Chapitre 1 : « Connard »
Les élèves étaient tous attablés dans la Grande Salle et attendaient patiemment la fin du discours habituel de Dumbledore pour se délecter des nombreux plats concoctés par les elfes de maison. Le trio d'or avait leurs têtes habituelles ; Hermione Granger, une jeune femme brune à la chevelure touffue et à l'air intelligent,, Ron Weasley, le jeune roux tentait d'étouffer les grondements de son estomac, et Harry Potter, l'air ailleur, réfléchissait au plaisir d'être libéré de cette prophétie de …
« Ainsi, l'unité des maisons… »
Albus Dumbledore fut coupé par les Grandes Portes qui s'ouvrirent d'un coup, et une jeune femme, furieuse, pénétra dans la pièce. Albus Dumbledore avait un air étrangement choqué et perdu. Les élèves passaient de l'un à l'autre en attendant que l'un des deux prenne la parole.
La jeune femme, aux longs cheveux noirs, avaient des yeux bleus étincelants et une peau diaphane (au cas où diaphane=blanche !). Elle portait une longue cape noire, brodée de fils verts et argent, rejetée sur ses épaules, dévoilant une robe d'une autre époque. Un long corset rouge surmontait une légère chemisette noire et un longue jupe noire très fluide. De la résille noire tentait de masquer son décolté pigeonnant, sa gorge et son long cou fin. Les manches noires étaient retenues après ses coudes par un ruban rouge et flottaient en espagnolette autour de ses avant bras. Tout étant légèrement brodé de fils d'or.
Sa bouche ; pulpeuse à souhait, tremblait de colère et s'ouvrit enfin :
« Pourquoi ? Pourquoi tu as osé me faire ça ? 17 ans. 17 PUTAINS D'ANNEES ! Enfermée. Tout ça pour quoi ? Pour entendre que mon … « géniteur »(le mot semblait cacher un dédain très profond) est mort ?
- Calmes-toi ma puce. Tu as bien grandi ! Je t'assure que j'allai te faire sortir mais ce que ta mère a mis en place était… commença Albus
- Tais-toi ! Épargne-moi tes excuses. C'est lamentable. Maintenant que je suis là, dis-moi où est ma mère, ta chère et tendre fille, Elaine, où est-elle ? Tu l'as mis dans un tableau comme moi pour qu'il ne la retrouve pas ? Je ne la sens plus. Où est-elle ?!? »
Un rictus de douleur passa sur le visage du directeur et il reprit d'une voix où perçait la souffrance :
« Le mage… Ton père… Ma petite, ta mère n'est plus de ce monde. Il l'a tué, il ne sait pas que tu as pu sortir et c'est de ça qu'Elaine tentait de te protéger.
- Elle est morte… ? Elle est… Il a osé ? »
Une énergie pure pulsait de ses longs doigts tandis que la nouvelle traversait son esprit.
« Je… J'assimilerai ça plus tard. Je dois te dire qu'il va revenir. Papa va revenir, tu as oublié la pierre d'Ashlam et le temps que je la retrouve elle avait déjà fais son œuvre.
- Tu en es absolument sûre ? C'est très important… »
Pour toutes réponses, elle sortit une pierre toute noire.
« Je le sens, les crises sont de plus en plus rapprochées et chaque jour plus violentes.
- Pour l'instant, tu vas être réparties et tu t'installeras avec les préfets en chef. Minerva, le choixpeau s'il vous plaît.
- Tu es sûr Grand père, qu'entre mon sang…
- Il suffit ! Le choixpeau. »
Avec un air de dédain total, elle s'assit et le coiffa. Le choixpeau fut pris d'un frisson et après s'être exclamé « Enfin ! » il déclama d'une voix voilée :
« Nous Helga et Rowena faisons passer ce message,
Leurs sangs se mêleront au travers les âges
Du bien ou du mal, elle sera l'élue
Son choix scellera le destin du monde connu.
De Salazar ou de Godric, son sang balancera,
Mais du mage noir, son père elle triomphera.
Elle sera marquée à la naissance,
Nul ne doutera de leur descendance »
Un brouhaha courra dans la Grande Salle mais le choixpeau reprit
« Courage, dédain, ruse, intelligence, mépris, colère… Quel choix ! Je ne peux remettre ma décision, Griffondor et Serpentard t'ouvre leurs portes… »
Elle se releva et de son regard glacé engloba les élèves. Elle leva alors sa baguette et prononça distinctement :
« Oubliette »
