Poudlard Confidential

*°* titre inspiré du plus grand chef d'œuvre de l'histoire du cinéma, L.A Confidential, que je conseille à tous *°*


Vanessa Paradis - Marylin et John

Pansy Parkinson est allongée dans son bain, la mousse lui arrivant jusqu'au menton. Ses cheveux blonds sont coiffés dans un chignon lâche d'où pendent quelques mèches. Elle pense, les yeux fermés. Elle pense à ce garçon, qui l'obsède, ce garçon fort et calme. Elle soupire, et s'imagine qu'il l'aime en secret. Elle entend la porte de la salle de bain grincer, et des pas qui se rapprochent d'elle. Elle ouvre les yeux et voit Draco, les manches de sa chemise relevées, penché au-dessus d'elle. Ses mains viriles sont accrochées à la céramique, si fort que ses jointures en pâlissent. La jeune femme frisonne.

Il défait le nœud de sa cravate, déboutonne son haut et fait glisser son pantalon noir le long de ses cuisses musclées. Il s'apprête à enlever son boxer, mais Pansy attrape le bout de tissu qui pend à son cou et le tire à elle. Il se laisse faire, et elle songe que ça n'arrive pas assez souvent. Leurs lèvres se frôlent, leurs souffles se mêlent mais ils ne s'embrassent pas. Ils sont tout deux immobiles, leurs bouches à quelques millimètres l'une de l'autre. C'est lui qui se redresse le premier. La jeune femme en était sûre : il ne supporte pas la douceur, le semblant d'amour qui plane entre eux dans ces moments-là. Il finit de se déshabiller et rentre dans le bain. Elle ne peut s'empêcher de laisser ses yeux glisser sur son torse, ses muscles saillants, son cou pâle et ses bras qui pourraient lui faire tant de mal. Il se met dos à elle et pose sa tête contre son sein. Elle se met à lui shampouiner le crâne tandis qu'il lance un nonchalant « Accio bière ». Pansy est d'ailleurs bien la seule qui puisse être aussi familière avec lui.

Quand l'odeur qui caractérise si bien Draco se fait sentir assez fort, elle rince les cheveux blonds de son amant. Puis elle embrasse sa tempe, sa nuque, et glisse une main aventureuse le long de son ventre. Draco saisit brusquement son poignet, avec fermeté mais sans lui faire mal.

- Tout les serpentards ont remarqué ton petit jeu Pansy. Tu vas arrêter ça tout de suite.

Son cœur bat trop vite. De peur, d'appréhension.

- De quoi tu parles ?

Il serre un peu plus, quitte à la faire souffrir.

- Tes regards. Tu stoppes ça tout de suite. C'est déjà assez humiliant pour moi que tu… lui porte ce genre de sentiments, alors n'en rajoutes pas. Je me doute que si je te demande de ne plus y penser, ça ne t'empêchera pas de le faire. Mais contente-toi de rêver de lui si ça t'amuse. Rien d'autre.

Pansy ne répond pas, ses yeux voilés dirigés vers la porte. Elle ne pense pas à tout les gens de sa maison qui doivent se moquer d'elle, aux menaces de Draco, au fait qu'il ne lui en veuille pas plus que ça, mais à Lui.

Lui.

Vous devez bien aimer quelqu'un, vous aussi. Quelqu'un que vous ne devriez pas aimer, parce qu'il est trop populaire, pas assez, ou qu'il vous déteste. Mais vous ne pouvez pas faire autrement. Vous continuez à rêver.

Le blond porte la main de son amie à ses lèvres et y dépose un baiser.

- Je le fais pour toi Pansy. Je t'interdis de nouer un contact. Ne discute pas.

- Je suis grande, tu n'es pas mon père… tente la jeune femme.

Il se retourne et la toise.

- En effet, je ne pense pas que ton père prenne des bains avec toi.

Elle rougit, il sourit.

- Mais ici, c'est moi qui décide. Je te conseille de m'obéir sans que je doive prendre des mesures trop importantes.

- Mais pourquoi tu ne me laisses pas faire ? Tu as peur que je t'entraîne dans la disgrâce de ma chute, courageux Draco ? Ou bien es-tu jaloux ?

Elle papillonne des yeux pour faire fuir les larmes.

- Pauvre idiote, il chuchote, je cherche juste à te sauver.

Elle détourne le regard.

- Tu devras te contenter de moi.

Elle ne croit pas, non. Elle noiera sa peine comme elle pourra.

Il se tait, et plonge la tête dans son cou, mordillant la peau parfumée de la blonde. Elle aura un joli suçon. Sa main glisse entre ses cuisses, mais ne se risque pas à l'intérieur. Elle pousse un léger soupir de frustration, il la soulève légèrement et la dépose sur ses genoux, face à lui. Elle se redresse un peu, ses paumes sur ses joues, ses lèvres près des siennes, la bouche entrouverte, et se laisse retomber sur son membre dressé. Elle halète, au creux de son oreille, ses mouvements de bassin lui font perdre la raison, leurs cheveux se mêlent en différentes carnations de blonds. Elle crie, il souffle, elle reprend sa respiration le front sur son épaule. Il dépose un rapide baiser sur sa bouche, se lève le corps ruisselant d'eau et sort de la salle de bain sans un regard en arrière.

La jeune fille s'étend de tout son long, la nuque contre le rebord, et fredonne.

Elle s'invente des chansons sur le mariage d'une étoile et d'un lion.

Elle pense à Ron Weasley. Elle module le timbre qui s'échappe de ses lèvres. Il faut qu'elle trouve une façon de lui parler sans que quiconque sache que c'est elle. Jamais.

Un secret d'état, Marilyn change sa voix.

S'il la hait, il ne saura pas. Mais elle s'en approchera.