Info' du chapitre :

- Rating : T.

- Correction : Moi-même.


Note de l'auteur : Je ferai court. Ce chapitre, comme le premier, a subi quelques modifications.

J'en profite pour remercier tous ceux qui me lisent ! Merci ! :D

Bonne lecture à tous... :)


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Chapitre 2 :

Panique

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Samedi 04 août

Dans un appartement, 20h36.

Ce journal devrait, normalement, se trouver entre les mains de celui qui y écrit ses pensées, ses sentiments, les choses les plus personnelles qui ne méritent d'être confiées à personne.

Cependant, ce n'était pas pas le cas. L'auteur n'était pas présent...

En refermant ce livre, jamais il n'aurait songé à tout cela. Il ne lui serait même pas venu à l'idée qu'en allant sur le Chemin de Traverse, il tomberait sur lui, et qu'en plus de cela il trouverait son journal intime non loin du lieu de leur rencontre.

Il était incroyablement surpris de savoir que Ronald Weasley, ancien Gryffondor, Responsable de la section des Aurors, était tombé amoureux de lui, Blaise Zabini, ancien Serpentard et directeur de la section des Langues de Plombs.

Au fur et à mesure que ses pensées divaguaient, il se rendait compte peu à peu de la situation, et de tout ce que cela pouvait impliquer. Il se doutait fortement que le rouquin devait être paniqué à l'idée d'avoir perdu son bien. Et de savoir qu'une personne avait trouvé, avait lu, et surtout qu'il ou elle savait à présent son lourd secret.

Un secret qu'il cachait depuis des années.

Il réfléchissait, tout en essayant de comprendre... Mais la seule chose cohérente qu'il avait en tête... C'était cette question : « Pourquoi ? »

Une question qui pouvait avoir des centaines de réponses. Et au fond de lui, il n'en désirait qu'une. Pour être certain de la suite des événements.

Ne sachant que faire dans l'immédiat, il décida de ranger en sécurité le journal dans le tiroir du bureau. Il le rendrait à Ron bientôt. Quand il serait sûr de la démarche à entreprendre.

Se souvenant qu'il avait une soirée de prévu avec Pansy, il se dépêcha de faire un passage par la salle de bain pour se rafraîchir un peu. Il prit sa cape et transplana en direction du bar ''La Coqueluche'' où il devait la rejoindre.

Quand il arriva devant, il entendait déjà la musique qui provenait de l'intérieur. Il grimaça.

Comme endroit calme pour discuter, c'était pas terrible. Il sentait déjà poindre un mal de tête. Certainement causé par sa longue lecture et les réflexions personnelles qui en avaient découlé. Tout cela le chamboulait plus qu'il ne l'aurait imaginé. Sans qu'il ne le comprenne.

Il avait besoin de faire sortir tout ceci. Avec quelqu'un en qui il avait totalement confiance. Sur le coup, sa soirée avec Pansy tombait bien. Il espérait qu'ils arriveraient à s'entendre avec tout ce vacarme.

Quand il pénétra dans le bar, il en profita pour observer le genre de clientèle qui venait ici. C'était son diagnostic premier sur un lieu, quand il ne le connaissait pas. Il arrivait à discerner de suite le type d'endroit que cela deviendrait au fur et à mesure. C'était tout ce qu'il y avait de plus sorcier. Très bon point. Il n'aimait pas se mêler aux moldus pour s'amuser, cela finissait par dégénérer quand une bagarre éclatait entre deux individus de ces mondes si différents. La magie intervenait toujours, et engendrait des situations guère plaisantes pour faire oublier à ces non-sorciers ce qu'ils avaient vu. C'était une clientèle assez variée, jeunes et moins jeunes trouvaient leur place. En soi, un endroit où Blaise pourrait apprécier venir par la suite, de temps à autres.

Il y avait des couleurs, se mariant assez bien avec les éclairages. De jolies décorations aux murs ainsi que des rideaux se rejoignant sur les hauts plafonds. Un endroit chic.

Il finit par repérer son amie, assise à une table dans un coin discret. Cette dernière l'apercevant, commença à lui faire un grand signe de la main. La première chose qu'il remarqua, ce fût qu'elle n'était pas accompagnée de Ron.

Il soupira de soulagement. Il n'était pas prêt à le voir. Et avait vraiment besoin de parler seul à seul avec son amie et collègue.

Il la rejoignit rapidement à la table, et eut droit à une amicale embrassade digne de Pansy.

- Hey ! Mon Blaise adoré ! S'exclama-t-elle. Comment vas-tu ? Ton weekend se passe bien ?

Il posa dans le coin sa cape et s'installa confortablement sur la banquette rouge en velours avant de lui répondre.

- Ça va Pansy, il faut bien.

Il lui sourit pour appuyer le fait qu'il allait bien. Mais pas assez convaincant apparemment. Sans lui laisser le temps de parler, il continua :

- Et depuis quand tu m'adores ? Hein ? Je croyais que c'était Drago ton préféré !

Sans se départir de son sourire naissant, elle répondit :

- Depuis qu'il m'a lâchement abandonné pour Harry il y a six ans ! Je ne lui pardonnerai jamais ça ! Donc c'est toi mon chouchou ! Il a perdu sa place !

Sa fausse indignation fit rire aux éclats Blaise. C'était bon de se retrouver là. Ça lui faisait presque oublier le reste.

- Je lui transmettrai le message. Il sera heureux de l'apprendre.

Au même instant, un serveur vint prendre leur commande. Et quelques minutes plus tard, leurs consommations étaient devant eux. Le regard de la brunette tomba sur le verre de son ami.

- Tu bois du whisky pur-feu maintenant ? C'est nouveau...

Blaise baissa les yeux sur le verre qu'il tenait dans sa main.

- Ah... Disons que, j'avais envie de prendre ça. Pour changer.

- Mouais... Si c'est pour te saouler, tu y parviendras facilement. Tu n'es pas habitué à boire ce genre d'alcool. Et pour info, je ne te ramènerai pas chez toi si tu n'es pas en état, tu te débrouilleras très cher ! Fit-elle en buvant une gorgée de son cocktail tropical.

Il la regarda avec son air faussement effaré.

- Espèce d'amie indigne !

Elle rigola doucement. Puis très vite, ils commencèrent à discuter des amis qu'ils avaient croisé chacun de leur côté lors de leur semaine. De ce qu'ils devenaient, maris, femmes, enfants, boulot... Puis inévitablement, le sujet de l'occupation sur leur samedi après-midi vint. Quand Pansy eut terminé de lui dire toutes les boutiques qu'elle avait parcouru et sa rencontre avec Hermione Granger, elle lui demanda comment fût sa journée.

Blaise déchanta très vite. Il se mit à jouer nerveusement avec son verre avant de répondre.

- Oh je n'ai rien fait de spécial... Je suis allé faire un tour sur le Chemin de Traverse, comme j'habite à côté. Il y avait du soleil et j'en ai profité pour m'installer sur une terrasse d'un café, en lisant les nouvelles de la Gazette. Puis tu me connais, je suis parti flâner du côté de la librairie.

- C'était assez tranquille pour un samedi mon petit Blaise !

- Oui et tu me connais assez pour savoir que j'aime les endroits calmes en général Pansy ! D'ailleurs, je me demande pourquoi j'ai accepté de venir ici. J'aurai dû faire marche-arrière rien qu'en entendant le vacarme de cette musique à l'extérieur ! Fit-il en se massant les tempes.

- Il fallait que tu vois cet endroit. C'est tout nouveau ! S'écria joyeusement son amie. Je te trouve bizarre ce soir...

Elle l'observa droit dans les yeux, sachant pertinemment que quelque chose n'allait pas. Elle le sentait. Il n'était pas dans son état normal.

Blaise commença à se sentir mal à l'aise sous son regard. Il changea de place sur la banquette et laissa ses yeux se perdre parmi la foule. De cette façon, il fuyait pendant quelques instants la confrontation.

Elle lui attrapa la main.

- Blaise... appela-t-elle doucement. Que t'arrive-t-il tout à coup ?

Il voulut retirer cette paume contre la sienne, qui, il le savait, finirait par lever le voile sur son comportement qu'il savait déconcertant. Il finit par se lancer, le regard perdu dans son verre.

- Je ne t'ai pas tout dit. J'ai... J'ai croisé Ron à la librairie. À la base, je ne l'avais pas vu. J'étais perdu dans le résumé d'un livre quand je l'ai bousculé. Du coup, on a commencé à discuter un peu de tout et de rien. Et quelques minutes plus tard, il est parti.

- Mais c'est cool ça... !

- Pansy ! Veux-tu me laisser finir ? Sinon je n'y parviendrai pas, la réprimanda-t-il.

- Ok, ok désolée... Vas-y ! s'excusa-t-elle, déconfite.

- Ce qu'il y a... C'est que... Voilà ! Au moment de sortir de la boutique, il y avait un livre au sol et, ça ne venait pas de la boutique, j'ai demandé. Alors je l'ai emporté avec moi, me disant que peut être, il y avait un nom pour savoir à qui il appartenait. Quand je suis rentré, j'ai voulu vérifier et il s'est avéré que c'était un journal intime. Il... il appartient à Ron.

Cette dernière garda le silence. Elle lança un sort pour atténuer le son extérieur, ce qui les plongea dans une bulle, exclu des nuisances autour. Se doutant de la réponse, elle questionna :

- L'as-tu lu ?

Il tarda à répondre.

- Oui, avoua-t-il silencieusement. Je sais que je n'aurai pas dû ! Mais ça a été plus fort que moi que de me plonger dans ses lignes. Je... Je n'imaginais pas à quel point il avait pu être mal. Et qu'il pouvait être aussi amoureux... de moi, termina-t-il en murmurant.

Maintenant que le sortilège était en place, Blaise aurait pu se croire dans une grotte tant le silence s'était établi, prenant possession de l'espace. Reprenant courage, il continua :

- Je suis pas mal remué depuis que je sais... Je n'aurais jamais imaginé un truc pareil ! Ron cache réellement bien ses sentiments à mon égard, depuis toutes ces années... Je ne sais pas comment il arrive à vivre au quotidien avec tout cet amour. Comment parvient-il à être naturel quand je suis là ? Quand on va boire un verre ensemble ? Dîner tous les deux comme la fois dernière où tu étais malade? Et tout ceci, sans craquer ! Et être heureux de ces petites choses qu'il pense être les seules que je puisse lui offrir...

Ça faisait du bien de pouvoir sortir tout ce qu'il avait sur le cœur, avoir quelqu'un qui l'écoutait. Et qui le fixait intensément sur le moment.

Pansy ne savait pas trop par où commencer. Elle ne pouvait pas mentir à Blaise. Elle se le refusait formellement. Il fallait qu'elle joue carte sur table.

Elle s'arma donc de courage avant de parler.

- Il faut que je t'avoue quelque chose Blaise. Tu vas peut être m'en vouloir de n'avoir rien dit mais... J'avais fait une promesse. Je ne pouvais rien dire... Je suis au courant pour Ron et de ses sentiments envers toi.

Blaise cligna des yeux, ne s'attendant pas à cette révélation.

- Qu... Quoi ? Comment... se peut-il que tu saches ? Il te l'a dit ?

- Calme-toi ! Je vais tout t'expliquer ! Enchaîna-t-elle rapidement, avant qu'il ne s'énerve.

- Depuis quand es-tu au courant Pansy ? Lâcha Blaise d'une voix froide. Depuis quand profites-tu de cette situation, sans m'en avoir parlé ne serait-ce qu'une fois ? Tu n'as pas le droit de me cacher une telle chose ! Ron souffre, et toi, tu te contentes d'observer les événements de loin ! Nous ne sommes plus à Serpentard pour agir de la sorte !

Elle baissa les yeux, ne pouvant se résoudre à le couper. Alors elle attendit qu'il ait fini. Il avait parfaitement le droit de lui en vouloir. Ce qu'il ignorait cependant, c'était qu'elle n'avait pas pu le lui dire. Sa curiosité avait été plus forte pour savoir et elle avait été contrainte de faire une promesse, qu'elle ne pouvait se résoudre à rompre.

- Écoute, tu as raison d'être en colère. C'est ton droit. Mais à présent, j'aimerai t'expliquer si c'est possible !

Pour toute réponse, Blaise se contenta de balancer son regard sur les environs du bar, faisant mine de ne pas s'intéresser à elle. Alors que c'était tout l'inverse.

- J'ai commencé à avoir des doutes sur Ron depuis que je suis dans son équipe, et qu'on le revoit. Il s'est comporté dès le début, d'une manière très amicale avec nous. Il apprécie notre compagnie, et inversement. J'adore ce type, même si je n'aurai pas imaginé avouer cela quand nous étions encore ces élèves à Poudlard.

Cela fit sourire Blaise, tant c'était vrai. Elle continua voyant qu'il l'écoutait :

- Au fur et à mesure du temps que l'on passait tous ensembles, je me suis rendue compte combien il était attentif à toi, à tes paroles, tes gestes, tes actions. Bien plus qu'il ne l'était pour moi. Cette situation a fini par venir à bout de ma curiosité. Je ne trouvais pas cela normal. Et au fond de moi, ce comportement me semblait familier. J'ai fini par mettre le doigt dessus : Drago. Il y a quelques semaines de cela, j'ai donc pris la décision d'aller le voir -un après-midi où Harry serait occupé. Il fallait que j'en ai le cœur net. Nous avons longuement discuté, ou plutôt j'ai parlé et il m'a écouté. Je l'ai trouvé trop silencieux... Ça cachait quelque chose. Puis il m'a fait faire la promesse qu'en échange de sa parole, je devais me taire pour votre bien à tous les deux. C'est là que j'ai su toute la vérité, cette vérité même qui fait que Ron t'aime depuis plus de six ans et qu'il le cache au fond de lui. Je suis désolée Blaise...

Il avait du mal à croire que Drago était au courant et qu'il ne le lui avait rien dit. La colère montait en lui, sans qu'il ne sache pourquoi il se mettait dans un tel état. Le journal de Ron l'avait rendu beaucoup plus sensible qu'il ne l'aurait songé.

Il se passa la main sur les yeux.

- Ce fameux après-midi chez Drago... ne serait-ce pas ce jour-même où l'on devait dîner tous les trois ? Et que finalement, nous avons passé cette soirée seul à seul Ron et moi, étant donné que tu étais tombée ''malade'' entre temps, accentua-t-il.

- J'avoue que ce n'était pas très malin de ma part de vous faire ça. Pour ma défense, je venais d'apprendre toute cette histoire et je voulais voir la façon dont les choses pourraient se dérouler sans ma présence.

Blaise la fusilla du regard.

- Eh bien sache que cette soirée fût une excellente occasion de mieux se connaître. Alors oui, je me suis bien amusé. Oui j'ai trouvé sa présence très agréable. Et maintenant, si tu veux bien m'excuser...

Il se leva, signe évident qu'il la congédiait.

- Il est tard, je suis fatigué et j'ai besoin de calme, je vais donc rentrer.

Tout en l'observant mettre sa cape, Pansy se dit que cette soirée n'était vraiment pas ce qu'elle avait imaginé. Elle ne se sentait pas bien. Le comportement de Blaise était compréhensible, mais il ne faisait pas d'efforts pour comprendre sa situation. Elle n'avait pas eu le choix. Elle s'était retrouvée coincée. Drago l'avait piégé, à sa façon.

La brunette posa sa main sur le bras de son ami.

- Blaise, tu peux être en colère. Mais s'il te plaît... Ne dis rien ! Il faut que tu gardes tout ceci pour toi! Ron ne doit pas être au courant ! Il ne doit pas savoir que tu sais. Sinon imagine les conséquences... Promets-le moi ! Insista-t-elle.

- J'agirai en mon âme et conscience ! Bonne soirée Pansy !

Il se détourna rapidement en direction de la sortie du bar, sans un regard pour son amie et collègue. Pour l'instant, il n'était pas capable de passer outre le mensonge. Il prenait cela comme un terrible affront les agissements de Pansy. Et il n'était pas en mesure d'acquiescer gentiment dans le sens que l'autre souhaiter.

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Le même jour, un peu plus tôt.

Dans un appartement à l'autre coin de Londres, 17h42.

- Mais où ai-je pu le poser ?!

Telle était la question... Du moment.

Ron Weasley, du haut de ses vingt-cinq ans, était en train de retourner tout son appartement tel un enfant cherchant un jouet bien précis et pas un autre. Il n'était nullement question de jouet, mais plus précisément de son bien le plus précieux : son journal.

Depuis quelques mois, il avait fini par tenter une nouvelle expérience pour extraire le mal-être qui le possédait. Et le mieux était que cela fonctionnait.

D'une contrainte sans résultat, cette thérapie était devenue un moment de plénitude quand il se mettait à y écrire tout ce qui lui passait par la tête. C'était son petit rituel à lui.

Personne ne le jugeait face à ses sentiments les plus profonds, ses opinions les plus précises, ses critiques les plus sévères. En bref, il avait la sensation d'être libre et plus léger une fois ses mots transcrits sur papier.

En cet instant précis, il aurait bien aimé répéter son œuvre. Seulement, petit hic. Il n'arrivait plus à mettre la main sur son journal.

Pourtant, il était certain d'avoir déposé sa sacoche sur son bureau en rentrant du Chemin de Traverse. Elle y était, mais à l'intérieur, aucune trace de l'objet de sa convoitise.

La panique commençait à poindre. Pourtant, ce n'était pas son genre de s'inquiéter aussi vite.

Il se mit assis sur le bord du canapé et tenta de refaire sa journée au calme. Il valait mieux procéder par étape.

Bon, il avait passé la majeure partie de la matinée à relire des rapports pour le travail, qu'il n'avait pas pu boucler au bureau. Ensuite, il avait déjeuné et s'était mis en route pour le Chemin de Traverse. Il devait y retrouver Hermione, ce qui s'était fait. Ensuite...

Il écarquilla les yeux. Il ne se souvenait plus. Comment était-ce possible ?

Au bord de la crise de nerf, il décida de faire appel à Harry. Pour les situations catastrophiques, son ami trouvait toujours une solution. Il possédait plus de self-contrôle que lui, à qui cela n'avait jamais été son fort.

Il se dirigea donc vers le téléphone et sélectionna le numéro de son meilleur ami, enregistré dans le répertoire. Ce moyen de communication était, certes, moldu. Mais il possédait un atout majeur que les hiboux n'avaient pas : la rapidité de connexion en seconde. Cette installation était d'ailleurs la seule que Drago avait accepté dans leur domicile.

Au bout de la deuxième sonnerie, on décrocha :

- Allô ! Domicile Malefoy ! S'écria une voix distante et claquante.

- Salut Drago, c'est Ron ! Je... Serait-il possible de... de parler à Harry ? Lança maladroitement le rouquin que la panique gagnait.

- Euh... oui. Je vais te le chercher.

Il ferma les yeux et remercia mentalement le blondinet pour ne pas avoir posé de question. Il l'entendit appeler Harry, puis quelques secondes plus tard :

- Ron ? Tu vas bien ? Qu'est-ce qu'il se passe ? S'inquiéta son meilleur ami.

Il ne chercha pas à lui mentir. Drago lui avait sûrement dit que sa voix trahissait quelque chose de mauvais.

- Je... Je ne sais plus ce que j'ai fait de mon journal ! Je n'arrive pas à me souvenir Harry ! Je suis en totale panique !

C'était un appel au secours. Le grand gaillard qu'était devenu le dernier fils de la famille Weasley était en train de craquer.

- Ne bouge pas ! J'arrive ! lui dit Harry, avant de raccrocher.

En effet, quelques minutes plus tard, on frappa à la porte.

Quand il ouvrit la porte, Harry n'était pas seul. Drago était également présent.

- Avant que tu ne me dises quoi que ce soit, je sais que tu avais demandé l'aide d'une seule personne. Mais je suis aussi ton ami, répondit Drago avant que Ron n'ait pu dire un seul mot. Et à deux, ça ira plus vite pour arranger la situation !

Ron se contenta de hocher la tête, sous l'œil inflexible du blond.

- Il a tenu à m'accompagner, je ne pouvais pas le lui refuser, lui souffla Harry en entrant derrière sa moitié.

- Ce n'est pas grave Harry, toute aide sera... la bienvenue. Il connait ma situation de toute façon. Je... Je suis en pleine crise d'angoisse... je n'arrive à rien, termina-t-il la gorge nouée.

Une main se posa sur son épaule, comme petit signe de réconfort. Drago n'avait jamais été doué pour les démonstrations de sentiments, mais il s'était amélioré.

- T'en fais pas Weasley, on va trouver une solution ! Tu oublies qui est là !

Ron lui retourna un petit sourire.

- C'est sûr !

Et pendant les vingts minutes qui suivirent, le couple opéra dans le bon sens, en posant des questions à Ron sur tout ce qu'il avait fait de l'après-midi, ses moindres faits et gestes qui lui feraient savoir où il avait pu mettre son journal. La panique pouvait nous faire oublier jusqu'à même notre prénom. Cette méthode de questionnement intérieur était donc un bon moyen de se souvenir sans forcer.

Ça ne fonctionnait guère quand...

- Oh nom d'une gargouille ! S'écria Ron. Je l'ai perdu au Chemin de Traverse !

- Comment peux-tu en être aussi sûr maintenant ? demanda Drago.

Le rouquin revoyait clairement la situation se dérouler sous ses yeux. Il se souvenait qu'à plusieurs reprises on l'avait bousculé dans des boutiques tant il y avait de monde. C'est à l'un de ses moments que le journal avait dû tomber de sa sacoche.

Il leur expliqua ce dont il se remémorait.

- ... Et je crois que c'est là que ça a dû se passer. Je n'aurai pas dû le prendre avec moi. J'avais trouvé intéressant de m'installer à une terrasse pour... me libérer un peu, après qu'Hermione soit partie. Je n'imaginais pas que... qu'une telle chose se produirait !

- Quand tu es reparti, tu l'avais avec toi ? questionna Drago.

- Oui, je me souviens l'avoir remis à sa place, répondit Ron avec certitude.

- Et après, dans quelles boutiques es-tu allé ? Demanda Harry, silencieux jusqu'alors.

Ron réfléchissait. Il n'avait fait que quelques échoppes, puisqu'à la dernière, il avait rencontré Blaise. Il était sûr grâce à sa rencontre avec lui.

- Je suis passé dans la boutique de Fred et Georges pour les voir, on a discuté un peu en prévision du repas familial le weekend prochain. Ensuite, j'ai remonté la rue et j'ai fait un petit détour par Gringotts, il me fallait un peu d'argent. Et je me suis arrêté à la librairie. Là, j'ai passé une bonne demi-heure à éplucher quelques nouveautés sur le Quidditch. Et en retournant à la caisse, quelqu'un m'a bousculé... C'était Blaise. J'ai donc... J'ai donc encore pris le temps de parler un peu avec lui. Puis en ressortant, j'ai pris la direction du Chaudron Baveur pour rentrer.

- Pourquoi ne pas avoir transplané directement du côté Sorcier ? soupçonna Drago.

- J'avais envie de prolonger la promenade... éluda Ron.

Il semblait que la discussion était close. Drago aurait pourtant bien voulu en savoir plus sur la rencontre entre son meilleur ami et le rouquin. Un regard vers Harry et il sût que ce dernier pensait à la même chose.

- Tu es sûr que tu ne te souviens de rien d'autre ? tenta sa moitié.

- Non Harry ! C'est tout ! Je ne sais pas où, ni comment, ni à quel moment cela a pu se produire ! Sinon crois-le bien, je ne vous aurais pas demandé de venir !

Il s'énervait et ce n'était pas bon. La colère ne ferait pas avancer les choses.

Voulant retrouver le contrôle de ses émotions, il alla s'asseoir sur le canapé, se prenant la tête dans les mains.

La scène à laquelle il assistait ne lui plaisait pas, et rester là sans rien faire n'était pas non plus la meilleure solution. Drago pensait donc se rendre sur place. Il finirait peut être par trouver quelque chose.

- Harry, reste avec Ron. Je vais aller voir là-bas.

- Quoi ? Dirent-ils en chœur.

En entendant ses propos, Ron s'était redressé.

- Tu ne trouveras rien Drago. Vu le monde qu'il y avait, il y a peu de chance que tu tombes dessus par hasard.

- Le hasard n'existe pas Weasley. Mais sait-on jamais... La chance est souvent du côté des Malefoy ! lança-t-il sur un ton sûr de lui.

Harry ria.

- Pour l'instant, j'en ai toujours eu plus que toi ! Mais bon... !

Faisant fi de cette remarque, Drago vola un baiser rapide au brun et disparut derrière la porte.

Les yeux toujours rivés dessus, Ron demanda, d'une voix totalement détachée :

- Tu crois qu'il y a une chance minime ?

Harry prit le temps pour répondre, en venant s'installer à côté de celui qu'il considérait comme son frère.

- Pour être honnête, rien ne m'étonne venant de Drago ! Maintenant... Ça reste à voir. Ça dépend de pas mal de facteurs !

- Oui c'est sûr !

Sentant le silence s'éterniser, Harry décida de changer un peu le cours de la discussion. Il voulait éviter de voir Ron aussi mal. Il aurait souhaité arranger les choses, mais il ne le pouvait pas.

Il savait combien ce journal avait permis à Ron de changer. Il avait enfoui ses mauvais cauchemars au fond de celui-ci et appréciait la vie comme elle l'était. Ces changements se voyaient beaucoup. Et ce n'était pas Harry qui allait s'en plaindre. Il était heureux de le voir ainsi. Même s'il manquait l'amour au tableau. Il fallait qu'il creuse encore un peu cette piste d'ailleurs.

- Au fait, tu n'as pas dit grand chose sur ta petite rencontre avec Blaise... laissa-t-il en suspens.

Ron le regarda et se mit à rire.

- Espèce de mégère !

- Tu utilises les insultes moldus maintenant ? Je suis surpris Ron ! Vraiment ! le regarda Harry avec de grands yeux.

Soupirant devant l'éternelle détermination d'Harry, le rouquin ne batailla pas plus. Quand son meilleur ami voulait le passer à la casserole sur ce sujet, il perdait toujours et se mettait à table.

- Il n'y a pas grand chose à dire Harry ! On a parlé quelques minutes, rien de plus ! Et les thèmes qui revenaient : Ministère, boulot, amis, et occupations du weekend. Rien de moins, rien de plus. Donc ne t'attends pas à quoique ce soit de spécial. Ça fait six ans... dois-je te le rappeler ?

Toujours aussi optimiste, Harry n'avait de cesse pensé que l'amour avait une place dans la vie de chacun. Il existait sous différentes formes et frappait au moment les plus inopportuns.

- Et alors ? Ce n'est pas parce que tu l'aimes depuis tant d'années qu'il ne se passera jamais rien. Arrête de croire de telles choses. L'amour n'est pas destiné qu'à Hermione et moi, comme tu le penses constamment !

- Ah non ? Et pourtant, je suis seul Harry ! S'écria son ami. Je suis seul... Et personne ne remplacera le fait que j'aime Blaise. Je ne veux pas d'un autre ! J'ai déjà essayé sous les recommandations de Drago, et ça a mené à des histoires très éphémères ! Comme je m'en étais douté !

Harry tenta de parler mais se tût sous le geste de Ron.

- Laisse-moi parler ! Depuis des années, vous me harcelez et revenez sans arrêt sur Blaise. Il faut que vous arrêtiez ! Pour vous, ce qui fait votre couple aujourd'hui, ça a fonctionné ! Et tant mieux ! Vous formez l'un des plus beaux que je connaisse ! Mais moi ?! N'essayez pas de reproduire ce schéma. Il aurait dû se mettre en marche il y a bien longtemps. Ce ne fût pas le cas, alors... laissez-moi tranquille ! Je vivrai avec les seules choses que Blaise pourra m'offrir : son amitié.

Aussi réalistes que soit ses propos, Harry ne voulait pas l'admettre. Ron avait beaucoup perdu et il ne pouvait pas continuer de le faire.

- Tu ne peux pas abandonner ainsi ! Il y a des avancées tout de même...

- Et pour ça, je dois remercier Pansy ! le coupa Ron. C'est elle qui tient absolument à ce que l'on sorte tous les trois dans la plupart des cas ! Ce n'est pas venu de lui ! Concernant le reste, je ne préfère pas savoir ce qu'il se passe au fond de son cerveau !

Le temps sembla s'arrêter, comme l'espoir qui disparaît et va voir vers d'autres horizons.

Pour Harry, ne pas croire en l'amour était invraisemblable. C'était ce sentiment qui lui avait donné la force d'aller aussi loin, de combattre des choses dont il ne semblait pas capable d'anéantir. L'amitié, l'amour, le bonheur étaient des sentiments liés. Si l'on ne possédait pas l'un, on ne possédait pas les autres pour le jeune Potter.

- Tu fais fausse route Ron... Tu te rendras vite compte que l'amitié ne te suffira plus. Tu voudras plus... L'esprit finit toujours par dériver vers ce que l'on souhaite au fond de nous.

- Et quand ce moment arrivera, j'agirai de la meilleure façon qui soit. C'est tout !

A cet instant précis, Ron venait de clore le sujet. Les minutes passèrent sans qu'aucun des deux ne veuillent rompre le silence.

L'arrivée de Drago fût la bienvenue pour Harry.

Les têtes se tournèrent immédiatement en sa direction. Ron ne s'attendait à rien mais son cœur s'était quand même mis à battre plus vite.

- Alors as-tu trouvé quelque chose ? se risqua-t-il à demander.

Quand il croisa son regard, il sût que non. Il y avait une petite tristesse au fond. Il était désolé pour lui.

Ce dernier voulut parler mais fût stoppé d'un geste par Ron.

- Non, ne t'excuse pas ! Ce n'est rien ! C'est déjà beaucoup ce que tu as fait. Merci Drago !

Il donna le peu d'informations qu'il avait réussi à glaner.

- Je suis allé dans le secteur où tu es passé, mais pas un commerçant ne se souvient de quoi que ce soit. Personne ne leur a signalé de journal perdu. Et eux-même n'ont rien trouvé. J'espère simplement que personne de mal-intentionné n'est tombé dessus et que tu l'as bien protégé.

Il acquiesça.

- Oui, il est bien protégé. J'y ai placé une série de sorts plutôt utiles. Heureusement.

- En ce cas, tu ne devrais pas tarder à le retrouver dans une poubelle du secteur, rigola Drago, pour tenter d'alléger l'atmosphère.

C'était tendu ici. Il l'avait remarqué à peine entré dans l'appartement.

Harry semblait trop silencieux pour que cela soit normal. Il connaissait assez sa moitié pour savoir qu'il se taisait rarement. Ne sachant pas ce qu'il s'était passé, il n'allait pas rester longtemps.

Comme si Ron avait entendu ses pensées, il fît par de son intention de vouloir rester un peu seul ce soir.

- Aucun problème, nous allons rentrer. A moins que tu souhaites encore rester un peu Harry ?

- Non, ça ira, répondit rapidement le brun.

Il fût le premier à prendre la direction de la porte, sans se retourner pour dire au revoir. Drago était choqué de son comportement. Définitivement, il y avait eu un souci entre eux, il en était certain. De retour à la maison, il faudra qu'il en ait le cœur net.

Au moment où il allait suivre, Ron le retint par le bras.

- Ne lui en veux pas Drago, Harry est fâché contre moi. Il est en droit. Il n'a jamais pu admettre que je ne pensais pas comme lui sur certains sujets et... mon opinion sur l'un d'eux le dérange grandement. Je pense que cela se voit.

- Oui ce n'est pas son genre de partir comme un voleur. Je sais que l'éducation n'a pas été la même pour nous deux, mais quand même...

Un petit sourire apparut suite à cette petite boutade vers le passé.

- Merci pour ce que tu as fait Drago ! Encore une fois !

Il tenait à le remercier d'être venu, d'avoir pris le temps pour lui. Il n'était toujours pas habitué à ceci avec Drago.

- Pas de problème Weasley ! Ça me fait plaisir d'aider ! Ça efface un peu l'imbécile que j'ai pu être dans la jeunesse ! se moqua-t-il. Bonne soirée à toi.

Arrivé près de la porte, il ajouta :

- Tu verras que ton journal réapparaîtra. Tout finit par revenir à son propriétaire !

Une fois la porte fermée, Ron la verrouilla et se coucha sur son canapé. Quelle journée !

Elle avait si bien démarré. Et se finissait d'une manière catastrophique : son journal et Harry. Ce dernier lui en voulait beaucoup de ses paroles. Il ne pouvait pas admettre que la perception de l'amour ne soit pas la même. Harry était un grand romantique, un protecteur des valeurs de l'amitié. Il tenait à toutes ces choses et se donnait jusqu'au bout pour les préserver. Ron pensait de la même façon sur l'amitié. Mais pas l'amour.

Contrairement à Harry, il n'avait pas récolté grand chose de ce sentiment. Mis à part de la douleur depuis cinq années et quelques bons moments avec Blaise. Aucune réciprocité de ce qu'il pouvait ressentir ne lui était parvenu. À force la résignation s'imposait et c'est ce qu'il faisait. Il avait voulu croire à tout ce que Harry évoquait et vivait. Il avait voulu la même chose, mais cela lui était interdit. Il ne voulait tout simplement, plus se battre dans le vide.

Harry devait comprendre ceci. Tant qu'il ne pourrait pas, ils se risquaient à de nouvelles disputes dans l'avenir.

Au lieu de rester là à ne rien faire, Ron se décida à prendre une douche, préparer à dîner, et finirait pour s'installer confortablement à son bureau pour bosser sur les derniers dossiers pour le travail, des petits rapports sur des missions à vérifier. C'était un programme qui ne demanderait pas trop de réflexion et tant mieux, il ne voulait pas que son cerveau divague de trop. Il l'avait assez fait pour aujourd'hui.

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Le même soir, bien plus tard.

Dans les rues de Londres, 22h14.

En sortant du bar, Blaise avait voulu retrouver la sérénité de son appartement. Cependant, en arrivant devant la porte, il avait fait demi-tour pour se promener un peu.

Marcher était bon pour le corps et le morale. Cela lui permettait de réfléchir d'une façon plus détendue, étant donné qu'il pratiquait un petit effort physique. Au moins, il ne faisait pas des tranchées dans son appartement. Car c'est ce qu'il aurait fait.

Il n'aurait pas réussi à aller se coucher. Il était bien trop énervé contre Pansy, et perturbé par tout ce qu'il avait appris. Son cerveau sautait d'un élément à un autre sans laisser de répit, ce qui aurait rendu dingue une personne calme au quotidien.

Il était perdu. Autant le reconnaître.

Il n'aurait jamais imaginé que Ron pouvait l'aimer de cette manière. Depuis autant d'années. Sans rien montrer.

Il essayait de se mettre dans sa situation. Et n'arrivait pas comprendre comment il faisait à tenir.

Cela faisait six ans.

À aucun moment, il n'avait eu des doutes concernant son homologue masculin. C'était surprenant. Il n'ignorait pas que Ron était attiré par des hommes. La présence des femmes s'était terminée avec Hermione. À cette époque, il aurait parié toute sa fortune qu'ils finiraient par se marier et auraient toute une tribu d'enfants. Quand cette relation avait pris fin, sa surprise avait été grande. Et la suite avait été de découvrir qu'il avait changé de bord.

Ron n'avait pas eu beaucoup d'amants et ça n'avait jamais duré très longtemps. Ce qu'il comprenait à présent. Il était délicat de se mettre avec quelqu'un, avoir une relation, quand la personne que l'on avait dans son cœur n'était pas celle que l'on souhaitait au plus profond de son être. On ne pouvait pas mentir sur ses sentiments et Ron était ce genre de personne, incapable de jouer sur deux tableaux. Il était authentique. Un vrai Gryffondor.

Il était bourré de qualités. Toutes aussi belles que réelles.

C'était un acharné de travail. Il aimait son métier plus que quiconque. Diriger du personnel ne lui avait pas fait perdre la tête, il restait humble et agréable avec ses collègues. Toujours disponible quand on avait besoin de lui et très patient. Il cumulait un petit passe temps au sein de la Gazette pour la rédaction de quelques articles concernant des matchs de Quidditch qu'il allait voir, pour retranscrire ses impressions. Sport qui passionnait tout Sorcier, et Ron était plus qu'un passionné. Il vivait pour ce sport. De plus, dans la vie, il était quelqu'un de très simple. Il n'était pas du genre à se prendre la tête -en apparence du moins après ce qu'il avait lu dans son journal.

Mais plus que tout, Blaise appréciait ce côté naturel que Ron possédait. Il ne se cachait pas quand il devait dire sa façon de penser. Et c'était une personne très amusante. Toujours le mot pour rire. Il était agréable de passer des moments avec lui.

En somme, Ron était tout à fait le genre de personne que Blaise cherchait.

Du moins, il s'était efforcé de trouver quelqu'un comme ça. Mais il y avait toujours eu des problèmes, des choses qui ne collaient pas avec sa propre personnalité. Comme si les personnes qu'il choisissait n'étaient pas faites pour lui.

En étant honnête envers lui-même, Blaise devait reconnaître que l'idée ne ne dérangeait pas. Ça ne le rebutait pas non plus. Ron était un ami. Un ancien camarade de classe. Un compagnon de bataille. Et il le connaissait très bien.

Au fond de lui, il avait toujours eu la sensation que quelque chose de spécial faisait vivre leurs moments. Peut être se découvrait-il comme il aurait dû être ?

Cela signifierait également qu'il aurait perdu de nombreuses années à chercher en vain, celui qu'il lui aurait fallu. Et reconnaître ses tords n'était pas aussi facile pour tout le monde.

Quand bien même acceptait-il de tenter quelque chose avec Ron, comment le prendrait-il ?

Comment pourrait-il réagir ?

Le laisserait-il approcher ?

Blaise avait des doutes sur les réactions que pourrait avoir Ron.

Pour l'instant, il ne préférait pas y penser.

Certain de ce qu'il allait entreprendre, Blaise s'arrêta net de marcher. Il n'avait pas besoin d'aller plus loin. Il savait où aller.

Il fît donc demi-tour pour retourner à son appartement. Avec ce sourire accroché à ses lèvres qui signifiait :

'' Attention, j'arrive ! Et c'est toi que je veux !''

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À Suivre...

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Ce second chapitre arrive à sa fin. J'ai essayé de mettre en place du mieux que j'ai pu le contexte où cette histoire démarre réellement.

Que va-t-il se passer pour Ron ? Comment Blaise compte-t-il avouer qu'il est celui qui a trouvé le journal ? Vous le saurez prochainement.

On se dit donc à la prochaine.

Miss Crazy Drake.