser son pouvoir sur elle par un simple toucher. Ce qui effrayait et en même temps impressionnait Lauren était le fait qu'elle n'avait même pas remarqué que cette fille lui avait saisi la main ! Si elle avait voulu me faire du mal, je serais déjà morte, pensait la professeure encore un peu secouée.

« Je vous demande pardon Madame. »

Lauren leva son regard vers la fameuse Bo qui lui offrait un sourire mi- désolé mi- ironique...

« Je ne sais pas ce qui s'est passé, c'est la première fois que je me laisse emporter par mon pouvoir. »

Son amie toussa à la fin de sa phrase en lui lançant un regard presque outré, Lauren aurait pu rire de leur échange si elle ne venait d'en être la...victime.

« Écoutez, euh, Bo, c'est cela ?

— Ysabeau Dennis. Mais tout le monde m'appelle Bo.

— Eh bien Ysabeau, le fait que vous soyez Fae ne vous donne aucun droit de...

— Bien sûr ! J'ai dépassé la limite. Je suis vraiment désolée. »

Lauren resta sans voix. Elle s'attendait à un combat de coq et voilà que cette fille lui ôtait même le plaisir de la dispute ! Et toujours ce sourire.

« Ah. Bon. Alors très bien mais que cela ne reproduise plus jamais ! C'est bien compris ? Bon maintenant, présentez-vous s'il vous plaît que je puisse noter vos noms et classes. »

À la grande surprise de Lauren, ce fut l'amie de Bo... Ysabeau... qui prit la parole.

« Moi c'est Kenzi la Sublime, Maîtresse de Tout et Rien, ou juste Kenz pour les intimes, humaine enfin… parents humains et Gryffondor, mais ça je n'ai pas besoin de le dire, il suffit de jeter un coup d'œil à ma merveilleuse personnalité pour s'en rendre compte ! Je suis la seule véritable fautive dans toute cette histoire ! Non pas que je veuille me repentir — cette dingo de prof m'avait un peu trop titillée — mais Bo-Bo est complètement innocente Madame la Juge ! Elle m'a seulement soufflée l'idée un soir de décembre que notre chère professeure de Divination serait tout aussi intéressante le cu… les fesses collées à sa chaise. Mais JE suis celle qui a tout organisé !

— Kenzi...

— Quoi ? Tu crois tout de même pas que je vais te laisser me voler la vedette alors que je me suis démenée comme une folle pour créer ce plan diabolique...et même si en réalité j'ai juste acheter la glu et me suis glissée dans la classe avant tout le monde, c'était quand même très compliqué ! »

Lauren ne savait pas quoi dire. Devant elle, les deux jeunes élèves commencèrent à se disputer sur qui était à blâmer. Elle se demandait à quoi elle servait. Si maintenant, les élèves ne se sentaient plus concernés par le fait d'être puni alors...

« Mesdemoiselles ! Si j'ai bien compris, Mademoiselle euh...

— McAdams pour vous servir ! Enfin si je pouvais éviter ça m'arran..

— DONC, Mademoiselle. McAdams vous affirmez avoir l'entière responsabilité de ce qui est arrivé à Madame Maturie ?

— Tout à fait.

— Bon, et bien la chose est donc réglée, Mademoiselle McAdams vous serez en retenue deux heures tout les soirs pendant un mois.

— OUIN !

— Quant à vous, Mademoiselle Dennis, je suis certaine que la culpabilité devant la punition de votre amie suffira à vous faire regretter cette « merveilleuse » idée ! Kenzi, je vous verrai demain dans ma salle à 17h. Bonne journée Mesdemoiselles. »

Lauren se leva précipitamment de sa chaise en jetant un dernier regard sur les deux élèves, elle songeait qu'elle avait une sacrée paire sous ses yeux. La dénommée Kenzi faisait encore semblant de pleurer dans l'épaule de son amie alors que celle-ci... la regardait intensément. Lauren eut la respiration coupée et sentit le désir remonter à la surface. Elle pouvait voir un feu danser dans les yeux de l'élève, un feu qui menaçait de la consommer. Comment d'un simple regard, cette fille pouvait avoir un tel effet sur moi ? pensait la jeune femme. Ce fut Ysabeau qui détourna les yeux la première pour se concentrer sur son amie, une minute ne s'était même pas écoulée pourtant Lauren n'avait qu'une seule pensée en se dirigeant vers ses appartements, Il me faut une douche froide...vite. Elle savait que cette jeune fille n'allait pas de sitôt quitter son esprit.