Auteure : TenshinNeko

Disclamer : Comme d'habitude.

Note : Pardon.


"Voilà le souvenir enivrant qui voltige

Dans l'air troublé ; les yeux se ferment ; le Vertige

Saisit l'âme vaincue et la pousse à deux mains

Vers un gouffre obscurci de miasmes humains;"

[Le Flacon -Les fleurs du mal- Charles Baudelaire]

Une boite.

Un rectangle fait de bois et de satin.

Tellement petite. A peine as-t-on posé les yeux dessus, elle disparait sous terre.

C'est tellement injuste. Tellement mal.

Il devrait y avoir un nombre incalculable de gens. Il devrait y avoir des inconnus, des gens important, une minute de silence et un jour férié. Le monde devrait pleurer sa perte. Comme le ciel en ce moment qui refroidis la terre, inonde les costumes d'un noir sinistre et brouille la vision. Un rideau de peine, qui ricoche sur les parapluies comme le martèlement de la douleur continu et si proche les éclairs qui fendent un peu plus les cœurs déjà en miettes, les réduisant en cendre. Anesthésié, le regard hagard, le sheriff s'agrippe à une photo de son défunt fils. Il n'entend pas l'éloge funèbre. Il n'en a plus rien à faire. Sa femme est enterré là, juste à côté. Il a envie de hurler que ça devrait être lui, pas son fils, demander au destin ce qu'il avait fait de mal. Ce n'est pas juste. Il était si jeune. Si vivant. Ses jambes le lâchent, ses genoux heurtent la boue dans un bruit horrible de succion et les larmes se mélangent à la pluie.

La meute est présente. A l'écart. Loin de la famille.

Scott lui s'est installé près du père de Stiles. Pour le soutenir, comme un automate. Depuis l'appelle, aucun son n'est sorti de sa bouche. C'est à peine si il mange. Son cœur se ronge les côtes, tente de sortir pour rejoindre celui qui a été présent si longtemps à ses côtés. Celui qui descend dans cette fosse, tellement seul.

Lydia a perdu de sa superbe, de ce qui faisait d'elle l'Aphrodite du lycée. Ses magnifique cheveux blond vénitien ont perdu de leur éclat, son visage est nu de tout maquillage et ses lèvres charnues tremblent. Jackson est à ses côtés, les yeux dans le vague fixés sur la dernière demeure de l'hyperactif, il ne s'attendait pas à être aussi attaché à cet idiot. Seigneur, il lui donnerait Lydia sans hésiter si ça pouvait le faire revenir d'entre les morts.

Isaac est prostré à même le sol, ses vêtements et ses cheveux bouclés plein de boue. Ses yeux céruléens sont un océan de tristesse et ses griffes sorties sont ancrées dans la terre, pour s'empêcher de se jeter sur le cercueil.

Boyd retient une Erica tremblante dans ses bras. Son visage tourné vers le ciel pluvieux, comme une prière silencieuse à Fenrir lui-même. Le froid s'est installé dans leur cœur. Un vide, un trou noir qui absorbe tout.

La folie rampe sous leurs peaux. Susurre des mots doux.

Rejoignez-le, il était le meilleur de vous, celui qui vous maintenait à flot. Sans lui, qu'est-ce que vous êtes ? Juste des monstres.

Un éclair s'abat près de l'assemblée. Les humains sursautent. Les loups garous eux, attendent le jugement dernier.

Peter est complétement absent, depuis qu'ils ont su. Il a retrouvé son état catatonique d'après l'incendie, il est dans un fauteuil roulant, les yeux fixes, les paumes ouvertes et la bave aux lèvres.

Derek a maigris, des cernes violettes ornent ses autrefois magnifiques orbes. Il porte les fringues de Stiles, son odeur est encore présente et ses yeux secs foudroient le cercueil. Ils n'ont pas vue le corps. Aucuns d'entre eux n'a pu. Trop dur. Trop violent. Trop vrai. Et pourtant, malgré l'odeur de la terre, celle de la pluie. C'est bien la sienne qu'ils sentent.

Un gémissement de douleur s'élève alors que le tombeau descend pour son dernier voyage.

C'est si petit. Ça ne représente même pas un dixième de ce qu'était Stiles pour eux. Il mériterait le panthéon des dieux. Il mériterait une fin à la viking, dans une flamboyante sortie mais avant tout, il mériterait de vivre. D'être là, à faire des blagues, des commentaires et du sarcasme.

Des roses blanches sont offertes en sacrifice. Pour la pureté. C'est l'aconit qui devrait lui être offerte.

Les pelles s'activent, recouvrent la dépouille de leur ami.

La pluie s'arrête, mais, les gouttes continuent de tomber. De leurs yeux, de leurs cœurs.

Dans ce sanctuaire mortuaire, c'est toutes leurs âmes qui sont enterré avec lui.

Une heure peut-être dix. D'un même mouvement, les loups se rapproche de cette pierre qui indique qui gît sous leurs pieds.

« Stiles Genim Stilinski

Fils aimé. Ami fidèle. »

Avec lenteur, Derek s'arme de ses griffes. Rectifie la pierre grise. Un triskèle prend forme. Une épitaphe s'ajoute.

« Stiles Genim Stilinski.

Fils aimé. Ami fidèle. Protecteur.

Aimé de sa meute.»

Et ils s'allongent, dans un silence oppressant. Fais de pleurs, de douleur, de chagrin et de vide.

A quelques mètres, juste en dessous, leur ami gît. Si près, pourtant si loin. Douloureuse réalité.


Désolée. Pardon.

Réclamation, insulte, malédiction & tentative de meurtre par Mp, review.

TenshinNeko ?