Avec beaucoup de retard, voila le deuxième chapitre de cette fic!

Une tite review s'il vous plait^^


Chapitre 2

La tour Eiffel venait se s'éclairer, me tirant de mes pensées. Une lumière jaune orangée, projetée par des centaines de minuscules lampes, donnait l'impression que la dame de fer s'illuminait depuis l'intérieur de sa structure métallique. Magnifique, très peu d'autre monument dans le monde n'était aussi bien embellit, la nuit venue. J'étais assise sur le bord de cette fontaine depuis presque trois heures, mais je n'éprouvais pas encore le besoin de rentrer à la maison…J'imaginais parfaitement ce qui m'attendais… Rosalie serait en colère contre moi, puisque je l'avais abandonné en pleine séance de shopping. Emmet aurait sans doute l'obligation de me faire la tête également, pour céder au caprice de sa dulcinée. Carlisle, se trouverait à l'hôpital, essayant d'exercer son métier de médecin du mieux qu'il pourrait. Edward, installé à son piano, jouerait du Debussy pour le plus grand plaisir d'Esmée, qui serait assise à coté de son fils préféré. Aucun ne remarquerait vraiment mon absence. Seul, Jasper attendrait mon retour avec impatience. ..

Il fallait absolument que je me décide à bouger, sinon les passants me prendraient pour une statue.

- Vous allez prendre froid mademoiselle !

Balayant toutes mes pensées, cette voix familière m'arracha à la contemplation de l'eau miroitante et me tira de ma rêverie. Me retournant lentement, je découvris l'homme qui venait de m'adresser la parole. Ses longs cheveux blonds, coiffés en arrière, lui retombaient dans la nuque avec volume. Il portait un jean délavé, moulant les formes parfaites de ses jambes et troué aux genoux au dessus duquel venait s'ajouter un blouson en cuir, au top de la mode actuelle. Des converses weapon, noires et blanches avec des étoiles et un sac US couvert de badges souriant aux couleurs fluo terminaient sa tenue. Mon Jasper avait vraiment l'allure d'un lycéen des années 80. Je me doutais qu'il s'habillait ainsi pour me faire plaisir, plus que par choix personnel, mon vampire chéri aurait sans doute préféré quelque chose de plus passe partout, mais totalement décalé par rapport à l'époque.

Rentrant dans son jeu, je me relevais gracieusement et avec mon plus beau sourire, je m'approchais de lui.

- J'ai oublié ma veste à mon cours de français. Mais je n'avais pas froid, merci.

Jasper me fit face, et passa tendrement sa main sur ma joue, déclenchant automatiquement une vague de frissons de plaisir dans tout mon corps. Je ne voyais plus que lui, mes yeux fixés dans les siens. Pourtant, trop vite à mon gout, il reprit la parole.

- Ha bon ? Vous n'avez pas froid ? Qu'est ce que cette chaire de poule alors ?

- Tricheur ! Lui dis-je en souriant.

Il savait parfaitement comment j'allais réagir au touché de sa peau contre la mienne, déclenchant à chaque fois cette réaction sur mes bras. Sale stratège ! Fier de sa manigance, il déposa son blouson sur mes épaules, et me prenant pas la main, m'entraina dans l'allée qui ramenai vers la tour. Jasper ne me posa aucune question, n'étant pas du genre curieux. Il me connaissait bien et savait que si je ne voulais pas parler de mes visions, il était inutile d'insister. Nous marchâmes, lentement, même pour des humains, le long des quais de la seine, en gardant le silence, profitant de ce moment où nous nous retrouvions seuls.

Hélas ma condition vampirique me rattrapa, n'ayant pas chassé depuis plus d'une semaine, ma gorge sèche me rappelait à l'ordre à chaque fois qu'une odeur de sang arrivait à mes narines. Il fallait absolument que j'étanche ma soif cette nuit. Jasper dû ressentir la tension qui m'animait car il proposa aussitôt une partie de chasse dans la forêt proche de notre habitation à Rueil-Malmaison. Quelques minutes plus tard, nous étions en pleine nature, à l'affut du moindre bruit animal. Les environs parisiens ne regorgeaient pas d'une faune très variée, mais nous permettait de nous nourrir un minimum. Emmet regrettait cependant les ours des montagnes rocheuses, ce contentant de chevreuil ou de sanglier. Un délicat fumet attira mon attention, un cerf ne devait pas être loin de nous. Par galanterie, Jasper me laissa cette première proie. Après l'avoir remercier d'un baiser rapide, je m'élançais sur la piste de mon gibier. Je le découvris une centaine de mètres plus à l'est, en train de paître tranquillement l'herbe des sous bois. Avant qu'il ne reperd ma présence, je bondis et atterris avec force sur son dos l'obligeant ainsi à se coucher. Ne voulant pas faire durer sa souffrance plus que nécessaire, je plantais mes crocs dans son encolure, là où l'artère jugulaire battait le plus fort. Je sentais avec plaisir le liquide chaud couler dans ma bouche et le long de ma gorge. La brûlure petit à petit diminua, à mesure que j'aspirais le sang de l'animal. Celui-ci avait cessé de résister et gisait à présent mort sur le sol. A chaque fois j'éprouvais une sorte de gène à avoir tué une créature qui n'avait rien demandé, mais je me consolais en me disant qu'il était préférable que ce soit un animal, plutôt qu'un humain…

Nous chassâmes une bonne partie de la nuit, ne prenant le chemin du retour qu'une fois bien rassasiés, au petit matin. En arrivant près de la maison, je me concentrais et récitais l'alphabet en chinois dans ma tête, ne voulant pas qu'Edward perçoive mes pensées concernant ma vision. Sautant les cinq marches qui séparaient le jardin du perron, j'entrais ensuite dans le salon, Jasper me suivant quelques secondes plus tard. La grande pièce, décorée par les soins d'Esmée, exhibait un papier peint avec des arabesques orangées, une table vitrée transparente avec des pieds en fer, reposant sur un tapis en imitation laine, trônait au centre, et puis au fond on trouvait un canapé en velours marron clair qui s'accordait avec la teinte des murs. Edward y était installé, jouant de la guitare. Habituellement j'aimais l'écouter, mais aujourd'hui, j'avais d'autres choses à faire… Après un rapide « Bonjour », j'abandonnais Jasper, et filais dans notre chambre, après cette partie de chasse, j'avais un grand besoin de prendre une douche et de me changer… Après avoir passé une heure dans mon dressing, à me demander quelle tenue était la plus adaptée pour aller à l'hôpital, voir mon père, j'optais pour un des derniers ensembles de chez Saint Laurent, le plus classique possible. Un leggins noir, avec un débardeur rayé noir et blanc par-dessus lequel j'ajoutais une veste, aux larges épaules mais à la taille de guêpe, blanche avec une double rangée de boutons dorés. Le reflet que me renvoyais le miroir ne me convenait pas parfaitement, j'ajoutais donc à ma tenue, des gants assortie à mon leggins, une paire de grosses boucle d'oreille et un petit chapeau noir. Cette fois le résultat ne pouvait pas être amélioré !

La journée serait pluvieuse, je pouvais donc sortir sans prendre le risque de me mettre à scintiller. Je redescendis dans le salon, en chantant intérieurement la marseillaise pour dissimiler mes pensées. Jasper et Edward discutaient de notre prochain déménagement, à mon grand regret, nous allions bientôt quitter Paris pour la Russie. La France devenait trop ensoleillée à l'arrivée du printemps, Carlisle préférait donc que nous partions dans une autre contrée plus nuageuse. J'embrassais mon Jasper, lui expliquant au creux de l'oreille, ma destination de la matinée.

- A plus tard les garçons !

A bord de mon alpine rouge, je pris la direction de l'hôpital où travaillais mon père, quinze minutes plus tard je me garais sur le parking devant la grande bâtisse grisonnante. Usant de mes charmes pour convaincre une secrétaire un peu trop têtue, j'arrivais enfin dans le bureau de Carlisle, avec la demoiselle qui tenait absolument à m'accompagner. Comme si je ne connaissais pas le chemin…

- Docteur Cullen ?

- Oui Lucie, entrez !

- Vous avez de la visite, cette jeune femme prétend être votre fille et…

- Bien sur, c'est Alice, ma quatrième fille ! Entre ma chérie.

Avec un immense sourire de satisfaction, je passais devant Lucie et entrais dans la pièce.

- Excusez moi Docteur, je ne pensais pas que vous aviez des enfants déjà si grand…

Carlisle lui lança un regard qui signifiait que sa présence n'était plus désirée.

- Je vous laisse…

Lucie quitta enfin la pièce, me laissant enfin seule avec mon père. Ici, au moins, Edward ne pouvait entendre mes pensées et encore moins notre conversation. Je ne voulais pas révéler toute ma vision, mais seulement avoir des pistes pour commencer mes recherches. Je n'avais aucune idée par où commencer, possédant seulement un prénom… Fanely…

- Alors Alice, quelle urgence t'amène ici ?

- Rien de grave ne t'inquiète pas…

- Tu as eu une vision ?

- Oui,… Je ne souhaite pas t'en parler si tu me le permets ? Tu as simplement à savoir qu'aucune menace ne pèse sur la famille… C'est… C'est simplement de mon bien être dont il s'agit.

Je voyais dans son regard, l'incrédulité. Pourtant, comme toujours, sans poser de question, il attendit patiemment. S'asseyant dans son fauteuil, il me fixait, essayant de percer le mystère de ma vision.

- Je voudrais retrouver une personne, mais je ne sais pas pour où commencer mes recherches…

- Qu'as-tu comme information ?

- Pas grand-chose, hélas… Simplement un prénom…

- En effet ça ne fait beaucoup…

- Et je sais qu'elle est en France.

Je me rappelais parfaitement l'entendre parler dans la langue de Molière, d'une voix mélodieuse pour une humaine.

Carlisle gardait le silence, me regardant des ses yeux dorés, cherchant la bonne réponse à me donner.

- Je peux te conseillé d'aller voir à l'INSEE, ils recensent énormément de données, tu devrais trouver là bas une masse d'informations utile.

Je sautillais sur place, heureuse d'avoir enfin une direction dans laquelle chercher.

- Merci, merci Carlisle !

- Mais de rien ma fille ! Maintenant, vas ! Me dit-il en souriant.

Après lui avoir envoyé un baiser, je me faufilais vers la sortie.

Cherchant dans un premier temps l'adresse de cet institut, je m'y rendis ensuite le plus rapidement possible. Heureusement, le bâtiment se trouvait en région parisienne, ne m'obligeant pas à un long trajet. Un tour de charme à un jeune archiviste et une heure plus tard je ressortais avec une liste de vingt cinq Fanely, éparpillées sur tout le territoire français. Les vraies recherches allaient pouvoir commencer…