Chronologie : 31 octobre 1981.


Premier chapitre : La découverte

« La trahison ne réussit jamais, car, lorsqu'elle réussit, on lui donne un autre nom »

- Proverbe américain.


— Je serais le Gardien du Secret ! lança Sirius sans réfléchir.

Il vit nettement le professeur Dumbledore et James hésitaient, mais tout deux savaient qu'à part lui, les choix étaient limités.

Remus ? Il en était hors de question aux yeux de Sirius. Le fardeau que devait supporter son ami tous les mois était bien assez lourd. Le professeur Dumbledore ne pouvait pas non plus remplir cette fonction puisque c'est lui qui s'occuperait de la cérémonie.

Il ne restait plus que Peter. Certes, ce serait une bonne ruse pour faire croire à Face de Serpent, comme l'appelait Sirius, que c'était lui le Gardien alors qu'en réalité il s'agirait de Peter. Mais depuis que le jeune homme était entré dans la pièce, Sirius le trouvait étrange. Anxieux mais excité à la fois. Et il était sûr d'avoir déjà vu ce comportement quelque part. Mais où ? pensa-t-il.

— Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, répondit doucement le professeur. Voldemort doit se douter que si l'occasion se présentait, tu serais le premier à te proposer.

— Peut être, répondit Sirius sans cacher sa déception. Mais je suis le plus apte à endosser ce rôle.

— Je peux le faire ! déclara alors Peter de sa voix tremblante.

— Non ! rétorqua fermement Sirius.

Les yeux de James se posèrent sur lui, interrogateur mais il fit mine de ne pas le voir.

— Ce n'est pas une mauvaise idée, intervint Lily. Peter peut le faire.

— Non ! siffla Sirius à l'encontre de la jeune femme.

Lily lui jeta un regard inquisiteur mais Sirius se contenta d'observer James. Lui aussi le regardait dans le blanc des yeux et d'un signe de la tête, lui indiqua la cuisine du manoir. Sirius le suivit sans hésitation.

— Je peux savoir ce qu'il te prend ? attaqua aussitôt James une fois qu'ils furent seuls.

— C'est Peter, avoua Sirius. Je le trouve étrange depuis qu'il est entré dans la maison.

— Il est inquiet c'est normal, contra James.

— James ! s'exclama son ami. Ne le défends pas ! Je suis sûre que toi aussi tu avais remarquer !

Le jeune homme mit un moment avant d'approuver.

— Remus aussi l'avait remarquer, ajouta-t-il. Mais ça ne veut rien dire ! Il s'inquiète aussi pour Harry !

— Non ! répliqua Sirius. Je m'inquiète pour mon filleul. Lily et toi vous inquiétez pour votre fils. Remus et Dumbledore s'inquiètent pour Harry. Pas lui !

— Ne dis pas n'importe quoi ! opposa James en secouant la tête.

— J'ai déjà vu ce comportement chez quelqu'un.

— Qui ? demanda James sans vraiment croire les propos de son meilleur ami.

Sirius ne répondit pas pendant plusieurs minutes et il crut même que James allait quitter la pièce.

— Chez Regulus ! s'exclama-t-il. Lorsqu'il a annoncé qu'il ... que ... NON ! hurla-t-il.

Et avant que James n'ait put dire le moindre mot, Sirius se précipita hors de la pièce en courant.

— TOI ! hurla-t-il en se jetant sur Peter.

Le jeune homme lâcha un cri d'où transperçait sa surprise et tenta de se dégager. Mais c'était trop tard. Sirius attrapa violemment les deux bras de Peter et le plaqua avec violence contre le mur.

— Sirius ! s'exclamèrent Lily, Remus et le professeur Dumbledore.

Mais le jeune homme ne les écoutait pas. Il observait les yeux de Peter pour y trouver la réponse à ses questions mais il n'y lut que de la peur.

— Avoue ! cria-t-il. Avoue !

— Mais de quoi tu parles ? couina Peter. Lâche-moi tu me fais mal ! Lâche-moi !

— Dis nous la vérité ! répéta Sirius sans contrôler sa colère. Je sais ce que tu es !

— Lâche-moi !

— NON ! hurla Sirius. Avoue la vérité avant que je ne te tues !

— Sirius, ça suffit ! tenta le professeur Dumbledore.

— Tu es l'un des leurs pas vrai ? chuchota-t-il pour que seul Peter entende. Tu as rejoins son camp !

— Tu dis n'importe quoi ! cria Peter en pleurant. Je suis un gentil !

— Tu MENS ! hurla une nouvelle fois Sirius.

James et Remus attrapèrent alors leur ami avec force mais Sirius tenta de se débattre. Mais ses amis furent plus forts et ils l'arrachèrent à un Peter totalement amoindri par la peur. Mais en se dégageant, le jeune homme déchira les manches du pull de Peter.

— NON ! hurlèrent Lily et Peter en même temps.

Lentement, comme au ralenti, Sirius releva la tête. Et son coeur loupa un battement.

Là, sur le bras gauche de son ami, se mouvait un serpent enroulait autour d'une tête de mort.

La Marque des Ténèbres. Son signe.

— Immobilis ! cria le professeur Dumbledore.

Mais avant que le sort n'atteigne sa cible, le Mangemort appuya violemment sur son bras. Et sous les yeux incrédules des autres personnes présentes, la Marque se mit à rougeoyer.

Le corps de Peter tomba au sol dans un bruit sourd mais Sirius remarqua le sourire satisfait du jeune homme.

— MERDE ! lâcha Sirius.

Le silence suivit ses propos. Personne ne bougea pendant de longs instants avant que des bruits se fassent entendre dans le jardin. Baguette en main, Remus, Sirius et le professeur Dumbledore s'approchèrent des fenêtres alors que Lily se réfugiait dans les bras de son mari.

— Des Mangemorts, analysa Remus en se cachant derrière les rideaux. Beaucoup trop pour nous.

Lily gémit et James resserra son étreinte autour de ses épaules.

— Il faut qu'on parte, dit Dumbledore. Nous ne pouvons pas rester ici. Ils sont trop nombreux.

— Hors de question de fuir, répliqua sèchement Sirius. Allez mettre le petit en lieu sûr, moi je reste ici.

— Moi aussi ! ajouta James d'une voix déterminée.

Lily leva les yeux vers son mari mais celui-ci ne la regardait. Il tenait sa baguette fermement tendue devant lui.

— Non ! s'exclama-t-elle. Partons !

James baissa son regard vers sa femme et ses yeux larmoyants lui déchirèrent le coeur. Alors de toutes ses forces, il la serra contre son coeur et planta un baiser sur ses lèvres. A travers ce baiser, il lui exprima tout l'amour qu'il ressentait pour elle.

— Va mettre notre fils en lieu sûr mon coeur .. commença-t-il d'une voix douce qui trahissait quand même son angoisse.

— Non .. pleura Lily. Je veux rester avec toi !

— Mon coeur, mon ange, mon amour, ma vie ... souffla-t-il contre ses lèvres. Promets-le moi.

Lily plongea ses yeux dans ceux de son mari et y vit tout l'amour qu'il avait pour elle. Après un dernier baiser, elle se détacha de lui et monta en courant les escaliers. Elle entendit des pas derrière elle mais elle ne se retourna pas avant d'avoir atteint la chambre de son fils.

Alerté par les cris de Sirius, Harry s'était réveillé en sursaut et des traces de larmes sillonnaient encore ses joues. Il se tenait debout contre les barreaux de son lit, sa peluche favorite fermement tenue entre ses petites mains potelées.

— Maman ! s'exclama-t-il en la voyant entrer dans la pièce.

La jeune femme attrapa son fils et le serra de toutes ses forces contre sa poitrine. Le petit garçon devait sûrement sentir l'inquiétude de sa mère car il se mit à pleurer.

— Ne pleure pas mon amour .. souffla-t-elle à son oreille. Chut chéri ... chut ...

— Papa ? sanglota Harry.

— Ne t'inquiète pas mon trésor, Maman va te protéger.

Les bruits de pas se firent de nouveau entendre et Remus entra dans la pièce, prenant soin de fermer la porte.

— Il faut que tu partes Lily ! lança-t-il à son amie.

Voir le petit garçon pleurait dans les bras de sa maman lui déchira le coeur.

— Non ! s'écria-t-elle. Il faut que je reste auprès de James !

— Non, contra doucement Remus en la prenant par les épaules. Transplane à Poudlard. Dumbledore a levé la protection pour toi. Préviens McGonagall.

— Mais ... vous ... tenta-t-elle mais il la coupa.

— Dumbledore a prévenu l'Ordre. Ils arrivent, assura-t-il.

Comprenant qu'elle n'avait guère d'autres choix, elle lança un dernier regard à Remus et transplana dans l'enceinte de l'école. Une fois son amie disparue, le jeune homme retourna au salon et s'engagea corps et âme dans la bataille qui y faisait rage.


[...]


Cela faisait deux heures que le combat avait commencé dans le manoir. James sentait ses forces le quittaient peu à peu mais il savait qu'il n'avait pas le droit de faiblir. Il devait protéger sa femme et son fils. Il ne savait pas où ils étaient mais il espérait que Lily ait écouté son conseil.

Alors qu'il mettait à terre un nouvel assaillant, James remarqua une silhouette encapuchonnée qui se tenait à l'écart des combats. Sans réfléchir il courut vers elle et lança un sort que son ennemi esquiva sans difficulté.

La bataille s'engagea entre les deux. James ne savait pas qui c'était mais son opposant n'avait pas le moindre problème pour contrer ses sorts.

— C'est tout ce que tu sais faire ? lui lança la voix alors qu'elle évitait un Stupéfix.

James se figea en reconnaissant le timbre. Il aurait dû se douter que lui aussi prendrait part à la bataille.

— Sors de chez moi ! hurla-t-il en esquivant un sortilège.

— Pas avant d'avoir eu ce que je voulais ! répondit la voix avec ironie. Tu sais ce que je veux ... Alors donne-le moi immédiatement !

— JAMAIS !

— Dans ce cas ... ricana Voldemort. Il va falloir que je le cherche par moi-même. Avada Kedavra !

Dans une tentative désespérée, James se jeta sur le côté et évita de justesse l'éclair vert. Hurlant de rage, Voldemort se précipita vers lui et le jeune homme crut sa dernière heure arrivait. Alors il ferma les yeux. Mais rien ne vint. Seule la voix de Dumbledore résonna.

— Tu n'as rien à faire ici, Tom.

— Vous êtes toujours aussi sénile à ce que je vois, ricana Voldemort. Voilà bien longtemps que je ne m'appelle plus comme ça.

— Tu es toujours le même petit garçon que je suis allé chercher à l'orphelinat, répondit tranquillement Dumbledore ce qui étonna James.

— Non ! cracha l'autre. Cet immondice là n'existe plus !

— Tu pourras dire tout ce que tu veux pour t'en persuader. Mais au fond, il vit toujours en toi, Tom.

— ASSEZ ! hurla Voldemort. Vous me faîtes perdre mon temps. Où est le gamin, Albus ?

— Dans un endroit où tu ne le trouvera jamais, répondit Dumbledore.

— Peut être que Potter sait où se cache son bâtard ? continua Voldemort sans tenir compte des propos du professeur. Où est ton fils, Potter ?

— Je ne te le dirai jamais ! cria James qui s'était relevé.

— ENDOLORIS ! hurla Voldemort.

Le sort atteignit James en pleine poitrine. Une douleur immense circula dans chaque veine de son corps et ses hurlements déchirèrent l'espace. Les combats cessèrent tous et chacun posa son regard sur la victime dont les pieds ne touchaient plus terre.

Sirius voulut se précipiter vers son ami mais Remus le retint fermement par la taille. Le jeune homme hurla de rage tout en se débattant mais Maugrey vint porter main forte à Remus.

Jamais James n'avait ressenti pareille douleur. Même à la mort de ses parents, quelques années plutôt. La souffrance englobait chaque parcelle de son corps et il aurait tout donner pour ce que cela s'arrête. Même la mort paraissait bien fade à côté de ça. L'image de Lily et d'Harry se dessinaient derrière ses paupières closes. Tout deux lui souriaient et son fils lui faisait un geste de la main. Son rire résonnait aux oreilles de James comme une douce mélodie. Non, il n'avait pas le droit d'abandonner. Il ne pouvait pas, alors qu'il avait une femme et un fils à protéger.

Il avait l'impression que cela faisait plusieurs heures qu'il était comme ça et il perdait espoir de recevoir de l'aide, avant que tout ne cesse brutalement.

Son corps s'écrasa au sol et il ne bougea plus.

— Je l'aurais ! cria Voldemort avant de disparaître. Je retrouverais Harry Potter !

Les Mangemort disparurent eux aussi et James se laissa aller dans l'inconscience.


[...]


— Professeur McGonagall ! cria Lily en entrant en trombe dans le hall du château.

Le petit déjeuner venait à peine de se terminer et des dizaines d'élèves sortaient par groupe de la Grande Salle. Il leur fallut plusieurs secondes avant de voir arriver la jeune femme. Lily courait aussi vite qu'elle le pouvait, son petit garçon calait contre elle.

Il fallait à tout prix qu'elle trouve le professeur de métamorphose avant qu'il ne soit trop tard. La vie de son mari et de tous les autres en dépendait.

— Professeur !

La préfète en chef de Gryffondor s'approcha, alertée par les hurlements de Lily. Elle remarqua qu'un drôle d'attroupement s'était formé devant l'entrée de la Grande Salle et elle dû jouer des coudes pour se frayer un chemin entre les élèves curieux.

— Poussez-vous ! s'exclama-t-elle en parlant à des première année. Oust !

Parvenant enfin au centre, elle aperçut la jeune femme qui tenait son fils contre ses bras. Le petit garçon pleurait bruyamment et sa maman semblait avoir du mal à le consoler. Elle ne courait plus, mais ne semblait pas se rendre compte des personnes présentes autour d'elle.

Il fallut une longue minute à Sasha pour mettre un nom sur la jeune femme. Elle se souvenait l'avoir déjà vu ici, au bras d'un élève et ils semblaient réellement amoureux. Et à bien y réfléchir, le petit garçon ressemblait beaucoup à cet élève-là.

— Lily Evans ! s'exclama-t-elle.

Lily releva précipitamment la tête, étonnée d'entendre quelqu'un l'appelait par son nom de jeune fille. Ses yeux se posèrent alors sur la jeune fille devant elle, qui semblait hésitée entre s'approcher ou déguerpir.

— Il faut que je vois immédiatement le professeur McGonagall ! cria Lily à son encontre.

Harry hurla de nouveau et elle sentit que la situation lui glissait entre les doigts.

— Elle est encore dans la Grande Salle, répondit la Préfète. Je vais la chercher.

Et avant que Lily n'ait pu la remercié, elle partait déjà en courant. Lily se rendit enfin compte qu'une centaine de paire d'yeux était posé sur elle. Elle sourit doucement aux élèves. Mais Harry continuait de pleurer.

Serrant son fils, elle s'éloigna des élèves et s'assit à même le sol, son garçon face à elle. Harry ne comprenait pas ce qu'il passait et le voyage en transplanage d'escorte l'avait effrayé.

Avec des gestes doux, Lily essuya les larmes sur les joues du petit garçon et déposa un baiser tendre sur son front.

— C'est fini mon amour ... souffla-t-elle. Maman t'a amener en sécurité. Tu ne risque rien ici, je te le promets mon trésor.

Rassuré par les paroles de sa maman, Harry finit par se calmer et cala sa tête dans le cou de Lily. La jeune femme lui caressa le dos et attendit patiemment l'arrivée du professeur. Peu à peu, les élèves finirent par rejoindre leur salle de cours et juste avant que McGonagall n'arrive, elle se retrouva seule avec son fils.

— Par Merlin, Lily ! s'exclama le professeur en la voyant dans un piteux état. Qu'est-ce que vous faîtes là ?

— Le manoir ... Peter ... Mangemort ... James ... sanglota-t-elle alors sans retenue.

Elle sentit que McGonagall l'aider à se mettre debout.

— Mademoiselle Arshcroft, veuillez aller chercher Mrs Pomfresh, je vous prie, lança-t-elle à la Préfète. Lily, donnez-moi Harry.

— Non ! cria Lily en s'accrochant à son fils. Je veux le garder ! Ne me le prenez pas !

— Allons mon enfant, allons, souffla doucement McGonagall en la prenant par les épaules. Je ne ferais pas de mal à votre fils. Nous allons seulement allez à l'infirmerie.

— Je veux le garder avec moi, chuchota la jeune femme. C'est mon bébé ...

— Comme vous voudrez. Allons-y maintenant, vous voulez bien ?

Lily approuva d'un signe de tête et se laissa guidée par son ancien professeur. En cours de route, elles furent rejointes par Mrs Pomfresh qui fit apparaître un brancard. Elle ordonna à Lily de s'allonger. L'infirmière voulut lui prendre Harry mais Lily recula violemment. McGonagall informa rapidement Mrs Pomfresh de la situation.

L'infirmière ne dit rien et laissa la jeune femme s'allongeait, son fils tout contre elle. En silence, elles prirent la direction de l'antre de Mrs Pomfresh. D'un coup de baguette, elle plaça le brancard sur un des lits et disparut dans son bureau pour en revenir quelques instants plus tard, deux fioles à la main.

— Celle-ci est une potion de sommeil sans rêve, informa-t-elle à Lily. Pour que votre fils puisse calmement se reposer.

Lily hocha la tête et laissa l'infirmière faire boire à son fils la potion. Harry ne tarda pas à avoir les paupières lourdes.

— C'est une potion calmante, prenez-la.

Lily n'était pas très contente de prendre cette potion mais ne refusa pas. Quelques secondes plus tard, toute sa souffrance, sa tristesse et sa douleur avaient disparues.

— James ... souffla-t-elle en direction de McGonagall.

— Je m'en occupe, la rassura a vieille femme.

Après avoir donner quelques indications à l'infirmière, le professeur de métamorphose quitta l'infirmerie.

Plus sereine mais toujours aussi inquiète pour son mari, Lily finit par s'endormir, son bébé dans les bras.


[...]


— JAMES ! hurla Sirius en se précipitant vers son ami.

Mais le jeune homme n'eut aucune réaction et ses yeux restèrent obstinément clos. Pas toi, pensa Sirius alors que Remus contactait Ste Mangouste.

— Que s'est-il passé ? demanda Alastor Maugrey de sa voix bourrue.

— Plus tard, lui répondit le professeur Dumbledore. Pour le moment nous devons nous rendre à Poudlard, pour informer les membres qui n'ont pas pu venir de ce qu'il vient de se passer.

— Pettigrow est un Mangemort ? s'enquit Kingsley Shacklebolt.

— J'en ai bien peur, se désola Dumbledore.

En entendant le nom du traître, Sirius se leva et courut vers l'endroit où il avait vu Peter pour la dernière fois. Mais il n'y avait personne. Absolument personne.

— OU EST-IL ? hurla-t-il.

Alerté, Dumbledore s'approcha à son tour et constata avec effroi que Peter Pettigrow avait disparu.

— Les Mangemort ont du le prendre pendant le combat, dit Alastor.

— Je vais le tuer de mes mains ce sale traître ! cria Sirius en prenant la direction du portail du jardin.

— Hors de question ! trancha Dumbledore. Tu ne tueras personne Sirius.

— Mais il nous a trahit ! cria le jeune homme. A cause de lui on a failli mourir !

— On est encore en vie, contra le directeur. Le tuer n'arrangera pas la situation et tu le sais aussi bien que moi.

— Vous ne pouvez pas comprendre ! cria Sirius en s'approchant dangereusement. On avait confiance en lui !

Remus s'approcha à pas lent de son ami car il savait que dans des moments comme ça, il ne fallait pas brusquer le jeune Black. Une fois à son hauteur, il lui arracha d'un geste vif sa baguette et grâce à ses réflexes de loup-garou, évita Sirius qui venait de se jeter sur lui.

— Ne bouge pas où je t'immobilise, l'avertit-il d'une voix menaçante.

Sirius ne fit plus aucun mouvement mais jeta un regard mauvais à son ami. Par précaution, Maugrey et Shacklebolt se placèrent derrière le jeune homme.

— Tu ne vas pas aller tuer Peter, commença doucement Remus. Je sais que tu te sens trahi, mais tu n'es pas le seul. Pense à ce que doivent penser James et Lily !

— A cause de ce rat, James n'est pas en état de penser, répliqua froidement le jeune homme en jetant un regard à son meilleur ami, toujours sur le sol.

Les médicomages de Ste Mangouste arrivèrent et prirent immédiatement James en charge, ce qui allégea le coeur de son meilleur ami.

— Mais il ne va pas mourir ! Ni toi ! Ni Lily ! Ni Harry !

— Ne me dis pas que tu le défends ! s'écria Sirius.

— Bien sûr que non ! rétorqua Remus. Mais ce n'est pas en faisant justice toi-même que tu arrangeras les choses ! Pense à James, Lily, Harry ! Pense à Heïlen !

— Il mérite la mort ! souffla doucement Sirius, à bout d'arguments.

— Je suis d'accord avec toi, dit Remus en s'approchant. Mais ce n'est pas de notre ressort.

Sirius leva les yeux vers son ami et remarqua à quel point il avait les traits tirés par la souffrance. Cette journée avait été horrible pour tout le monde.

— Va rejoindre Heïlen et avoue-lui la vérité avant qu'elle ne l'apprenne par les journaux.

Sirius hocha la tête et quitta la propriété des Potter.

Remus soupira de soulagement. C'était passé moins une. Mais il savait comment fonctionner son ami et il avait trouver les mots justes pour endormir son esprit de vengeance. Du moins, pour quelques temps, car il savait que bientôt, cette envie reviendrait.

— Nous devons partir, annonça le professeur Dumbledore. Va rejoindre Lily à Poudlard pendant que je vais à l'hôpital.

Remus jeta un dernier regard vers ce qu'il restait du manoir de ses amis et transplana. Ça ne fait que commencer, pensa-t-il avec amertume.

ooooooOOoooooo


Et voilà le premier chapitre de Un seul acte peut changer une vie ! J'espère ne décevoir personne et qu'au contraire, cela a plut ! On entre directement dans l'histoire, notamment parce que j'ai eu beaucoup de mal à commencer mon histoire. Alors, j'ai décidé que cela se ferait en journée pour que ça change un peu, même si je sais qu'à l'origine, c'est le soir. Mais dans de nombreuses fictions que j'ai lue, le rituel a eu lieu le matin même. Bref.

" La découverte " parle du secret de Peter. Eh oui ! Mangemort un jour, Mangemort toujours. Mais je m'égare. Pour ce qui est de Regulus, comme je ne savais pas quand il est devenu un larbin de Voldemort, j'ai décidé que ce serait à sa sortie de Poudlard, donc, cela colle avec mon histoire.

En espérant vous avoir séduit ! Bonne journée, ou soirée. HB.