Réponses aux reviews :
19-April-x : Je suis contente que l'idée te plaise. Et j'espère ne pas te décevoir. Le petit groupe va tomber quelques jours avant le mariage des deux soeurs. Je ne vais pas montrer des moments spécifiques comme la naissance de leurs enfants... Merci pour ta review !
snapepotter : Tu adores au premier chapitre ? Amen !...J'ai pris en compte ta suggestion sur l'insulte "porc" et l'ai remplacé par "vaurien", est-ce mieux ? Merci d'avoir pris le temps de laisser une review !
laurence : Moi aussi, je suis toujours à l'affût de nouvelles fics sur P&P ! Bon sang, n'hésitez pas à vous lancer ! Tu adores, toi aussi ? Wouai ! Ça commence vraiment là, reste accroché ! Merci pour ta review.
camille : Tout le monde se plaint de la pénurie de fic P&P, à ce que je vois. J'ai une grosse pression sur les épaules. Je vais essayer de ne décevoir personne. Premier chapitre et déjà trois "j'adore", je suis heureuse. Voilà la suite. Merci pour ta review.
Chapitre 2 : Fiancée à M. Darcy ?
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En ouvrant les yeux, Lizzie se retrouva dans un environnement familier. C'était la colline près de Longbourn. Elle connaissait très bien l'endroit, qui était l'un des passages favoris qu'elle empruntait lors de sa promenade quotidienne.
Rassurée par ce lieu bien connu, elle regarda autour d'elle et vit que tous ceux qui étaient dans la bibliothèque avec elle, il y a quelques secondes, étaient ici. Sauf Miss Tennessee.
"Que s'est-il passé ?" demanda Miss Bingley, apeurée.
"Je crois, mademoiselle, que vous n'auriez pas dû défier la jeune demoiselle." dit M. Bennet, malicieux.
Elizabeth roula des yeux. Comme d'habitude, son père ne paraissait pas du tout inquiet mais plutôt très amusé.
"M. Bennet, vous voulez dire que nous sommes dans le futur de Lizzie ?" s'enquit Charlotte, calmement.
"Je le crois bien, en effet."
Il se tourna vers sa fille, espiègle.
"Voyons voir Lizzie, si ta mère avait raison et si ton indépendence et ton entêtement t'ont empêché de trouver un mari."
Lizzie devint écarlate. Elle croisa le regard goguenard de Miss Bingley, celui désolé de sa soeur et se promit silencieusement de ne plus jamais sourire lorsque son père se moquerait à nouveau de ses soeurs. C'était bien trop embarrassant. Elle déplora à nouveau le manque total de décorum de sa famille, songeant que les visites chez sa tante Mme Gardiner était un bienfait divin qui les avaient empêché, Jane et elle, de devenir comme Kitty ou Lydia.
"Regardez !" cria Mary, en pointant du doigt une figure au loin.
Tout le monde se tourna vers l'endroit qu'elle pointait. Une femme se dirigeait vers eux.
Cette forme en jupon rappelait vaguement quelqu'un à Lizzie mais elle n'arrivait pas à mettre un nom sur cette personne encore trop lointaine qui se rapprochait toujours d'eux, d'un pas énergique.
La femme n'était plus qu'à une poignée de mètres... Les yeux de Lizzie s'écarquillèrent, Jane haleta, Mary et Charlotte l'imitèrent une fraction de seconde plus tard.
Tous étaient choqués.
Une seconde version d'Elizabeth se tenait devant eux.
EN GRAS LES PERSONNAGES DU FUTUR-EN GRAS LES PERSONNAGES DU FUTUR-
L'autre Lizzie se laissa tomber sur le sol, souriante, puis s'allongea. Un sourire heureux ne quittait pas son visage et Lizzie se demanda ce qui pouvait la rendre si joyeuse. Sans pouvoir se retenir, son regard glissa et se fixa sur l'annuaire de sa main gauche.
Dénué de bague.
Elle baissa la tête, triste. Sentant un bras passé autour de ses épaules, elle releva la tête vers le visage grave de son père. Il lui baisa tendrement le front et posa les paumes de ses mains sur ses joues, tenant son visage entre ses mains.
"Je ne serais pas étonné si tu avais reçu une centaine de demande en mariage, ma Lizzie. Mais je ne donnerais jamais mon consentement, encore moins ma bénédiction à un homme qui ne te mériterait pas."
Lizzie sourit, touchée. Ce trait de sensibilité inattendu était l'une des raisons pour laquelle elle aimait tellement son père. Malgré la distance qu'il mettait entre lui et ses filles, il avait toujours à l'esprit de les rendre heureuses.
Elle observa les réactions des témoins de cette scène. Jane, Charlotte et Mary regardaient la scène avec tendresse. M. Bingley semblait avoir eu une révélation et ne pouvait s'empêcher de jeter des coup d'oeils discrets à Jane. Miss Bingley semblait être partagée entre dégoût et incrédulité.
'Sans doute, ne pouvait-elle croire qu'une jeune fille de peu de fortune souhaitait se marier par amour et non par commodité', pensa Lizzie.
M. Darcy était plus difficile à déchiffrer. Elle percevait peut-être du désapprouvement, du respect, de l'émerveillement... Elle le vit poser ensuite son regard sur sa jumelle du futur avec une expression pensive.
Celle-ci se relevant légèrement, porta sa main dans ses cheveux et défit les épingles qui les emprisonnés. En se rallongeant, sa chevelure forma un halo de boucles brunes.
Lizzie cacha son visage dans ses mains, au comble de l'embarras.
"Lizzie, ce n'est pas ta faute. Nous ne sommes pas censé être ici." la comforta Jane.
"C'est vrai, Lizzie. Tu ne peux même pas nous voir." renchérit Mary, en passant sa main devant les yeux de l'autre Lizzie.
Elizabeth ne broncha pas, continuant d'observer le ciel du matin, respirant à grande goulée.
Lizzie se rendit enfin compte qu'elle ne parvenait pas à sentir l'odeur des fleurs, le vent sur son visage, la chaleur du soleil... comme si elle était dans un rêve.
Miss Tennessee leur montrait vraimait le futur. Son futur.
"Allons nous rester ainsi encore longtemps ? Nous avons vu que Miss Eliza n'est pas mariée et qu'elle vit toujours à Longbourn. Peut-on enfin rentrer ?" s'exaspéra Miss Bingley.
"Caroline !" rougit son frère, mortifié.
"Regardez !" dit Charlotte, imitant Mary, il y a quelques instants plus tôt.
Ils suivirent tous son regard.
M. Darcy, quelques mètres plus loin, descendait de son cheval. Il l'accrocha à un arbre et se dirigea vers Elizabeth, qui s'était relevée en entendant les sabots du cheval. Il sourit.
"Mr Darcy." gronda M. Bennet. "Vous voyez très bien que ma fille n'est pas proprement dressée."
"D'autant plus que vous êtes seuls. Sans chaperon." ajouta Bingley, en se raclant la gorge.
M. Darcy eut la décence de rougir.
Il arriva devant Elizabeth, qui tentait de remettre vainement ses cheveux en place, et s'agenouilla. Posant sa main sur la sienne, il l'empêcha de se recoiffer et admira ses boucles brunes qui tombaient en cascade de chaque côté de son visage. Son sourire s'agrandit, menaçant de fendre son visage en deux.
Lizzie s'étonna que l'autre Darcy ne pouvait sentir le regard noir de son père lui vriller le dos. Elle ne l'avait jamais vu si furieux. Elle même était indignée par la liberté qu'il prenait avec elle.
Elizabeth avait arrêté d'essayer de se coiffer. M. Darcy avait pris l'une de ses mains et l'avait porté délicatement à ses lèvres, sans jamais la quitter des yeux.
Lizzie posa une main sur le bras de son père, qui tremblait littéralement de rage. Tout comme Miss Bingley.
Jane et M. Bingley était incrédule. Même perdus dans leur bulle d'amour, ils avaient tous deux remarqué la tension entre leur soeur et meilleur ami respectifs. Mary désapprouvait naturellement le comportement scadaleux de sa soeur. Charlotte souriait comme le chat qui avait attrapé le canari.
M. Darcy était déchiré. Tout d'abord, il se sentait extatique. Dans le futur, il semblait être parvenu à une meilleure relation avec Miss Elizabeth. Peut-être même qu'elle accepterait une demande en mariage de son homologue du futur, par amour pour lui.
D'un autre côté, il avait envie de froncer les sourcils. Son double ne se rappelait-il pas des attentes de sa famille, de la position sociale inférieure de Miss Elizabeth ? Elle serait raillée à Londres, rabaissée par sa propre famille à lui. Il n'osait imaginer la réaction de sa tante, Lady Catherine, s'il épousait une jeune fille de campagne inconnue et sans fortune.
"M. Darcy, je suis très contente de vous voir, soyez-en assuré ! Mais je crains que cette situation ne soit très incorrecte." dit Lizzie, en se mordant la lèvre inférieure.
Au moment même où elle prononçait ces mots, Kitty apparut au bras d'une jeune demoiselle blonde. Lizzie croisa le regard inquiet de Jane mais ce fut la réaction des pensionnaires de Netherfield qui l'étonna et l'intrigua le plus.
Miss Bingley avait la bouche et les yeux ouverts d'une façon très peu féminine. Lizzie devina que la jeune fille blonde était une de ses connaissances et s'en amusa, se demandant ce qui la surprenait le plus : trouver une de ses amies si distinguée au fin fond de la campagne ou en compagnie de sa soeur.
Elle laissa ensuite dévier son regard vers M. Bingley mais n'y trouva rien d'interessant. De par son petit sourire, il connaissait définitivement la jeune fille. Mais il avait les yeux fixés sur son ami.
Qui souriait.
"Kitty et Georgiana pour nous chaperonner, M. Darcy ?" sourit Lizzie.
Il rit. Elizabeth se releva pour accueillir les deux jeunes filles.
La jeune fille, Georgiana, était la soeur de M. Darcy, comprit Lizzie. Elle se rappelait très bien, lors de son séjour à Netherfield, Miss Bingley vanter les mérites de la jeune soeur de M. Darcy. Mais que faisait-elle ici, avec Kitty, qui plus est ?
Lizzie écarquilla les yeux en voyant son double prendre chaleureusement Georgiana dans ses bras. La jeune fille blonde sourit, les yeux brillants. Elle entendit M. Darcy inspirer profondement et fut surprise de voir une telle émotion dans ses yeux. Il regardait sa soeur et Elizabeth avec révérence, incrédulité et joie.
"Lizzie, William, nous serons un peu plus loin, si vous avez besoin de nous." dit Georgiana, timidement.
Kitty pouffa.
Les deux Lizzie roulèrent des yeux. Les deux adolescentes allèrent se poster plus loin mais assez prêt pour surveiller Darcy et Lizzie.
Les deux jeunes gens, toujours debout l'un vers l'autre se regardèrent, souriants.
"Miss Elizabeth, vous n'avez pas oublié quelque chose, ce matin ?" demanda t-il, un petit sourire aux lèvres.
Lizzie vit son homologue s'examiner. Elle ne parut pas savoir de quoi parlait l'homme. Le sourire de Darcy s'agrandit. Lizzie le vit sortir quelque chose de sa poche.
Elle ne parvînt pas à voir ce que c'était mais c'était petit. Cela tenait dans son poing.
M. Darcy prit la main d'Elizabeth, solennel.
"Arrêtez. De. Toucher. Ma. Fille !" siffla M. Bennet, les poings serrés.
Mais M. Bennet ravala ses mots.
M. Darcy venait de passer une bague au doigt d'Elizabeth.
?
